12 septembre 2012

Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher

Les sens mystérieux des animaux
de Vitus B. Dröscher

Vitus B. Dröscher, journaliste allemand spécialisé dans la recherche scientifique, n'a pas passé moins de huit ans à rassembler les matériaux de ce livre. Aussi bien, cette "exploration de l'âme des animaux" apparaît-elle comme l'ouvrage le plus complet, le plus clair et le plus intelligent que l'on ait écrit sur les facultés du monde animal, ce monde qui ne cesse de fasciner l'homme.

Parmi les sujets abordés :

Voir avec les oreilles, le super-sonar des dauphins, une couveuse artificielle inventée par des oiseaux, une centrale électrique vivante chez le gymnote, des abeilles sans postérieur, le secret des architectes termites, un paradis pour les enfants chez les chiens de prairie, comment les cynocéphales se lient d'amitié, les rats ne se multiplient pas comme des rats, la dictature du langage des odeurs, les capacités mathématiques des abeilles...

Les sens mystérieux des animaux, Vitus B. Dröscher, Editions Robert Laffont, 1978, 210 pages

Le sommaire

1. L'instinct profond
2. Inventions de la nature
3. Armes miracles et ruses de guerre
4. Tournois en bonne règle
5. Guerre et paix au royaume des termites
6. Dans les villes de chiens de prairie
7. Hôte des cynocéphales
8. Ordre hiérarchique chez les animaux
9. Dégénérescence de la vie communautaire
10. Le langage des oies, des sauterelles et d'autres animaux
11. Débats parlementaires chez les abeilles
12. L'agenda de la nature
13. La boussole des animaux migrateurs
14. La force primordiale des instincts
15. Comment sont liés le corps et l'âme

Le sommaire détaillé

1. L'instinct profond
- Des oreilles ennemies vous écoutent !
- La guerre nocturne des ultra-sons
- Voir avec les oreilles
- Vol sans visibilité
- Les physiciens ne trouvent pas la solution
- Le super-sonar des dauphins
- Etranges coups de sifflet dans l'océan
- Palabre sous l'eau
- Le "troisième oeil" du serpent à sonnettes
- Enigmes encore à résoudre
2. Inventions de la nature
- Une couveuse artificielle inventée par des oiseaux
- Une vie sous le joug du travail
- Calorifères pour la couveuse
- Une centrale électrique vivante chez le gymnote
- Les mouches ont un compteur de vitesse
- Le gouvernail du bousier
- Des abeilles sans postérieur
3. Armes miracles et ruses de guerre
- Le viseur du ver luisant
- La guerre des gaz chez les insectes
- Duel aux flèches d'amour
- Mouches tirées au juger
- Une usine de nylon dans la forêt vierge
- Ruses de guerre des araignées et des guêpes
- Trappes et trébuchets
- Dans les estomacs des plantes carnivores
- La ruse mortelle du réduve
4. Tournois en bonne règle
- Combats de serpents venimeux
- Les duels des cerfs et des antilopes
- La "cravate américaine" du lézard
- Guerre des nerfs chez les musaraignes carrelets
- Le signe de la capitulation
- Pigeons meurtriers
5. Guerre et paix au royaume des termites
- Attaque contre la forteresse des termites
- Massacre pendant le vol nuptial
- Le secret des architectes termites
- Un système de climatisation perfectionné
- Hormones de jeunesse et écoles de combat
6. Dans les villes de chiens de prairie
- Un paysage lunaire sur la terre
- Un paradis fabuleux pour les enfants
- Alerte aérienne
- Chez les voisins ennemis
- Conquérants et pionniers
7. Hôte des cynocéphales
- Marches militaires
- Les léopards attaquent
- Comment les cynocéphales se lient d'amitié
- Mutinerie et révolution
- La vie amoureuse des cynocéphales
- Jardins d'enfants rigoureusement surveillés
- Des guerres entre Etats ?
- Babouins gardiens de chèvres
- Actions d'éclat sans récompense
8. Ordre hiérarchique chez les animaux
- Pas de paix sans lutte
- Les jeux olympiques des poussins
- Révolte des "blousons noirs"
- Les coqs luttent en "rounds"
- Complexes d'infériorité
- "Exercices dans la cour du quartier" chez les poissons
- L'infériorité physique rend bête
- Quand les mâles deviennent femelles
9. Dégénérescence de la vie communautaire
- Les rats ne se multiplient pas comme des rats
- Les premiers signes de dégénérescence
- Désagrégation du mariage
10. Le langage des oies, des sauterelles et d'autres animaux
- Qu'est-ce que les oies ont à se raconter ?
- Corneilles provinciales et cosmopolites polyglottes
- Une histoire d'amour chez les choucas
- Les ragots tournent en rond
- Conséquences étranges des mésalliances entre canards
- Un couple de grillons se téléphone
- Le tournoi des chevaliers du pré
- Duo d'amour avec une sauterelle mâle
- La dictature du langage des odeurs
- L'idée géniale du professeur Butenandt
11. Débats parlementaires chez les abeilles
- Le déchiffrage du langage des abeilles
- L'ABC des abeilles
- Les capacités mathématiques des abeilles
- La consommation d'énergie en tant que télémètre
- On demande des interprètes
- L'expulsion de la reine
- Une horloge régulatrice dans la ruche
- Les éclaireuses deviennent pilotes
- Comment les abeilles apprennent à parler
12. L'agenda de la nature
- Le chronomètre incorporé des animaux
- La notion de temps dans la vie amoureuse du crabe appelant
- Le tableau de service des abeilles mellifères
- Jusqu'à la 300e et 400e génération
- Les quarante chronomètres intérieurs de l'homme
- Le réglage des chronomètres
- Comment arrêter les chronomètres incorporés
- Où se trouve le chronomètre incorporé
- L'agenda annuel des animaux et des plantes
13. La boussole des animaux migrateurs
- Les étoiles-guides
- Les fauvettes astronomes
- Repères célestes près de Chypre
- Dérive vers l'est du Turkestan
- Eclairs de chaleur et étoiles filantes
- Pourquoi les papillons de nuit sont attirés par la lumière
- Les pistes des saumons
- Animaux qui apprennent par coeur
- Les poissons naviguent en haute mer
- Quelle est l'origine de la boussole solaire ?
- Comment les pigeons voyageurs trouvent-ils le chemin du bercail ?
- Les sens mystérieux
- Magnétisme terrestre ou rayons électriques
14. La force primordiale des instincts
- Une touffe de plumes comme ennemi
- Les leurres déclenchent des actes instinctifs
- Les dindes fuient devant une mouche
- L'amour maternel - non prévu au plan
- Le faux vaut le vrai
- La science des vices humains
- Scène de ménage chez les cichlasmes
- En contradiction avec les sentiments
- Instincts hérités des temps les plus reculés
- L'homme et le chimpanzé cherchent à impressionner
15. Comment sont liés le corps et l'âme
- Téléguidage d'animaux vivants
- Postes de commandement dans le système nerveux
- Un être vivant sert de robot
- Hallucination sur commande
- Sentiments complexes
- La création de nouveaux modes de comportement
- Exploration des atomes de l'âme
- Sensations de plaisir par stimulation artificielle
- L'image matérielle de la création
- Robots en quête de nourriture
- La "rédaction des nouvelles" dans la cellule nerveuse
- Mathématique des mouvements de l'âme

Voir aussi, du même auteur

- Le merveilleux dans le règne animal
- Les animaux savent vivre et survivre
- Le langage secret des animaux
- C'est arrivé au zoo

Quelques extraits choisis
(tirés de l'édition 1974)

Chapitre 2 : Inventions de la nature

(p55-p57) ../.. Le règne animal possède des "secrets" dont l'homme est particulièrement jaloux. Par exemple, cette faculté qu'ont maints reptiles et amphibiens, comme les lézards et les salamandres, de remplacer complètement des parties du corps qu'ils ont perdues, de les régénérer. Il ne s'agit pas seulement de la queue dont ils peuvent se séparer si un de leurs poursuivants l'a saisie : la vulgaire salamandre des étangs peut faire repousser ses pattes en vraie grandeur et perfection si un poisson carnivore les a mordues, et cela aussi souvent qu'il le faut. ../.. Bien plus, ce batracien est capable de remplacer les yeux, cornée et pupille comprises, qu'un oiseau lui a becquetés. ../..

../.. Le professeur V. Frisch, de l'Institut zoologique de l'Université de Munich, grand maître des recherches sur les abeilles, a observé un cas particulièrement extrême. Revenant à sa table d'expérience dans son jardin après une assez longue absence, il fut témoin de l'attaque d'une abeille, en train de lécher un pot de miel, par une lycose. Celle-ci lui arracha toute la partie postérieure ; mais, contre toute attente, la moitié antérieure de la victime resta aussi vivante qu'avant et continua de sucer le miel, bien que celui-ci tombât aussitôt par gouttes de la taille coupée. ../..

Chapitre 5 : Guerre et paix au royaume des termites

(Le secret des architectes termites - p96) ../.. Ce qui nous semble encore incompréhensible, c'est que ces petits êtres puissent concevoir un vaste plan de construction pour ériger leur immense bâtiment, alors qu'ils sont privés de la lumière du jour et n'ont aucun repère préalable. L'expérience suivante rend peut-être cette énigme plus troublante encore.

Avant même que les soldats, avec leur disposition en cercle, aient pu jalonner en quelque sorte et préparer le plan, les futures tranches de construction furent divisées en deux moitiés par un mur épais en tôle d'acier. Ainsi les termites placés d'un côté ne pouvaient entrer en contact avec leurs camarades de l'autre côté, ni par le son, ni par la vue, ni par l'odorat, ni par le toucher. Selon les normes humaines, ils étaient donc condamnés à se tromper dans leur travail. On pouvait au moins penser que la construction ne serait plus exactement symétrique, ou que les arcs de la coupole ne seraient pas contigus. Mais, à la grande surprise de tous, les termites se comportèrent comme si la tôle d'acier n'existait pas et l'englobèrent dans leur maçonnerie.

Le phénomène n'en apparaissait que plus énigmatique, et même aujourd'hui la science n'a pas la moindre base pour donner une explication plausible. ../..

Chapitre 6 : Dans les villes de chiens de prairie

(Un paradis fabuleux pour les enfants - p109-p110) ../.. Quand les jeunes chiens de prairie ont faim, ils ne recherchent pas longtemps leur mère. Ils se blottissent aussitôt contre le premier animal adulte qu'ils trouvent et essayent avidement de téter. La plupart du temps, ils tombent naturellement sur une étrangère, mais dans ce pays de cocagne, le lait coule en abondance. Peu importe que ce soit sa mère ou une autre femelle, quand le petit a faim et mendie sa nourriture, il a toujours à boire. ../.. Le soir, le petit n'a pas du tout envie de retourner sagement coucher chez sa mère. Là même où il vient de jouer, il descend s'installer dans un "lit" étranger et reçoit un accueil aimable de n'importe quelle famille, comme sa mère reçoit de son côté des visites d'enfants étrangers. Cette sollicitude pour leur postérité explique la très faible mortalité infantile des chiens de prairie. Dans tout un été, John King n'a enregistré qu'un décès sur 58 nouveau-nés. ../..

Chapitre 7 : Hôte des cynocéphales

(p122) ../.. En plein palabre, un éclaireur perché dans un arbre à proximité semble avoir vu quelque chose. Il descend rapidement, gesticule avec agitation, grogne, claque de la langue et fait des grimaces. Les autres l'ont manifestement compris, car la troupe se reforme très vite et file bon train.

Il s'agit de rejoindre un troupeau de trente impalas auprès desquelles les singes semblent les bienvenus : dès qu'elles les ont sentis, elles se hâtent de venir à leur rencontre. Quelle étrange amitié que celle de deux animaux aussi différents que les cynocéphales et les antilopes aux pâturons noirs !

Si curieux que cela puisse paraître, ces deux espèces d'animaux forment dans la savane une communauté sur laquelle aucun prédateur n'a de prise. Avec leurs excellents yeux, les singes, grimpés dans les arbres, découvrent les ennemis de fort loin. Mais, ceux qu'ils ne peuvent distinguer car ils sont trop bien camouflés dans l'herbe haute de la savane, ou cachés derrière des broussailles épaisses, sont découverts par les impalas grâce à leur sens olfactif exceptionnel. De plus, cynocéphales et antilopes comprennent mutuellement leurs signaux et leurs avertissements. Ils savent tout de suite l'espèce d'ennemi que le partenaire vient d'observer et quelles contre-mesures il faut prendre. ../..

(p134) ../.. Ces études sur la langue des singes sont étayées par une expérience qu'entreprirent, au début de 1962, des savants américains dans le jardin zoologique du Bronx, à New York. Alors que des nuages annonçant un orage couvraient le ciel, on a enregistré sur bande magnétique le bavardage de primates dans un enclos. Quelques jours après, par un beau soleil brillant, on a repassé la bande. Les animaux ont d'abord eu un mouvement de surprise, puis ils se sont précipités aussi vite que possible dans des coins abrités contre la pluie. Cet étonnant comportement montre qu'ils possèdent une vraie langue sonore et qu'ils ont compris sans difficulté leurs conversations précédentes sur le temps. ../..

(Babouins gardiens de chèvres - p135-p138) ../.. Dans la ferme de Otjiruse, près de Windhuk, la femelle babouin Ahla mène tous les jours un troupeau d'environ 80 chèvres au pâturage sans être ni surveillée ni accompagnée par un humain. Du reste ce n'est pas du tout un cas exceptionnel, ni un "singe prodige" car elle a eu déjà deux prédécesseurs dans sa fonction, dont l'un s'est acquitté pendant six ans avec le plus grand soin.

../.. Par-dessus le marché, les babouins n'ont même pas besoin d'apprendre leur rôle difficile. Ahla avait été capturée à l'âge de deux ans par les indigènes. Les trois premiers jours, elle vécut dans une stalle particulière du kraâl des chèvres avec les chevreaux nouveau-nés, et eut ainsi en abondance du lait à boire.

Bientôt elle suivit le troupeau de son propre gré quand celui-ci s'en allait au pâturage, le matin. Dès la première fois et sans que personne lui eût montré comment s'y prendre, elle sut s'entendre avec les chèvres et elle maintint l'ordre jusqu'au retour. Elle voyait d'emblée si le troupeau n'était pas au complet, par exemple quand certaines bêtes étaient allées se reposer à l'ombre d'un buisson. Alors elle montait vite sur le dos d'une grosse chèvre, ou dans un arbre, ce qui lui donnait rapidement une vue d'ensemble de la situation, puis ramenait le déserteur au troupeau en poussant des mugissements et des cris. A part cela, elle ne conduisait par le troupeau, elle l'accompagnait, et c'était toujours les chèvres elles-mêmes qui décidaient de la direction à prendre.

../.. Au bout de quelques jours, Ahla connaissait déjà les 80 chèvres individuellement. Si Mme Aston en achetait une nouvelle, il fallait qu'elle la lui présente, sinon "l'étrangère" était chassée sans pitié.

../.. Un jour, il se produisit un incident plus remarquable encore. Le matin de bonne heure, une demi-heure après avoir quitté la ferme, Ahla revient surexcitée et criant à tue-tête. Que se passait-il donc ? L'Ovambo qui trayait les chèvres avait oublié de laisser sortir du kraâl deux des chevreaux qui étaient allés brouter la veille pour la première fois avec les "grands". Quand Mme Aston se fut finalement aperçue de l'erreur, et l'eut corrigée, la diligente bergère se mit à la tête de sa petite arrière-garde, et l'emmena rejoindre le gros de la troupe en poussant sans cesse son "ho-ho-ho".

Le Dr. Hoesch écrit textuellement : "Quand Ahla revient le soir avec son troupeau, elle va tout d'abord avec les chèvres à l'abreuvoir, mais entre la première au kraâl et grimpe de là par une lucarne dans l'enclos des chevreaux. De son poste, elle ne peut pas voir mais seulement entendre les animaux adultes qui vont mettre une heure environ à rentrer tranquillement, l'un après l'autre, dans le kraâl principal.

Dès que, de l'intérieur de l'enclos, elle entend la voix d'une mère appelant son petit, elle saisit juste le bon, saute avec lui par la lucarne et le dépose contre le pis de la mère. Elle accomplit ce service sans se tromper, même quand plusieurs chèvres bêlent en même temps et que plusieurs chevreaux leur répondent... Elle porte même les petits à leur mère avant que l'un ou l'autre ait donné de la voix.

Elle connaît tous ses protégés sans que l'on ait réussi à savoir comment elle les distingue. Aucun indigène ni aucun Blanc ne serait capable de trouver ainsi, sans erreur, le bon chevreau, parmi une vingtaine de petites bêtes, souvent de la même couleur et du même âge. Chez Ahla une faute est inconcevable.

Ce zèle dont elle témoigne pour faire téter confine à la manie. Elle ne peut pas attendre patiemment. Si tous les petits sont auprès de leur mère, elle surveille l'opération et remet souvent à téter des chevreaux qui n'ont plus faim et qui s'écartent du pis. S'ils ne sont pas encore bien solides sur leurs pattes, elle les soutient ; s'ils sont rassasiés et que la pression du lait est encore trop forte, elle en boit un peu, mais n'en prend jamais autrement."

Une seule faille se glisse dans cette fidélité fanatique. Chaque fois que Mme Aston prend un chevreau à une mère qui vient d'en mettre trois au monde pour le donner à une autre qui n'en a qu'un, Ahla le rapporte toujours à la vraie mère, si loin soit-elle.

../.. Mais le plus étonnant est encore qu'Ahla, qui cherche elle-même sa nourriture dans les champs, n'a pas la moindre récompense pour ces actions d'éclat. On ne peut donc pas parler d'un dressage indirect. N'est-on pas déjà, chez cet animal, devant les premiers symptômes d'un acte guidé par la raison ?

Chapitre 10 : Le langage des oies, des sauterelles et d'autres animaux

(Une histoire d'amour chez les choucas - p169) ../.. Suit un échange de tendresses. Un murmure d'amour commence, bec contre bec, au cours duquel les adultes font entendre des sons tout à fait enfantins. Ces manifestations de tendresse demeureront inchangées pendant toute la vie des deux oiseaux, sans jamais diminuer d'intensité. Chaque réunion, fût-ce après une toute petite promenade, sera saluée jusqu'à leurs vieux jours par un "murmure d'amour" semblable au premier. Les choucas vivent aussi vieux que les hommes, mais comme ils se marient dès l'âge de deux ans, ils restent donc fidèles bien plus longtemps que nous. ../..

(La dictature du langage des odeurs - p179-p180) ../.. Les distances auxquelles les mâles sentent la présence d'une femelle nous paraissent inouïes. L'homme ne perçoit les odeurs subtiles qu'à quelques mètres de distance ; les bombyx du mûrier découvrent la trace de leurs femelles à plusieurs centaines de mètres.

Pour mesurer exactement à quelle distance le langage des odeurs est vraiment perceptible, les savants ont lâché des bombyx mâles d'un train en marche, à des intervalles réguliers. Au bout de 11 kilomètres de voyage, bon nombre de ces animaux retrouvaient encore le chemin de la cage tapissée de gaze dans laquelle étaient restées les femelles émettant des odeurs. A cette distance, il serait impossible de percevoir ces cris, et même des signaux optiques.

../.. Plus encore, ces rares molécules d'odeur qui viennent impressionner l'une ou l'autre des cellules nerveuses (40.000 au total) dans l'antenne du papillon mâle, déterminent avec une autorité dictatoriale le court temps de vie qui lui est accordé. Cette existence vraiment éthérée commence lorsque le papillon sort de sa chrysalide. Tout d'abord, il ne bouge presque pas, ne vole pas du tout, mais se repose dans un coin protégé.

Il a une bonne raison pour cela : pendant toute la durée de son existence, l'insecte ne vit que d'air et d'amour. A la différence de beaucoup d'autres espèces de papillons, il est incapable d'avaler la moindre goutte, le moindre fragment de quoi que ce soit. Quand la réserve fournie par la chrysalide est absorbée, la mort survient. S'il veut remplir à temps les tâches pour lesquelles il est venu au monde, il lui faut ménager ses forces. Des vols entrepris au hasard pour chercher femme seraient un gaspillage ridicule d'énergie. ../..

Chapitre 11 : Débats parlementaires chez les abeilles

(Le déchiffrage du langage des abeilles - p186) ../.. Par un beau jour de printemps, les deux filles du savant cachèrent un pot de miel dans leur grand jardin et, avec des rires amusés, lui demandèrent de le retrouver.

Il ouvrit sa ruche, l'observa pendant deux minutes environ et dit "direction nord-nord-ouest, distance 340 mètres." Il la mesura au pas et se trouva devant un buisson dans le feuillage duquel le bourdonnement des abeilles lui révéla la cachette du pot de miel.

Comment avaient-elles pu la lui indiquer si vite ? Les abeilles éclaireuses, qui venaient de découvrir le pot de miel, étaient très pressées de "raconter" la trouvaille à leurs camarades de la ruche et de les inviter à venir. C'est cette "conversation" que Karl von Frisch avait écoutée et comprise. ../..

Chapitre 13 : La boussole des animaux migrateurs

(p238) ../.. Des scènes bouleversantes se déroulent encore presque tous les jours actuellement sur les iles Bikini. La dernière bombe "H" y a explosé il y a 10 ans, mais le sol et l'eau sont toujours contaminés par la radioactivité, d'où des conséquences catastrophiques pour le comportement instinctif des animaux qui y vivent. Les tortues de mer sortent de l'eau à la saison de la ponte pour déposer leurs oeufs dans les trous sur la plage, après quoi elles retournent normalement par le plus court chemin dans leur élément. Mais maintenant leur sens de l'orientation est détruit. Pendant des semaines, ces colosses en armure se traînent dans tous les sens sur la terre sans pouvoir retrouver le chemin de la mer, s'égarent de plus en plus dans les déserts de sable que les explosions atomiques ont laissés derrière elles, et meurent par dizaines de milliers, lentement, douloureusement.

Dans les colonies d'oiseaux marins, des millions d'oeufs gisent, non couvés. Tous sont stériles, commencent à pourrir au bout de peu de temps et répandent une puanteur infernale sur l'archipel de la mort. D'autres oiseaux s'enterrent dans des monticules dont ils ne sortent pratiquement jamais.

Une espèce de dipneuste, qui vit dans les eaux des îles Bikini peut manifestement, ainsi que les étoiles de mer, percevoir les rayons radio-actifs et les reconnaître comme dangereux. Comme l'eau est plus contaminée que la terre, on trouve presque toujours ces poissons sur cette dernière, rampant même parmi les branchages des buissons et des arbres avec des mouvements de nageoires maladroits - image grotesque et macabre du comportement instinctif chaotique des animaux à la suite des retombées radio-actives et signal d'alarme pour l'humanité tout entière. ../..

(p257) ../.. Le professeur H. Precht et le Dr. Elke Lindenlaub ont fait, en 1954, l'expérience avec des chats : ils ont enfermé un de ces animaux dans un sac complètement opaque, chez eux, puis l'ont porté dans un laboratoire obscur après un tour de ville riche en détours. Là, ils l'ont lâché au milieu d'un labyrinthe comportant 24 sorties et attendu pour voir laquelle il allait choisir. Cette expérience fut ensuite répétée avec 142 autres chats.

La très grande majorité se glissa par une seule et même issue, celle qui se trouvait dans la direction de sa maison.

Elke Lindenlaub a obtenu des résultats semblables, en montant la même expérience avec des souris. Là aussi nous restons perplexes devant un phénomène qui semble se trouver au-delà de tous les sens humains. ../..

La couverture de l'édition 1965


La couverture de l'édition 1974


10 septembre 2012

30 millions d'amis, 30 millions d'amour, de Reha Kutlu-Hutin


30 millions d'amis
30 millions d'amour
de Reha Kutlu-Hutin

Chien, chat, oiseau, hamster, âne ou cheval, nos animaux de compagnie sont souvent nos plus proches amis. Reha Kutlu-Hutin, femme du créateur de "30 Millions d'Amis" et présidente de la fondation du même nom, évoque ici pour nous cette merveilleuse relation, faite d'apprivoisement mutuel et de complicité aimante.
400 photographies de stars, mais aussi d'anonymes et d'enfants émerveillés, en compagnie de leur animal préféré, accompagnent des récits d'aventures émouvantes et authentiques, qui prouvent jusqu'où peut aller l'attachement d'un chat ou d'un chien à son maître. Un album dont les stars sont les animaux. 
30 millions d'amis, 30 millions d'amour, Reha Kutlu-Hutin, Editions Michel Lafon, 2004, 154 pages

Pour en savoir plus 
- Le site de la Fondation 30 Millions d'Amis
- L'amour tendre : 30 confidences de 30 millions d'amis, de Jean-Pierre Hutin
- L'homme qui murmurait à l'oreille des éléphants, de Lawrence Anthony, préfacé par Reha Kutlu-Hutin

L'avis d'une lectrice
Source

Emouvant et fort

Quand on aime les animaux, on aime "30 millions d'amis" car ils sont vraiment "30 millions d'amours"
Beau et tendre, émouvant et fort, jolies photos et texte interessant...
Sans mes compagnons de vie, je me sentirais bien seule ! Que d'amour partagé...

06 septembre 2012

L'amour tendre, de Jean-Pierre Hutin

L'amour tendre
30 confidences de 30 millions d'amis

de Jean-Pierre Hutin

dessins de Michel Bridenne


(Petit up)

Depuis sa création, l'émission de Jean-Pierre Hutin, "Trente millions d'amis", accueille des personnalités du monde des arts, des lettres ou de la politique. Chacune d'entre elles a confié avec des mots simples, ceux du coeur et de la vérité, sa douce passion, sa joie de vivre avec un animal. Les confidences ainsi recueillies en disent souvent plus long sur la personnalité des maîtres que les interviews officielles.

L'auteur de "Mabrouk" a rassemblé les interviews les plus tendres et surtout les plus révélatrices de cette passion mystérieuse qui unit les créateurs aux témoins attentifs de leur travail ; il a voulu enfin, à travers ces témoignages prestigieux, apporter une nouvelle pierre à son combat pour la défense et le respect des animaux de compagnie.

Ils sont trente ainsi, de Jouhandeau à Malraux, de Thierry Le Luron à Françoise Sagan, de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand, à nous transmettre leurs plus belles, leurs plus drôles et leurs plus touchantes confidences.

L'amour tendre, Jean-Pierre Hutin, Michel Bridenne, Editions Robert Laffont, 1988, 330 pages

A propos de l'auteur

Producteur de l'émission "Trente millions d'amis", chroniqueur à Radio-France, Jean-Pierre Hutin est né en 1931 à Alep, en Syrie. Fondateur de la revue "Trente millions d'amis" et de l'Association de défense des animaux de compagnie (ADAC), il est aussi le créateur du prix littéraire "Trente millions d'amis", du prix "Crins blancs" et président de la Commission "Protection du cheval" de la fédération équestre française. Jean-Pierre Hutin a témoigné de son amour des chiens dans "Mabrouk, chien d'une vie", et "Junior, la tendresse retrouvée".

Les personnalités au sommaire

Patrick Besson, Alphonse Boudard, Jean Carrière, François Cavanna, Madeleine Chapsal, George Conchon, Maurice Druon, Remo Forlani, Inès de la Fressange, Valéry Giscard d'Estaing, Martin Gray, Paul Guth, Marcel Jouhandeau, Jacques Lanzmann, Dominique Lapierre, Jacques Laurent, Thierry Le Luron, André Malraux, Claude Manceron, François Mitterrand, Yves Navarre, François Nourrissier, Margaret Price, Christine de Rivoyre, Jules Roy, Robert Sabatier, Françoise Sagan, Michel de Saint Pierre, Vasarely, Françoise Xenakis.

Extrait

L'avertissement, de Jean-Pierre Hutin (pages 9 à 12)

"Mon chat est mort. Brutalement, en quelques heures, j'ai perdu douze ans d'un amour si pur, si parfait.
Il était mon chat. Mais aussi mon pays, ma famille, mes amis... et mon enfant.
Je suivis dans un désarroi total, meurtrie par les "t'as qu'à en prendre un autre" des amis et les "cette réaction est tout à fait excessive et anormale'' de mon mari, dans un manque physique et affectif déchirant, errante dans un présent glacial.
C'est moi qui ai creusé sa tombe, l'ayant ramené à la campagne à minuit, c'est moi qui l'ai mis dans ce trou, affolée, passant une dernière fois.mon visage dans sa fourrure avant de l'envelopper dans sa couverture préférée, c'est moi qui l'ai enterré, mis le noir de la terre sur cette couverture blanche. Et pourtant...
Pourtant, je ne crois pas qu'il soit mort. Ma main, mon visage se tendent malgré moi et cherchent encore une caresse. Je l'attends, je suis en manque de lui. Je ne sais pas dans quoi je sombre, c'est vous qui m'avez rassurée, qui m'avez dit que pleurer un animal c'est pleurer une vie, un amour, une complicité plus que parfaite, que mon infinie détresse n'est pas folie et qu'il était juste et bon de pleurer cette amputation de soi qui est aussi, dans le même temps, une autre vie, que l'on a respectée, aimée. Je pense à ce passage de L'Insoutenable légèreté de l'être, où Térésa dit à son chien Karénine qu'elle l'a aimé d'une meilleure façon qu'elle n'a aimé Thomas.
Merci d'avoir écrit ce livre sur votre chien Mabrouk, et de m'avoir fait savoir que ce tremblement intérieur incessant, ces crises de larmes incontrôlables, cette errance... un autre humain au moins savait ce que c'était.
Merci."

A elle seule, cette lettre, choisie parmi des milliers d'autres, prouve que mon combat est utile. Elle justifie en bloc MABROUK, chien d'une vie, JUNIOR, la tendresse retrouvée et aujourd'hui la publication des témoignages des "Trente" qui ont confié à nos caméras leur tendresse, leur angoisse, leur douce passion, leur joie de vivre avec un animal.
J'ai voulu une trace écrite de ces confidences afin que tous ceux - des millions - qui aiment les animaux soient confortés dans leur amour et dans leur chagrin.
Cette lettre a valeur de symbole. Elle montre notre solitude, le mur d'indifférence édifié par tous ceux qui voudraient faire de nous des marginaux.
Depuis toujours, je partage avec d'autres la conviction que, misérables ou puissants, jeunes ou vieux, intellectuels ou "primaires", nous ne sommes que de simples hommes, des humains partageant notre planète avec d'autres habitants, ces animaux que nous aimons, que nous redoutons, ou qui nous servent de nourriture.
Il est de bon ton de s'élever contre les guerres qui fauchent à la "fleur de l'âge" des générations entières, mais les massacres quotidiens, les milliards de vies sacrifiées pour que nos assiettes soient pleines n'émeuvent qu'une infime partie de l'humanité. Pourtant une vie est une vie et l'espèce humaine n'a pas, philosophiquement, plus de droits que l'espèce animale.
Que savons-nous réellement sur les animaux ?
Depuis quinze ans je fréquente - pour les besoins d'une émission - la communauté scientifique. Modeste, celle-ci sait avec une grande certitude qu'elle ne sait pas.
Rien ne nous autorise à penser que nous sommes supérieurs à une vache, un lion, un chien, un cheval. Des civilisations évoluées l'ont déjà dit.
Notre attitude "civilisée" conduit au racisme le plus pervers.
Quand certains d'entre nous décrétaient que les Noirs n'étaient pas des êtres humains et les réduisaient à l'esclavage, ne faisait-on pas - permettez-moi l'euphémisme - la même erreur de jugement... ou lorsque nous estimions qu'un Indien était d'une race inférieure ! Alors que, placés dans son environnement, nous n'aurions pas vécu plus d'une semaine ! C'est avec ce genre de raisonnement que, plus près de nous, le nazisme provoquait l'holocauste des "sous-hommes". Tout se tient.
Hormis le bouddhisme, les religions n'ont pas aidé non plus au respect dû aux bêtes.
Le Coran, par exemple, continue à enseigner le mépris du chien "...être impur".
En catimini, les grands théologiens catholiques modernes ont retrouvé vers le XVIIIe siècle une âme à ces "créatures de Dieu", mais nos catéchismes n'en parlent toujours pas.
Un tel silence pendant des siècles, une telle discrétion aujourd'hui sont en partie responsables de la détresse de la condition animale.
J'ai souhaité, avec ce florilège, démontrer que les amis des bêtes ne sont pas ces égoïstes, ces misanthropes, ces minus habens, ces simples d'esprit, ces gâteux, autant d'épithètes dont on gratifie ceux pour qui chiens, chats, chevaux, oiseaux constituent une présence amicale, tendre et même indispensable.
Je publierai un jour les confidences de tous ces anonymes, fidèles soutiens, depuis douze ans, de l'action de l'émission qui, sans leur appui, n'existerait plus depuis longtemps.
Mais aujourd'hui, on l'aura deviné, ma démarche est autre.
La diversité, la qualité de ces trente amis de "30 MILLIONS D'AMIS", la réunion de tous ces talents étaient nécessaires pour que cette "illustration et défense de la cause animale" atteigne son but.
Je remercie personnellement chacun d'eux d'avoir compris mon dessein et accepté que des conversations à bâtons rompus soient imprimées, ce qui, déjà délicat pour tout le monde, l'est encore plus pour des écrivains.
Certains ont légèrement réécrit leur texte. D'autres l'ont laissé tel quel.
Quelques-uns enfin ont ressenti le besoin d'ajouter un post-scriptum actualisant leur situation.
Une dernière précision. Les textes que nous publions comportent l'intégralité des propos qui ont été diffusés à l'antenne, mais, les séquences durant sept à huit minutes seulement, il fallait effectuer des coupes... celles-ci ont été rétablies.
C'est dire que le lecteur retrouvera au fil des pages des confidences inédites.

Jean-Pierre Hutin

24 juin 2012

Les animaux et l'au-delà, de Kim Sheridan

Les animaux et l'au-delà
De vraies histoires
Une vie après la mort
pour nos compagnons bien aimés

de Kim Sheridan

Les animaux ont-ils une âme ? Qu'arrive-t-il quand ils meurent ? Ce livre offre quelques réponses étonnantes...

Kim Sheridan a grandi avec des animaux qui ont été ses fidèles compagnons. Chaque fois qu'elle a dû faire face à la mort d'un animal bien-aimé, les mêmes questions ont surgi, accompagnant la douleur, questions auxquelles elle ne pouvait répondre. Puis, des choses mystérieuses qu'elle ne pouvait expliquer ont commencé à se produire, l'amenant dans un voyage incroyable pour découvrir la vérité.

Avec ses propres expériences extraordinaires, elle a compilé les histoires vraies, réconfortantes et significatives de personnes ordinaires provenant des quatre coins du monde. Elle a découvert l'évidence irrésistible qui a effacé pour toujours ses propres doutes au sujet d'une vie après la mort pour les animaux

Les animaux et l'au-delà, Une vie après la mort pour nos compagnons bien aimés, Kim Sheridan, Editions AdA, 2007, 540 pages

A propos de l'auteur

Kim Sheridan, experte de la vie après la mort chez les animaux, est conférencière et dirige des ateliers pour fournir du soutien à ceux dont les compagnons animaux bien-aimés ont trépassé. Invitée populaire à la radio et à la télévision, elle est aussi la fondatrice du Compassion Circle, dont la mission est d'étendre le cercle de compassion à tous les êtres. Elle habite la Californie du Sud avec son époux, Jameth, médecin naturopathe, et leur famille d'animaux bien-aimés. Tous sont vegans (animaux compris).

Pour en savoir plus

- Le site officiel de Kim Sheridan
- La rubrique Animaux et au-delà
PS. Ce livre est également classé dans la rubrique Télépathie / Parler aux animaux car il en est aussi question.

Au sommaire

Remerciements
Introduction
1. Au commencement
2. La nouvelle venue
3. Conversations avec une rate appelée June
4. L'étape suivante
5. Questionner les animaux
6. Relier le ciel et la Terre
7. L'aller-retour : L'expérience de mort imminente
8. Les visiteurs célestes
9. Un contact du paradis
10. De la musique à mes oreilles
11. Une odeur de paradis
12. Quand voir devient croire
13. Visions de l'Au-delà
14. Des rêves doux
15. Des signes et des messages
16. De douces réunions
17. Le périple continue
18. La partie difficile est de laisser partir
19. Faire le saut
20. Voir les animaux sous un jour nouveau
21. Boucler la boucle
Au sujet de l'auteur
Ressources

Quelques extraits et citations
(j'ajouterai bientôt d'autres extraits plus longs)

./. L'âme est la même chose chez toutes les créatures vivantes, bien que le corps de chacune soit différent. - Hippocrate

./. C'est le lien d'amour qui rend la mort difficile, et plus le lien est fort, plus difficile est la perte, sans égard à l'espèce.

./. Les miracles arrivent, pas en opposition avec la nature, mais en opposition avec ce que nous connaissons de la nature. - Saint Augustin

./. La question n'est pas : peuvent-ils raisonner ? ni : peuvent-ils parler ? mais : peuvent-ils souffrir ? Pourquoi est-ce que la loi refuse sa protection à quiconque est un être sensible ? ./. - Jeremy Bentham, 1748-1832

./. Je racontais ./. la parabole au sujet de la personne qui relançait les étoiles de mer trouvées sur la plage dans l'océan pour les sauver. Il y avait d'innombrables étoiles de mer qui avaient été amenées par la marée sur le rivage et qui couvraient toute la plage. Quand la personne se fit dire par un spectateur que c'était inutile, qu'il y avait tellement d'étoiles de mer sur la plage qu'elles ne pouvaient pas possiblement toutes être sauvées - et que ces efforts ne feraient aucune différence - la personne jeta encore une autre étoile de mer dans l'océan et répondit : "Cela a fait toute la différence du monde pour celle-ci".

Un reportage avec Kim Sheridan
(en anglais)


Un entretien avec Jameth Sheridan
s'exprimant sur les bienfaits du végétalisme et du crudivorisme


22 juin 2012

Documentaire : Mon chat est mort ce soir


Mon chat est mort ce soir
Enquête sur le deuil de nos compagnons à quatre pattes
Un volet de l'émission suisse Temps Présent

« Il était intelligent, exceptionnel, gentil ... ». Des propos que l'on tient lors du décès d'un parent, mais souvent aussi ... lors de la mort de son animal domestique. Comment vit-on la disparition de son chat ou de son chien adoré ? Et comment faire le deuil de son compagnon d'une vie ?

En Suisse 385.000 ménages possèdent des chiens, plus d'un million de chats sont domestiqués. De plus en plus, l'animal de compagnie occupe une place centrale dans la vie des gens. La mort de son compagnon à quatre pattes, c'est souvent, toute proportion gardée, vivre un deuil très semblable à celui que l'on pourrait éprouver pour un être humain.

Certains se réfugient dans des rituels, ou dépensent des sommes folles pour organiser de véritables enterrements... D'autres, pour qui le chagrin est trop fort, ne feront jamais vraiment le deuil de leur meilleur ami. Pour immortaliser leur cher disparu, ils iront alors le faire naturaliser.

Les vétérinaires eux aussi, sont confrontés au quotidien à la mort de leurs patients à quatre pattes. Et ça n'est jamais facile. Ils ont la tâche difficile d'euthanasier les animaux malades ou trop âgés, d'y préparer les propriétaires, de trouver des mots qui réconfortent. Un acte stressant au point que la profession connaît un taux de suicide non négligeable.

Encore peu connu, souvent mal compris, le deuil d'un animal domestique est aujourd'hui un vrai phénomène de notre société.

Un reportage de Catherine Kammermann et Jean Quaratino. Image : Jean-Dominique De Weck. Son : Philippe Combes. Montage : Véronique Rotelli. Présentation : Jean-Philippe Ceppi. Durée : 54min.

Un reportage inédit et émouvant.
A ma connaissance, c'est la toute première émission
consacrée au deuil animalier.

Visible en ligne ci-dessous
ou bien sur la page de Temps Présent.



A voir également, sur le même thème

- Adieu, mon ami, de Gary Kowalski
- Deuil animalier, de France Carlos
- Quand l'animal s'en va, de Marina Von Allmen-Balmelli
- Accompagner son animal vieillissant, de Martine Golay Ramel
- La rubrique Les animaux et l'au-delà


18 juin 2012

Que diraient les animaux si... , de Vinciane Despret

Que diraient les animaux si...
on leur posait les bonnes questions ?

de Vinciane Despret


Est-ce bien dans les usages d'uriner devant les animaux ? Les singes savent-ils vraiment singer ? Les animaux se voient-ils comme nous les voyons ? A quoi s'intéressent les rats dans les expériences ? Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ? Etc. Ce livre pose 26 questions qui mettent en cause nos idées reçues sur ce que font, veulent et même « pensent » les animaux. Elles permettent de raconter les aventures amusantes ou stupéfiantes qui sont arrivées aux animaux et aux chercheurs qui travaillent avec eux, mais aussi aux éleveurs, aux soigneurs de zoo et aux dresseurs.

A la lecture de ces récits désopilants, on pourrait se demander si les animaux n'ont pas un sens de l'humour bien à eux : ils semblent parfois trouver un malin plaisir à créer des situations qui aboutissent à ce que les plus savants des spécialistes soient désarçonnés, obligés de faire de nouvelles hypothèses risquées et, toujours, de constater que les animaux ne sont pas si bêtes que ça... On se délectera de ces incroyables histoires qui nous obligent à faire, chemin faisant, de l'éthologie et de la philosophie. Après avoir lu ce livre qui se présente sous la forme d'un abécédaire, on ne regarde plus son chien de la même manière !

Que diraient les animaux si... on leur posait les bonnes questions ? Vinciane Despret, Editions La Découverte, 2012, 328 pages

A propos de l'auteur

Vinciane Despret est philosophe et enseigne à l'université de Liège. Elle est l'auteur de plusieurs livres sur la question animale qui font référence.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions La Découverte (aperçu du livre, entretiens audios, avis de presse...)
- Hans, le cheval qui savait compter, de Vinciane Despret
- Qui sont les animaux ? Sous la direction de Jean Birnbaum

Au sommaire

Remerciements
Usage
A comme Artistes
Bête comme un peintre ?
B comme Bêtes
Les singes savent-ils vraiment singer ?
C comme Corps
Est-ce bien dans les usages d'uriner devant les animaux ?
D comme Délinquants
Les animaux peuvent-ils se révolter ?
E comme Exhibitionnistes
Se voient-ils comme nous les voyons ?
F comme Faire-science
Les animaux ont-ils le sens du prestige ?
G comme Génies
Avec qui les extraterrestres voudront-ils négocier ?
H comme Hiérarchies
La dominance des mâles ne serait-elle pas un mythe ?
I comme Imprévisibles
Les animaux sont-ils des modèles fiables de moralité ?
J comme Justice
Les animaux font-ils des compromis ?
K comme Kilos
Existe-t-il des espèces tuables ?
L comme Laboratoire
A quoi s'intéressent les rats dans les expériences ?
M comme Menteurs
La tromperie serait-elle une preuve de savoir-vivre ?
N comme Nécessité
Peut-on conduire un rat à l'infanticide ?
O comme Oeuvres
Les oiseaux font-ils de l'art ?
P comme Pies
Comment faire aimer les miroirs aux éléphants ?
Q comme Queer
Les pingouins sortiraient-ils du placard ?
R comme Réaction
Les chèvres sont-elles d'accord avec les statistiques ?
S comme Séparations
Peut-on mettre un animal en panne ?
T comme Travail
Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ?
U comme Umwelt
Les bêtes connaissent-elles les usages du monde ?
V comme Versions
Les chimpanzés sont-ils morts comme nous ?
W comme Watana
Qui a inventé le langage et les mathématiques ?
X comme Xénogreffes
Peut-on vivre avec un coeur de cochon ?
Y comme Youtube
Les animaux sont-ils les nouvelles stars ?
Z comme Zoophilie
Les chevaux devraient-ils consentir ?
Précisions d'usages

16 juin 2012

A quoi pensent les animaux ? de Marc D. Hauser

A quoi pensent les animaux ?
de Marc D. Hauser


Un singe-araignée s’approche d’un gardien de zoo et le prend dans ses bras. Un chien baisse la tête et gémit quand il constate que son maître est contrarié.

S’agit-il là de signes d’affection et d’empathie ? Ou bien d’autres mécanismes sont-ils à l’oeuvre qui expliquent ces comportements presque "humains" ?

Pourquoi les chimpanzés et les dauphins forment-ils des coalitions pour se défendre ? Comment les lions savent-ils de très loin combien de gazelles boivent tranquillement à côté de la rivière ? Pourquoi certaines espèces animales peuvent-elles se reconnaître dans un miroir ?

Répondre à ces questions impose de connaître les outils mentaux de base qui forment l’esprit : la capacité à compter, à s’orienter, à reconnaître des individus, à communiquer, à nouer des liens sociaux.

Marc Hauser nous emmène dans un fantastique voyage à travers la vie intellectuelle et émotionnelle des animaux.

A quoi pensent les animaux ? Marc D. Hauser, Traduction : Marie-France Desjeux, Illustrations : Ted Dewan, Editions Odile Jacob, 2002, 336 pages

A propos de l'auteur

Marc Hauser, professeur de psychologie et de neurosciences à l'université Harvard, a observé les animaux en laboratoire et sur le terrain, du Kenya à Porto Rico. Il en a construit un savoir encyclopédique et toujours émerveillé sur leurs aptitudes cognitives et émotionnelles.

Au sommaire

- Les connaissances universelles
. Le monde des objets
. Comptes et décomptes
. Explorations et expéditions
- Les psychologues de la nature
. Connais-toi toi-même
. Les écoles d'apprentissage
. Les outils pour tromper
- L'esprit des animaux en société
. Echanges de propos dans l'arche de Noé
. L'instinct du sens moral
. Quel effet cela fait d'être un singe-araignée ?

Entretien avec Marc Hauser
Les animaux ne nous disent rien. Ils n'en pensent pas moins...
par Marie-Pier Elie

Depuis qu'un singe araignée lui a mis ses deux bras autour du cou à travers les barreaux de sa cage, puis l'a regardé droit dans les yeux en émettant un étrange roucoulement, Marc Hauser n'a qu'une question en tête : à quoi pensent les animaux ? À l'époque de cette troublante accolade, il nettoyait des cages dans un parc d'attraction de Floride. Depuis, il est devenu professeur aux départements d'anthropologie et de psychologie de l'université Harvard aux États-unis. Il était récemment de passage à Montréal.

Québec Science : À quoi pense un chat lorsqu'il reste assis des heures devant la fenêtre ?

Marc Hauser : Nous commençons à avoir de sérieuses réponses pour de nombreuses espèces animales. Les chats aiment regarder à l'extérieur parce qu'ils sont des prédateurs, donc intéressés aux choses qui bougent. Le chien, lui, anticipe sans doute le retour de son maître à la maison.

QS : Ont-ils des souvenirs ?

MH : Sans aucun doute. Parce que, sans mémoire, ils ne pourraient pas apprendre ! Même les vers ont de la mémoire. Eric Kandel, prix Nobel de médecine, l'a bien démontré en cartographiant la neurochimie de l'apprentissage et la mémoire dans ces organismes très simples, au niveau des canaux sodium.

QS : Cette mémoire est vraisemblablement très différente de la nôtre...

MH : Sur certains points oui, sur d'autres... pas tant que ça ! Par exemple, on a longtemps dit qu'il manque aux animaux cette faculté de mettre une « étape temporelle » leur permettant de se souvenir quand, exactement, une action s'est déroulée. Mais plusieurs études ont prouvé récemment que les choses ne sont pas si simples. Les geais, par exemple, cachent des graines durant l'hiver à différents endroits pour revenir les chercher plus tard. Nous savons que ces animaux se souviennent de ce qu'ils ont caché, ainsi que de l'endroit où ils l'ont mis. Il y a donc un « quoi » et un « où ».

Restait à savoir s'ils peuvent aussi se rappeler du « quand »... Pour en avoir le coeur net, des chercheurs ont laissé les geais cacher des vers (leur nourriture préférée) et des arachides (dont ils raffolent un peu moins). Après qu'ils eurent caché les vers et les arachides, on les a empêchés d'aller les reprendre, seulement le temps que les vers se décomposent et deviennent immangeables. Ainsi, si les oiseaux avaient gardé en mémoire le moment où ils avaient caché leur nourriture, ils auraient dû rechercher seulement les arachides, en dépit de leur préférence, puisqu'ils auraient su que les vers n'étaient plus bons. Et c'est ce qui s'est passé. Ces oiseaux effectuent donc un raisonnement du genre : « en quatre ou cinq jours, ces vers ne sont plus bons à manger », et ils s'en souviennent. C'est là la preuve que les geais, mais aussi probablement plusieurs animaux, se souviennent du « quoi », du « où », mais aussi du « quand »; ce qui donne une toute nouvelle dimension à notre compréhension de leur mémoire.

QS : Cela signifie-t-il qu'un chat « planifie » de se rendre à la cuisine, de grimper sur une chaise, puis d'attaquer la perruche dans sa cage ?

MH : Oui. Ils planifient; ou en tout cas ils établissent une stratégie avant d'entreprendre une action. Regardez les animaux qui chassent en groupe, comme les lions et les chimpanzés. Oui, ils font des projets. Maintenant, s'inquiètent-ils à propos de leur futur et du moment où ils vont mourir ? Ça, nous ne savons pas...

QS : Est-ce la prochaine étape des recherches ?

MH : Il y a plusieurs questions auxquelles nous ne pourrons jamais répondre, simplement parce que nous n'avons pas les outils nécessaires. Lors d'une émission de radio, un auditeur m'a déjà demandé si les animaux rêvaient. La réponse est oui, bien sûr, mais à quoi rêvent-ils ? Il faut des études extrêmement sophistiquées pour observer la neurobiologie des rêves.

Nous savons qu'une partie du cerveau du rat enregistre où se trouve l'animal dans l'espace, ainsi que l'endroit où il se trouvait précédemment, un peu comme un carnet de bord. Si on mesure l'activité cérébrale de cette région du cerveau alors que le rat se promène dans un labyrinthe, puis qu'on la compare à l'activité cérébrale durant le sommeil, on a l'impression d'assister à une reprise de ce qui se produisait alors que l'animal était éveillé. Cela porte à croire que, lorsque les animaux rêvent, ils répètent mentalement leurs activités de la journée.

QS : Un peu comme les humains ?

MH : Selon moi, il y a une différence fondamentale : dans les rêves des animaux, il n'y a probablement pas de transgression des limites du vrai monde, comme par exemple s'envoler dans le ciel ou marcher à travers les murs. Un chien ne vivra sans doute jamais ça en rêve. Même dans le développement des enfants, ce genre de transgression n'apparaît qu'assez tard. Mon intuition - non vérifiée -, c'est donc que les rêves des animaux s'en tiennent aux reprises des événements de la journée, sans qu'il ne s'y passe quoi que ce soit d'extraordinaire.

QS : Existe-t-il des émotions propres aux humains et inconnues des animaux ?

MH : La plupart des chercheurs qui travaillent dans le même domaine que moi affirment que les animaux ont des émotions. Mais le genre d'émotions qu'ils peuvent ressentir est discutable et difficile à vérifier. On peut attribuer aux animaux quelques-unes des émotions les plus élémentaires comme la colère, la surprise, la peur, etc.

C'est quand on arrive aux émotions qui impliquent la perception d'autrui, comme la culpabilité ou la gêne, que ça se corse. Là, on pourrait parler d'émotions typiquement humaines, mais on n'en sait pas assez pour l'affirmer avec certitude. Si je me sens coupable, c'est parce que je sais que j'ai fait quelque chose de mal en fonction de ce que les autres pensent. Est-ce que les animaux anticipent eux aussi ce que les autres ressentent ? Pour l'instant, rien ne permet de le croire.

QS : Mais mon chat se sent coupable lorsque je le gronde.

MH : Tous les propriétaires d'animaux domestiques l'affirment. Mais ce qu'ils disent au fond, c'est que leur compagnon se comporte comme s'il se sentait coupable. Il y a une différence entre agir comme si et réellement ressentir une émotion. C'est mon boulot de départager les deux !

QS : Croyez-vous que les humains mèneront toujours le monde grâce à la supériorité de leur cerveau ?

MH : Si, par « mener le monde », vous voulez dire « être les créatures les plus intelligentes », je vous réponds : « Intelligentes... dans quel sens ? » Nous détruisons la planète, nous nous détruisons les uns les autres, alors pour l'intelligence...

Chaque espèce est intelligente à sa façon. Intelligente en ce qui concerne les solutions qu'elle apporte aux problèmes qui menacent sa survie. Là-dessus, nous sommes loin d'être des champions. Et nous ne sommes assurément pas l'espèce qui connaît le plus grand succès. Si une guerre nucléaire survenait, nous serions rayés de la carte en très peu de temps, alors que les « coquerelles » survivraient sans problèmes. Ces insectes sont là depuis des millions d'années; ils n'ont presque pas changé tant ils sont bien adaptés. À bien des niveaux, nous ne menons pas la planète; ce sont eux qui la mènent !

QS : Mais nous, on peut les écraser...

MH : C'est vrai. Mais si la vraie mesure du succès, c'est l'ancienneté sur la planète et le nombre d'individus, nous perdons largement cette bataille !

Source : cybersciences.com

15 juin 2012

Le langage des animaux, de Dorothée Koechlin de Bizemont et Jacques Lecomte

Le langage des animaux
Comprendre votre animal préféré

de Dorothée Koechlin de Bizemont

et Jacques Lecomte


(Mise à jour : ajout du sommaire)

Le professeur Jacques Lecomte, directeur de recherches à l'INRA, s'intéresse depuis toujours au comportement animal et ses travaux font autorité dans ce domaine.

Dorothée Koechlin de Bizemont, écrivain et journaliste, s'est consacrée à la défense de l'environnement naturel. Cet environnement, tant animal que végétal, est encore méconnu de l'homme du XXe siècle, c'est ainsi que l'ignorance entraîne le mépris puis le massacre. L'animal souffre parfois durement de la brutalité de notre civilisation. Pourtant, il aurait beaucoup à nous apprendre... si nous savions écouter son langage.

C'est ce langage que Jacques Lecomte et Dorothée Koechlin de Bizemont, assistés d'Hugues de Bonardi, ont essayé de traduire pour vous de façon claire et pratique, accessible au très grand public.

Le langage des animaux, Dorothée Koechlin de Bizemont, Jacques Lecomte, Dessins : Bellette Lecomte, Gilles de Bizemont, Editions 3 Suisses, 1985, 127 pages

Au sommaire

- Introduction
. Les animaux parlent-ils ?
. Pouvons-nous parler avec les animaux ?
. L'animal est sincère
- Quelques notions élémentaires
. Les moyens de communication des animaux
. Sont-ils acquis par l'expérience ou innés (héréditaires) ?
. Qu'est-ce qu'un territoire ?
. La hiérarchie sociale : dominant et dominé
. A propos de quoi l'animal communique-t-il ?
. Comment transcrire le chant des oiseaux
. Les appeaux
- L'abeille
. Comment l'exploratrice communique-t-elle ses renseignements ?
. L'homme communique-t-il avec les abeilles ?
- L'âne, cet inconnu
. La conversation des ânes
. Nos relations avec les ânes
- Le blaireau, victime des chambres à gaz
. Le langage des blaireaux
. Nos relations avec les blaireaux
- Canard colvert et canard domestique
. La conversation des canards
. Comment parler avec les canards ?
- Chameaux ou dromadaires
. Ecoutez les chameaux se parler entre eux
. Savoir parler avec un chameau
- Le langage byzantin du chat
. Etat civil
. Démonstration d'affection
. Démonstration de menace
. Chasse
. Défense
. Jeu
. Combats
. Signification de certaines attitudes
. Délimitation du territoire
. Relaxation
- La chauve-souris navigue au sonar
. Ne dérangez pas les chauves-souris endormies
- Le cheval
. Sa vie privée est mal connue
. De quoi parlent deux chevaux dans un pré ? et le soir à l'écurie ?
. Les signaux visuels
. La hiérarchie sociale
- Chèvres et moutons
. Des valeurs sûres
. Chèvres et moutons ont un même langage
- Le chien
. Le plus fidèle ami de l'homme est-il le mieux compris ?
. Délimitation du territoire
. Signaux visuels
. Apprentissage auprès des adultes
. Conversation
. Soumission
. Métier de chiens
- Les cigognes d'Alsace
. Le chant des cigognes
. Pouvons-nous communiquer avec les cigognes ?
- Le cobaye ou cochon d'Inde
. Comment les cobayes parlent-ils entre eux ?
. Comment parler avec un cobaye ?
- L'éléphant
. Comment Babar parle avec sa famille
. Des éléphants et des hommes
- L'épinoche
. Un poisson qui se prend pour un oiseau
. Le langage de l'épinoche
- Le faucon
. Le langage des faucons
. La fauconnerie
- Le fou de Bassan
. Comment les fous se parlent-ils entre eux ?
- Le geai
. Le geai des chênes est un grand bavard
. Parades et autres comportements
. Comment séduire un monsieur geai
. Le bain de fourmis : un shampooing sec
. Comment parler avec un geai
- Le grèbe huppé
- Un guppy
- Le hérisson
. Comment les hérissons se parlent-ils entre eux ?
. Comment parler avec un hérisson ?
- Le homard
. Le homard parle avec ses pinces et avec ses antennes
- Le kangourou
. Comment les kangourous parlent-ils entre eux ?
- Lapins et lièvres
. Les chauds lapins
. Le lièvre
- Le lérot
. Comment les lérots communiquent-ils entre eux ?
. Comment parler avec un lérot ?
- Loir gris et muscardin
- Lucioles et vers luisants
. La lumière est un message
- Le macaque
- Le merle noir
. Un grand artiste lyrique
. Quelques aperçus sur la langue du merle
- La mésange charbonnière
. Les cris de la mésange charbonnière
. Ses chants
. Les signaux visuels : attitudes et comportements
. L'homme et la mésange
- L'oie
. Intelligent comme une oie
. Comment les oies échangent leurs impressions
. La cérémonie du triomphe
- Le pigeon
. Amour et défense du territoire chez les pigeons
. Pouvons-nous communiquer avec les pigeons ?
- Le porc
. Vie de société et communication chez les porcs mâles (verrats)
. Comment les mères truies parlent à leurs petits
. La saison des amours
- Poules et coqs
. Le poussin reconnaît la voix de sa mère
. Les amours de la poule et du coq
. Le chant du coq
- Le renard
. Les enragés ne sont pas ceux qu'on croit
. Que sait-on de la communication chez les renards ?
- Le renne
. Comment les rennes communiquent-ils entre eux ?
. Comment parler avec un renne ?
- Le rouge-gorge
. Comment les rouge-gorges communiquent-ils entre eux ?
. Comment parler avec un rouge-gorge ?
- Le sanglier
. Le langage des sangliers
. Le sanglier aime la compagnie des hommes
- Taureaux de Camargue et vaches laitières
. La vie de société des vaches
. Qui commande ici ?
. Ne jamais oublier de faire des présentations
. Les signaux sonores des bovins
. Les signaux olfactifs
. Les amours bucoliques

14 juin 2012

Les bêtes aussi ont leurs langages, de Fernand Méry

Les bêtes aussi ont leurs langages
de Fernand Méry


Le Docteur Fernand Méry est à la fois un scientifique et un littéraire. Cette double appartenance explique la grande audience rencontrée auprès du grand public par les nombreux ouvrages (traduits en plusieurs langues) qu'il a consacrés à faire mieux connaître et mieux aimer le monde secret des animaux.

Diplômé des Ecoles Nationales Vétérinaires d'Alfort et de Lyon, c'est devant la Faculté de Médecine de Lyon qu'il a soutenu sa thèse doctorale sur un sujet qui, à l'époque, ne manquait pas d'audace : "De la psychologie animale à la psychiatrie vétérinaire". Depuis, Fernand Méry n'a cessé de se pencher sur l'inconnu de tant d'êtres vivants qui nous entourent. La clarté de son style et l'originalité de ses vues ont largement contribué à rendre plus accessibles à tous les travaux, parfois hermétiques, de la recherche en matière de psychologie comparée.

Membre et ancien président de l'Académie Vétérinaire de France, Lauréat de l'Académie Française, il obtint en 1966 le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son oeuvre. Aujourd'hui, avec "Les bêtes aussi ont leurs langages", c'est une étude complète et passionnante des modes de communications des animaux entre eux, et de leurs possibilités de communication avec les hommes.

Depuis le langage dansé des abeilles jusqu'aux plus récents essais de langage gestuel chez les grands singes anthropoïdes, en passant par la vérité sur les oiseaux-parleurs, les possibilités réelles des dauphins et les ahurissantes hypothèses sur les signaux qu'utiliseraient les oiseaux migrateurs au moment des relais, Fernand Méry ouvre une nouvelle fois pour nous le livre de l'émerveillement... Un véritable "dictionnaire des langues vivantes" qui nous révèle comment les bêtes parviennent à exprimer leurs désirs, leurs craintes ou leurs colères.

Les bêtes aussi ont leurs langages, Fernand Méry, Editions Pocket, 1976, 316 pages, 8 pages de photos en noir et blanc

Pour en savoir plus

- Médecin des bêtes, de Fernand Méry
- Défense des animaux : L'exemple de Fernand Méry, de Francis Lescure
- Le langage des animaux, de Dorothée Koechlin de Bizemont et Jacques Lecomte

Couverture des Editions France-Empire, 1971

Médecin des bêtes, de Fernand Méry

Médecin des bêtes
Le roman d'une vocation

de Fernand Méry


A travers 100 anecdotes et histoires vraies, ce livre est le témoignage passionné d'un homme qui a consacré sa vie à lutter contre la souffrance animale.

Médecin des bêtes, Le roman d'une vocation, Fernand Méry, Editions Robert Laffont, 1961, 593 pages

A propos de l'auteur

Fernand Méry, né en 1897 et décédé en 1983, fut un vétérinaire mondialement reconnu. Grand défenseur de la cause animale, il était un "écrivain animalier" et surtout un grand protecteur des animaux de par son métier et sa passion de vétérinaire.

Pour en savoir plus

- Les bêtes aussi ont leurs langages, de Fernand Méry
- Défense des animaux : L'exemple de Fernand Méry, de Francis Lescure
- Au service des bêtes, de Jacques Lannier