21 mars 2011

Mambo chien martyr, de Dany Goizé-Niell

Mambo chien martyr
De l'enfer

au paradis

de Dany Goizé-Niell


Tirée d’un fait réel, la tragédie d’un petit chien abandonné qui ne voulait rien d’autre que des caresses et qui a croisé le chemin de ses deux tortionnaires dans la nuit du 10 août 2009 à Espira de l’Agly, village près de Perpignan.

Après avoir été aspergé d’essence, il a été brûlé vif. Ce petit pinscher, baptisé Mambo, a survécu à ses graves brûlures grâce à sa soif de vivre, aux soins constants qui lui ont été prodigués et aux nombreux dons reçus.

L’émotion engendrée par cet acte a franchi les frontières du pays et une forte mobilisation s’est mise en place. Mambo, tiré d’affaire, coule à présent des jours heureux chez ses nouveaux maîtres.

Mambo chien martyr, Dany Goizé-Niell, Editions Les Presses littéraires, 2010, 240 pages

Voir aussi

- Trafiquants de chiens, d'Henri Barbe
- Hurler avec les chiens, de Brigitte Piquetpellorce
- Le scandale de l'animal-business, de Caroline Lanty



20 mars 2011

Bestiaire, de Paul Léautaud

Bestiaire
de Paul Léautaud

préface de Marie Dormoy


"Les bêtes sont ce que j'aime le plus au monde", a souvent dit Paul Léautaud. Ce Bestiaire est composé des parties du Journal littéraire consacrées aux histoires d'animaux, de 1908 à 1926, données ici dans leur intégralité, et que Paul Léautaud lui-même avait supprimées. Peut-être avait-il quelque honte à se montrer, lui, le célèbre misanthrope, si tendre envers ses bêtes... A Paris, puis à Fontenay-aux-Roses, les demeures de l'auteur furent constamment envahies de chiens et de chats, malades ou abandonnés. Follement attendri, Léautaud reconstitue leur histoire. Mais il y a plus : comment ces étranges passions ont influé sur les rapports de Léautaud avec ses amis, ses maîtresses, et presque sur sa carrière littéraire, c'est ce qu'il nous conte lui-même, en des pages où l'émotion le dispute à la cocasserie.

Bestiaire, Paul Léautaud, Préface : Marie Dormoy, Editions Grasset & Fasquelle, 2005, 261 pages

A propos de l'auteur

Paul Léautaud (1872-1956) vécu à Fontenay dans un petit pavillon avec un grand jardin livré à ses pensionnaires de la gent animale : plus d'une vingtaine de chiens et autant de chats, des singes, une oie. Il continua cependant à travailler à Paris où il fut secrétaire de rédaction au Mercure de France, partait le matin et rentrait le soir nourrir ses animaux avant de ressortir pour assister aux pièces de théâtre dont il était critique. A Fontenay il passa longtemps pour un vieillard un peu fou. Des entretiens à la radio en 1952 le révélèrent au public et soudain aux Fontenaisiens. Léautaud est l'auteur de récits essentiellement autobiographiques, sarcastiques, empreints d'un cynisme frondeur.

Pour en savoir plus

- Cet article où il est un peu question du Bestiaire
- A nos frères les animaux, de Geneviève Coupeau

La revue de presse de Pierre-Robert Leclercq, Le Monde du 14 janvier 2005

... Qu'il s'agisse des femmes, des écrivains, des animaux, du théâtre, du journalisme, il y a deux façons d'entrer dans l'univers de Léautaud, en s'arrêtant à sa misanthropie trop permanente pour ne pas être souvent une posture, ou en considérant son talent d'écrivain quand il décrit un aveugle marchand de lacets et son chien, quand la mort d'un chat ne l'entraîne pas à des divagations quelque peu niaises mais à une réflexion brossée en trois fortes phrases, non sur la disparition des Pipe, Bouchon, Gros Père, Picasso et autres animaux de sa ménagerie - le choix des noms est à lui seul un poème -, mais sur le destin de tout ce qui vit, humains compris.

Comment une vie peut être liée à des animaux qui en conditionnent ce qu'elle a de meilleur et de pire, c'est aussi cette étrange intimité que révèlent ces pages heureusement sauvées.

L'avis de Patrick de Funès

Patrick de Funès avec son style mordant intervient sur le blog de lagriffenoire.com un mardi sur deux. Aujourd'hui, il nous explique pourquoi il a choisit de vous parler de "Bestiaire" de Paul Léautaud aux Éditions Grasset dans la collection Les cahiers rouges.

19 mars 2011

Plaidoyer pour les animaux, de Patrice Raydelet

Plaidoyer pour les animaux
de Patrice Raydelet

préface d'Allain Bougrain Dubourg


Des textes sensibles et pertinents, avec près de 150 photos, pour inciter à davantage de respect envers les animaux.

Cet ouvrage présente une trentaine d'espèces animales décriées, calomniées ou surexploitées par l'être humain. Nous retrouvons dans ce bestiaire le loup, le lynx, l'ours, l'éléphant, la baleine, le renard, les chouettes, les hérons...

De petits textes en rimes, illustrées de photographies, réhabilitent ces animaux qui sont tous des victimes de l'ignorance et de la cupidité de l'homme. La volonté de l'auteur est d'inciter ses contemporains à davantage de respect envers les autres créatures avec lesquelles ils partagent la planète.

Dans sa préface, Allain Bougrain Dubourg résume parfaitement la démarche de l'auteur : "...Avec ce livre, Patrice Raydelet nous offre une réflexion qui conduira, sans aucun doute, à rendre la dignité élémentaire que l'on doit à nos voisins de planète les animaux... ce qui contribuera évidemment à élever celle de l'homme."

Plaidoyer pour les animaux, Patrice Raydelet, Préface : Allain Bougrain Dubourg, Editions Cheyma, 2007, 140 pages, près de 150 photos

A propos de l'auteur

Successivement permanent à la Fédération de Défense de l’Environnement du Jura, soigneur dans un centre de soins pour animaux sauvages, photographe animalier d’une célèbre agence, garde animateur d’une réserve naturelle, conférencier et écrivain, Patrice Raydelet travaille avec dévouement et ténacité à faciliter la cohabitation entre l’homme et le lynx dans les régions montagnardes sensibles. En 2007 il crée le Pôle Grands Prédateurs Jura, ainsi que le premier centre de reproduction et d’éducation de chiens de protection, en collaboration avec un éleveur ovin. Son autorité fait foi en la matière et il fut chargé en octobre dernier d’animer le débat avec le public lors du symposium lynx à Orléans.

Pour en savoir plus

- L'article du site Le Journal Nature
- Des livres d'Allain Bougrain Dubourg
- Théologie animale, d'Andrew Linzey

Au sommaire

Le renard
Le lynx
La baleine
L’ours
Les rapaces
Les petits carnivores
La loutre
Les corbeaux
Le loup
Les chauves-souris
La pie
L’araignée
Le castor
Les chouettes
L’éléphant
Le serpent
Insectes et autres petites bêtes
L’homme
Le phoque
Le hérisson
Le chat sauvage
L’écureuil
Le sanglier
Le genre humain
Le héron
Le cormoran
Les animaux de la ferme
Le bouquetin
Le rhinocéros
Tigres et panthères


Celui qui est considéré comme un spécialiste des grands prédateurs publie un ouvrage à compte d'auteur pour réconcilier l'homme et l'espèce animale. Entretien avec un passionné

Un nouveau livre sur les animaux mal aimés, c'était vraiment nécessaire ?

Oui parce qu'il y a trop de préjugés sur certaines espèces et pas seulement les plus mythiques. Ce livre traite des grands prédateurs comme le lynx, le loup, l'ours, le chat sauvage, mais aussi d'autres comme les baleines, les rhinocéros, les serpents ou même les hérons, toutes ces espèces mal connues qui ont mauvaise presse.
J'ai voulu aussi y associer les animaux de la ferme pour lesquels on n'a aucune considération sous prétexte qu'ils nous nourrissent alors qu'on devrait avoir vis à vis d'eux une attention particulière.

C'est un ouvrage pédagogique ?

L'idée, c'est que chacun respecte les animaux et dans les conférences que je fais, notamment sur le loup, je vois bien que les gens ont peur et qu'en même temps ils sont fascinés. Il se dit n'importe quoi et pas sereinement C'est un peu « je t'aime moi non plus » avec les grands prédateurs, on les aime loin de chez nous, mais quand on sait qu'ils sont là, ils font peur et si on a peur, il n'y a pas de solution.

Justement, où en est-on avec le loup dans le Jura ? Il est là, oui ou non ?

C'est l'exemple typique de cette attitude ambiguë et c'est une aberration. L'État ne débloque aucun fonds tant que sa présence n'est pas avérée. Du coup, on ne peut pas faire de prévention. On sait qu'il est là, mais pour l'instant il n'attaque pas, c'est donc une présence officieuse. C'est une vraie folie avec cet animal, je suis vraiment effaré de voir comme il fait peur, c'est incontrôlable.

Vous écrivez à un moment que vous ne pouvez pas faire aimer certains animaux. N'est-ce pas un aveu d'échec ?

C'est ma phrase fétiche, je dis « je ne peux forcer à aimer, mais je dois inciter à respecter ». Si on respecte, on permet aux espèces de vivre et de trouver leur place.

Votre précédent ouvrage était édité en Suisse, cette fois vous vous lancez dans l'auto-édition. Pourquoi ?

Parce que c'est la galère pour être diffusé et puis, c'est une question de cohérence. Le livre est sorti en juin aux éditions Cheyma, il sera diffusé dans toute la France et en Suisse. C'est en fait un label, l'édition va de pair avec les conférences et l'association « pôle grands prédateurs » que j'ai créée cet été.

Pourquoi cette association ?

Pour accompagner le retour des grands prédateurs dans le Jura, nous faisons partie de la commission de suivi du loup en préfecture et nous travaillons dans trois directions : la mise en place de moyens de protection de ces prédateurs, des études sur eux et, surtout, la mise en place de chiens de protection pour les moutons.
Depuis le mois de juillet, j'ai donné vingt-trois conférences en Franche-Comté. Cette association, c'est le prolongement de mon engagement, tout le monde applaudit aux projets présentés, mais il n'y a toujours pas d'argent public pour les financer.

Un plaidoyer à 35 euros
« Plaidoyer pour les animaux » est en vente dans toutes les librairies jurassiennes, et même au-delà, au prix de 35 euros.
L'ouvrage de 140 pages est illustré de centaines de photographies en couleurs et son originalité réside surtout dans le fait que les textes sont des poésies qui font une place très large à la réflexion écologique, notamment sur la place des animaux et le rôle de l'homme.

17 mars 2011

Documentaire : Ces animaux malades de l'homme


Ces animaux malades de l'homme
Voyage au coeur de la production industrielle d'animaux

Un volet de l'émission suisse Temps Présent

Ce reportage est consacré à la condition animale dans l'élevage industriel en Suisse. Les sujets abordés sont : les dangers de la surconsommation de viande, les analyses faites sur les animaux pour tester les aliments, les conditions d'hygiène dans un élevage de porcs en Suisse romande, le fonctionnement des abattoirs à Genève et les différentes industries alimentaires pour les animaux. Des agronomes s'expriment sur le problème des résidus dans les aliments et les veaux aux hormones. L'exemple de l'élevage des "veaux blancs" est abordé de même que la médicalisation des élevages avec l'exemple d'un élevage de poules. Un paysan témoigne sur la situation actuelle.

Une émission diffusée en 1982
et pourtant si cruellement encore d'actualité.
Des images et des propos édifiants, percutants.
A voir absolument.
Et à diffuser largement.

Disponible sur le site TSR
ou bien ci-dessous :

14 mars 2011

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer

Faut-il manger les animaux ?
de Jonathan Safran Foer


Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ?

Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.

Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, Jonathan Safran Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal.

Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Faut-il manger les animaux ? Jonathan Safran Foer, Traduction : Gilles Berton et Raymond Clarinard, Editions de l'Olivier, 2011, 362 pages

A propos de l'auteur

Né en 1977 à Washington, Jonathan Safran Foer fait des études de lettres à Princeton. En 1999, il part pour l'Ukraine afin d'y retracer la vie de son grand-père. De ce voyage naît son premier roman, "Tout est illuminé", qui devient un événement littéraire international. Il publie en 2005 son deuxième roman : "Extrêmement fort et incroyablement près".

Pour en savoir plus

- L'article du site Vegmundo (avec le résumé détaillé de l'ouvrage)
- L'article du site CDurable
- L'article du site Le Point
- L'article du site La terre d'abord !
- La boutique L214
- Les rubriques Végétarisme et Industries

Au sommaire

- Histoires
- Tout ou rien, ou quelque chose d'autre
- Mots / Significations
- Cacher / Chercher
- Influence / Mutisme
- Tranches de paradis / Tas de merde
- Je sais
- Histoire
- Remerciements
- Notes de l'auteur
- Sources

L'avis d'une lectrice
Source

Révolution intérieure /devenir acteur de sa consommation

Ceci est moins un commentaire sur le livre que ce qu'il a suscité chez moi. C'est un simple article dans télérama sur la thèse de ce livre qui m'a interpellé très profondément: le steack dans mon assiette valait-il la souffrance d'une bête? Pratiquement du jour au lendemain, j'ai arreté de manger de la viande... Je crois que j'attendais juste un déclic pour cela.(Et il me semble aussi que la naissance de mon fils n'y est pas pour rien). Et pourtant, je n'avais pas d'accointance particulière avec les animaux, ni ne fréquentait un milieu se posant cette question! Le livre de Jonathan Safran Foer m'a permis d'affiner ce que je connaissais de l'élevage industriel et j'ai apprécié qu'il ne soit pas un intégriste de la question.
Du coup, changement d'habitude alimentaire! Puisque par notre manière de consommer, nous pouvons vraiment changer les choses!

Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne, d'Helmut Kaplan

Fondements éthiques
pour une alimentation végétarienne

d'Helmut Kaplan

préface d'André Méry

traduction de Cyril Taffin de Tilques


L'œuvre de Peter Singer, La Libération animale (1975), a fait date, et elle marque l'avènement d'un mouvement international en faveur des droits de l'animal. Par rapport à la protection animale traditionnelle, ce mouvement a ceci de novateur qu'il repose sur des fondements rationnels et qu'il appelle à adopter une alimentation végétarienne. Dans Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne, l'auteur traite la question des droits de l'animal et celle du végétarisme sous différents angles comme le principe d'égalité, l'empathie et la dignité humaine, et il répond aux principales objections faites aux (néo-) végétariens.

Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne, Helmut Kaplan, Préface : André Méry, Traduction : Cyril Taffin de Tilques, Editions L'Harmattan, 2008, 186 pages

A propos de l'auteur

Helmut F. Kaplan est né à Salzbourg en 1952 ; il est philosophe et écrivain. Végétarien depuis l'âge de 11 ans, il compte aujourd'hui parmi les pionniers du mouvement pour les droits de l'animal. Il a publié de nombreux livres, entre autres Droits de l'animal, philosophie d'un mouvement de libération.

Pour en savoir plus

- Cette page où vous pourrez feuilleter le livre
- L'article du blog Alter Société
- Cette analyse du livre
- Les végétariens, raisons et sentiments, d'André Méry
- La boutique L214

L'avis de la Fondation Brigitte Bardot
Source

Après avoir défini très précisément le principe d'égalité, l'auteur démontre comment racisme, sexisme et spécisme sont de la même veine. Il montre ensuite tout ce que les humains et les autres animaux ont en commun, analyse les zones de friction et d'entente entre protecteurs des animaux, et s'interroge sur le sens à donner au concept de "dignité humaine". Pour les défenseurs des animaux, cette oeuvre est une mine d'informations, d'arguments percutants, ce qui s'avère toujours bien utile lorsque nous faisons face à des réactions hostiles, hautaines ou bien tout simplement sceptiques.

Au sommaire

- Sommaire
- Préface
- Avant-propos
- Introduction à la version française
. Tout retour en arrière est impossible
1 - Aspects philosophiques de la relation humain / animal
Philosophie végétarienne
- Le tournant historique
- Principe d'égalité
- Racisme et sexisme
- Spécisme
- Végétarisme
Est-il légitime de faire tout ce qu'on a le pouvoir de faire ?
Les animaux ont-ils une âme ?
- Douleur physique
- Souffrance psychique
- Intelligence animale
- Vie sociale
- Comportement éthique analogue
- Trois objections
Les défenseurs des animaux ont-ils un discours trop passionné ?
Empathie et morale : Solidarité avec les êtres sensibles à la douleur
- L'empathie : Fondement de notre existence
- L'empathie : Fondement de nos devoirs moraux
- L'empathie : Phénomène qui transcende les espèces
- Le nécessaire élargissement de la sphère morale : Dépassement du spécisme
- Extension suffisante de la sphère morale : Solidarité avec les êtres sensibles à la douleur
Protection de l'environnement et protection des animaux - concorde ou discorde ?
La consommation de viande est-elle une nécessité ou bien une folie criminelle ?
- De l'absurdité de la mise à mort des animaux
Les conséquences de la consommation de viande pour les animaux
Les conséquences de la consommation de viande pour les êtres humains
Faim
Destruction de l'environnement
La maladie
Bilan
- La fiction d'une mise à mort "humaine" et sans souffrance
Aspects techniques
Aspects psychologiques
La motivation du personnel
Bilan intermédiaire
- Le lien entre racisme, sexisme et spécisme
Explication théorique
Exemple pratique
Dignité humaine et droits de l'animal
- Altruisme et progressisme de la dignité humaine et des droits de l'homme
- La dignité humaine et les droits de l'homme ne sont-ils qu'altruistes ?
- Caractère complaisant de la dignité humaine et des droits de l'homme
- Nécessité de fonder la dignité humaine
- Les droits de l'homme sont inséparables des droits de l'animal
- Pas de dignité humaine sans le respect des droits de l'animal
Les fondements du mouvement pour les droits de l'animal
Réalisme ou bien radicalité ?
- Réflexions stratégiques pour la libération des animaux
- Première question préliminaire : Dans le cadre du combat pour les animaux, quels objectifs existe-t-il ?
Mouvement pour les droits de l'animal
Mouvement pour la protection des animaux
- Seconde question préliminaire : Dans le cadre du combat pour les animaux, quel est l'objectif que nous poursuivons ?
- Question centrale : Atteindrons-nous nos objectifs plus vite au moyen de méthodes modérées ou bien radicales ?
- Reformulation de la question centrale : Dans le cadre de la lutte pour les animaux, le réformisme est-il efficace, inopérant ou bien même néfaste ?
- Dernière reformulation de la question centrale : Dans quelles circonstances le réformisme est-il approprié pour en finir avec l'exploitation des animaux ?
Est-il exagéré et incohérent de s'opposer à l'expérimentation animale ?
Bassesse et violence humaine
La fourrure : Une industrie inattaquable !
Nourriture, violence et guerre
Nés pour mourir
Est-il bon pour la santé d'avoir un comportement éthique ?
Autres pays, autres moeurs ?
Les limites de la lucidité
L'impératif moral
Sophisme ou bien inhibition intellectuelle ?
- La position de Meyer-Abich
- Conclusions de Meyer-Abich
- Critique des conclusions de Meyer-Abich
- Quelques pistes pour interpréter les conclusions de Meyer-Abich
A quoi bon protéger les animaux si la fin du monde est imminente ?
Bonheur et éthique
2 - Objections au végétarisme et mises au point
"Les humains d'abord !"
"Du point de vue biologique, l'homme n'est pas végétarien"
"L'homme a besoin de viande"
"Comment savons-nous que les animaux souffrent ?"
"Comment savons-nous que les plantes ne souffrent pas ?"
"On pourrait élever et tuer les animaux sans les faire souffrir"
"Les animaux se mangent bien entre eux"
"Tout seul, je ne peux pas changer le cours des choses"
Bibliographie

13 mars 2011

Le monde sauvage, de Terry Hope

Le monde sauvage
Les plus grands photographes
du monde et l'histoire
de leurs meilleures images

de Terry Hope


Ce livre permet de découvrir les techniques de plusieurs photographes professionnels au travers de photos richement commentées et d'interviews de leurs auteurs.

Cet ouvrage regroupe quelques-unes des plus belles et étonnantes images, jamais montrées, des quarante plus grands photographes animaliers. Les entretiens approfondis menés par l'auteur avec chacun des photographes dévoilent leur philosophie et leurs méthodes de travail relatives aux photos exposées dans cet ouvrage. On y trouve d'extraordinaires images d'oiseaux, de mammifères, de poissons, de reptiles et d'insectes du monde entier. On y découvre aussi leur habitat : les forêts tropicales verdoyantes, les déserts équatoriaux, les plaines d'Afrique, les régions polaires, les montagnes les plus hautes comme les abysses.

Le monde sauvage : Les plus grands photographes du monde et l'histoire de leurs meilleures images, Terry Hope, Editions La Compagnie du Livre, 2003, 176 pages

A propos de l'auteur

Terry Hope est un journaliste qui a remporté plusieurs prix. Il a étudié la photographie au Harrow College de Londres au milieu des années 1970. En 1981, il s'est spécialisé dans la photo de presse, écrivant des articles pour le magazine Weekly. Depuis 1988, il collabore régulièrement à des journaux anglais comme The Times, The Sunday Telegraph et The Guardian où il aborde divers sujets, et parallèlement il écrit toujours des articles dans les périodiques anglais consacrés à la photographie. Il a déjà rédigé sept ouvrages, dont la fameuse série Photo Créative en Noir et Blanc publiée par la Compagnie du Livre.

Pour en savoir plus

- Photographes de nature, de Gilles Mermet
- Carnets de photographes : Des bêtes et des hommes
- Vie sauvage (nombreux volumes)
- Cache-cache, d'Art Wolfe et Barbara Sleeper

12 mars 2011

Photographes de nature, Collectif

Photographes de nature
de Gilles Mermet,

Laurent Baheux,

Théo Allofs

et Cyril Ruoso

Agence Biosphoto


Animaux, hommes, plantes et paysages : des images éclatantes de beauté et de vie nous révèlent des aspects surprenants de la planète. Un travail de photographes amoureux de la nature et soucieux de la préserver. Pour tous les âges.

L'agence photographique Biosphoto, créée en 1987, est spécialiste des images de Nature et d'Environnement. Elle représente plus de 400 photographes professionnels et amateurs qui témoignent, par leur travail, de la richesse du monde dans lequel nous vivons et de la nécessité de le protéger. Ce livre montre une infime parcelle de leur talent.

Photographes de nature, Collectif de photographes de l’Agence Biosphoto, Gilles Mermet, Laurent Baheux, Théo Allofs, Cyril Ruoso, Editions Actes Sud, 2008, 225 pages

Pour en savoir plus

- Photographes de nature, édition 2009
- Les livres de Cyril Ruoso
- Carnets de photographes : Des bêtes et des hommes
- Vie sauvage (nombreux volumes)
- Cache-cache, d'Art Wolfe et Barbara Sleeper

Photographes de nature, Collectif

Photographes de nature
Agence Biosphoto


Animaux, hommes, plantes et paysages : des images éclatantes de beauté et de vie nous révèlent des aspects surprenants de la planète. Un travail de photographes amoureux de la nature et soucieux de la préserver. Pour tous les âges.

Photographies de l'agence Biosphoto, spécialisée dans la photographie des milieux naturels, des sujets environnementaux et des espèces animales et végétales. Les images sont présentées par deux et se répondent par leur thème, leurs couleurs ou leur composition.

L'agence photographique Biosphoto, créée en 1987, est spécialiste des images de Nature et d'Environnement. Elle représente plus de 400 photographes professionnels et amateurs qui témoignent, par leur travail, de la richesse du monde dans lequel nous vivons et de la nécessité de le protéger. Ce livre montre une infime parcelle de leur talent.

Photographes de nature, Collectif de photographes de l’Agence Biosphoto, Editions Actes Sud, 2009, 400 pages

Pour en savoir plus

- Photographes de nature, édition 2008
- Carnets de photographes : Des bêtes et des hommes
- Vie sauvage (nombreux volumes)
- Cache-cache, d'Art Wolfe et Barbara Sleeper

11 mars 2011

Les clefs de la communication animale, d'Anne Teyssèdre et Cécile Aquisti

Les clefs de la communication animale
d'Anne Teyssèdre
illustrations de Cécile Aquisti
préface de Robert Barbault

Pourquoi les chats ronronnent-ils ? Que se disent les fourmis lorsqu'elles gesticulent, comme en une intense conversation ?

Pour informer leurs congénères, tromper une proie, attirer un partenaire, les animaux ont des raisons multiples de communiquer. Cet ouvrage nous explique pourquoi, comment, dans quels contextes les signaux sont émis, quels rôles ils jouent dans la dynamique de l'équilibre entre les espèces, dans les écosystèmes. Il est ponctué d'exemples fascinants comme celui de la danse des abeilles ou de l'oiseau à berceau qui construit et décore un édifice complexe pour se signaler à ses partenaires potentielles.

Les clefs de la communication animale dévoile les mystères des comportements les plus étonnants. Les exemples spectaculaires sont illustrés par des dessins qui présentent avec exactitude les scènes les plus difficiles à saisir dans la nature. Des cas concrets, des plus célèbres aux plus mystérieux, explorés et expliqués en détails. Plus de 70 dessins originaux, une présentation et un texte attrayants et accessibles, y compris aux plus jeunes.

Les clefs de la communication animale, Auteur : Anne Teyssèdre, Illustrations : Cécile Aquisti, Préface : Robert Barbault, Editions Delachaux et Niestlé, 2006, 191 pages, 70 dessins originaux

A propos de l'auteur

Docteur en biologie de l'évolution, écologue, Anne Teyssèdre se consacre depuis une quinzaine d'années à la diffusion scientifique, notamment dans le cadre de ses activités de correspondante du Muséum national d'histoire naturelle. Elle collabore également au Mécanisme européen d'échange sur la biodiversité tenu par l'Agence européenne de l'environnement.

Au sommaire

Introduction - La communication animale sur la scène de l'évolution
- Le langage animal et l'éthologie
- Le comportement et l'instinct
- L'adaptation du comportement
- Evolution et adaptation du comportement social
- Les excès du "tout-adaptatif"
- L'adaptation des signaux
Chapitre 1 - Qu'est·ce que la communication animale ?
- Une définition fonctionnelle
- Tous les êtres vivants communiquent
- Evolution et codage des signaux
- La communication est parfois trompeuse
Chapitre 2 - Les canaux de communication : mode d'emploi
- Les signaux chimiques
- Les signaux optiques
- Les signaux sonores
- Les signaux tactiles
- Les signaux électriques
Chapitre 3 - La défense d'une ressource limitée
- La réglementation des conflits
- La vie en groupe et la reconnaissance des intrus
- La défense d'un abri
- La défense du domaine vital
- La défense d'un territoire de reproduction
- Le marquage de l'hôte
- La priorité d'accès à la nourriture
- La défense d'accès aux partenaires sexuels
Chapitre 4 - La communication sexuelle
- Appels sexuels
- Et signaux de reconnaissance à proximité
- Caractères de séduction et critères de choix
- Le sex-appeal des exhibitionnistes
Chapitre 5 - La communication familiale
- L'identification des jeunes
- La reconnaissance individuelle de la progéniture
- Empreinte et attachement familial
- La protection des jeunes
- Le nourrissage des petits
- L'éducation des jeunes
Chapitre 6 - L'assistance sociale
- L'union contre les intempéries
- L'union contre l'hôte
- L'union contre le célibat
- La protection collective contre les prédateurs
- La défense collective
Chapitre 7 - L'alimentation collective
- La prospection en groupe
- Prospection et collecte coopératives
- La chasse collective
Chapitre 8 - De la crèche à l'école
- Les aides parentaux
- L'instruction des jeunes
- Le jeu social
Chapitre 9 - La médiation des alliances et des conflits sociaux
- La solidarité des insectes sociaux
- Querelles et conflits au sein des colonies d'insectes
- Solidarité et conflits chez les vertébrés supérieurs
- Inhibitions sexuelles chez les mammifères sociaux
- La communication amicale
- La réconciliation des adversaires
Chapitre 10 - La collaboration entre espèces amies
- Appels au secours
- Les appels appétissants des plantes et des champignons
- Signaux de reconnaissance
- Et rituels de présentation
- Alerte commune contre les prédateurs
- Intimité entre espèces proches
- Et amitiés entre espèces éloignées
Chapitre 11 - La dissuasion entre espèces ennemies
- Signaux de mise en garde
- Bluffs de proies
- Cris de harcèlement
- Menaces entre compétiteurs
Chapitre 12 - Le mimétisme offensif
- Pièges et appels de prédateurs
- Manipulations de parasites
- Les mensonges des veuves et des coucous
- Subterfuges de parasites sociaux
- Déguisements d'esclaves
Conclusion
- L'évolution au travail
- Les animaux, experts en communication
- Les hommes, le langage et la poule aux oeufs d'or
Annexes
Index

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Delachaux et Niestlé
- Constructions animales, de Bruno Corbara et Cécile Aquisti
- Pour la science : La communication animale
- La communication chez les animaux, de Jan Zdarek
- Les pouvoirs secrets des animaux, de Karl Shuker
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Constructions animales, de Bruno Corbara et Cécile Aquisti
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt
- Le langage secret des animaux, de Vitus B. Dröscher
- Les bêtes aussi ont leurs langages, de Fernand Méry
- Les sociétés animales, de Jacques Goldberg

Les animaux ont le sens du contact
un article de Denis Sergent

Visuels, acoustiques, tactiles, chimiques : seuls ou associés, ces signaux permettent aux animaux de se transmettre des informations

Un cri strident rompt soudain le silence de la forêt. Ou plutôt le brouhaha habituel. Car, même si on les distingue difficilement du fait de la luxuriance de cette forêt tropicale humide de Côte d'Ivoire, il y a une quantité d'animaux qui vivent ici et qui correspondent entre eux. Du moins entre individus du même clan ou de la même espèce. C'est un singe Diana, une espèce arboricole de la forêt, qui vient de pousser ce cri. Une vocalisation très particulière, un cri d'alerte en réalité.

Aussitôt, dans les arbres et lianes voisins, tous les singes se précipitent au sol : c'est ainsi qu'ils se protègent de l'attaque d'un de leurs prédateurs, l'aigle couronné. Une fois l'alerte passée et l'attaquant éloigné, les singes remontent dans leurs arbres. Mais le plus étonnant, c'est qu'au moment de l'alerte, d'autres animaux se sont également échappés, en criant eux aussi. C'étaient des calaos, ces oiseaux très colorés à long bec, qui vivent dans les mêmes arbres que les primates.

Que s'est-il passé ? Les oiseaux, a priori "sourds" aux cris des singes, ont en réalité très bien compris qu'il s'agissait de l'arrivée d'un aigle, un animal qui, pour eux aussi, est un prédateur. Conclusion : les calaos, voisins habituels des singes Diana, "savent" interpréter les cris de détresse de ceux-ci et profitent ainsi de leur vigilance pour survivre.

Jusqu'à maintenant, les biologistes étaient persuadés qu'un signal sonore ne peut être interprété que par un congénère du même groupe social ou en tout cas de la même espèce. Or cette observation sur le terrain montre, pour la première fois, qu'il n'en est rien.

Cette découverte toute récente est le fruit du travail de trois biologistes de l'université écossaise de Saint Andrews. L'histoire est encore plus belle quand on apprend que les calaos, qui ne sont pas menacés par les léopards, contrairement aux singes, restent totalement impassibles quand ces derniers poussent le cri d'alerte spécifique aux léopards.

Seconde conclusion : les calaos savent distinguer les différents cris d'alarme des singes et, en cas de survenue d'un léopard, ne crient surtout pas, de façon à éviter de signaler leur présence à d'autres prédateurs.

Cocktail chimique

Bien entendu, en plus de l'observation sur le terrain, les chercheurs, des éco-éthologistes et bio-acousticiens spécialistes de communication animale, ont vérifié à l'aide d'enregistrements sonores que les calaos étaient capables de distinguer entre les cris et adoptaient un comportement différent. Les deux espèces reconnaissent et différencient leurs cris respectifs, car elles cohabitent depuis longtemps, expliquent les chercheurs, qui espèrent maintenant pouvoir mettre en évidence les mêmes facultés chez d'autres espèces.

Cette communication sonore entre individus, et surtout entre espèces, est-elle pour autant un "langage" ? La question est toujours en suspens, mais pour la plupart des biologistes, ce n'en est pas un, même si ces animaux présentent des capacités cognitives, des facultés d'apprentissage notamment, assez exceptionnelles.

Il n'en reste pas moins qu'on a affaire là à un mode de communication sophistiqué. "Les moyens de communication mis en oeuvre dans le monde animal sont très nombreux. Certains nous sont très familiers puisque nous les utilisons aussi. C'est le cas de la communication visuelle ou sonore", explique Bruno Corbara, professeur de biologie à l'université de Clermont-Ferrand.

D'autres sont plus subtils. A commencer par la communication chimique aux moyens de molécules odorantes dont les phéromones qui, des bactéries aux mammifères - homme compris - en passant par les insectes sociaux (fourmis, abeilles), assure une fonction de reconnaissance maternelle, de régulation sexuelle ou de hiérarchisation sociale. Produites par des glandes spécialisées puis déposées ou émises dans l'air, ces phéromones peuvent avoir une signification particulière comme un signal d'alerte ou une action physiologique (blocage de l'activité génitale du receveur, par exemple). Plus subtiles encore, ces phéromones étant en fait le plus souvent un cocktail chimique, elles peuvent revêtir une signification qui varie en fonction du dosage de ses ingrédients.

Coordonner la vie sociale

La coloration des papillons, des mollusques et poissons tropicaux ou des oiseaux jouent également un rôle fondamental dans l'attraction sexuelle ou la défense contre le prédateur. De même, les sons émis par les insectes, les passereaux ou les baleines assurent-ils la défense du territoire ou le maintien de la cohésion du groupe.

Bien entendu, ces signaux peuvent s'associer dans des comportements extraordinaires, tels que les parades nuptiales de l'oiseau-jardinier de Nouvelle-Guinée qui construit une cabane avec des éléments bleus récupérés dans la nature pour séduire sa belle, ou le comportement d'intimidation du dauphin associant hochement de tête, claquement de mâchoires et émissions d'intenses rafales de clics.

Fascinante en soi, cette combinaison de signaux et de comportements est alors souvent plus complexe à analyser pour l'éthologiste qui doit à la fois observer en milieu naturel en intervenant le moins possible, modéliser sur ordinateur, voire expérimenter avec des animaux semblables en laboratoire, en contrôlant les facteurs ambiants et physiologiques.

Parmi cette palette de signaux, les avantages et les inconvénients des uns et des autres en termes d'efficacité sont assez bien répartis. Ainsi, par exemple, les signaux chimiques du type phéromones, sortes de "mémoires" très utilisées par les insectes (fourmis, abeilles) et les rongeurs (souris, rat), ont-ils l'immense avantage, du fait de leur rémanence, de pouvoir être envoyés et déposés dans un territoire donné à l'intention d'un congénère même pendant son absence : ce sont les SMS de la communication animale en quelque sorte.

De même, les signaux optiques sollicitant la vision sont-ils temporaires, mais très souples. Quant aux signaux acoustiques, éphémères et économes en énergie, ils peuvent être perçus à très longue distance (baleine) et dans l'obscurité (chouette). Outre les signaux tactiles utilisés par beaucoup d'espèces, existent enfin des signaux électriques dont font usage les poissons vivant dans les eaux boueuses.

Sans vouloir faire preuve de trop de déterminisme, "le but de la communication est évidemment de coordonner la vie sociale, explique Pierre Jouventin, éco-éthologiste au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (du CNRS) à Montpellier. Il n'est donc pas étonnant que l'on trouve les systèmes de communication les plus riches dans les sociétés animales les plus complexes et pas nécessairement, comme on le pense souvent, chez les animaux possédant le cerveau le plus développé : ainsi, une abeille possède-t-elle un système de signaux plus sophistiqué que certains mammifères dits solitaires", poursuit le spécialiste des oiseaux.

Denis SERGENT

A lire : La communication animale, Pour la science, hors-série, janvier 2002

Le B.A. BA de la communication

Selon la théorie de l'information, toute communication fait intervenir un émetteur et un récepteur. Son message est inclus dans le signal (molécule chimique, chant, cri, clic, vibration) qui est codé par l'émetteur, transmis par un milieu physique (air, eau, sol) en présence d'autres signaux, puis décodé par le récepteur. Outre des organes émetteurs et récepteurs, cette opération sous-entend l'adoption de règles communes.

"Il s'agit donc d'un système supposant une réciprocité, l'émetteur attendant un bénéfice de la réponse du récepteur", explique Pierre Jouventin, éco-éthologiste au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS) de Montpellier. Bien souvent, l'émetteur se place dans les conditions optimales, de façon que le récepteur le reçoive au mieux. C'est le cas de l'oiseau qui choisit sa branche ou de la baleine qui nage dans la couche d'eau susceptible de transmettre ses clics à des milliers de kilomètres. Enfin, l'environnement et la nature du récepteur (sexe, état hormonal) sont déterminants car ils conditionnent le sens du message.