Présentation
Vous êtes l'heureux compagnon d'un chat, d'un chien ou d'un animal de compagnie. Vous l'aimez, c'est bien normal, et dès qu'il souffre d'un petit bobo, vous l'emmenez chez son médecin à lui, le vétérinaire ! En revanche, avez-vous pensé à ce qui arrive aux bêtes sauvages lorsque vient le temps du froid ou de la maladie, pire encore, de la blessure ? On le sait peu, mais notre pays regorge de bêtes dites sauvages. Entendons-nous bien : le vocable sauvage couvre toutes les espèces, de l'écureuil au sanglier, en passant par le chevreuil, le geai, le pigeon et bien d'autres. Qui donc s'occupe en cas de besoin de ces animaux malades ou blessés ? Et d'abord, s'en occupe t-on ? La réponse est oui . Il existe des centres de sauvegarde de la faune sauvage où l'on peut, où l'on doit amener tout animal sauvage frappé par le sort. Philippe Ragueneau a mené une enquête dans tout le pays et a interrogé les merveilleux médecins des bêtes ainsi que les admirables bénévoles qui les assistent ou s'occupent des convalescences. Il a ramené une brassée d'histoires, toutes vraies et recueillies de première main, sur les curieux patients de ces cliniques pour pensionnaires à poils ou à plumes. Vous allez connaître les mésaventures du chevreuil, le curieux malaise d'une otarie, l'histoire du renardeau abandonné ; vous apprendrez qu'un sanglier peut donner de l'amitié, un cygne de l'amour ; vous serez ému par le miracle de la louve et stupéfait d'apprendre comment vit l'ours de la vallée d'Ossau. Toutes ces histoires témoignent de la rencontre des hommes et des bêtes dans ce qu'elle a de meilleur, l'occasion d'un beau geste avec en conclusion la récompense de la vie gagnée..
"../.. un exemple, lui aussi scientifiquement attesté : tous les deux ou trois ans, on constate une explosion démographique de campagnols, et ces pullulations périodiques de rongeurs sont redoutables pour l'agriculture. Eh bien, ce sont les rapaces nocturnes, les busards et les renards qui vont combattre ce phénomène en élevant un plus grand nombre de jeunes au cours de ces années exceptionnelles et en capturant un nombre plus élevé de rongeurs. Ils sont ainsi les alliés des exploitants agricoles et leur intervention devrait permettre à l'homme de se passer des très dangereux anticoagulants qui tuent également les prédateurs et, de ce fait, rompent les équilibres naturels. Croyez-moi, l'autorégulation est une grande loi de la nature qui s'en charge très bien toute seule, à quelques rares exceptions près. ../.."































