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02 mai 2009

Calme plat chez les soles, de Marc Giraud

Calme plat chez les soles
La vie intense des animaux de la mer,
de la plage et des rochers

de Marc Giraud
photographies de Christophe Courteau
et Mireille Gendrier

Saviez-vous que des dauphins se déguisent avec des algues ? Que les poissons chantent, que le goéland crie en stéréo, que les harengs communiquent en pétant, et que des chercheurs élèvent des calmars géants ?

Marc Giraud n'a pas son pareil pour conter des histoires de bêtes, incroyables et pourtant tirées des plus récentes découvertes scientifiques. Avec amour et humour, il révèle ici la sexualité débridée de nos coquillages familiers, le strip-tease du homard et les moeurs étranges de l'hippocampe. Il nous montre à quoi ressemble un bébé huître, nous fait rencontrer le rouget qui fume et la morue qui chante. Mais aussi, il nous entraîne plus loin, plus profond, jusque dans les abysses fantasmagoriques à la poursuite des cachalots et des poissons lumineux.

Hommage à la diversité et à la beauté de la nature, son livre est un guide fort utile pour mieux comprendre et mieux protéger la mer - notre univers d'origine. Vous n'imaginez pas tout ce qui se passe autour de vous, quand vous vous promenez sur votre plage favorite...

Calme plat chez les soles, Marc Giraud, Photographies : Christophe Courteau et Mireille Gendrier, Editions Robert Laffont, 2007, 342 pages

A propos de l'auteur

Marc Giraud est à la fois naturaliste de terrain, animateur télé, illustrateur animalier, écoguide, écrivain, journaliste spécialisé en zoologie et conférencier. Ses activités multiples ont toutes un point commun : la nature et les animaux. En outre, son travail est marqué par une réelle volonté de rendre accessible à tous la magie de ce qui nous entoure et de montrer l’extraordinaire dans le quotidien. Ayant longtemps été rédacteur en chef d’un journal pour enfants, Hibou, il sait traduire avec humour, en dessins et en mots simples, des notions scientifiques complexes. Homme de télé, il anime aujourd’hui des séries documentaires très plébiscitées, entre autres sur la chaîne Animaux. Défenseur actif de l’environnement, Marc Giraud est également vice-président de l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages.

Pour en savoir plus

- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site des Editions Robert Laffont
- Le site de l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages
- Le site de Marc Giraud
- La France sauvage, de Marc Giraud
- Le kama-sutra des demoiselles, de Marc Giraud
- Le site de Christophe Courteau
- Okavango, de Christophe Courteau et Philippe Huet

Au sommaire

Avant-propos
Le bord de la mer, la plage
Mouettes, sternes, goélands... et nous
Les trésors échoués sur la plage
Habitants secrets du sable
Safari dans les rochers
La tête sous l'eau
Des bêtes qui touchent le fond
Plongée dans notre histoire
Le monde des poissons
L’étal du poissonnier, une expo de zoologie
Une goutte d’océan au microscope
Oiseaux des ports et des falaises
Des goélands dans les ports
L’immeuble aux oiseaux
Un petit tour en bateau
A la rencontre des dauphins
La baleine en fait des tonnes
Phoques, requins et tortues
Les énigmes des profondeurs
La découverte des abysses
Des créatures insaisissables
Notre mer et nous
Bienfaits de la plage et des animaux marins
Un sacré mal de mer
Un bon geste pour l’océan
Conclusion
Parole de naturaliste
Quelques bonnes adresses
Associations et organismes
Bibliographie
Index

10 novembre 2008

Documentaire : La marche de l'empereur, réalisé par Luc Jacquet

La marche de l'empereur
réalisé par Luc Jacquet

Au coeur de l'Antarctique, région la plus isolée et inhospitalière du monde, se noue le curieux destin du manchot empereur. Chaque année, il quitte la mer nourricière pour gagner la banquise hostile mais stable, où il peut se reproduire. Entre les deux, le plus courageux des oiseaux marche et marche encore sur des centaines de kilomètres, affrontant le blizzard et l'hiver. A travers plus de 200 photos exceptionnelles, prises pendant le tournage du film, découvrez la terre Adélie et suivez les traces du manchot empereur... La nature a inventé la plus belle des histoires.

A propos des auteurs

Réalisateur de documentaires animaliers et biologiste spécialiste du comportement animal, Luc Jacquet a découvert l'Antarctique à 24 ans. Dans ce paysage extraordinaire est née l'idée de ses premiers films. Raconter l'Antarctique et l'histoire des manchots empereurs représentait pour lui un défi. La Marche de l'Empereur relate une formidable épopée et l'émouvante rencontre avec cet oiseau. Photographe familier des terres australes et antarctiques, Jérôme Maison parcourt depuis dix ans les mers de cette région du globe à la rencontre d'une faune surprenante. Pour "La Marche de l'Empereur", ce cinéaste et observateur scientifique a passé treize mois sur la banquise en compagnie des manchots, isolé du reste du monde.





Le livre


16 octobre 2008

Une mer sans poissons, de Philippe Cury et Yves Miserey

Une mer sans poissons
de Philippe Cury

et Yves Miserey


Si la mer, vue du rivage, continue à "danser le long des golfes clairs", sous la surface, c'est une tragédie qui se joue : à force d'être mangée par l'homme, la mer se meurt. En l'espace d'un siècle et demi, loin des regards, des ressources qu'on pensait inépuisables ont été poussées au bord de l'effondrement par une surpêche qui prélève plus de cent millions de tonnes de poissons par an dans le monde. En pêchant toujours plus loin, toujours plus profond, et à présent toujours plus "petit", l'homme est en train de transformer les océans du globe en désert liquide. Des bateaux et des technologies toujours plus performants ne laissent aucune chance aux poissons. Du bateau-usine à la pirogue, toutes les embarcations capturent des espèces réputées inaccessibles ou non consommables. Le pillage est systématique et aveugle, car il est particulièrement difficile de sélectionner les espèces capturées. A ce rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne alimentaire marine qui ont déjà été rayés de la liste du vivant, avec comme conséquence, à terme, une déstabilisation inquiétante de tout l'écosystème marin. L'effondrement brutal et irréversible des ressources halieutiques n'est plus une hypothèse fantaisiste. Que font les pouvoirs publics ? Si peu, alors qu'il faudrait une mobilisation générale. On cherche en vain les prémices d'une gouvernance mondiale, seule à même de rétablir la productivité des océans. Et la plupart des pays redoutent de se mettre à dos leurs pêcheurs, la France plus que tout autre... "Une mer sans poissons" est un état des lieux d'autant plus alarmant qu'il est factuel, et qu'il s'appuie sur une documentation très complète et souvent inédite en français. Après l'avoir lu, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.

Une mer sans poissons, Philippe Cury, Yves Miserey, Editions Calmann-Lévy, 2008, 279 pages

A propos des auteurs

Philippe Cury est membre de l'Institut de recherche pour le développement et directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale, basé à Sète. Yves Miserey est journaliste scientifique au Figaro.

Voir aussi

- Le livre "Poissons, le carnage" de Joan Dunayer
- En vidéo, le documentaire "La surpêche : Main basse sur l'océan"
- Et d'autres vidéos sur le même thème

Au sommaire

- Avant propos
Chapitre premier – Les premières razzias
- Le goût de la mer
- Saint Hareng
- La ruée vers la morue de Terre-Neuve
- Le massacre des « bons géants »
- L’effondrement de la morue
Chapitre II – La surpêche, une prise de conscience progressive
- Une sourde inquiétude
- Les premières enquêtes scientifiques
- La grande théorie des pêches
- L’halieutique au service de l’aménagement
- La FAO et l’océan global
- Le diable est dans les détails
- Amnésie collective
- Effondrement sans avertissement
- La reconstitution problématique des stocks
- Des disparitions très discrètes
- Un constat toujours controversé
Chapitre III – La pêche, une chasse à l’aveugle
- La chasse océanique
- Des captures dites accessoires
- Les victimes collatérales
- Les bulldozers des mers
- Les coraux dynamités
- Les pêcheries fantômes
- Vers une diminution lointaine des rejets
- Le choix de John
Chapitre IV – La surenchère technologique
- La course à l’armement
- La plus grande pêcherie du monde sans pêcheur
- Des thons sous influence
- Main basse sur les monts sous-marins
- La pêche artisanale dans la spirale de la surexploitation
Chapitre V – Une nature fragile et un super prédateur
- L’évolution piégée
- Une captation abusive
- Un retour au bercail fatal
- Des migrations routinières
- Une respiration mortelle
- Un lourd handicap
- La docilité bafouée
- Ailerons funestes
- Des changements de sexe ignorés par la pêche
- Des poissons à croissance trop lente
- Une mauvaise réputation
Chapitre VI – La question cruciale de la gestion de la ressource
- Le partage de la mer
- Le grand marchandage des pêcheries européennes
- La France à l’amende
- Les pays du sud vidés de leurs ressources
- Les ressources hauturières à la découpe
- L’ICCAT dans les filets de la diplomatie
- La fin annoncée du thon rouge en Méditerranée
- Une course de relais sans bâtons
Chapitre VII – Manger du poisson par temps de surexploitation
- L’inégale répartition de la consommation
- Remplacer le poisson sauvage par du poisson d’élevage
- Le poisson-mètre
- Des déchets hautement recherchés
- La survivance des recettes passées
- La voie étroite de la labellisation
Chapitre VIII – Des écosystèmes marins au coeur de la pêche
- Des espèces sensibles à l’environnement
- Les révélations des écailles
- La difficile survie des larves
- Les pièges subtils du changement climatique
- La nature enchevêtrée des écosystèmes
- Les gros mangent les petits
- La crise de la prédation
- Des oeufs minuscules
- Des écosystèmes structurés par l’environnement et par la pêche
- Quand Carl et Willie vont en bateau
- Les loutres de mer dévorées par les orques
- Les phoques s’attaquent aux oiseaux et les manchots mangent du krill
- Les microbes, nouveaux maîtres des océans
- La chute de la baie de Chesapeake
- Un océan privé d’oxygène
- Des services écologiques sans prix
- Une utopie salutaire
- Les réserves marines disparues
Epilogue – Que vive la mer
Petit lexique halieutique
Sigles
Bibliographie
Notes

L'analyse du livre
par la LFDA, La Fondation Droit Animal

Un nouveau cri d’alarme, particulièrement percutant, sur l’état de la mer et des océans !

Plusieurs ouvrages récents, dont nos colonnes se sont à l’occasion faites l’écho, ont soulevé cette question dramatique : la surpêche menace d’extinction des espèces entières de poisson, et risque de finalement déséquilibrer l’ensemble de la biosphère, dont l’espèce humaine ne peut se passer. Fruit de la collaboration d'un chercheur scientifique (Cury) et d’un journaliste scientifique (Miserey), le présent ouvrage combine une information rigoureuse, qui porte à la fois sur l’histoire et sur les faits actuels, et une écriture claire et adaptée à un public très varié. Des annexes (bibliographie, mais aussi lexique et index des sigles) complètent utilement le livre.

Le constat est accablant. La mer trouve face à elle un « superprédateur » (p127), l’homme, doté de capacités technologiques exceptionnelles. Cela a commencé il y a bien longtemps et le livre abonde d’exemples où notre espèce a abusé de son environnement, massacrant les espèces les plus vulnérables sans souci de l’avenir. Ainsi on apprend qu’au XIXe siècle les marins utilisaient comme combustible des… manchots : « Le charbon était lourd et encombrant, il fallait l’utiliser avec parcimonie. C’est pourquoi les baleiniers… utilisèrent les oiseaux à peine assommés comme des bûches » (p150). « D’autres massacres eurent lieu un peu partout, là où les navigateurs jetaient l’ancre. Mais au-delà de la disparition d’espèces comme le dronte (ou dodo), c’est la mer qui reste la plus menacée. » La pêche devient incontrôlable. Les hommes ne se privent pas « d’aller toujours plus loin et de pêcher toujours plus profond » (p122).

Après la virtuelle extinction des stocks de morue et de certaines baleines, après « la fin annoncée du thon rouge en Méditerranée » (p184), les hommes s’en prennent à toutes les espèces marines, y compris les espèces des profondeurs, à croissance très lente et dont les effectifs sont, par suite, très difficiles à remplacer. Tout cela avec une indifférence à l’égard de l’ « animal-objet », qui est une permanente source de cruauté abominable : « Le finning est une pratique barbare qui consiste à couper les ailerons du requin et à rejeter l’animal encore vivant pour le laisser agoniser dans l’océan » (p154). De façon générale, aujourd’hui, les poissons des océans sont petits, « car on ne leur laisse pas le temps de grandir » (p227). « La pêche est une chasse à l’aveugle » (p87). « C’est comme si on décidait de tuer tous les animaux d’une forêt avec une bombe ou un poison pour prélever uniquement les espèces économiquement intéressantes » (p89). Face aux « bulldozers des mers » (p98), il y a donc d’innombrables victimes collatérales (mammifères, oiseaux, coraux…), qui disparaissent « pour rien ».

Les équilibres écologiques se modifient en conséquence : les orques, qui consommaient des baleines (décimées par l’homme), s’en prennent aux loutres de mer, les phoques, qui ne trouvent plus de poissons, mangent des oiseaux d’espèces souvent protégées. A cela il faut ajouter, ce qui n’arrange rien, les changements climatiques, la mondialisation des transports qui favorise le déplacement des parasites, la pollution qui aboutit à « un océan privé d’oxygène » (p245).

Même si « la FAO elle-même est la première à reconnaître qu’on ne connaît pas la capacité de pêche de la flotte mondiale » (p113), le gâchis se fait souvent au vu de tous. Les scientifiques, par leurs modèles mathématiques, peuvent largement prévoir les désastres à venir et repérer les tricheurs. Selon les auteurs, par exemple, « en 2001… deux chercheurs… démontrent que le gouvernement chinois fournit des déclarations de captures irréalistes et sans fondement » (p72).

On sait que « la consommation mondiale de poisson a augmenté au cours des quatre dernières décennies passant de 9 kilos par habitant en 1961 à 16,5 kilos en 2003 » (p194). On sait aussi que les pays du sud sont privés de leurs ressources par les flottes de pêche des pays riches. On est parfaitement conscient du fait que l’aquaculture ne peut résoudre la question, dans la mesure où elle repose sur le nourrissage des poissons d’élevage par des quantités impressionnantes de poissons sauvages.

Mais les obstacles administratifs sont très nombreux, dont l’un des principaux reste la force des habitudes. « En France s’ajoute une difficulté supplémentaire : la question est très conflictuelle et la plupart des pêcheurs contestent le bien-fondé des alertes lancées par les scientifiques » (p16). Malgré ces propos très noirs, les auteurs se veulent optimistes dans leurs conclusions.

S’ils reconnaissent que « réaliser des achats de manière responsable et consommer du poisson durable devient une priorité » (p205), ils pensent que pour « que vive la mer » (p255), une « approche écosystémique des pêches » (p257), et donc une attitude responsable, se dessinent dans certains pays et qu’elles pourraient peut-être être généralisées. Puisse l’avenir leur donner raison sur ce point !

08 août 2008

Poissons : Le carnage, de Joan Dunayer

Poissons : Le carnage
de Joan Dunayer


Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur les poissons, la pêche, les élevages, les aquariums et tout ce qui s'ensuit... et que vous ne saurez jamais si vous ne lisez pas ce livret.

Leur habitat et leur environnement couvrent les trois quarts de la surface de notre planète ; et pourtant, nous les connaissons peu ; et malgré cela, nous n'hésitons pas à les tuer par myriades dans des conditions terribles. Alors que la consommation de chair des gros mammifères baisse, celle de poissons croît considérablement : promue comme une alternative saine, elle semble surtout ne pas impliquer de problèmes éthiques. La considération pour les animaux augmente, des prises de conscience émergent...lentement. Mais pas pour les poissons. Ce sont pourtant de loin les victimes les plus nombreuses de notre consommation de chairs ; ce sont des centaines, ou vraisemblablement des milliers de milliards de poissons qui sont tués chaque année dans le monde ! Ce livret lève le voile sur ce qu'ils vivent, sur ce qu'ils éprouvent et sur ce qu'ils subissent de notre fait (pêches, élevages, aquariums, etc.). Pour changer notre relation à ces êtres sensibles, pour que nous refusions enfin de les exploiter.

Ce livret reprend un texte de Joan Dunayer, "Poissons : une sensibilité hors de portée des pêcheurs" paru il y a plusieurs années dans les Cahiers antispécistes, en l'actualisant et en le complétant par de nombreux encadrés et articles supplémentaires. Il lève le voile sur un monde très largement ignoré : ce que vivent les poissons, ce qu'ils éprouvent et ce qu'ils subissent de notre fait (pêches, élevages, aquariums, etc.). On y trouvera les dernières informations en date sur la sensibilité des poissons à la douleur et au plaisir, sur leurs différents sens également, mais aussi sur l'immensité et l'atrocité des pêches et des élevages, des captivités en aquariums, etc.

Poissons : Le carnage, Joan Dunayer, Editions Tahin Party, 2004, 70 pages

Pour en savoir plus

- Ce livret peut être acheté sur cette page.
- Pas si bêtes les poissons, de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard
- Les poissons font-ils l'amour ? de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard

Quelques extraits

(Pour en savoir plus, se reporter au livret qui contient nombre de données et d'informations sur la pêche, la morphologie des poissons et leur sensibilité)

../.. Ce n'est pas parce que nous avons peut-être spontanément moins de sympathie pour les poissons que leur vie et leur bonheur auraient moins d'importance - ce sont leur vie, leur bonheur, qui importent en premier lieu, avant notre sympathie, notre attirance.

../.. La considération pour les animaux augmente, des prises de conscience émergent... lentement. Mais pas pour les poissons. Ce sont pourtant de loin les victimes les plus nombreuses de notre consommation de chairs; ce sont des centaines, ou vraisemblablement des milliers de milliards de poissons qui sont tués chaque année dans le monde. un nombre incommensurable !

../.. Les statistiques ne donnent pas, pour les poissons, le nombre d'individus éclatés dans les filets, étouffés ou dépecés vivants sur les ponts des navires, l'unité étant pour eux la tonne et non l'individu. Des centaines ou milliers de milliards de poissons sont pêchés chaque année, mais nous ignorons totalement la souffrance infligée à ces êtres sensibles. Faute d'avoir trouvé des méthodes fiables de calcul, nous reprenons nous-mêmes par force ces décomptes en tonnes. Il faut pourtant s'interroger sur ce qu'ils signifient, et sur le mépris qu'ils expriment : imagine t-on que l'on parle maintenant des 250.000 tonnes d'habitants de paris ?

../.. Beaucoup d'adeptes de la pêche de loisir affirment que leurs victimes ne souffrent pas. Toutes les données connues indiquent le contraire.

../.. La plupart des humains ne ressentent que peu d'empathie pour les poissons. Parce qu'ils les voient comme une masse, ou comme identiques au sein d'une même espèce, les gens négligent facilement les poissons en tant qu'individus. Et parce que leur monde est un monde aquatique et que leurs moyens de communication échappent à nos sens, parce que leur apparence physique diffère tant de la nôtre, beaucoup d'humains ne reconnaissent pas leur caractère sensible. Le résultat est qu'un mauvais traitement de masse est socialement accepté. Au fur et à mesure que croîtra le nombre de personnes conscientes de la sensibilité des poissons, ceux-ci commenceront à recevoir la compassion et le respect qui leur revient.

../.. On ne s'interroge guère sur les conséquences indirectes de nos activités et de nos choix de société, surtout quand les victimes ne sont que des poissons. Pourtant ils sont très sensibles aux polluants.

../.. Les chiffres de la surpêche en disent long sur l'incroyable étendue de ce massacre banal ! Au tournant des années 1900, on pêchait 3 millions de tonnes de poissons dans les océans. Les prises sont passées de 20 millions de tonnes en 1959 à 100 millions en 1989. Les 17 zones de pêche mondiales les plus importantes sont toutes en état de sur-exploitation.

../.. Les populations des espèces les plus pêchées sont aujourd'hui le dixième d'il y a cinquante ans.

../.. Depuis 1975, le nombre de thons rouges du golfe du Mexique a diminué de 85% (leur taille moyenne est passée de 21 kg en 1969 à 11 kg actuellement), ceux de la Mediterranée, de 50%.

../.. 70% des 200 espèces de poissons les plus recherchées sont menacées. La pêche, on s'en serait douté, est une véritable entreprise d'extermination des poissons. On aurait par contre pu espérer que si les "stocks" déclinent, de moins en moins de poissons seraient capturés et tués; ce n'est hélas pas le cas, puisque ce sont de plus en plus surtout des poissons de petite taille qui sont raflés. Nul autre massacre sur notre planète ne peut être comparé, par le nombre de ses victimes, à celui-ci !

../.. Le poisson (ou la viande) n'est pas un produit banal : c'est la chair d'un être qui a été sensible, qui a éprouvé du plaisir et de la souffrance et qu'on a fait tuer pour une raison dérisoire, entièrement évitable : simplement pour le manger.

../.. Pourquoi considérons nous ainsi que la vie d'un animal, ce qu'il ressent, ses désirs et ses peurs, n'a pas d'importance ? Est il si méprisable qu'on soit prêt à lui retirer l'unique bien qu'il possède, sa vie, pour le seul plaisir d'un repas ?

../.. Les maltraiter est injuste, exactement pour les mêmes raisons qu'il est injuste de maltraiter des humains : parce que cela les fait souffrir et/ou les prive de leur vie.

../.. Si chaque animal pouvait crier avant sa "mise à mort", le monde retentirait de toute part d'un vacarme épouvantable et incessant.

14 juin 2008

La grande famille des cetacés - Collectif


La grande famille des cétacés

Baleines, dauphins et marsouins
de Mark Carwardine, Erich Hoyt,
R.Ewan Fordyce et Peter Gill

Ce livre grand format permet d'explorer en profondeur des sujets variés tels que l'évolution des cétacés et leurs adaptations. Très complet, il inclut un excellent guide de la plupart des cétacés ainsi que leurs localisations.

La grande famille des cétacés, Mark Carwardine, Erich Hoyt, R.Ewan Fordyce, Peter Gill, Editions Könemann, 2001, 286 pages

10 mars 2008

Documentaire : La planète bleue, réalisé par Alastair Fothergill et Andy Byatt

La planète bleue
documentaire réalisé
par Alastair Fothergill
et Andy Byatt

Bien que les mers recouvrent plus des deux tiers de notre planète, nous connaissons mieux la surface de la lune que les fonds des océans. La Planète bleue est un étonnant voyage d'une infinie richesse dans le monde marin. Des espèces inconnues vivant à des profondeurs jamais atteintes par l'homme, en passant par la naissance des crabes, la lutte des bancs de sardines contre les prédateurs de la mer et des airs, les réunions incongrues des manchots empereurs, les jeux cruels des orques, sans oublier les ballets des dauphins ou les balades majestueuses des baleines en voie d'extinction, une odyssée à la découverte du monde marin.