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04 février 2012

La mort ouvre sur la vie, de Neville Randall

La mort ouvre sur la vie
de Neville Randall


Au cours d'une enquête consacrée à la parapsychologie, le journaliste britannique Nevill Randall a pu écouter près de 500 voix paranormales enregistrées lors des séances médiumniques conduites par le célèbre médium Leslie Flint. Il est l'un des rares expérimentateurs à avoir la faculté de faire se manifester les voix des défunts dans l'atmosphère, de manière directe, sans le moindre support. Les voix de Flint décrivent l'existence des défunts dans l'Au-delà, avec des détails surprenants. La mort ouvre sur la vie... et sur les perspectives les plus exaltantes. Testé par de grands laboratoires et la Société de Recherche Psychique de Londres, Leslie Flint a été reconnu comme un médium sérieux, un véritable phénomène. Il a ainsi pu permettre à un grand nombre de défunts de s'adresser aux vivants : des voix anonymes, comme un soldat de la Grande Guerre, une marchande de fleurs, celles d'Oscar Wilde, de la reine Victoria... Toutes ces personnes décrivent avec minutie leur existence dans l'autre monde, donnant des détails, des preuves de leur survivance. Nous apprenons ainsi que la mort ne débouche pas sur le néant, mais qu'elle est une porte vers une nouvelle vie, vers une évolution cosmique.

La mort ouvre sur la vie, Neville Randall, Traduction : Robert Fouques Duparc, Editions Le Temps Présent, 2010, 207 pages

Pour en savoir plus

Ces 3 articles
- Le phénomène des voix directes
- Visite guidée de l'au-delà (1)
- Visite guidée de l’au-delà (2)

Au sommaire

1. L’histoire d’Alf Pritchett
2. Où sont donc passés tous les soldats ?
3. De l’enregistrement
4. "Je dois être mort"
5. Guide pour l’autre monde
6. Visite à la famille
7. Conversation avec une mère
8. C’est donc ça le paradis !
9. Mort soudaine
10. Les animaux
11. Des mariages sont célébrés au paradis
12. Vie quotidienne
13. Rose, à nouveau
14. Conversation avec Oscar Wilde
15. Maisons et jardins
16. Travail
17. Les sphères supérieures
18. Le problème de la religion
19. Observations sur les médiums
20. Tests de voix
21. La preuve finale

L'avis d'un lecteur
Source

Le meilleur livre sur l'au-delà !

J'ai lu beaucoup de livres sur la vie après la mort, mais celui-ci est le meilleur de tous. Ce livre est un compte rendu des séances du médium Leslie Flint, qui ont été enregistrées pendant des années par quelques passionnés. Ce qui en fait un livre exceptionnel, c'est que les esprits décrivent avec une minutie et une foison de détails jamais vus, leur conditions de vie dans l'au-delà, ce qu'ils y font, bref, leur vie quotidienne. Un livre simple, compréhensible par tous, écrit dans un langage de tous les jours et sans mots compliqués, qui tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. Rien n'y manque : l'auteur, qui a certainement compris que beaucoup de lecteurs trouveraient ces histoires "trop belles pour être vraies", a consacré la fin de ce livre aux preuves. En effet, ces séances ayant été enregistrées sur bande magnétique, il se trouve que les personnes décédées qui se sont exprimées le faisaient avec une voix très ressemblante à celle qu'ils avaient de leur vivant. Certaines de ces voix ont été formellement identifiées par des gens encore en vie qui ont connues ces esprits quand ils étaient encore sur terre.
Bref, un superbe livre, qui redonnera le sourire à toutes celles et à tous ceux qui ont perdu un être cher.

02 février 2012

Réalité de l'Au-delà et transcommunication, de Monique Simonet

Réalité de l'Au-delà
et transcommunication

de Monique Simonet


L'ouvrage le plus important à ce jour de la pionnière de la transcommunication. Outre de nouveaux messages bouleversants de l'Au-delà, Monique Simonet nous parle de la survie des animaux. Elle fait le point sur la situation de la transcommunication en France et à l'étranger et met les lecteurs intéressés en garde contre les risques inhérents à ce type d'expériences - riches certes, mais qui nous entraînent aux limites de la vie et au-delà. Plus important peut-être, Monique Simonet s'emploie à nous apporter la preuve de l'existence de ce monde où nous vivrons tous après la mort de notre corps physique. Pour ce faire, elle s'appuie sur les travaux d'un physicien subatomique britannique, Michaël Roll.

Réalité de l'Au-delà et transcommunication, Monique Simonet, Editions du Rocher, 2004, 134 pages

A propos de l'auteur

Auteur d'une dizaine d'ouvrages consacrés à la question de la survivance, Monique Simonet ne cesse depuis une trentaine d'années de témoigner de la réalité des contacts avec l'Au-delà et de la vie après la mort.

Couverture des Editions du Rocher, 1994


Petit reportage

26 janvier 2012

Accompagner son animal vieillissant, de Martine Golay Ramel

Accompagner son animal vieillissant
Vivre son grand âge
et surmonter son deuil

de Martine Golay Ramel

Nos animaux deviennent de plus en plus âgés grâce au progrès des soins vétérinaires. Tant mieux, ils seront à nos côtés plus longtemps ! Mais ce n'est pas toujours facile et des choix s'imposent : raccourcir les promenades du chien car il fatigue, ne plus monter son cheval par peur qu'il ne tombe, interdire les sorties au chat car il doit prendre régulièrement un médicament. Des contraintes apparaissent et les moments ressourçants se font de plus en plus rares.

En tant que propriétaire d'un animal, nous avons le droit de demander au vétérinaire une euthanasie pour mettre fin à ses souffrances. Mais cet acte n'est pas anodin et des sentiments tels que la culpabilité ou les remords vont nous envahir. Comment assumer au mieux cette décision, que faire avant, que faire après ? Comment traverser au mieux le deuil suite à la perte de notre animal ? Comment accompagner nos amis ou notre famille en cas de perte ou de séparation ?

Voici des témoignages poignants, des clins d'oeil sympathiques, des partages dans la confidence pour vous aider à trouver des pistes de réflexion. Et pourquoi pas à vous positionner plus facilement dans vos choix.

Accompagner son animal vieillissant, Martine Golay Ramel, Editions Jouvence, 2008, 124 pages

A propos de l'auteur

Martine Golay Ramel est thérapeute du deuil, spécialiste de l'accompagnement, formatrice auprès d'adulte et consultante. Elle fait partie de ceux qui croient que l'être humain est plein de ressources, qu'il peut grandir en traversant des situations difficiles. Ses intérêts multiples et ses expériences de terrain lui permettent de faire des liens, de transmettre des pistes de réflexion pour transformer notre regard sur le monde.

Au sommaire

- L'accompagnement
- La perte de son animal
- Accompagner une personne en deuil d'animal de compagnie

Pour en savoir plus

- Le documentaire Mon chat est mort ce soir
- Adieu, mon ami, de Gary Kowalski
- Deuil animalier, de France Carlos
- Quand l'animal s'en va, de Marina Von Allmen-Balmelli
- La rubrique Les animaux et l'au-delà

L'avis d'une lectrice
Source

Utile et intéressant

J'ai fait l'acquisition de ce livre un peu tard puisque mon chien venait d'être euthanasié.

Cependant il m'a aidée, il m'a soulagée... Il m'a permis de mettre des mots sur tous ces moments que l'on passe avec un chien qui avait l'équivalent de 120 ans, une maladie chronique depuis plusieurs années...

Les soins palliatifs, jusqu'à la perte d'autonomie totale... tout cela conduit à l'euthanasie et au deuil.

Des moments difficiles à vivre mais qui sont le dernier cadeau que l'on puisse faire à un être qui a été un compagnon et qui vous a bien plus aimé que ce que l'on aurait d'abord imaginé.

En bref, un petit livre utile, des mots justes sur des souffrances réelles.

24 janvier 2012

Quand l'animal s'en va, de Marina Von Allmen-Balmelli

Quand l'animal s'en va
Gérer la perte de son animal de compagnie
du Dr Marina Von Allmen-Balmelli
préface de Rosette Poletti

Dans sa pratique quotidienne de la médecine vétérinaire, l'auteur est régulièrement confronté au chagrin parfois insurmontable que vivent les propriétaires lorsque leur animal de compagnie décède.

Ayant appris à gérer cette situation, elle a décidé d'écrire ce livre pour parler de la mort des animaux de compagnie, de l'euthanasie et du deuil, de façon à lever les tabous qui entourent trop souvent ces sujets délicats.

Par ses textes, ses pensées, ses souvenirs et ses poèmes, l'auteur se propose de venir en aide à tous ceux qui sont touchés par la disparition d'un animal familier.

Ce livre s'adresse en premier lieu aux propriétaires d'animaux de compagnie pour les préparer à cette perte inévitable, les aider et accompagner leur deuil, parler ouvertement de l'euthanasie et des doutes et réflexions qui vont avec.

Ce livre veut aussi ouvrir le dialogue et faciliter la compréhension de ceux qui n'ont jamais possédé un animal, et soutenir ceux qui souffrent du vide laissé par leur fidèle ami disparu.

Puisse ce livre contribuer à construire des ponts !

Quand l'animal s'en va, Marina Von Allmen-Balmelli, Préface : Rosette Poletti, Editions Jouvence, 2007, 95 pages

A propos de l'auteur

Marina von Allmen-Balmelli, d'origine italo-suisse, naît à Berne en 1955, où elle grandit et suit des études de médecine vétérinaire. Mariée et mère de quatre enfants, elle exploite depuis 1985 un cabinet vétérinaire à Neuchâtel avec son mari. Intéressée par tout ce qui touche au sujet de la mort et du deuil, elle y consacre des conférences et des articles et organise des cercles de parole autour du deuil d'animaux. Sa dernière brochure "Mort, euthanasie, deuil" a servi de base pour son premier livre, celui-ci.

Au sommaire

Préface
Introduction
Faire le deuil d'un animal : pourquoi ? comment ?
- "Ce n'est qu'un animal..."
L'euthanasie : un acte triste et heureux
- "Derniers instants"
Euthanasie à domicile ?
Lorsque l'animal meurt de lui-même
- "Zourbane - la belle mort"
Disparition d'un animal : un deuil difficile à faire !
- "Où es-tu ?"
Les enfants et le deuil
- "L'enfant et le chat"
Propriétaires âgés et mort d'un animal
L'animal "de remplacement"
- "Ne juge pas mes défauts"
Tristesse autour de la mort d'un animal de compagnie
Souvenirs à partager
- "Petit ange..."
Ma relation avec la mort
- "Mort"
Adresses, bibliographie et conseils

L'avis d'un lecteur
Source

Faire face au décès de son animal

Ce livre court, synthétique, parfois lyrique (on sent l'amour de l'auteur, vétérinaire, pour les animaux!) vous aidera à faire le deuil de votre animal de compagnie, à accepter cette notion-même de deuil qui peut sembler incongrue pour qui n'a pas eu de liens proches et quotidiens avec un animal. Des chapitres, très utiles, vous aident à choisir (ou non) l'euthanasie pour votre animal, à la maison ou au cabinet du vétérinaire. D'autres chapitres traitent du deuil vécu par des enfants et des personnes âgées, de sa résonance à ces âges particuliers. Enfin, un chapitre met en garde contre le mythe de l'animal de remplacement : chaque animal a sa personnalité, il faut l'accepter dans sa différence! Bibliographie, sites Internet et coordonnées de l'auteur.

Pour en savoir plus

- Le documentaire Mon chat est mort ce soir
- Adieu, mon ami, de Gary Kowalski
- Deuil animalier, de France Carlos
- Accompagner son animal vieillissant, de Martine Golay Ramel
- La rubrique Les animaux et l'au-delà

La préface du livre

"Perdre un animal", pour certains c'est une idée peu compréhensible. Les animaux ne sont-ils pas là pour être au service des hommes ? Tous les jours, dans tous les abattoirs du monde, on tue des animaux qui deviendront nourriture des humains; des chasseurs innombrables, pour leur subsistance ou leur plaisir, tuent régulièrement des animaux. Alors pourquoi écrire un livre sur la perte d'un animal de compagnie ? N'est-ce pas faire preuve de sensiblerie ?
Depuis bien longtemps, certains animaux, les chiens, les chats, les chevaux et bien d'autres sont devenus des amis pour l'homme. Ils sont des animaux de compagnie. Ces dernières années, avec l'augmentation de la solitude vécue par de nombreuses personnes, l'animal est devenu source de réconfort, confident, compagnon.
Pour tous ceux qui ont été blessés par la vie, par les humains, qui ne peuvent plus faire confiance, la fidélité et l'affection d'un animal permettent de créer une relation forte et contribuent parfois à la guérison.
Lorsque cet animal, ce compagnon meurt, c'est un deuil, comparable à celui qui se vit lors du décès d'un être humain, qu'éprouve alors leur propriétaire. Souvent, ce chagrin n'est pas compris par ceux qui n'ont pas vécu cette expérience et les endeuillés se retrouvent seuls avec leur peine et leur désarroi. Heureusement que depuis quelques années, des vétérinaires ont pris conscience de ce problème. Ils accordent une importance toute particulière à la préparation des propriétaires d'animaux, à l'euthanasie qu'il faut parfois pratiquer. Certains d'entre eux se déplacent à domicile pour accomplir ce geste final, d'autres organisent des groupes de parole pour permettre aux personnes qui le désirent de partager leurs sentiments à propos de leur vécu concernant le deuil de leur animal.
Depuis quelques années, l'association suisse "Vivre son deuil" a ouvert une ligne d'écoute téléphonique à l'intention des personnes en deuil d'animaux. Les bénévoles qui s'en occupent constatent tous les jours combien ce type de deuil peut être difficile à vivre et l'importance d'une écoute compatissante à l'égard de ceux qui sont dans la peine.
Comprendre l'importance de ce deuil, réfléchir à la possibilité de se procurer à nouveau un "compagnon sur pattes", faire de la mort d'un animal une expérience de vie et de croissance pour les enfants qui l'ont aimé, voilà autant de préoccupations qu'aborde l'auteur de cet ouvrage.
Avec une grande expérience et une sensibilité toute particulière, le docteur von Allmen-Balmelli apporte un éclairage indispensable sur un sujet qui reste tabou : le ressenti des humains lors de la mort de leur animal de compagnie.
Que l'on soit concerné directement ou que l'on se préoccupe de mieux accompagner un proche, cet ouvrage est essentiel dans toutes les bibliothèques.

Rosette Poletti
Présidente de l'association "Vivre son deuil", Suisse

16 janvier 2012

Animaux surdoués, animaux médiums, de Jean-Louis Victor

Animaux surdoués,
animaux médiums

Pour mieux communiquer

avec vos animaux

de Jean-Louis Victor


(Petit up de cet ancien post
pour le rapprocher du suivant, du même auteur)

Des histoires vraies pour mieux connaitre et comprendre les animaux.

Tous ceux qui aiment et vivent avec les bêtes ont bien souvent observé leur désir de compréhension, leur confiance, leur attachement, leur reconnaissance, leur délicatesse, parfois même leurs dons exceptionnels.

Si leur comportement et leur attitude varient en fonction des sujets et des espèces, la constance de leurs sentiments et de leur fidélité ne souffre guère la comparaison avec la versatilité coutumière de ses frères dits "supérieurs" : les hommes.

Animaux surdoués, animaux médiums, Jean-Louis Victor, Editions Pygmalion, 1980, 185 pages

Au sommaire

- Intelligence et humanisme chez les bêtes
- Communication consciente et animaux prodiges
- Méthodes d'éducation et de communication
- Pressentiments, télépathie, clairvoyance animale
- Les animaux et l'au-delà

Pour en savoir plus

- Animaux thérapeutes, mathématiciens et télépathes, de Jean-Louis Victor
- Ces animaux qui nous font du bien, de Jean-Louis Victor
- Des bêtes et des hommes, de J. Allen Boone

22 décembre 2011

Horizon de lumière, du Père Jean Martin

Horizon de lumière
Réflexions sur la souffrance
humaine et animale

du Père Jean Martin

Ce livre écrit par le Père Jean Martin constitue une réflexion profonde, lucide et néanmoins remplie d'espoirs, sur le problème de la souffrance au sein de la création. Souffrance humaine bien sûr, mais aussi souffrance animale et universelle.

L'auteur, grand ami des bêtes, traite, avec sensibilité et en s'appuyant sur une vaste documentation, des subtiles relations qui unissent les animaux domestiques et leurs maîtres, notamment par le biais des phénomènes psychiques. Il dédie d'ailleurs ce livre à ses "amis à quatre pattes" qui accompagnent son pèlerinage sur cette terre.

Au long de ces 210 pages pleines de poésie, Jean Martin développe avec beaucoup d'amour - et de nombreux exemples - sa foi en la survie de l'âme, non seulement des hommes, mais aussi des animaux. Bien plus qu'un livre traitant du paranormal, il s'agit là d'un ouvrage de foi dans lequel l'auteur dit clairement sa conviction profonde que le Dieu de bonté a fait toute créature, non pour une vie éphémère, mais pour une vie éternelle.

Horizon de lumière, Jean Martin, Editions JMG, 2002, 210 pages

A propos de l'auteur

L'abbé Jean Martin est belge. Né en 1936, il est ordonné prêtre en 1961. Docteur en philosophie de l'université de Louvain, prêtre de paroisse puis professeur de séminaire, il est l'auteur de plusieurs livres sur l'Au-delà et il s'occupe aussi d'accompagnement auprès des personnes dans le deuil.

Le sommaire

Liminaire
Introduction
1. Il y a un autre monde
2. Une terre douloureuse et dramatique
3. L'âme des animaux
4. Veilleur, où est la nuit ?
Epilogue
Table des auteurs cités

Pour en savoir plus

- Le site des Editions JMG
Des livres du même auteur
- Le prêtre, la médium et le chien (avec un entretien vidéo)
- Nul n'est une île
- A l'écoute du monde animal
- Des signes par milliers
Des articles
- Les animaux et l'au-delà (1)
- Les animaux et l'au-delà (2)
- Les animaux et l'au-delà (3)

Quelques extraits choisis

Les premières lignes du Liminaire

p11 Je dédie ce livre à tous mes amis à quatres pattes qui ont accompagné mon "pélerinage" sur cette terre et qui m'ont donné beaucoup d'amour. Je le dédie aussi à tous les animaux qui n'ont pas la chance d'avoir un "maître" qui les aime ; à ceux qui meurent dans la solitude des refuges ; à ceux qu'on emmène de force vers les abattoirs ; à ceux qu'on martyrise dans les laboratoires. Je le dédie à tous mes frères humains qui n'ont pas encore compris, comme le chante si joliment Yves Duteil que : "Les hommes et les dauphins nés du même soleil étaient frères de race." ../..

Deux extraits du chapitre L'âme des animaux

p106 ../.. Une autre personne m'écrit encore : "Je voudrais vous rapporter le cas de deux chattes vivant sous mon toit, voici 20 ans, qui n'a fait que conforter mes idées de vie après la mort, également chez les animaux. Je possédais une petite chatte noire appelée Pussy. Un jour, mon mari rapporte un chaton en piteux état. Nous l'avons adopté, soigné et appelé Nini. Nini a grandi auprès de Pussy sans jamais vraiment s'accepter l'une et l'autre : elles s'ignoraient presque ! Nini dormait sur son tabouret dans la cuisine ; Pussy sur le lit. Elles avaient choisi leur petit coin mais jamais l'une ne se permettait ni même ne se hasardait à dormir sur la litière de l'autre. A 9 ans, notre Nini est morte, mal soignée par le vétérinaire, d'une crise d'urémie. Le soir même, le tabouret de Nini, libre, a tenté Pussy ! Tard dans la soirée, Pussy s'est donc installée à la place de Nini... Nous allons dormir et me voilà aussitôt réveillée par un cri affreux de détresse. Je me lève en catastrophe pour voir Pussy descendre du tabouret de Nini ! Elle n'y est plus jamais retournée. Je conte souvent cette anecdote qui me fait frémir d'espoir. Troublant, ne pensez-vous pas ? Je serais tentée de penser que nos petits animaux ont également une âme qui plane au-dessus de leur corps, après leur mort". ../..

p126-p127 ../.. Il est des animaux qui manifestent plus explicitement que certains hommes l'amour de Dieu dans sa dimension de fidélité et de patience, bref ce qu'on appelle aujourd'hui l'amour "inconditionnel".
Je rejoins en ce sens ma correspondante quand elle écrit : "Il suffit d'être à l'écoute... avec son coeur et laisser quelque peu sa raison de côté. Peut-être nos animaux aimés sont-ils envoyés près de nous, pauvres humains aveugles et égoïstes, pour nous apprendre cet amour que nous avons tant de mal à pratiquer ? Peut-être sont-ils des intermédiaires entre les plans supérieurs et nous ? Alors que nous pensons qu'ils appartiennent à un plan inférieur ! Mon chien m'a tant fait comprendre de choses de son vivant et à présent par sa mort, que cette pensée ne me semble pas absurde."
Il m'apparaît certain en tout cas qu'il existe une infinité d'émergences de la conscience dans un corps.

Tout au long de ces pages, j'ai dit ma conviction profonde quant à l'existence de l'âme animale, "principe immatériel et subtil se séparant du corps à l'heure de la mort" selon l'expression de Jean Prieur. Je me démarque cependant de M. Prieur quand il n'englobe sous le terme "d'animal" que les "vertébrés supérieurs". Certes je ne nie pas qu'il puisse y avoir chez certains animaux ce qu'il appelle une "âme-groupe" plutôt qu'une âme individuelle mais je ne pense pas qu'il faille opérer tant de distinguos. Ce qui a été appelé à la vie dans le monde matériel demeure vivant dans le monde de l'esprit.
La simple mouche de St Thomas d'Aquin a peut-être beaucoup de choses à nous apprendre à ce sujet ! ../..

06 avril 2011

Les animaux, nos humbles frères, de Jean Gaillard

Les animaux, nos humbles frères
de Jean Gaillard

préface de Gustave Thibon


Peut-on bénir les chiens ? Retrouverons-nous nos animaux après la mort ? La vivisection est-elle un péché ? L'amour qui unit le chien à son maître a-t-il une valeur pour Dieu ?

Les amis des bêtes ont le sentiment d'être oubliés par l'Eglise. Il est vrai que sa parole est devenue rare sur ce sujet. Pourtant, jamais les animaux domestiques n'ont été aussi nombreux. En vérité cet enseignement existe. Les animaux sont cités dans les premiers versets de la Genèse, avant l'homme.

Ce livre, très documenté, passionnera tous les amis des bêtes et ouvrira à tous des horizons très neufs, tout en restant dans le plein respect de la tradition la plus ancienne.

Les animaux, nos humbles frères, Jean Gaillard, Préface : Gustave Thibon, Editions Fayard, 1998, 131 pages

A propos de l'auteur

Professeur d'histoire et de géographie, Jean Gaillard aime les animaux depuis son enfance. Il est membre de nombreux mouvements de protection de la nature et des animaux en France et à l'étranger. Pour ouvrir les chrétiens, et en particulier les catholiques, à leur défense - l'une des préoccupations du monde moderne - il a aidé en 1969 Marguerite Prestreau à fonder l'Association Catholique pour le Respect de la Création Animale dont il est Secrétaire Général depuis sa création.

Voir aussi, sur le même thème : Théologie animale, d'Andrew Linzey

L'avis de Franck Michel, du site Droits de l'animal

Le statut de l'animal auprès des grandes instances chrétiennes est passablement mauvais. L'Eglise Catholique ne proteste quasiment jamais contre les souffrances infligées aux animaux, mêmes les plus cruelles et les plus inutiles. Elle méconnaît totalement la responsabilité morale liée aux choix de consommation, qui pèsent sur les milliards d'animaux "utilitaires" employés par l'humain pour le divertir, tester ses produits et le nourrir. Plus grave encore, le Nouveau Cathéchisme va jusqu'à blâmer l'implication dans la protection animale. Et enfin, le pire est atteint avec certains membres du clergé qui vont jusqu'à encourager des pratiques abjectes comme la corrida ou la chasse à courre, sans que leur hiérarchie leur adresse le moindre reproche.

Pourtant, ces positions anti-cause animale sont loin d'être partagées par tous les chrétiens. Ce livre de Jean Gaillard, solidement étayé et documenté, en apporte une preuve solide. Cet ouvrage comporte d'intéressants volets historiques sur les parcours et positions de croyants plus ou moins connus, comme Jean-François d'Assise, St Martin de Porrès, Albert Schweitzer, Alexis Godin ou les abbés Augustin Moorthamer et Ronald Cosic.

Mais le plus intéressant se trouve dans les positions théologiques originales de l'auteur. Celui-ci défend ainsi l'idée d'existence d'une âme chez les animaux. Cet aspect n'a pour lui rien d'extraordinaire: il relève de la vraie tradition chrétienne, était inspiré par St Thomas d'Aquin et en vigueur dans l'Eglise Catholique jusqu'au XVIème siècle. La notion d'âme, assez imprécise, permet d'ailleurs d'être prise à divers niveaux, notamment d'un point de vue matériel et mortel.

Mais Jean Gaillard va plus loin, prenant partie en faveur de l'hypothèse de survie de l'âme des animaux après leur mort. Il reconnaît l'originalité de cette position, tout en précisant bien qu'elle n'est nullement contredite par les textes saints. C'est pour lui la véritable réponse à l'injustice dont sont victimes les animaux: victimes de très graves souffrances, et privés de paradis réparateur.

Un livre à connaître, et surtout à faire connaître à tous les représentant du clergé catholique.

Notons que Jean Gaillard et son association "Notre Dame de Toute Pitié" soutiennent activement les actions concrètes en faveur des animaux.

Extrait de l'introduction du livre
tiré de l'article Les chrétiens et les animaux

"…les Églises chrétiennes ne se sont pas assez souciées du sort des animaux et du comportement de leurs fidèles envers eux. Elle provoque une réelle incompréhension chez ceux qui aiment les animaux et les éloigne souvent du christianisme, ce dont la majorité des chrétiens n'a même pas conscience, convaincus que les animaux n'ont rien à voir avec la religion. Cela est dommageable pour les animaux, pour les hommes et pour la religion".

Entretien avec Jean Gaillard
Source

Les animaux dans la Bible

La Bible parle très souvent des animaux, plusieurs milliers de fois. Elle distingue cinq grands groupes : les poissons dans la mer; les oiseaux dans le ciel; et sur la terre, le bétail domestique, les bêtes sauvages et "ceux qui rampent sur le sol" (serpents, rongeurs, insectes...). De très nombreuses espèces sont mentionnées; mais certaines ont une place plus importante que les autres : le cheval, le lion, la colombe...

Il est très souvent question des animaux dans l'histoire des Hébreux. Comme Abraham, ils furent longtemps des pasteurs nomades avec de grands troupeaux. Et même après leur installation en Palestine, l'élevage resta une de leurs activités. Comme tous les rois de l'ancien Orient, ceux d'Israël disposent d'une cavalerie, pour les guerres incessan­tes contre leurs voisins. L'homme se heurte parfois aux bêtes sauvages, tel Samson qui étouffe un lion.

A travers les textes, on peut analyser là quelle conception de l'animal se fait la Bible : Quelle est sa nature ? Quelle est sa place dans la création ? Quels devraient être ses rapports avec l'homme ? Et aussi avec Dieu, car l'animal entre dans la sphère du sacré : utilisé comme victime du sacrifice, il est au cœur du culte que les hommes rendent à Dieu. Enfin, l'animal revêt souvent une valeur symbolique des qualités et des défauts des hommes, et il manifeste parfois la volonté de Dieu.

Une étude des animaux dans la Bible permet une approche religieuse du monde animal, et donne des réponses aux graves questions que nos contemporains se posent : quelle est la nature profonde des animaux ? Quels sont leurs droits ? Que deviennent-ils après leur mort ? Quel est leur rôle sur la terre ? La domination de l'homme sur les espèces animales est-elle juste ? etc...

Les catholiques et la protection animale en France

On reproche souvent aux chrétiens de ne pas aimer les animaux. Est-ce exact ?

Il est indéniable que la réflexion théologique ne leur accorde guère de place, et que l'enseignement religieux les néglige le plus souvent. Même si tous les derniers papes ont à l'occasion encouragé la protection animale, les autorités religieuses, sauf quelques exceptions, n'y ont pas attaché d'importance. Cependant on trouve de nombreux catholiques, et parfois même des prêtres, qui militent dans les sociétés protectrices. Depuis l'apparition de la protection animale moderne au milieu du XIXe siècle, on a pu avoir l'impression à deux reprises que l'Eglise allait s'ouvrir largement aux animaux. Ce fut le cas à l'origine sous le Second Empire, où des prêtres et des évêques ont soutenu la Société Protectrice des Animaux de Paris naissante. Le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, déclarait alors : "Comme toujours, l'Eglise s'est placée à la tête de ce mouvement de défense des animaux. C'est à elle de le diriger partout où elle pourra se faire entendre". En fait très vite l'Eglise prit ses distances à l'égard du mouvement favorable aux animaux, qui se développa en dehors de son influence.

Une deuxième fois après la première Guerre mondiale, on assista à un rapprochement. Le pape Benoît XV aimait les animaux. Et, à l'exemple de l'Angleterre où se fondait The Catholic Study Circle for Animal Welfare, en France, Paul Chanson travaillait à créer une Association Catholique pour la Protection des Animaux, pour laquelle il obtenait le patronage de douze archevêques et évêques, d'une vingtaine de théologiens, de nombreux écrivains connus, dont Paul Claudel et François Mauriac. Mais la guerre de 1939 empêcha finalement la réalisation de ce beau projet. Quand elle se termina la situation avait bien changé. Les catholiques se préoccupaient surtout de questions économiques et sociales, et l'Eglise traversait une crise très grave. C'est dans ce contexte difficile et sans le soutien de la hiérarchie, que des chrétiens ont cependant repris le combat en faveur des animaux en fondant des mouvements à caractère religieux. Le premier a été en 1969 l'Association Catholique pour le Respect de la Création Animale.

Même si ceux qui s'engagent dans la protection animale sont très minoritaires, il est exagéré de dire que les chrétiens n'aiment pas les animaux. La réalité est plus complexe.

Professeur d'histoire-géographie en retraite, dans l'enseignement secondaire privé catholique (Lycée Saint François de Salles, Evreux). Licencié en Lettres et Théologie. Président de l'Association Catholique pour le Respect de la Création Animale depuis sa fondation en 1969. Chevalier des Palmes Académiques.

05 avril 2011

Théologie animale, d'Andrew Linzey

Théologie animale
d'Andrew Linzey


Pour la première fois traduit en français, Andrew Linzey, professeur de théologie à l’Université de Oxford et Directeur du Oxford Centre for Animal Ethics, ouvre une voie inédite pour la paix, à travers une réflexion inspirée sur la relation à l’animal.

A l’occasion du 125e anniversaire de la mort de Victor Hugo, qui a toujours pris position en faveur des animaux, One Voice a choisi de publier la traduction française du livre d’Andrew Linzey : Théologie animale.

Pour ce spécialiste de l’éthique, auteur de nombreux textes de référence dans ce domaine, la question du rapport à l’animal nous concerne tous. Penser l’animal, c’est aussi penser l’humain.

A travers son ouvrage, il nous livre une réflexion étayée sur notre mode de vie dans sa globalité, mise en perspective à travers des problématiques profondément actuelles, telles que les OGM ou l’environnement. Il démontre savamment les implications de la responsabilité des humains à l’égard des plus faibles, et propose de bousculer l’ordre établi pour accéder, enfin à un monde plus juste et pacifié.

Muriel Arnal déclare : « Publier l’ouvrage d’Andrew Linzey était une évidence. Son approche des droits des animaux et du respect de toute vie constitue une base de réflexion tout à fait pertinente, et documentée de manière particulièrement intéressante. Plus que jamais ancré dans l’actualité, cet ouvrage devrait éveiller les consciences. »

Théologie animale, Andrew Linzey, Editions One Voice, 2010, 246 pages

Un commentaire de l’auteur

Victor Hugo aurait été fier.

Victor Hugo a développé le concept d’une grande morale – une compassion élargie à toutes les formes de vie. Il est mort il y a 125 ans, le 22 mai 1885.

C’est le 22 mai 2010, date anniversaire de sa mort, qu’est publié le premier ouvrage en français sur la théologie animale.

Il est temps pour les églises de suivre ses traces et de rejoindre le mouvement de la protection animale. Théologie animale montre qu’il y existe des bases théologiques solides devant nous conduire à militer pour une justice envers les animaux.

One Voice est l’une des principales organisations de défense animale en France. Elle porte le flambeau dans la quête d’une relation plus respectueuse envers les animaux et mérite notre soutien chaleureux. C’est un grand honneur d’être publié par elle.

Professeur Andrew Linzey

A propos de l'auteur

Andrew Linzey est un prêtre anglican, membre de la faculté de théologie de l’Université d’Oxford et directeur fondateur du Oxford Center for Animal Ethics. Il est également professeur honoraire à l’université de Manchester. Il a occupé à Oxford le premier poste académique au monde en théologie et bien-être animal. Entre autres fonctions, il a aussi occupé le poste de professeur honoraire à l’université de Birmingham de 1996 à 2007. Il est l’auteur d’un grand nombre d’articles et d’ouvrages sur la théologie et l’éthique, traduits pour la plupart dans de nombreuses langues. En 2006, il figurait sur la liste des 50 personnes oeuvrant pour un monde meilleur, établie par le journal The Independent.

A propos de One Voice

One Voice est une association Loi 1908 qui cultive son indépendance politique, religieuse et financière comme garantie de sa liberté de parole et d’action. Elle mène, depuis 1995, une lutte non violente pour les droits des animaux et le respect de toute vie perpétuant ainsi la vision du Tout et de l’unité des combats chère à son célèbre parrain, Théodore Monod. L’association est le représentant pour la France de la Coalition européenne pour la fin de l’expérimentation animale.

Pour en savoir plus

- Le site One Voice
- La boutique One Voice où vous pourrez acheter le livre
- Violences sur les animaux et les humains : Le lien, sous la direction d'Andrew Linzey
- La note de lecture d'Olivier Jelen
- La note de lecture d'Estiva Reus
- Les animaux, nos humbles frères, de Jean Gaillard

Le sommaire

Préface à l'édition française
Première partie : Principes de théologie
1. Respect de la vie, responsabilité et droits
- Le respect de la vie
- La responsabilité vis-à-vis des animaux
- Les droits des animaux
- L'orientation théocentrique
2. La priorité morale des faibles
- Le paradigme de l'égalité
- Le paradigme de la générosité
- Tracer la limite
- Des relations privilégiées : les enfants et les animaux
- Des biens mal acquis
- Deux objections
3. L'espèce humaine dans le rôle du serviteur
- Ce qui marque la singularité
- Le Dieu souffrant
- Un sacerdoce du sacrifice
- Un service au nom d'une spécificité
- Les objections
4. Une théologie de la libération pour les animaux
- Les dogmes de l'humanisme
- Un anthropocentrisme étriqué
- Retrouver les relations chrïstologiques
5. Les droits des animaux et la prédation
- Le dilemme du vampire
- Parasitisme et prédation
- Repenser la loi naturelle
- Un impératif moral transnaturel
- Les objections au végétarisme
Seconde partie : Bousculer nos habitudes morales
6. Les expériences sur les animaux, des sacrifices pas très religieux
- Le fondement théologique de la valeur de la création
- Des implications morales
- Les animaux comme victimes sacrificielles
- Une critique des expériences sur les animaux
7. La chasse comme antiévangile de la prédation
- La chasse avec Jésus-Christ
- Comment tuer en restant un chrétien consciencieux
- Jésus notre Prédateur
- Le sacrifice pour tous
- L'affranchissement de la servitude
8. Le végétarisme comme idéal biblique
- La nourriture du paradis
- Une permission ambiguë
- Vivre sans violence
- Le Prince de la paix
- Pour approcher le Royaume de la paix
9. Les manipulations génétiques comme maltraitance des animaux
- La révolution animale
- Appartenir et exister pour
- Les brevets et la doctrine de la création
- La théologie discréditée du génie génétique
- Quatre objections
- Eugénisme et génie génétique
Guide bibliographique des ouvrages cités
Remerciements
Index
Notes

La présentation du livre
par le site One Voice



Dans cet ouvrage, publié en français par One Voice, les animaux ont droit au respect. A travers une relecture de la bible qui bouleverse les conventions généralement admises de la domination de l’humain sur les animaux, chaque être trouve sa place. Chaque vie a droit au respect.

Andrew Linzey est un prêtre anglican, membre de la faculté de théologie de l’Université d’Oxford et directeur fondateur du Oxford Center for Animal Ethics. Il est l’auteur d’un grand nombre d’articles et d’ouvrages sur la théologie et l’éthique.

Une date de choix

Le 22 mai 2010, date choisie pour la publication de ce premier ouvrage de théologie animale en français, est aussi celle du 125ème anniversaire de la mort de Victor Hugo. Victor Hugo, auteur cher à Linzey, était particulièrement sensible à la cause animale, et avait une vision assez claire quant au comportement humain : « Sans doute était-ce le premier devoir. (...) il fallait civiliser l'homme du côté de l'homme. La tâche est avancée déjà et fait des progrès chaque jour. Mais il faut aussi civiliser l'homme du côté de la nature. Là tout est à faire. »

Pour tous publics

Ce livre est une théologie, certes, mais dont l’analyse et la logique développent des thèmes accessibles et pertinents pour tous, croyants ou non, désireux de réfléchir à la problématique de la place de l’humain vis-à-vis des animaux. Le «fait que les animaux soient innocents et sans défense, loin de nous permettre de les exclure du champ de nos préoccupations morales, est précisément ce qui devrait nous obliger à leur accorder une attention particulière et à les traiter avec les scrupules et les soins les plus extrêmes. »

Une introduction dédiée au public français

Dans une préface spécialement écrite pour la version française de son ouvrage, Andrew Linzey explique avec brio le rôle tenu par les grands penseurs de notre pays dans l’évolution du statut de l’animal à travers le monde. Depuis Descartes, jusqu’à Victor Hugo, Linzey retrace les grands courants de pensée qui ont conduit l’animal à la place inconfortable qu’il occupe aujourd’hui.

Respecter la vie

Linzey nous invite non seulement à respecter la vie sous toutes ses formes, mais à accorder une priorité morale aux plus faibles. Il propose une relecture de la genèse où le concept de domination n’implique pas l’asservissement mais se substitue à la notion de responsabilité : « chaque fois que nous détenons un pouvoir vis-à-vis d’êtres qui sont plus ou moins sans défense, notre obligation morale de générosité n’en est que plus grande. S’il est bien un droit que nous confère notre pouvoir sur des animaux, c’est celui de les servir. » Refusant de faire du bien-être humain une priorité, il replace l’humain à sa juste position, au sein de la nature, n’hésitant pas à mettre en cause « des siècles d’anthropocentrisme chrétien (de la pire espèce) » dans la crise écologique actuelle.

Mettre fin à la souffrance

Mettre fin à la souffrance, libérer les animaux du joug des humains, faire évoluer le monde vers une plus grande mansuétude, ouvrir l’humain à une existence salutaire pour lui et la planète, Linzey ouvre aux chrétiens de nouvelles pistes pour le salut de leur âme. Il offre aussi ainsi à ses lecteurs une approche inédite de l’existence et une analyse étayée et solidement construite des textes religieux. Un monde où l’amour et la paix trouveraient enfin leur place.

Les animaux ne nous appartiennent pas

Linzey aborde les thèmes fondamentaux que sont l’expérimentation animale, la chasse, la consommation de viande et les manipulations génétiques en se basant sur la doctrine religieuse et les implications morales qui en résultent. « La doctrine chrétienne de la création nous oblige à considérer que notre estimation de notre propre valeur ne peut pas constituer l’unique critère pour déterminer la valeur d’autres créatures. » Dans un monde où partout la tyrannie s’exerce, il invite l’homme à renaître en bouleversant ses habitudes séculaires, pour une existence plus juste et une paix planétaire.

Quelques extraits et un article

Plutôt que de rédiger un avis sans grand intérêt pour le visiteur (car je ne suis pas douée pour cette tâche) sur un livre aussi intéressant et dense (et parfois complexe dans sa première partie) que Théologie animale d'Andrew Linzey, j'ai préféré sélectionner ces documents :

- Les présentations claires qui figurent au début de chaque chapitre
- De longs extraits du chapitre "Le végétarisme comme idéal biblique" à lire sur ce lien
- Ainsi que l'article remarquable écrit par Yves Tissier

Tous ces documents, ajoutés à la très bonne présentation (ci-dessus), vous donneront ainsi un aperçu du livre bien meilleur que je ne saurais le faire et, je l'espère, l'envie de le découvrir pour avancer dans votre spiritualité et par la même occasion, soutenir l'association One Voice.


Extraits : Les premières lignes de chaque chapitre

1. Respect de la vie, responsabilité et droits

Ce chapitre traite principalement de notre devoir moral envers les animaux, créatures de Dieu. Trois questions y sont soulevées : (1) Devons-nous faire preuve de respect envers les animaux ? (2) Avons-nous une responsabilité vis-à-vis des animaux ? (3) Les animaux ont-ils des droits ? Je propose pour ma part de répondre à ces trois questions par l'affirmative. Si je défends avec fermeté une doctrine des droits moraux des animaux, le lecteur pourra constater que, pour moi, une approche en termes de droits ne doit pas conduire à négliger d'autres notions comme le «respect» et la «responsabilité». J'ai traité en long et en large du problème des droits des animaux dans mes ouvrages Animal Rights : A Christian Assessment et Christianity and the Rights of Animals et je n'ai pas l'intention de répéter simplement la même argumentation ici. Mon idée est que le concept de droits est tout à fait compatible avec la théologie morale et qu'il convient de l'étendre aux animaux. En même temps, je m'oppose à l'idée que le droit puisse englober tout ce que l'on pourrait dire sur les animaux d'un point de vue théologique. Selon moi, il existe du point de vue théologique de bonnes raisons de reconnaître la valeur des animaux, de les respecter, d'accepter d'en être responsables et de reconnaître les droits que Dieu leur a donnés. (...)

2. La priorité morale des faibles

Le langage du respect, de la responsabilité et des droits permet-il de rendre aux animaux ce qui leur est dû en tant que créatures de Dieu ? Dans ce chapitre, j'explique que d'un point de vue théologique, il nous faut aller plus loin encore : une interprétation moralement satisfaisante de nos obligations envers les animaux implique nécessairement davantage qu'une simple exigence d'égale considération, contrairement à ce qu'avancent certains militants de la libération animale. A partir de la notion de générosité divine qu'incarne la personne de Jésus, je suggère que l'on accorde aux êtres faibles et sans défense une considération non pas égale mais plus grande. Une priorité morale devrait être donnée aux plus faibles. (...)

3. L'espèce humaine dans le rôle du serviteur

Il peut sembler que l'accent mis dans le chapitre précédent sur la communauté de destín entre humains et animaux occulte le credo traditionnel des chrétiens concernant le caractère unique du genre humain. On entend souvent dire que les partisans des droits des animaux ne voient aucune différence réelle entre animaux et humains et tentent de mettre les uns et les autres au même niveau du point de vue moral et théologique. Il est vrai qu'un certain nombre de défenseurs des droits des animaux remettent en cause la singularité du genre humain, parfois pour de bonnes raisons comme je vais le montrer. Cependant, faut-il en conclure qu'il n'est possible de vouloir un traitement éthique des animaux qu'au prix de l'abandon de la conception chrétienne traditionnelle selon laquelle l'être humain est particulier et unique ? Je ne le pense pas. Je vais m'efforcer de montrer qu'en réalité la conception selon laquelle les humains seraient moralement supérieurs tient une place centrale dans la théorie des droits des animaux. Partant de l'idée d'un Dieu qui souffre, j'explique que l'on peut définir ce caractère unique de l'être humain comme une capacité de servir et de se sacrifier. De ce point de vue, l'être humain est l'espèce à laquelle revient la mission exclusive d'exercer un ministère du don de soi, à l'image du Grand Prêtre, non pas seulement pour les membres de sa propre espèce mais pour toutes les créatures sensibles. Parce que les créatures gémissent et souffrent, il faut une espèce capable d'oeuvrer conjointement avec le Seigneur à la guérison et à la libération de la création. (...)

4. Une théologie de la libération pour les animaux

L'idée que l'être humain serait l'unique espèce capable d'oeuvrer avec Dieu à la libération et à la rédemption du monde nous amène naturellement à étudier la théologie de la libération. Toutefois, comme je le montre, la théologie de la libération ne tient aucunement sa promesse dès qu'il s'agit de l'oppression dont souffrent les animaux. Apparemment, au lieu de libérer la théologie de l'anthropocentrisme, les théologiens ne font que l'asservir à celui-ci, de façon toujours plus affirmée. À cet égard, leur étroitesse d'esprit est largement imputable à une christologie défaillante. Mon propos est de montrer comment il est possible - en restaurant cinq relations christologiques fondamentales - de concevoir une théologie de la libération qui rende justice à la souffrance de la création non humaine. (...)

5. Les droits des animaux et la prédation

Dans les chapitres qui précèdent, nous avons postulé que la volonté de Dieu était une création rachetée et libérée de la prédation et du parasitisme. C'est là une conception à contre-courant de la théologie moderne qui a admis, presque comme une évidence, que la rédemption divine dans le monde futur devait être limitée à la sphère humaine ou du moins, que le parasitisme et la prédation écologiques étaient la volonté de Dieu dans ce monde. Ici, je milite en faveur des projets de transformation du monde de la déité que je vois révélée en Jésus-Christ, et j'explique aussi que l'injonction de se comporter de façon « non naturelle » eu égard à nos habitudes de carnivores peut être un signe de grâce. Vivre sans tuer d'êtres sensibles dans la mesure où cela est possible est un devoir théologique qui incombe aux chrétiens désireux de se rapprocher du royaume de la paix. Ici comme ailleurs, je perçois un clivage fondamental entre ceux qui revendiquent une « éthique écologique» et les partisans d'une théologie de la libération fondée sur la création. (...)

6. Les expériences sur les animaux, des sacrifices pas très religieux

L'idée que les animaux n'existeraient que pour notre usage a une longue histoire. Cette nouvelle idée selon laquelle il existe des limites morales à ce que nous pouvons faire aux animaux a mis longtemps à émerger et, dans ses implications pratiques, elle pourra sembler radicale et implacable. C'est dans l'utilisation des animaux pour la recherche scientifique que cela apparaît de la façon la plus claire. Dans ce chapitre, je commence par reprendre à mon compte le principe théologique selon lequel les animaux ont une valeur non utilitaire et irréductible, et je tente de montrer que cette notion se fonde sur la doctrine traditionnelle de Dieu en tant que Père, Fils et Saint-Esprit. J'en détaille ensuite les implications morales, et je montre comment, en pratique, de telles implications rendent indispensable le refus moral de sacrifier des animaux au bénéfice des humains. (...)

7. La chasse comme antiévangile de la prédation

Proche de l'idée que les animaux n'existeraient que pour notre utilité, il y a l'idée que les animaux n'existeraient que pour notre bon plaisir. Il est étonnant qu'une telle idée puisse avoir connu au sein de la tradition chrétienne un succès tel, que saint François de Sales, pour ne prendre qu'un exemple, aura pu considérer la chasse comme une de ces « innocentes récréations » dont « nous pouvons toujours faire bon usage » pour développer notre vie spirituelle. Au contraire, j'affirme que la chasse, loin d'être « innocente » ou moralement neutre, représente l'antiévangile de Jésus notre Prédateur. Je pense que rares sont ceux qui auront vraiment saisi ce que pouvait signifier théologiquement le fait de justifier la destruction de la vie sensible simplement pour le plaisir ou pour la distraction que cela procure. Pour que la chasse pour le plaisir puisse être justifiée, il faudrait que l'on célèbre le parasitisme en tant que plan divin. Quelles que soient les difficultés qu'on puisse avoir à imaginer un monde sans prédation, intensifier et renforcer - sans aucune nécessité morale - les forces parasitaires à l'oeuvre dans notre monde, c'est plonger encore davantage la création dans ces ténèbres dont l'espérance chrétienne est que nous serons tous libérés, les humains comme les animaux. (...)

8. Le végétarisme comme idéal biblique

De tous les défis moraux issus de la théologie animale, on peut soutenir que le végétarisme est celui qui bénéficie de la justification biblique la plus affirmée. L'acceptation du principe minimaliste consistant à éviter, dans la mesure du possible, de faire du mal aux êtres sensibles rend à elle seule inacceptable le fait de tuer pour le plaisir de la gastronomie. Dans ce chapitre, je trace les grandes lignes du raisonnement que l'on peut tirer de la Genèse et du Livre d'Isaïe, tout en tenant compte également du fait que Jésus n'apparaît pas comme un végétarien dans les Évangiles canoniques. Même si nous admettons que, selon le chapitre IX de la Genèse, il est permis de manger de la viande à titre de concession particulière aux mauvais penchants de l'être humain, la question reste posée de savoir si le principe du régime carnivore peut se justifier. (...)

Un court extrait

(...) Dans le passé, nombreux ont été ceux - parmi lesquels, sans l'ombre d'un doute, les rédacteurs de la Bible eux-mêmes - qui ont pensé que tuer pour manger était essentiel et que notre existence même en dépendait. Or, comme je l'ai souligné au chapitre V, nous savons maintenant - du moins pour ceux d'entre nous qui vivent dans les pays riches de l'Occident - qu'il est parfaitement possible de se nourrir sainement sans le moindre recours à des produits à base de chair animale. Certes, il se peut que cela n'ait pas toujours été vrai dans le passé. Jusqu'à une date relativement récente, la croyance la plus ordinaire a toujours été que la viande était essentielle pour vivre bien.
Ceux qui optent pour le végétarisme peuvent le faire en sachant qu'ils vivent davantage en accord avec l'idéal biblique de paix que leurs contemporains mangeurs de viande. Voilà un fait qu'on ne devrait pas négliger. A bien des égards, il est difficile de savoir comment il serait possible de vivre de façon plus pacifique dans un monde marqué par la violence, l'avidité et le consumérisme. Souvent, l'individu se sent démuni face aux grands pouvoirs qui dominent la société et qui échappent même au contrôle démocratique. Choisir un mode de vie végétarien, c'est de façon pratique franchir une étape vers la cohabitation pacifique avec le reste de la création, une étape vers la réduction du nombre de mises à mort institutionnalisées dans le monde actuel. Un poulet en moins dans les assiettes, c'est un poulet en moins à l'abattoir. (...)

9. Les manipulations génétiques comme maltraitance des animaux

Dans ce chapitre, je rejette absolument l'idée que les animaux puissent faire l'objet de manipulations génétiques afin de devenir de meilleures machines à produire de la viande ou un meilleur matériel de laboratoire. Selon le point de vue de la théologie animale, remodeler génétiquement des animaux pour qu'ils ne soient plus que des moyens servant des fins humaines est moralement équivalent à l'institutionnalisation de l'esclavage humain. Il y a donc quelque chose de moralement douteux dans le développement indéfini d'une science génétique qui n'admet pas d'autres limites morales que celles du progrès dans le contrôle des espèces. Les défenseurs d'une justice morale pour les animaux ne sauraient se contenter de moins que le démantèlement de cette science en tant qu'institution. Nous atteignons ici les limites absolues de ce que peut tolérer une théologie de la création digne de ce nom. (...)

Théologie animale : un livre capital d'Andrew Linzey
Un article publié par Yves Tissier

dans son Ebook gratuit
Etre végétarien, le bon choix ?

Théologie animale : ce titre a de quoi déconcerter. Tout d’abord, la théologie est souvent considérée comme un système philosophique empreint de dogmatisme et qui privilégie la pensée abstraite, sans rapport direct avec notre quotidien. [ De theos -dieu et logos -science, la théologie est l'« étude des questions religieuses fondée principalement sur les textes sacrés, la tradition etc », nous dit le Grand Robert ]. Par ailleurs, une théologie de l’animal paraît un sujet bien étrange, à contre-courant de la pensée chrétienne traditionnelle. En effet, habituellement la théologie est plutôt utilisée comme écran de fumée, pour étayer une doctrine qui justifie l’asservissement de l’animal par l’homme, d’où la méfiance couramment répandue à son égard.

Mais Andrew Linzey n’est pas un auteur comme les autres. Vers 1970, il fit partie du groupe d’Oxford aux côtés de Peter Singer, lequel publia en 1975 La libération animale, un essai philosophique qui marqua les esprits. Autrefois secrétaire de l’Association végétarienne d’Oxford, Andrew Linzey créa en 2006 l’Oxford Center for Animal Ethics. Il a publié de nombreux livres sur la cause animale, sujet dont il est devenu un spécialiste reconnu. En 2001, l’archevêque de Cantorbery lui a décerné le titre de docteur en théologie en reconnaissance pour son travail. Publiée en anglais en 1994, Animal theology est son œuvre majeure. C’est aussi son premier livre traduit en français, paru en mai 2010. Il faut saluer ici le courage éditorial de l’association de défense des animaux One Voice qui publie le texte en français.

Sans marquer le moindre pédantisme, Andrew Linzey impressionne par sa grande érudition, alignant une bibliographie de 32 pages ! Il aborde avec aisance aussi bien l’analyse critique de l’œuvre d’Aristote ou de Saint Thomas d’Aquin, que la pensée d’Albert Schweitzer ou d’un philosophe anglais de la Renaissance complètement méconnu. Faisant preuve d’un esprit francophile, Andrew Linzey a gratifié le lecteur français d’une préface spéciale qui mesure l’abîme séparant la pensée de Descartes de celle de Victor Hugo, l’un de ses auteurs favoris.

Théologie animale s’articule en deux parties. Dans la première, Principes de théologie, l’auteur développe ses conceptions concernant la place de l’animal dans la doctrine chrétienne. Dans la seconde partie, Bousculer nos habitudes morales, il en développe les applications pratiques. Au passage, il s’attarde sur la vivisection, la chasse, le végétarisme et les manipulations génétiques, montrant que la théologie n’est pas nécessairement une discipline austère, mais peut être une matière vivante et captivante par ses implications dans notre vie quotidienne. Pour illustrer le dynamisme de la pensée d’Andrew Linzey, on relèvera que, pour étayer sa démonstration, il peut successivement faire une longue métaphore sur le vampirisme, citer La ferme des animaux de George Orwell, ou même Mein Kampf comme contre-exemple et qu’il n’hésite pas à relever les faiblesses de ses propres arguments. C’est là l’indication d’une grande honnêteté intellectuelle. Par ailleurs, le fait qu’Andrew Linzey soit un prêtre anglican lui confère sans doute une plus grande liberté de pensée que s’il provenait du sérail catholique, à la pensée bien calibrée. [ Notons au passage que la Grande Bretagne jouit depuis le milieu du XIXème siècle d'une longue tradition de militantisme d'inspiration biblique en faveur de la protection animale et du végétarisme ]. En lisant Linzey, on découvre à quel point la position théologique de l’église catholique a peu évolué depuis le Moyen Âge.

Linzey nous montre en effet que, en ce qui concerne notre relation avec le règne animal, la doctrine de l’église contemporaine est restée plus ou moins celle de Saint Thomas d’Aquin (XIIIème siècle), qui a lui-même repris sans discussion deux axiomes d’Aristote ; à savoir que, contrairement aux humains, les animaux n’auraient pas la capacité de raisonner et que leur seule raison d’être serait de servir les humains. Aristote, le père de la rhétorique, s’avère ainsi également celui du sophisme, argument à logique fallacieuse. L’éthologie moderne (science du comportement animal) reconnaît pourtant aux animaux : intelligence, langage évolué, émotivité, sensibilité à la douleur, capacité d’entraide, voire le rire jadis le propre de l’homme. Mais d’après Linzey, « la position de saint Thomas d’Aquin peut se résumer ainsi : considérés en eux-mêmes, les animaux n’ont pas de raison et aucun droit, et les humains n’ont aucune responsabilité à leur égard ». Le dictionnaire de théologie morale de 1962 ne va guère au delà de cette position, et, malgré quelques déclarations encourageantes de Jean-Paul II, la théologie catholique romaine n’a pas évolué sur le fond.

Linzey utilise souvent des exemple parallèles : « L’idée que les animaux n’existeraient que pour le service ou le profit des humains est moralement aussi grotesque que de considérer que les enfants sont la propriété de leurs parents et que ces derniers peuvent en disposer à leur aise ». Il n’hésite pas à aller bien au delà de la pensée de Peter Singer qu’il qualifie d’anthropocentrique. Linzey montre au contraire que l’exemple de Jésus – « paradigme de la générosité » – est marqué par « la priorité morale du faible » et « suppose de notre part un changement radical de notre attitude vis à vis des animaux ».

Même le célèbre théologien Hans Küng postule que « le bien des humains est l’unique préoccupation de Dieu », oubliant au passage tout le reste de la création, animaux compris.

Rempli de compassion à l’égard de la souffrance animale, Andrew Linzey nous invite à la non-violence : « Vivre sans tuer d’êtres sensibles dans la mesure où cela est possible est un devoir théologique qui incombe aux chrétiens désireux de se rapprocher du royaume de la paix ». À ses yeux, le fait de choisir un régime alimentaire végétarien n’est pas anodin. Dans un style qui n’aurait pas déplu au Mahatma Gandhi, il écrit : « le végétarisme – loin d’être une sorte de supplément moral facultatif ou un aspect moral secondaire – est en fait un acte théologique implicite de la plus grande importance. En refusant de tuer et de manger de la chair animale, nous témoignons d’un ordre supérieur de l’existence […], qui ne demande qu’à advenir par nous ».

Concernant l’expérimentation animale en laboratoire, qui possède de farouches opposants en Grande-Bretagne, Linzey nous lance une mise en garde : « Nous ne devons pas oublier que, théologiquement parlant, l’utilisation que nous faisons des animaux est un usufruit : nous en sommes responsables devant Dieu. Les animaux ne nous appartiennent pas ». Cela rappelle ce que Khalil Gibran disait au sujet des enfants dans son texte inspiré Le Prophète.

Nous précisant que la France détient le triste record européen du nombre de chasseurs – avec 1,5 million de permis – Linzey se montre sans complaisance à leur égard : « Les chasseurs n’imitent pas la cruauté de la nature : ils la créent ». A cet égard, j’ajouterai que l’ours s’avère très dangereux dans les régions où il est chassé comme dans les Montagnes Rocheuses et en Sibérie. Au contraire, il ne s’attaque pas à l’homme dans les zones reculées où il est laissé en paix, comme certaines vallées isolées d’Alaska. Par ailleurs, au niveau des conséquences karmiques de la chasse, dans mon e-book Être végétarien, le bon choix ?, je cite l’exemple de l’empereur François-Joseph (page 124). J’avais oublié celui de Louis XVI, autre passionné de chasse, qui termina sa vie tragiquement comme un vulgaire gibier. Les animaux commencent du reste à se révolter, puisqu’en Biélorussie, on a noté récemment une dizaine d’attaques par des écureuils, et un renard atteint par le chasseur qui voulait l’achever à coup de crosse a même grièvement blessé celui-ci d’un coup de fusil en actionnant la gâchette pour se défendre (Courrier International n°1055 p.54).

Ce n’est que dans l’avant dernier chapitre de Théologie animale qu’Andrew Linzey aborde « Le végétarisme comme idéal biblique ». Pour lui, le principe de non-violence rend « inacceptable le fait de tuer pour le plaisir de la gastronomie ». Il argumente longuement les passages du chapitre de la Genèse qui ont été repris par l’ensemble des exégètes et son interprétation ne manque pas d’intérêt. Mais il serait beaucoup trop long d’exposer ici l’argumentation de Linzey, à partir d’un texte dont l’ambiguïté a permis la plus grande complaisance par le passé. Précisons seulement que Linzey garde en ligne de mire l’idéal messianique évoqué au livre d’Isaïe, le végétarisme étant clairement pour lui un préambule à « l’idéal d’un règne de paix universelle ».

Linzey aborde également la question de savoir quel était le régime alimentaire de Jésus. À ce propos, il considère « l’évangile des esséniens » que nous citons p.83-84 de notre livre comme probablement inventé à une époque relativement récente. Si tel était le cas, cela n’enlève rien à la beauté et à la puissance du texte.

Concernant les manipulations génétiques, cette pratique inspire à Linzey une sainte horreur. Il voit dans ce que nous qualifions pudiquement de « génie génétique » un système organisé d’exploitation et d’asservissement du monde animal. Pire, il considère cette pratique comme une insulte envers le créateur, l’homme prétendant interférer pour améliorer une création jugée imparfaite. Il voit dans cette abomination l’héritage d’Aristote, qui considérait que les animaux sont de par leur nature les esclaves des humains. De surcroît, la théologie chrétienne donne une interprétation permissive de la notion de domination de l’homme sur l’animal telle que l’expose la Genèse (I, 26-28) « interprétée comme une tyrannie autorisée sur le monde, et sur les animaux en particulier ».

Pour Linzey, les manipulations génétiques sont une façon de transformer les animaux en objets brevetables. « Ce qui est nouveau, c’est le fait que nous utilisions à présent des moyens technologiques permettant l’asservissement absolu de la nature des animaux, de telle sorte qu’ils deviennent totalement et complètement des biens de propriété humaine ». Pour Linzey, une telle approche de l’animal est clairement incompatible avec la doctrine chrétienne qui considère les animaux comme des créatures de Dieu. « Aucun être humain ne saurait être fondé à revendiquer la propriété absolue des animaux, pour la bonne raison que la création n’appartient qu’à Dieu ». Linzey nous met en garde contre les tentations d’eugénisme de nos savants, les expérimentations sur les animaux pouvant être le prélude d’expériences sur les humains, largement pratiquées du reste par les nazis.

Pour finir, Linzey nous rappelle que l’être humain fait partie intégrante de la nature et que toute intervention aboutissant à perturber l’équilibre de celle-ci parvient à bousculer l’homme lui-même.

06 mars 2011

Nos animaux familiers ont-ils une âme ? de Joëlle Dutillet

Nos animaux familiers
ont-ils une âme ?

Enquête sur des

témoignages troublants...

de Joëlle Dutillet


Une réflexion sur la survie animalière du point de vue scientifique (Ernest Bozzano et Morris), religieux (curés) et philosophique.

Ce livre offre les témoignages d’anonymes et de gens célèbres (Jean-Pierre Hutin, Michel Drucker, Madeleine Chapsal…) qui ont affronté la mort de leur animal et qui, avec pudeur et simplicité, n’hésitent pas à nous confier leur désespoir et parfois nous expliquent la façon dont ils communiquent avec lui par delà la mort.

Tous ces récits, troublants, laissent à penser que nos animaux familiers ont une âme et qu’ils survivent quelque part…

Nos animaux familiers ont-ils une âme ? Enquête sur des témoignages troublants..., Joëlle Dutillet, Editions Exergue / Trédaniel, 2010, 210 pages, nombreuses photos en noir et blanc

A propos de l'auteur

Joëlle Dutillet est journaliste. Elle a travaillé pour plusieurs rédactions, dont 13 ans pour le magazine 30 Millions d'Amis. Plusieurs de ses reportages ont été repris par la télévision.

Au sommaire

Ch1 : La mort d'une bête
- Ce n'est qu'un animal !
- Témoignages de
. Jean-Pierre Hutin
. Madeleine Chapsal
. Fernand Mery
. Emile Zola
. Michel Drucker
. Bernadette Chirac
. Reha Hutin
- Est-ce qu'il survit quelque part ?
Ch2 : Oui ou non ont-ils une âme ?
- Point de vue des curés (pour et contre)
- Le cimetière des animaux d'Asnières
- Les humains ont-ils une âme ?
Ch3 : Les animaux de l'au-delà
- Témoignages divers
- Témoignage d'un vétérinaire
- Apparitions d'animaux familiers dans les NDE
- Nos animaux familiers se réincarnent-ils ?
- Les animaux décédés communiquent par TCI
Ch4 : Nos animaux familiers et l'invisible
- Témoignage de Philippe Ragueneau
- Témoignages d'Ernest Bozzano
- Témoignage personnel
- Expérience de Robert Morris
- Témoignage de Colette
Ch5 : Que faut-il en penser ?
- Les fiches d'Ernest Bozzano
- La TCI
- Les NDE
Conclusion
Remerciements
Bibliographie

Pour en savoir plus

- Nos animaux familiers ont-ils une âme ? de Joëlle Dutillet, sur le site des Editions Trédaniel
- L'avis de Sophie, du blog Les livres de Sophie
- L'avis de Catherine, du blog La culture se partage
- Du même auteur : Histoires vraies d'animaux exceptionnels
- La rubrique Les animaux et l'au-delà pour d'autres livres sur ce sujet

Et cette sélection de livres de personnes citées dans "Nos animaux familiers ont-ils une âme ?" de Joëlle Dutillet

- Le prêtre, la médium et le chien, du Père Jean Martin
- Les manifestations métapsychiques des animaux, d'Ernest Bozzano
- Un chat médium nommé Oscar, de David Dosa
- La ronronthérapie, de Véronique Aïache
- Défense des animaux - Fernand Méry, de Francis Lescure
- Le sixième sens des animaux, de Philippe de Wailly
- La série du chat Moune, de Philippe Ragueneau
- L'autre côté de la vie, de Philippe Ragueneau
- Les Preuves scientifiques d'une Vie après la vie, de Jean-Jacques Charbonier


Mon avis

La perte d'un animal aimé est une épreuve difficile. Une souffrance encore accentuée par l'indifférence, l'incompréhension ou la moquerie qu'elle suscite. L'auteur, Joëlle Dutillet, a elle-même traversé cette épreuve. C'est à la perte de son chat Fripon, après 20 ans de vie commune, que s'ouvre son livre et débute son enquête.

Qu'ils émanent de l'auteur, d'anonymes ou de gens célèbres, les témoignages sont nombreux et de qualité. Parmi les sujets abordés, ayant trait à la mort d'un animal familier : le deuil, la souffrance de la perte et les réactions suscitées dans l'entourage, le scepticisme des religieux au regard de la survie de l'âme des animaux, les signes et preuves de cette survie perçus par des hommes comme par des animaux. L'auteur y explore également les apparitions d'animaux durant les NDE et les contacts d'animaux par TCI - enregistrements d'aboiements ou de miaulements mais aussi de messages parlés.

C'est une lecture réconfortante et agréable, comme une promenade, où l'on suit l'auteur au fil de ses interrogations, de ses rencontres et de ses souvenirs. La couverture est superbe (et vraiment bien adaptée), la mise en page est reposante, et l'ouvrage est illustré tout au long de photos en noir et blanc. En définitive, je ne peux que conseiller ce livre à tous ceux qui s'intéressent au sujet.

Quelques extraits

P42 - Un court passage du témoignage de Michel Drucker

../.. En Provence, elle [Dany Saval] et moi avons des chats, une douzaine de chiens, des ânes, des pigeons, des canards et des cailles. Je ne parle pas des bêtes que nous avons à Paris. Je crois que nous sommes un peu dingues ! Il faut aimer les animaux, nous avons beaucoup à apprendre d'eux. On ne dira jamais assez ce qu'ils nous apportent ! Je les recommande pour les enfants. Ils représentent l'équilibre absolu. Lorsque je les observe, les soirs d'été, quelle paix ils dégagent ! ../..

P116 - Un exemple de fait troublant (parmi les nombreux cités dans le livre)

../.. Parmi les faits "bizarres" évoqués par Philippe de Wailly, dans un de ses livres [Le 6e sens des animaux], il y a l'histoire arrivée à un ami, journaliste à Télé 7 jours. Ce dernier venait de perdre un chat âgé de 17 ans qui avait l'habitude de s'installer sur le lit. Deux ans après, il adopta un autre chat. Il se produisit, alors, un phénomène incroyable : lorsque le nouveau venu sautait sur le lit, il ne pouvait pas y rester ! Au bout de quelques secondes, il prenait la fuite en gémissant, la queue hérissée et les oreilles rabattues !

Le journaliste a déclaré à Philippe de Wailly :
- La scène s'est reproduite plusieurs fois. Tout se passait comme si le chat disparu refusait de céder sa place à son successeur ! Le plus impressionnant, c'est que, à plusieurs reprises, nous avons nous-mêmes (sa femme et lui) eu le sentiment très fort d'une puissance invisible... ../..

P141 - Un extrait du témoignage d'Etienne Drapeau

[Les livres traitant de l'après-vie des animaux sont encore assez rares et jusqu'ici, toujours consacrés aux animaux de compagnie. A quand un livre sur la survie de l'âme des animaux sauvages ou ceux tués par l'homme ? Dans son ouvrage, Joëlle Dutillet a la bonne idée de soulever aussi cette question des animaux sauvages et nous fait découvrir ce rare et précieux témoignage d'Etienne Drapeau.]

../.. Il y a quand même des cas extraordinaires impossibles à inventer. A la dernière conférence, la médium a senti la présence d'un lion !

Stupéfiée (ça se passait en France!), elle a demandé si, dans la salle, quelqu'un avait eu une relation privilégiée avec un lion. Un petit monsieur a levé le doigt. Il était vétérinaire en Afrique. Il avait recueilli un lion blessé d'un coup de sagaie. Il l'avait endormi, soigné, et le lion était reparti clopin-clopant. Il ne l'avait jamais revu.
- Est-ce qu'il y a beaucoup d'animaux appartenant à la faune sauvage qui se présentent ?
- C'est assez rare.
Les animaux qui se manifestent sont des animaux familiers, comme les chiens et les chats qui ont eu un lien affectif très fort avec les participants. ../..

P166 - Deux extraits du témoignage de Philippe Ragueneau

[Parmi les grands noms cités figure celui de Philippe Ragueneau, que j'apprécie particulièrement, et qui est l'un des auteurs favoris de ce blog. Voici donc deux courts passages qui devraient ravir les visiteurs, la suite étant à découvrir dans le livre.]

../.. Je me rappelle une interview bien étrange que j'ai faite de Philippe Ragueneau. Journaliste, écrivain, il était l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont plusieurs sur son célèbre chat Moune, qui avait partagé sa vie durant 22 ans ! A la mort de Moune, il m'avait dit :
- Avec ma femme, nous avons choisi de taire la mort de Moune. Il nous était insupportable d'entendre pleurer au téléphone les premiers lecteurs mis dans la confidence. Lorsque l'on nous demandait des nouvelles, nous disions qu'il était toujours avec nous et, d'une certaine façon, c'était vrai !
../..

./. Plusieurs années après la parution de son livre, j'ai rencontré à nouveau Philippe Ragueneau. Je lui ai demandé si lui-même et son chat [Lulu] percevaient toujours la présence de Catherine. Il m'avait répondu :
- Non, il ne sent plus sa présence. Elle est montée vers la lumière... ../..

12 février 2011

La série documentaire : Enquêtes extraordinaires, de Stéphane Allix (M6)

Stéphane Allix présente la série


Une excellente série à voir absolument

Coffret DVD (5 émissions + bonus) en vente sur cette page
Vidéos visibles sur ce lien

Le concept

Autour de nous, à chaque instant, quantité d'événements inexplicables se produisent. Il peut s'agir d'expériences qualifiées de surnaturelles et rapportées en toute bonne foi par des témoins. Depuis plusieurs années, des scientifiques - physiciens, biologistes, neurologues, psychiatres - étudient ces sujets, proposent des hypothèses et tentent de les expliquer. "Enquêtes Extraordinaires" plonge au coeur des phénomènes inexpliqués les plus incroyables avec un traitement journalistique sérieux et respectueux des témoins qui vivent ces événements parfois dans la douleur, mais aussi, souvent sous le regard amusé de leurs interlocuteurs. Chaque film documentaire explore un thème, recueille des témoignages et rencontre des scientifiques qui étudient ces phénomènes de manière approfondie. Une série diffusée sur M6, initiée par Stéphane Allix, ancien reporter de guerre et fondateur de l'INREES (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires), dont l’expertise est reconnue et appréciée des scientifiques. Il applique des méthodes d’enquête rigoureuses au domaine de l’inexpliqué, qui jusqu’alors, n’était pas toujours abordé avec sérieux. Natacha Calestrémé qui dirige la collection est également une spécialiste de ces sujets. Emission produite par Yves Darondeau, Christophe Lioud et Emmanuel Priou. Réalisée par Vincent Fooy. Ecrite par Vincent Fooy, Natacha Calestrémé et Stéphane Allix.

Présentation des 5 volets

L'intelligence dans la nature
Ils parlent aux animaux
Visible sur cette page

Certains chats sont capables de retrouver leur maître, parti à plus de 200km. Des chiens peuvent savoir quand leur maître va rentrer, quelle que soit l'heure. Les animaux disposent-ils d'un sixième sens ? Le travail du biologiste anglais Rupert Scheldrake tendrait à le prouver. Stéphane Allix propose de rencontrer trois femmes qui mènent des expériences étonnantes : Anna Evans, vétérinaire, semble communiquer avec les animaux de compagnie. Laila del Monte obtient des informations d'une grande précision de la part de chevaux qu'elle ne connaît pas. Quant à Martha Williams, elle montre que tous les humains sont capables de communiquer avec les animaux, à condition de savoir reconnaître leurs signes.

Parmi les intervenants : David Dosa, Philippe de Wailly, Marc Giraud, Rupert Sheldrake, Marie-Noëlle Baroni, Anna Evans, Laila Del Monte, Marta Williams, Sandra Van Den Hof.


Prémonition, télépathie, voyance :
Avons-nous tous un sixième sens ?
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L'homme a-t-il des capacités au delà de ses cinq sens (la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat et le goût) ? Des capacités extrasensorielles comme la télépathie, la vision à distance et la prémonition que l'on pourrait appeler "sixième sens" ? Rencontre avec des témoins qui se confient sur leurs troublantes expériences. Certains auraient senti à l'avance qu'une catastrophe allait se produire. D'autres prétendent avoir vécu une expérience étrange de transmission de pensée. La science se penche sur ces cas depuis plus de cent ans. Nous découvrons des archéologues qui mettent au jour des sites disparus grâce, disent-il, au fameux sixième sens, mais également un astronaute qui a mené une expérience insolite entre la Terre et la Lune. La CIA utiliserait le sixième sens à des fins d'espionnage.

Parmi les intervenants : Edgar Mitchell, Charles Tart, Dean Radin, Maud Kristen, Stephan Schwartz, Jean-Olivier Gransard-Desmond, Joe Mac Moneagle, Skip Atwater.



Guérisseurs, magnétiseurs, barreurs de feu :
Quand la médecine fait appel à eux
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Qu'ils stoppent les brûlures, calment les entorses ou fassent disparaître un zona, les guérisseurs en tout genre suscitent de plus en plus d'intérêt au sein même du corps médical. Certains services d'urgences font appel à eux, notamment pour des grands brûlés, et des hôpitaux à la pointe de la technologie, comme en Suisse ou aux Etats-Unis, les intègrent dans les traitements afin d'optimiser les résultats. Si ces processus restent le plus souvent inexpliqués, des médecins réputés n'hésitent plus aujourd'hui à recourir à ces techniques qu'ils considèrent comme des soutiens à la médecine conventionnelle.

Parmi les intervenants : René Blanc, Dr Tavernier, David Servan-Schreiber, Philippe Coutisson, Jean-Luc Bartoli, Pierre Yonas, Thierry Janssen, Jean-Marie Le Gall, James Oschman, Guillermo Arevalo Valera, Pr Abdoul Traoré 'Diop', Dr Koumaré, Békaye Niaré, Claire Guillemin, Patricia Reilly, Stanton Shernan, Lawrence Cohn.



Ils reçoivent des signes de l'au-delà
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Une partie de l'être humain survit-elle à la mort ? Personne ne peut répondre avec certitude à cette question. Pourtant, certaines personnes, les médiums, affirment pouvoir communiquer avec des défunts. Plusieurs expériences sont menées, dont un test préparé d'après des protocoles scientifiques, afin de comprendre comment les médiums obtiennent ces informations sur les personnes décédées. L'exploration de ce phénomène continue avec des personnes en fin de vie qui disent recevoir la visite de proches décédés venus les rassurer et d'autres, en parfaite santé et n'étant pas médium, qui prétendent être contactées par des défunts. Que penser des personnes qui assistent à ces phénomènes à plusieurs, de ces membres du corps médical confrontés à des situations inexplicables ou de cette maison hantée par un homme ignorant qu'il est mort ?

Parmi les intervenants : Henry Vignaud, Julie Beischel, Sophie Ledentu, Pierre Yonas, Brenda Cvitan, Maggie Callanan, Bruce Greyson, Michel de Grèce, Bérengère Arnal, Patrick Lemoine, Allan Kellehear, Florence Hubert, Jean-Marie Le Gall, Pema Namgyal, David Servan-Schreiber.



Aux frontières de la vie :
Ils sont revenus de la mort
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Gros plan sur le phénomène des expériences de mort imminente (NDE en anglais). Les éléments symboliques en sont connus : le tunnel, la lumière. Ces visualisations se produisent lors d'accidents graves, de comas ou d'arrêts cardiaques. Et 18% des personnes faisant un arrêt cardiaque seraient susceptibles de vivre une expérience de mort imminente. Certains chercheurs avancent que ces expériences ne peuvent pas être expliquées par des causes physiologiques - dérèglement cérébral à l'approche de la mort, fièvre, etc - et qu'elles ne sont pas dues à un désordre mental : ni rêves, ni hallucinations, ni troubles de la perception. Des témoins se confient sur ce qu'ils ont vécu lors de cette étrange expérience.

Parmi les intervenants : Jean-Pierre Jourdan, Bruce Greyson, Robert Spetzler, Kenneth Ring, Paul Bernstein, Pim Van Lommel, Allan Kellehear.


A voir également

La collection "Enquêtes Extraordinaires" dirigée par Stéphane Allix