02 décembre 2010

Dictionnaire horrifié de la souffrance animale, d'Alexandrine Civard-Racinais

Dictionnaire horrifié de la souffrance animale
d'Alexandrine Civard-Racinais


Alexandrine Civard-Racinais a mené l’enquête, des élevages industriels aux zoos, des laboratoires d’expérimentations aux abattoirs et livre, sans fard ni pathos, la description de ce que subissent aujourd’hui les animaux. Sous la forme d’un petit dictionnaire aux accents ubuesques, on découvre, souvent avec effroi, ce que signifie "fouiller" une truie ou pourquoi les chimpanzés peuvent aussi souffrir de l’Alzheimer, cette maladie exclusivement humaine.

"L’enfer n’existe pas pour les animaux,
ils y sont déjà…"


Cette sentence de Victor Hugo ne s’est malheureusement pas démentie en un siècle, loin de là. Sait-on seulement ce qu’on inflige aux animaux pour que nous soyons nourris, divertis, vêtus, soignés ?

De la poule de batterie assignée à résidence sur la surface d’une feuille A4 au sacrifice des animaux de laboratoire, en passant par la fouille manuelle des truies pendant leur mise bas, Alexandrine Civard-Racinais propose une recension de la plupart des violences infligées aux bêtes à poil, à plumes et à écailles pour les besoins de notre alimentation, de notre confort ou de nos loisirs.

Loin d’être anecdotiques, les situations parfois ubuesques présentées ici sont le reflet des choix de notre société. Ce Dictionnaire horrifié se soucie donc, aussi, de nourrir une réflexion citoyenne. Ceux qui souhaitent se comporter en consommateurs informés sauront désormais à quoi s’en tenir. Ceux qui aiment à se cacher derrière leur petit doigt continueront à feindre d’ignorer que la cruauté à l’égard des animaux peut nous accoutumer à la cruauté envers les hommes.

Dictionnaire horrifié de la souffrance animale, Alexandrine Civard-Racinais, Editions Fayard, 2010, 200 pages

A propos de l'auteur

Docteur en sciences de l’information, Alexandrine Civard-Racinais est journaliste et écrivain. Elle est l’auteur de "De Vingt mille lieues sous les mers à SeaOrbiter" (avec Jacques Rougerie) et a codirigé chez Fayard plusieurs volumes de la collection "Aux origines".

Pour en savoir plus

- Des articles de presse
- Les animaux d'élevage ont-ils droit au bien-être ? de Florence Burgat
- Homme et animal : de la douleur à la cruauté, de Thierry Auffret Van der Kemp et Jean-Claude Nouët

L'avant-propos

"Tout animal a droit à l’attention, aux soins et à la protection de l’homme" (art2 §3)

"Nul animal ne sera soumis à des mauvais traitements ni à des actes cruels"(art3)

Déclaration universelle des droits de l’animal, 1977.

"Regardons les choses en face : nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève. Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre, et ceux d’entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu’à ce qu’ils rendent l’âme.

Et dans l’instant que nous cessons d’être utiles, voici qu’on nous égorge avec une cruauté inqualifiable. Passé notre première année sur cette terre, il n’y a pas un seul animal qui entrevoie ce que signifient des mots comme loisir ou bonheur. Et quand le malheur l’accable, ou la servitude, pas un animal qui soit libre. Telle est la simple vérité."

George Orwell, La ferme des animaux.

Je ne suis pas une passionaria de la cause animale ni une de ces végétariennes prosélytes que certains se plaisent à caricaturer. En tant que "deuxpattes", comme George Orwell appelait les humains dans "La ferme des animaux", je mange de la viande sans faire pour autant l’apologie du carnivore. En revanche, je ne veux ni ne peux cautionner de quelque manière que ce soit l’élevage industriel et la façon dont les animaux dits de rente vivent et meurent aujourd’hui.

L’élevage hors-sol tel qu’on le pratique en France est en effet la principale cause des souffrances infligées aux bêtes, dont cet ouvrage propose la recension (sans viser à l’exhaustivité tant celles-ci sont variées et à géographie variable).

L’expérimentation animale n’est pas en reste, bien que des progrès aient été réalisés ces dernières années - aux échelles nationale et européenne - afin de limiter le nombre d’animaux "utilisés" et d’encourager le développement de méthodes substitutives.

Certaines de nos activités de loisirs - chasse, pêche, spectacles de cirque, visites de zoos… - ne sont pas neutres. Sources de plaisir pour les uns, elles génèrent des douleurs ou des souffrances, parfois aiguës, pour les autres.

Les quelques situations détaillées dans ce "Dictionnaire horrifié de la souffrance animale" en disent long sur les choix et les errements de notre société, sur nos relations avec les animaux domestiques ou notre rapport à la nature. Loin de tout discours moralisateur, mon propos est de nourrir - mieux encore qu’un bifteck ne saurait le faire - votre réflexion, voire votre action.

Il me faut remercier les associations de protection animale qui oeuvrent au quotidien pour porter à la connaissance du public les dysfonctionnements, errements, violences dont les bêtes à poil, à plumes et à écailles font chaque jour les frais. Car les faits sont là - attestés par de nombreux organismes ou organisations peu suspects de sensiblerie exacerbée comme l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) ou l’Académie vétérinaire de France - et les faits sont têtus.

Bien sûr, on trouvera toujours quelques esprits chagrins pour objecter que les nobles causes à embrasser en priorité sont nombreuses (la faim dans le monde, la lutte contre le sida ou les maladies infantiles, les femmes battues, les enfants abandonnés, les recherches de solution pour pallier le réchauffement climatique…). Certes. Mais, encore une fois, il s’agit moins de défendre une cause que d’ouvrir les yeux sur une réalité perturbante.

Car l’indifférence tue, et ceux qui souhaitent se comporter en consommateurs avisés, voire en citoyens soucieux du bien-être animal, sauront au moins à quoi s’en tenir. Ceux qui veulent se cacher derrière leur petit doigt continueront de feindre d’ignorer que, comme l’écrit J.M. Coetzee, "la cruauté envers les animaux peut nous accoutumer à la cruauté envers les hommes".

- Ceux qui ont faim de tels arguments liront avec profit l’ouvrage mordant de Dominique Lestel, Apologie du carnivore, à paraître en 2011 chez Fayard.

- Je tiens à remercier la LFDA (Fondation Droit animal, éthique et sciences), et tout particulièrement Thierry Auffret Van Der Kemp et Georges Chapouthier pour la relecture attentive de certains passages et leurs précieux conseils. Merci également aux professeurs Alain Collenot (LFDA) et Jean-François Courreau (ENVA – École nationale vétérinaire d’Alfort), à Daniel Jacob (AVES – Association de protection des espèces menacées), à Aurélia Warin-Ramette et Cédric Kuc-Blaising (PMAF – Protection mondiale des animaux de ferme), à Jocelyne Porcher (Inra), à Hélène Leriche (Fondation Nicolas Hulot) et à Jean-Paul Richier pour leur aide et/ou leur soutien.

L'avis de Sylvie Cardona du site AVES

Voilà un ouvrage fort bien conçu et, le croirez-vous, non dénué d'humour. C'est qu'il en faut un peu, tout de même, pour supporter vaillamment le catalogue d'horreurs dénoncées par l'auteur.

De A comme Abandon ou Assommage à Z comme Zoophilie en passant par Bastonnade, Hameçon, Piège ou Saignée, chaque lettre de l'alphabet correspond à un ou plusieurs courts articles sur une pratique perpétrée à l'encontre des animaux, sauvages ou domestiques.

Animaux d'élevage, gibier, animaux du cirque... tous ont en commun leur triste sort : ils naissent pour nous nourrir ou nous divertir, endurent une vie plus ou moins longue ponctuée de souffrances et au bout, la délivrance, la mort enfin. Pour les plus chanceux elle intervient rapidement, pour la grosse majorité, il faudra endurer une agonie douloureuse.

Pas bien gai tout ceci, mais nécessaire, ô combien... Car trop nombreux encore sont les simples citoyens qui ignorent la réalité des faits et ce triste constat de notre époque et de nos sociétés : malgré quelques avancées, l'animal est devenu une chose dont on use et on abuse à volonté.

Pour les protecteurs des animaux et les écolos, ce livre n'apportera aucune nouvelle information. Cependant, sa clarté, sa concision, son petit format le rendent lisibles pour tous ceux qui ne sont pas avertis. Inutile de dire que j'encourage chacun à offrir ce livre et le faire acheter par les bibliothèques municipales.

Il est également vraisemblable que la lecture de ce dictionnaire, au même titre que Bidoche, l'ouvrage de Fabrice Nicolino, soit l'élément déclencheur d'un changement de vie radical : je pense évidemment à ceux qui hésitent encore à devenir végétariens... Après ceci, plus d'excuses !

Interview d'Alexandrine Civard-Racinais
Source :
Fondation 30 Millions d’Amis

Animaux de laboratoire, poules en batteries, animaux sauvages dans les cirques... Alexandrine Civard-Racinais, ancienne journaliste, vient de publier le Dictionnaire horrifié de la souffrance animale. Elle explique sa démarche à la Fondation 30 Millions d’Amis.

Fondation 30 Millions d’Amis : Pourquoi un tel ouvrage ?

Alexandrine Civard-Racinais : J’ai débuté dans le journalisme avec un sujet consacré à l’expérimentation animale. De fait, je me suis intéressée très tôt à ces questions. 20 ans plus tard, Dominique Lestel (philosophe, spécialiste des interactions homme-animal, NDLR) me confie que la condition des animaux n’a pas évolué depuis Descartes et sa conception de «l’animal-machine». Au XVIIe siècle – comme encore aujourd’hui – on considérait en effet qu’il n’y avait aucune différence entre un chien et une horloge ! Encouragée par mon éditrice, j'ai voulu illustrer cette théorie par des cas concrets.

F30MA : Votre livre met l’accent sur l’ambigüité qui régit les relations entre homme et animal. Quel est l’aspect qui vous a le plus choqué ?

A. C-R. : Je suis particulièrement touchée par le terme d’«animal de rente». Il désigne le bétail que nous élevons et consommons dans une logique industrielle implacable. Pour moi, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un univers carcéral : entassés les uns sur les autres, les animaux suivent un chemin de croix pavé de douleurs et de souffrances. Je ne suis pourtant ni militante, ni végétarienne ! Je ne souhaite pas empêcher les gens de consommer de la viande. Le but du Dictionnaire horrifié de la souffrance animale est de dénoncer ce système de souffrances pour les animaux, mais aussi pour les hommes. Et chacun peut choisir de consommer mieux, c’est-à-dire en tenant compte du bien-être animal. En ne regardant pas ce que l’on achète, comme des œufs portant les numéros 2 et 3, on cautionne l’élevage en batterie. Alors qu’en choisissant mieux (numéro 0 ou 1, NDLR), on plébiscite l’élevage biologique ou en plein air.

F30MA : Pensez-vous que ce livre peut aider à mieux prendre en compte le bien-être animal ?

A. C-R. : En tant qu’ancienne journaliste, je sais que le lien entre information et changement des habitudes résulte d’un processus très long. Pour ma part, je souhaite apporter une modeste contribution à l’amélioration du bien-être des animaux. Aujourd’hui, nous disposons de très nombreux outils pour connaître avec précision ce que nous mangeons. Un citoyen ne peut plus ignorer les dessous de l’élevage industriel. Ce livre recense les violences collectives perpétrées contre les animaux. Et celles-ci sont les conséquences de choix de société. Ce qu’il nous manque, c’est une véritable éthique de la consommation. Les connaissances sur les animaux ont évolué depuis Descartes, mais nos comportements si peu ! Alors tentons de devenir responsables.

30 novembre 2010

Les poules préfèrent les cages, d'Armand Farrachi

Les poules préfèrent les cages
Quand la science et l'industrie

nous font croire n'importe quoi

d'Armand Farrachi


Il y a quelques années, une étude scientifique sur le comportement des poules élevées en batterie concluait qu'elles n'étaient pas gênées par leur cage mais s'y trouvaient, au contraire, plus en sécurité qu'ailleurs.

De là à dire que les poules préfèrent les cages, il n'y a qu'un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent être enchaînés dans l'obscurité, les otaries exhibées dans des cirques et les Indiens parqués dans des réserves ?

Nous-mêmes, ne sommes-nous pas de plus en plus amenés à définir notre "bien-être" en fonction d'une économie qui n'hésite plus à soumettre l'homme aux impératifs de l'industrie ?

Sans éthique ni morale, l'entreprise totalitaire est déjà à l'oeuvre sous diverses formes : génie génétique, pouvoir technologique, pollution et destruction de la nature, manipulation des consciences... Nous sommes dès à présent menacés par une nouvelle forme d'oppression, en attendant peut-être l'élimination progressive de tout ce qui est vivant... donc gênant.

Armand Farrachi, l'auteur des "Ennemis de la Terre", nous dit pourquoi et comment dans un texte particulièrement corrosif et critique. Car heureusement, il nous reste encore le droit - ou le devoir - d'en rire.

Les poules préfèrent les cages, Armand Farrachi, Editions Albin Michel, 2000, 140 pages

A propos de l'auteur

Armand Farrachi, romancier et essayiste, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont notamment un document sur l'écologie : "Les Ennemis de la Terre", et l'auteur de la préface du livre Droits des animaux - Théories d'un mouvement, d'Enrique Utria.

Pour en savoir plus

- La note de lecture de Sébastien Arsac
- La note de lecture de Sylvie Simon
- L'Adieu au tigre, d'Armand Farrachi

Ci-dessous, l'excellent article

SILENCE, ON SOUFFRE !

Pitié pour la condition animale

Source :
Le Monde diplomatique

«La tragédie du jour suivant, écrivait Edward Gibbon (1) à propos des spectacles romains, consista dans un massacre de cent lions, d’autant de lionnes, de deux cents léopards et de trois cents ours.» Le temps de ces spectacles odieux est révolu (même si divers combats de coqs ou de taureaux font penser qu’on pourrait encore remplir un cirque avec des amateurs de sang). Mais la vérité, si l’on consent à la regarder en face, est que notre société fait preuve d’une plus grande et plus secrète cruauté. Aucune civilisation n’a jamais infligé d’aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la production rationnelle «au coût le plus bas». Pour sept cents fauves massacrés un jour de fête dans l’Empire romain, ce sont des millions d’animaux que nos sociétés condamnent à un long martyre.- Par Armand Farrachi
-
N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens. Pour cause d’élevage intensif, les fermes, devenues des «exploitations», se sont reconverties en centres de détention à régime sévère, et les «fillettes» de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l’on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l’espace.

En France, 50 millions de poules pondeuses -à qui l’on a souvent tranché le bec au fer rouge- sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d’épuration... Les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce pendant deux ans et demi... Des veaux de 145 kg sont enchaînés dans l’obscurité en cases de 0,81m... Des poulets, dits «de chair», ont les flancs si hypertrophiés que leurs os ne les portent plus et qu’il leur est impossible de se déplacer. Au moyen d’un tube de 40cm enfoncé dans l’oesophage, des appareils pneumatiques font avaler chaque jour 3kg de maïs brûlant (l’équivalent de 15kg pour un humain) à des canards et à des oies immobilisés dans des «cercueils» grillagés, puisque, de toute façon, ils ne peuvent plus se tenir debout. Pour finir cette existence qui a surtout le mérite d’être brève, beaucoup seront transportés dans des conditions effroyables, entassés sans nourriture, sans soins, sans eau, au cours de voyages proprement étouffants, interminables et souvent fatals. Qui a vu cela ne l’oublie plus jamais.

En Chine, où il est courant d’ébouillanter et d’écorcher vifs les animaux, des ours sauvages sont enfermés jusqu’à ce que mort s’ensuive dans des cages où ils ne peuvent pas même s’asseoir et où ils perdent jusqu’à l’usage de leurs membres. Une sonde est en permanence enfoncée dans leur foie pour y prélever la bile, utilisée en médecine traditionnelle. En Occident, la «communauté scientifique» fignole des animaux d’un genre nouveau : sans poils ni plumes ni graisse, aveugles et dotés de quatre cuisses, manifestement conçus pour le bonheur au grand air ! Il serait long, et pénible, de multiplier les exemples.

Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte : une chair plus blanche, quelques centimes gagnés sur un oeuf, un peu de muscle en plus autour de l’os. «Cruelles friandises», disait Plutarque (2).

Quant aux animaux sauvages, pour n’en dire qu’un mot, on se doute qu’ils ne sont guère épargnés par le piège, le fusil, le poison, le trafic, la pollution ou la destruction de leur habitat. 8 500 espèces de vertébrés sont menacées d’extinction à court terme. L’homme est seul responsable de cette extermination qui ne peut être comparée qu’aux extinctions massives du mésozoïque. Au Cameroun, les grands singes sont actuellement victimes de ce qui mérite pleinement d’être appelé une destruction systématique, comparable à une sorte de génocide. Et, dans le domaine de la protection des animaux sauvages, ce n’est certes pas la France qui pourra donner des leçons, elle qui montre tant de zèle à légaliser le braconnage.

On a vu récemment de monstrueuses hécatombes (3), de terribles holocaustes (4) où les animaux étaient non pas «euthanasiés», comme on le dit pudiquement, mais massacrés et brûlés par milliers, par millions en Grande-Bretagne, victimes d’une maladie le plus souvent sans réelle gravité (la fièvre aphteuse), mais coupables de gêner le commerce et de déprécier la marchandise. Il faut d’ailleurs savoir que les abattages continuent après l’épizootie et que 450.000 vaches saines sont actuellement sacrifiées en France à «l’assainissement du marché». Ce traitement, déjà révoltant quand il s’agit de lait ou de choux-fleurs, est-il admissible sur des êtres sensibles, affectueux et craintifs, et qui ne demandent qu’à vivre ? Rares ont été les professionnels qui se sont plaints d’autre chose que du montant ou de la rapidité de versement des primes au moyen desquelles on s’acharne à maintenir coûte que coûte une agriculture de cauchemar : un système d’indemnités après sinistre, une prime à la torture et à la pollution ? Qui n’a pensé aux pires horreurs médiévales en voyant ces crémations en masse, ces charniers remplis à la pelleteuse ? A quelle horreur veut-on nous préparer en appelant «sensiblerie» ou «zoophilie» toute compassion à l’égard de la condition animale ?

Ces condamnés sans langage

Les sentiments et les affaires n’ont jamais fait bon ménage, mais il semble quand même qu’on ait franchi les limites du supportable. Un producteur fait-il encore la différence entre une créature qui souffre et un objet manufacturé, quand il appelle un veau «le produit de la vache» ? Et alors qu’on entend de plus en plus souvent parler d’«organes vitaux» pour les voitures et de «pièces détachées» pour les corps ?

Il est vrai que partout des hommes, des femmes, des enfants sont victimes de l’injustice, de l’arbitraire, de la misère ou de mauvais traitements, que l’humiliation du prochain est un principe universel, que trop d’innocents croupissent en prison. Mais les souffrances s’additionnent sans s’exclure. «Dans le combat pour la vie, écrit Raoul Vanegeim, tout est prioritaire.» Peut-on être heureux quand on sait que d’autres êtres vivants, quels qu’ils soient, gémissent ?

Ceux que la souffrance animale laisse indifférents, fait sourire ou hausser les épaules au nom des «priorités» devraient se demander si leur réaction ne ressemble pas à celle des adeptes de l’inégalité, partisans de l’esclavage jusqu’au début du XIXe siècle, ou des adversaires du vote des femmes voilà à peine plus de cinquante ans. Au Cambodge, au Rwanda, dans les Balkans et ailleurs, n’a-t-on pas fait valoir également une «priorité» entre les plus proches voisins de nationalité, de religion, de «race» ou de sexe pour renvoyer les victimes à l’étrangeté, et si possible à l’animalité, afin de les éliminer plus facilement ?

Notre compassion est-elle si limitée qu’il faille établir des hiérarchies subjectives entre ceux qui méritent d’être sauvés en premier lieu, puis en second, puis plus du tout ? Faudra-t-il attendre qu’il n’y ait plus un seul Européen dans le malheur avant de se soucier des Africains, ou que tous les humains soient comblés pour s’occuper des animaux ? A quel odieux «choix de Sophie» serions-nous alors sans cesse confrontés ?

Claude Lévi-Strauss a écrit : «L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ? (...) L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants.»

Au risque de choquer, demandons-le franchement : pourquoi les hommes auraient-ils le droit de se conduire avec les non-humains comme des barbares avec des innocents, et faudra-t-il toujours être l’inquisiteur, le démon, l’esclavagiste ou l’oppresseur d’un autre ? Quelle vie est a priori méprisable ? Tant que certains se croiront autorisés à maltraiter un être sensible parce qu’il porte des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri.

La cause des animaux a beaucoup avancé, dans les faits comme dans les mentalités. Rien qu’en France, des dizaines d’associations la défendent, et jamais elle n’a rassemblé dans le monde autant de militants. Quatre-vingt-dix pour cent des Français se déclarent prêts à payer 15 centimes de plus un oeuf de poule libre. Même la législation évolue. Mais peu, et lentement. Et les phénomènes d’extinction massive et d’élevage intensif rattrapent vite les quelques avancées, non pour des motifs sentimentaux ou philosophiques (car l’opinion s’indigne sincèrement des brutalités envers les animaux), mais, encore une fois, pour cette même raison économique, qui s’oppose obstinément à la sensibilité individuelle.

Aux innombrables condamnés sans langage qui espèrent de nous des gestes qui ne viendront pas, nous n’avons à offrir que de bien piètres signes. On ne s’attend pas à ce que les Français deviennent tous végétariens ni, comme certains le demandent, que les droits humains soient étendus au singe. Mais quelle honte y aurait-il à faire un pas dans le sens de la compassion, à créer par exemple un secrétariat d’Etat à la condition animale comme il y en a un à l’économie solidaire ? La Belgique n’a pas craint de le faire. La Pologne a renoncé au gavage ; la Grande-Bretagne envisage d’interdire la chasse à courre. Malgré sa politique agricole, l’Europe s’est déjà timidement mais réellement penchée sur la question de l’élevage, de la chasse, de l’expérimentation et du bien-être. Tôt ou tard, on s’indignera massivement que des hommes aient pu torturer des animaux, même pour des raisons économiques, comme on s’indigne aujourd’hui des massacres romains, des bûchers, du chevalet et de la roue. N’est-il pas préférable que le plus tôt soit le mieux ?

Armand Farrachi.

(1) Edward Gibbon (1737-1794), historien anglais, auteur en particulier d’un livre très célèbre : Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, en 1776.
(2) Plutarque (49-125), biographe et moraliste grec, auteur en particulier des Vies parallèles.
(3) Du grec hékatombé qui veut dire : «sacrifice de cent (hékaton) boeufs (bous)».
(4) Du grec holocaustum, «brûlé tout entier».

28 novembre 2010

Les laitages : Une sacrée vacherie ! de Nicolas Le Berre

Les laitages : Une sacrée vacherie !
du Dr Nicolas Le Berre


Voici maintenant 20 ans, Nicolas Le Berre publiait "Le lait : Une sacrée vacherie ?" chez le même éditeur. Ce livre eut un retentissement considérable. En effet, pour la première fois, un médecin osait démontrer que le lait n’est pas un produit bénéfique pour l’homme, contrairement à ce qu’affirme l’industrie agro-alimentaire. D’ailleurs, le public suivit l’auteur, car il se vendit à plusieurs milliers d’exemplaires.

Aujourd’hui, avec "Les laitages : Une sacrée vacherie !" Nicolas Le Berre approfondit sa thèse. Et vous remarquerez, par rapport au premier titre, qui posait une question, celui-ci devient affirmatif. Non, le lait n’est pas la panacée qu’on veut nous faire croire. Mieux, supprimez le lait et les produits laitiers, et vous verrez que votre corps vous remerciera.

Au fil des ans, des spécialistes ont soutenu le combat de notre auteur, comme le professeur Joyeux, par exemple. Bien sûr, certains confrères de l’auteur ne sont pas d’accord avec les affirmations de Nicolas Le Berre. Ainsi, le professeur Bourre vient de sortir un ouvrage "pro lait" qui fait l’éloge des laitages… Lisez et parlez autour de vous des méfaits du lait et des laitages ! Les supprimer améliorera votre santé !

Un éditeur normand connu depuis plus de trente ans qui ose publier un ouvrage contre le lait, il fallait le faire !

Les laitages : Une sacrée vacherie ! Nicolas Le Berre, Editions Charles Corlet, 2010, 190 pages

A propos de l'auteur

Nicolas Le Berre est médecin homéopathe, acupuncteur, professeur de yoga, conférencier et auteur de livres sur l'alimentation saine.

Pour en savoir plus

- Lait de vache : Blancheur trompeuse, d'Anne Laroche-Walter
- Le lait pas si blanc, de Chantal et Lionel Clergeaud
- Lait, mensonges et propagande - de Thierry Souccar
- Le Rapport Campbell, de Colin et Thomas Campbell

26 novembre 2010

Lait de vache : Blancheur trompeuse, d'Anne Laroche-Walter

Lait de vache : Blancheur trompeuse
Mefiez-vous des faux amis

d'Anne Laroche-Walter

préface du Dr Jean Seignalet


La question : Le lait de vache, destiné au veau qui grossit d'un kilogramme par jour pendant 6 mois, est-il adapté au bébé et à l'homme, seul mammifère à se nourrir du lait d'une autre espèce ?

La réponse : De nombreuses recherches ont conduit médecins, hygiénistes et chercheurs à soupçonner la nocivité du lait de vache et à le considérer comme un aliment non spécifique à l'homme, responsable de nombreuses pathologies. Cette idée renverse ce que la médecine croyait savoir, heurte nos croyances et notre relation affective au lait et rend difficile un nouveau regard sur cet aliment et les changements alimentaires qui en découlent. Mais pour beaucoup la santé est à ce prix.

Lait de vache : Blancheur trompeuse, Anne Laroche-Walter, Préface : Dr Jean Seignalet, Editions Jouvence, 1998, 96 pages

A propos de l'auteur

Anne Laroche-Walter est iridologue, nutritionniste du CEHMN (Collège européen de naturopathie), conférencière et auteur de nombreux articles sur la vie saine. Ancienne chevrière reconvertie, elle connaît sous tous ses angles la question des différents laits.

Sommaire

- Préface du Dr Seignalet
- Introduction
- Le lait maternel
- Pourquoi dire "non" au lait de vache
- D'autres en parlent…
- Comment remplacer le lait
- Les témoignages
- Conclusion
- Bibliographie

Pour en savoir plus

- Le lait pas si blanc, de Chantal et Lionel Clergeaud
- Vivons sans lait pour vivre mieux, de Natacha Duhaut et Béatrice Thibault
- Lait, mensonges et propagande - de Thierry Souccar
- Le Rapport Campbell, de Colin et Thomas Campbell

Le lait pas si blanc, de Chantal et Lionel Clergeaud

Le lait pas si blanc
de Chantal et Lionel Clergeaud


Tout ce que l'on ne vous dit pas

sur le lait et les produits laitiers


Depuis une cinquantaine d'années, la consommation de lait de vache a augmenté dans des proportions considérables. Le lait est devenu synonyme de santé. Il faut boire du lait ou en manger sous forme de fromages, crème fraîche, desserts... (1 litre par jour est recommandé en moyenne).

Or le lait de vache malgré sa blancheur n'est pas l'aliment parfait que l'on nous impose : il ne l'est que pour le veau ! Partout dans le monde, de nombreuses voix s'élèvent de médecins, chercheurs, biologistes qui dénoncent les divers maux que le lait peut engendrer - chez les enfants comme chez les adultes -, et nous incitent à la prudence, surtout en cas de problèmes de santé (allergies, eczéma, affections respiratoires, problèmes digestifs). Des relations ont été mises en évidence entre lait et certains cancers (sein et prostate notamment) et autres maladies graves.

La composition du lait n'est pas seule en cause, sa qualité aussi laisse à désirer : ses multiples transformations, les traitements subis par les vaches, leur nourriture, dénaturent encore cet aliment. Malgré cela la propagande autour du lait reste inchangée. S'attaquer au lait et par là-même aux sacro-saints lobbies de l'industrie agro-alimentaire n'est pas chose facile. D'énormes intérêts financiers sont en jeu et nos gouvernants ne peuvent les remettre en cause même si notre santé doit en pâtir.

Si vous pensez que le lait est la meilleure source de calcium, qu'il est un aliment naturel et sain, qu'il est irremplaçable, enfin que le lait est indispensable à la santé, lisez ce livre, informez-vous et jugez en toute connaissance de cause.

Le lait pas si blanc, Chantal et Lionel Clergeaud, Editions Les 3 Spirales, 2006, 197 pages

A propos des auteurs

Chantal et Lionel Clergeaud, naturopathes et ostéopathes, ont à coeur de transmettre leur expérience sur les avantages d'une alimentation biologique, saine et équilibrée. Auteurs de nombreux ouvrages, ils animent aussi des cours de cuisine et de nutrition et participent à des revues de santé naturelle.

Sommaire

- Le lait cru... identique au lait cuit ?
- Le lait est-il un aliment sain ?
- Le lait et la santé
- Le lait est-il un aliment indispensable à l'homme ?
- Le lait de vache peut-il remplacer le lait maternel ?
- Faut-il boire du lait pour éviter les carences en calcium ?
- Faut-il boire du lait pour éviter, prévenir et enrayer l'ostéoporose ?
- Les produits laitiers sont-ils meilleurs que le lait ?
- Desserts lactés : desserts de qualité ?
- Comment remplacer le lait de vache ?
- En guise de conclusion

Pour en savoir plus

- Vivons sans lait pour vivre mieux, de Natacha Duhaut et Béatrice Thibault
- Lait, mensonges et propagande - de Thierry Souccar
- Le Rapport Campbell, de Colin et Thomas Campbell
- La viande et le lait, de Christian Tal Schaller

24 novembre 2010

Le végétarien sans peine, de Gabriel Bertaud

Le végétarien sans peine
de Gabriel Bertaud


"Tu n'es titulaire de ton permis de végétarien que depuis un mois, mais tu n'oses pas le dire ? Tu veux chasser la viande de ton alimentation, mais tu craques encore parfois pour un sandwich grec ? Tu es carnivore, mais tes nuits sont hantées d'abattoirs et de farines animales ? Ce manuel de survie t'est destiné. Tu y apprendras à faire ton coming out devant le gigot dominical, à répondre aux attaques surprises des carnivores, à t'habiller végétarien, bref : à survivre en milieu hostile." - Gabriel Bertaud

Avec clarté, concision et une bonne dose d'humour, Gabriel Bertaud livre au végétarien débutant le mode d'emploi pour "parler" le végétarien sans peine, c'est-à-dire manger, s'habiller, se maquiller, sortir, flirter, lire, s'instruire, prier, militer, philosopher, surfer, voyager, préserver sa santé et cuisiner de savoureuses recettes... sans faire de mal à nos amis les animaux.

Le végétarien sans peine, Gabriel Bertaud, Editions Presses du Châtelet, 2003, 318 pages

A propos de l'auteur

Né en 1960, Gabriel Bertaud est art-thérapeute. A 33 ans, il devient végétarien en voyant un lion dévorer une gazelle. Père de deux enfants néanmoins omnivores, il pratique la course à pied et le tourisme végétarien.

Pour en savoir plus

- L'article Survivre en milieu hostile (critique du livre)
- Ces bêtes qu'on abat, de Jean-Luc Daub
- Végétarisme et non-violence, de Marjolaine Jolicoeur
- Arrêtons d'être carnivores ! de Claude Servanton
- Bidoche, de Fabrice Nicolino
- La rubrique végétarisme et végétalisme pour de nombreux autres livres sur le même thème

L'avis d'un lecteur
Source

Le livre de l'apprenti végétarien

Ce livre plein d'humour apporte tout ce qu'il faut savoir pour se diriger vers un végétarisme éclairé. Il explique le pourquoi et le comment du végétarisme (santé, écologie, philosophie...). Il est rempli de bons conseils, de témoignages et agrémenté de quelques recettes. Hautement recommandable pour toutes les personnes qui souhaitent faire le pas du végétarisme ou qui l'ont déjà effectué et veulent approfondir sans prise de tête leur démarche. Drôle, précis, clair et bien documenté, que demander de plus ?

Arrêtons d'être carnivores ! de Claude Servanton

Arrêtons d'être carnivores !
de Claude Servanton


Voici une réflexion synthétique et frappante qui a de quoi donner le vertige ! L'auteur lève enfin le voile sur les non-dits qui entourent la consommation de la viande et confirme les dangers de l'indigestion carnivore. A travers une analyse de l'évolution alimentaire de l'humanité, il nous livre des constats alarmants : la viande contient des toxines néfastes, les animaux ne sont élevés que dans une perspective de rentabilité... Que pouvons-nous faire face aux lobbies industriels alors qu'une grande inertie écrase les consciences ?

Un livre documenté et didactique qui permet de mieux comprendre les dangers de notre alimentation et la manipulation commerciale que nous subissons. Tout en lançant un pavé dans la mare des industries agroalimentaires, il propose une alternative et montre le chemin pour une nouvelle consommation, saine et respectueuse.

Arrêtons d'être carnivores !, Claude Servanton, Editions Alphée, 2010, 124 pages

A propos de l'auteur

Claude Servanton enseigne la cuisine depuis plus de 15 ans et fut également restaurateur. Proposant une cuisine végétarienne, il s'est orienté vers une réflexion philosophique et humaniste sur le comportement humain et son mode d'alimentation. Il s'est alors intéressé aux méthodes agrobiologiques et biodynamiques : respectueuses de l'environnement, elles portent une attention particulière aux animaux et à la nature pour aboutir à un équilibre spirituel harmonieux.

Pour en savoir plus

- Le blog de l'auteur
- Une interview de Claude Servanton
- Ces bêtes qu'on abat, de Jean-Luc Daub
- Se nourrir sans faire souffrir, de John Robbins
- Sans viande et très heureux, de François Couplan
- La rubrique végétarisme et végétalisme pour de nombreux autres livres sur le même thème

22 novembre 2010

Un mode de vie : végétarien et végétalien, par la Société Théosophique

Un mode de vie :
végétarien et végétalien

Publié par la

Société Théosophique en Europe

La fréquence des questions reliées à la façon de mener une vie exempte de cruauté et le désir de soulager la souffrance des animaux fut à l'origine de ce petit livret présentant les modes de vie végétarien et végétalien.

Puisqu'il n'a plus à être démontré que la vie est un tout indivisible, et que tout est interdépendant, pour chaque animal à qui est épargné le massacre et la souffrance, l'évolution spirituelle de l'humanité est facilitée.

Au sommaire : Des recettes, des exemples de menus, des conseils utiles.

Un mode de vie : végétarien et végétalien, Publie par la Société Théosophique en Europe, Editions Adyar, 2007, 82 pages

Pour en savoir plus

- Le Rapport Campbell, de Colin et Thomas Campbell
- Se nourrir sans faire souffrir, de John Robbins
- La rubrique végétarisme et végétalisme pour de nombreux autres livres sur le même thème
Extrait
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Initiation au végétarisme, de Vincent Gerbe

Initiation au végétarisme
de Vincent Gerbe

Le conformisme alimentaire actuel reposant essentiellement sur des aliments dénaturés, saturés d'additifs chimiques nocifs, sur un "carnivorisme" excessif et malsain, entraîne de multiples carences nutritionnelles et est à l'origine de bien de nos maladies dites "de civilisation".

Devenir végétarien, c'est retrouver un équilibre personnel, tant physiologique que psychologique, à travers une remise en cause de nos mauvaises habitudes et une action continue, réfléchie, en vue de réformer progressivement notre alimentation quotidienne. Notre corps, notre intelligence, nos sentiments et notre esprit sont pleinement impliqués dans ce choix fondamental pour la (re)conquête de notre santé, et c'est à une transformation de notre être profond et total que nous sommes conviés.

L'auteur est depuis longtemps engagé dans cette voie, et nous fait ici bénéficier de son expérience personnelle et pratique : pourquoi devenir végétarien, philosophie et sagesse du choix végétarien, étude des aliments essentiels, modes de préparation et de cuisson, tableaux de régimes progressifs de transition, recettes végétariennes, etc.

Changer sa nourriture, c'est changer de vie ; aussi, vivez mieux en mangeant mieux !

"Que l'aliment soit ta seule médecine" - Hippocrate
"Tout menu est une ordonnance" - Professeur Jean Rostand

Initiation au végétarisme, Vincent Gerbe, Editions Dangles, 1990, 142 pages

A propos de l'auteur

Vincent Gerbe, né en 1939, licencié ès Lettres, a été plusieurs années enseignant à Lyon. Frappé par la dégradation de l’alimentation moderne et la destruction des sols par une agriculture de pillage, il décide de consacrer ses efforts à l’extension de l’agriculture biologique par la diffusion de ses productions. Il organise des expositions et des débats dans le but de provoquer une prise de conscience dans le public.

Pour en savoir plus

- L'alimentation saine, d'Henry-Charles Geffroy
- Le Rapport Campbell, de Colin et Thomas Campbell
- La rubrique végétarisme et végétalisme pour de nombreux autres livres sur le même thème

L'avis d'un lecteur
Source

Un livre de base

Ce livre simple mais complet fait le tour de la question, et il conviendra autant à celui qui se pose des questions qu'à celui qui a décidé de devenir végétarien.

- Pourquoi devenir végétarien
- Comment le devenir en pratique
- Le côté "psychologique", comment développer un goût plus adapté
- Bases d'alimentation saine
- Recettes

20 novembre 2010

L'alimentation saine, d'Henri-Charles Geffroy

L'alimentation saine
d'Henri-Charles Geffroy


Principes fondamentaux du végétalisme permettant de recouvrer l'immunité organique naturelle, source de vraie santé

D'origine, l'organisme humain possède les facultés nécessaires pour triompher par lui-même des plus graves maladies. Il suffit pour cela qu'on lui en fournisse les moyens, notamment par des règles de vie plus saines et surtout par une alimentation correspondant très exactement aux besoins réels de nos cellules.

Tout l'intérêt de cette méthode d'alimentation saine - conçue en 1946 et enseignée avec succès par l'auteur - repose sur le fait que, ayant pour base une nutrition saine et parfaitement équilibrée, satisfaisant exactement aux besoins de l'organisme, les carences se trouvent rapidement comblées (effet thérapeutique). L'individu peut alors mettre fin au surmenage et à l'usure prématurée de ses organes digestifs et de son cœur, améliorant ainsi son état général et renforçant son immunité organique naturelle (effet préventif).

128 recettes détaillées, des tableaux de composition des aliments et la liste des additifs alimentaires (colorants, conservateurs, etc) avec leurs numéros de code et leurs effets sur l'organisme complètent utilement ce guide pratique que chacun devrait mettre immédiatement en application pour une vie meilleure et plus longue, avec la pleine possession de ses facultés physiques et mentales. Il est tellement plus raisonnable d'éviter la maladie que d'avoir à la combattre !

L'alimentation saine, Henri-Charles Geffroy, Editions Dangles, 1990, 158 pages

Pour en savoir plus

- L'article Il y a déjà près de 65 ans : La naissance de "La Vie Claire" !
- Le végétalisme, de Chantal et Lionel Clergeaud
- Le Rapport Campbell, de Colin et Thomas Campbell
- Initiation au végétarisme, de Vincent Gerbe
- La rubrique Végétarisme et végétalisme pour de nombreux autres livres sur le même thème