10 novembre 2012

L'agroterrorisme dans nos assiettes, de Michel Tarrier

L'agroterrorisme dans nos assiettes
de Michel Tarrier

Un portrait peu flatteur d’une certaine agriculture et de sa logique de mort.

Des terres exploitées au risque de les détruire irrémédiablement, des pesticides qui provoquent maladies et dégénérescences, des semences protégées par des brevets qui correspondent à une privatisation du patrimoine naturel, des animaux dont les mauvais traitements se retrouvent jusque dans nos assiettes, etc.

La liste est longue des dérives et dangers que l’industrie agroalimentaire a imposés et contre lesquels nous n’avons guère de défenses. Les algues vertes empoisonnent les plages bretonnes, les plaines américaines voient leurs terres surexploitées partir dans des tempêtes toujours plus nombreuses, et les malformations et cancers touchent les riverains de cultures intensives, partout dans le monde.

Consommateurs et paysans sont en définitive tous victimes, même si certains, à force de jouer aux apprentis sorciers ou de fermer les yeux sur ce que l’industrie leur imposait, ne peuvent prétendre ne pas savoir, ne pas connaître les risques.

L’auteur dénonce, en étayant son propos par des exemples concrets, et après avoir lu ce livre, nous ne regarderons plus du même oeil le steak dans notre assiette ou la fraise sur notre tarte.

L'agroterrorisme dans nos assiettes, Michel Tarrier, Editions LME (La maison d'éditions), 2012, 232 pages

A propos de l'auteur

Michel Tarrier, naturaliste-écologue et écologiste radical, est l’auteur de plusieurs essais d’écosophie. "Nous, peuple dernier" est paru en 2009 aux éditions L’Harmattan. "Dictature verte" est sorti en 2010 aux Presses du Midi. Il a publié chez LME une réédition amplement complétée de "Faire des enfants tue… la planète".

Pour en savoir plus

- Le site des éditions LME où vous pourrez feuilleter le livre (une trentaine de pages à lire)
- La société toxique, de Pryska Ducoeurjoly
- Le sol, la terre et les champs, de Claude et Lydia Bourguignon
- Le livre noir de l'agriculture, d'Isabelle Saporta
- Agriculture et santé, de Guillaume Moricourt
- Bidoche : L'industrie de la viande menace le monde, de Fabrice Nicolinot
- La rubrique Industries et lobbies

Au sommaire

- Prologue
- Faut-il s’apitoyer sur le sort des agriculteurs ?
- Depuis Caïn et Abel…
- Du spécisme à l’agrospécisme
- De l’agriculture paysanne à l’agroterrorisme
- L’agriculture et sa logique de mort
- Pesticides : le salaire de la peur
- Les maux des kamikazes
- Bonjour les cobayes !
- Israël : ce que l’agrobusiness fit de la Terre promise
- La faim justifiera les moyens

Le mot de l'auteur
(en première page du livre)

Ce livre est dédié aux animaux non-humains qui souffrent plus et davantage depuis l’avènement de l’agriculture industrielle et de son corollaire l’élevage concentrationnaire, ainsi qu’aux victimes humaines des produits agricoles pétris de résidus chimiques. Mais pas seulement. Je le dédie aussi à la pétro-tomate sans saveur, au poivron en deuil de son sol, à la pomme de terre aux gènes de poulet, de phalène, de virus et de bactérie, au maïs aux gènes de luciole, de pétunia, de blé, de scorpion, au riz aux gènes de haricot, de pois, de bactérie et d’humain, à la fraise-melon et au melon-fraise ou kiwi, à la banane empoisonnée, à l’abricot qui ne mûrira plus, à la cerise qui pourrit rien qu’en la regardant. Et à tous les "fruits" de notre antimonde aux terroirs perdus. S’il est plus question que jamais de faire payer les pollueurs, il serait grand temps de présenter la facture qui revient aux gangsters de l’agrotoxique.

08 novembre 2012

La société toxique, de Pryska Ducoeurjoly

La société toxique
Manuel de dépollution mentale
de Pryska Ducoeurjoly
préface de Sylvie Simon
postface de Philippe Desbrosses

La population subit une triple intoxication : médiatique, "médicamenteuse", agroalimentaire. Au-delà de la pollution chimique de l'environnement, les bons sentiments qui servent d'alibi aux discours dominants sont des poisons encore plus insidieux : ils nous amènent à raisonner de travers, à préférer des comportements qui détériorent au final notre santé. Ce livre nous invite à penser par nous-mêmes, à changer notre manière de vivre, à nous éveiller enfin pour sortir de l'abrutissement dans lequel ces pensées "toxiques" nous maintiennent. Journaliste avertie, l'auteur traque l'intox là où on l'attend le moins. Elle dévoile les bonnes informations cachées. Savoir, tout simplement savoir, c'est déjà échapper à l'emprise mentale de la société toxique.

La société toxique : Manuel de dépollution mentale, Pryska Ducoeurjoly, Préface : Sylvie Simon, Postface : Philippe Desbrosses, Editions Res publica, 2010, 328 pages

A propos de l’auteur

Journaliste, Pryska Ducoeurjoly a travaillé huit ans dans la presse quotidienne régionale. De formation littéraire pluridisciplinaire, l’auteur s’est initiée aux disciplines scientifiques (nutrition, biochimie, anatomie-physiologie du corps humain) dans le cadre du cursus de Naturopathe. Elle est aujourd’hui journaliste d’investigation indépendante. Avec "La Société Toxique", elle signe son premier essai, synthèse de son expérience croisée dans les domaines de la santé non-conventionnelle, de l’écologie et du journalisme.

Au sommaire

Préface de Sylvie Simon
Avant-propos
Première partie : L’intox médiatique
Introduction : la société du stress permanent
Chapitre 1: L’information toxique
1. Pourquoi écoute-t-on les infos ? Ou pas…
2. Dix heures : bienvenue en conférence de rédaction !
3. Les journalistes sont-ils devenus des fonctionnaires de l’info ?
4. Les experts de la... désinformation
5. Trop d’infos tue l’info
6. La consanguinité médiatique
7. Le prêt-à-penser viral
8. Les toxines de l’autocensure
9.Comment reconnaître une information saine ?
Chapitre 2 : Le lavage de cerveau cathodique
1. De la dépendance à l’apathie
2. Miroir, mon beau miroir...
3. La malbouffe télévisuelle
4. Le green washing lave plus blanc
5. Infotainment : la politique fait sa pub
Conclusion : Internet nous sauvera-t-il de la médiacratie ?
Deuxième partie : L’intox médica-menteuse
Introduction : de l’hygiène de vie à... l’hygiénisme
Chapitre 1 : La santé pasteurisée
1. Notre héros national est-il un imposteur ?
2. La société infantilisée
3. Virus ! Où es-tu, que fais-tu ?
4. Pour quelques boutons...
5. Une maladie, un vaccin. Un vaccin, des maladies...
6. L’enfance empoisonnée
7. Peut-on vivre sans piqûre ?
Chapitre 2 : la santé désintoxiquée
1. Médecines douces ou dérives sectaires ?
2. A la découverte de la naturopathie
3. L’homéopathie : de l’alchimie à la science
4. La biologie numérique sort la tête de l’eau
5. Magnésium, le magnifique !
6. L’argent colloïdal, des vertus en or
Conclusion : Contre les émotions toxiques, les Fleurs du Dr Bach
Troisième partie : L’intox agroalimentaire
Introduction : Dis-moi ce que tu manges...
1. Le caddie toxique
2. Info et intox sur les pesticides
3. Chimères alimentaires
4. La chasse au gras tue
5. De l’indigestion chronique aux maladies de civilisation
6. Le mal du sucre
7. Le mal du lait
8. Le mal du blé
9. Le mal du sel
Conclusion : l’enfer alimentaire est pavé de bonnes intentions
Epilogue : Vers une évolution de conscience
Postface de Philippe Desbrosses
Bibliographie

Pour en savoir plus

- Le site de Pryska Ducoeurjoly
- Cette page où vous trouverez de nombreuses informations sur le livre : un résumé détaillé, l'avant-propos, un extrait de la préface de Sylvie Simon, un extrait de la postface de Philippe Desbrosses, et des articles de presse
- Des extraits du livre
- La nouvelle dictature médico-scientifique, de Sylvie Simon
- Guérir la Terre, sous la direction de Philippe Desbrosses

06 novembre 2012

Le grand secret de l'industrie pharmaceutique, de Philippe Pignarre

Le grand secret
de l'industrie pharmaceutique
de Philippe Pignarre

Au nord comme au sud de la planète, l'industrie pharmaceutique n'a pas bonne presse et semble avoir réussi à gâcher le capital de sympathie que lui avaient valu ses grandes découvertes des années 1960 et 1970. Ainsi, l'opinion publique a été choquée quand elle a appris que les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux attaquaient en justice le gouvernement d'Afrique du Sud qui voulait fabriquer et importer des médicaments génériques pour soigner les malades du sida. Et dans beaucoup de pays, les mêmes laboratoires ont réussi jusqu'à présent, de mille manières, à freiner le recours aux génériques, médicaments bon marché qui aideraient pourtant à réduire le "trou de la Sécu".

En rappelant ces dérives, Philippe Pignarre, qui a travaillé dix-sept ans dans l'industrie pharmaceutique, explique comment les industriels du médicament en sont arrivés là. Et comment ils tentent de convaincre les gouvernements du caractère inéluctable de cette dérive. Surtout, il s'interroge sur les causes de ce scandale. L'industrie pharmaceutique serait-elle dirigée par des hommes assoiffés de profits et d'abord soucieux de "marchandiser" cyniquement la souffrance humaine ?

Cette explication est trop simple et, surtout, elle ne correspond pas à la réalité. L'enquête minutieuse menée par l'auteur montre que l'industrie pharmaceutique a changé pour des raisons beaucoup plus profondes : elle cache un secret qui menace son existence même. L'objectif principal de ce livre est de dévoiler ce secret et de proposer des moyens d'agir pour inverser le cours actuel.

Le grand secret de l'industrie pharmaceutique, Philippe Pignarre, Editions La Découverte, 2004, 196 pages

A propos de l'auteur

Philippe Pignarre est l'éditeur des "Empêcheurs de penser en rond". Il est notamment l'auteur à la Découverte du "Grand secret de l'industrie pharmaceutique" (2003) et, avec Isabelle Stengers de "La sorcellerie capitaliste : Pratiques de désenvoutement (2005).

Au sommaire

Introduction
I. Le diagnostic
1. La puissance
- Une industrie de l'invention
- L'explosion des coûts de conception des nouveaux médicaments
- Rendements décroissants et déficit d'innovation
2. Le déclin
- La révolution des médicaments génériques
- Les grands laboratoires font de la résistance
- De l'art d'oublier les avantages des génériques
3. Le retournement
- Les symptômes du déclin
- Des maladies sans traitements
- Le contenu de la révolution thérapeutique
4. Quand tous les moyens étaient bons
- Le scandale de la thalidomide
- Du contrôle de la toxicité aux essais cliniques
- Un contrôle immédiatement délégué aux industriels
- L'ordre ancien
- Le tournant
- Les essais cliniques comme limite éthique
- Changement de méthode
5. Le pouvoir des statisticiens
- Les analystes financiers au chevet des essais cliniques
- La recherche soumise aux "programmes" des laboratoires
- La bureaucratisation de l'industrie pharmaceutique
6. Faute de biologie...
- La spirale de la concentration
- Les essais cliniques révolutionnent la psychiatrie
- La recherche à l'aveuglette
II. Les remèdes
7. Toujours plus grand
- Fusionner les laboratoires pharmaceutiques pour maximiser les rendements
- L'effet de la concentration sur l'organisation de la recherche
- Quand les fusions paralysent la recherche
8. Eloge du petit
- L'arrogance des risque-tout des biotechnologies
- Une nouvelle conception globale de la recherche
- Le drug design
- Suivre le mouvement
- La victoire au finish des singes dactylographes
9. La génétique comme ultime recours
- Promesses et limites du programme génétique
- L'idée derrière la génétique
- Gérer les déceptions
- Du programme ambitieux au programme modeste
10. L'enjeu des brevets
- Le scandale des médicaments antisida en Afrique
- La vie des riches contre la mort des pauvres ?
- Le gouvernement américain en première ligne
- Les brevets contre le progrès ?
- Une question de survie pour les grands laboratoires
11. Le prix à payer
- Les solutions "honnêtes" à la crise
- Des mesures discutables
- Les raisons d'avoir honte
12. Discuter l'addition
- Des pistes d'action pour une industrie à bout de souffle
- Faire des appels d'offre
- Rembourser les molécules et non pas les médicaments
- Rembourser à la valeur ajoutée
- Négocier la durée de protection des brevets
- Un observatoire de l'invention
- Décider démocratiquement
- Pour un "Parlement de la santé"
Conclusion
Postface à l'édition de 2004

Pour en savoir plus

- Le site de Philippe Pignarre
- Le site des Editions La Découverte
- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- La Mafia médicale, de Ghislaine Lanctôt
- Les inventeurs de maladies, de Jörg Blech
- Ces maladies créées par l'homme, de Dominique Belpomme
- Les faussaires de la science, de Hans Ruesch
- La nouvelle dictature médico-scientifique, de Sylvie Simon
- Vaccinations : Les vérités indésirables, de Michel Georget



04 novembre 2012

Ces médicaments qui nous rendent malades, de Sauveur Boukris

Ces médicaments qui nous rendent malades
Sauver des vies, faire des économies
de Sauveur Boukris
préface de Philippe Even

Un médicament peut être un remède ou un poison. Prendre un médicament n'est pas un geste anodin. Les effets secondaires et indésirables des médicaments constituent un réel problème de santé.

En France, on estime que le nombre de décès dus aux médicaments se situe entre 8000 et 13000 par an, soit deux à trois fois plus que les accidents de la route !

On compte plus de 130000 hospitalisations chaque année imputables aux médicaments. La durée d'hospitalisation est d'environ 9 jours, ce qui signifie que les effets secondaires sont graves.

Les médicaments constituent un immense marché mondial qui aiguise l'appétit de grandes multinationales. Les Français sont les plus grands consommateurs de médicaments en Europe. Plus la consommation est élevée et plus les risques d'accidents ou de décès augmentent.

Depuis les affaires des statines, du Viox, de l'Acomplia et du Zyprexa, qui ont occasionné le retrait de plusieurs médicaments, on se pose des questions sur les objectifs des firmes pharmaceutiques, sur les moyens de contrôle et de régulation de cette puissante industrie, sur l'indépendance et la rigueur des "experts", sur l'information et la formation des médecins prescripteurs.

Le médicament n'est pas une marchandise comme une autre, il touche à un besoin essentiel : la santé. Et la santé est notre préoccupation à tous.

Ces médicaments qui nous rendent malades : Sauver des vies, faire des économies, Sauveur Boukris, Préface de Philippe Even; Editions Le Cherche Midi, 2009, 278 pages

A propos de l'auteur

Sauveur Boukris est médecin généraliste, enseignant à la faculté Bichat et Lariboisière et collabore à plusieurs revues médicales. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : "Le Vieillissement : mieux vivre après 60 ans", "L'Adolescence, l'âge des tempêtes", "Souffrances d'adolescents" et. "L'Adolescence de A à Z".

Au sommaire

Préface
Introduction
1. Médicaments trop consommés et trop coûteux
2. Les accidents iatrogéniques
3. Les psychotropes et leurs effets secondaires
4. Attention aux associations de médicaments
5. Les effets secondaires des médicaments dans la vie courante
6. Qui contrôle et autorise les médicaments ? Par quels moyens ?
7. Les grandes affaires médiatiques
8. Médecins sous influence ?
9. L´innovation médicale : tout nouveau, tout beau ?
10. Développer la pharmacovigilance : savoir pour agir
11. La médecine marketing
12. Des contre-pouvoirs s´organisent
13. Tous responsables !
Références bibliographiques

Pour en savoir plus

- Le site officiel de Sauveur Boukris
- Le site des Editions Le Cherche Midi
- Des extraits intéressants, à lire sur cette page
- La Mafia médicale, de Ghislaine Lanctôt
- Les inventeurs de maladies, de Jörg Blech
- Ces maladies créées par l'homme, de Dominique Belpomme
- Les faussaires de la science, de Hans Ruesch
- La nouvelle dictature médico-scientifique, de Sylvie Simon
- Vaccinations : Les vérités indésirables, de Michel Georget

Deux avis de lecteurs
Source

Un livre à vous rendre malade...

Préfacé par le Pr Philippe Even, qui mene depuis de longues années, en parfait franc-tireur, un combat pour une médecine et des experts indépendants de l'industrie pharmaceutique, et dénonce régulièrement la collusion entre certains politiques et l'industrie pharmaceutique, voilà un nouveau livre qui, à l'instar de ceux parus récemment sur la malbouffe où le traitement réservé à nos anciens dans les maisons de retraite, fait froid dans le dos.

Il y a 3 siècles de celà Voltaire écrivait: "Les médecins administrent des médicaments dont ils savent très peu, à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien". Force est de constater qu'aujourd'hui les choses ont très peu changé, malgrè tous les progrès réels pourtant effectués. Le livre, truffé d'anecdotes vécues et de références chiffrées, dénonce, entre autre, le scandale des enfants et des adolescents traités avec des antidépresseurs, les calmants aux effets hallucinogènes, "les anti-inflammatoires (qui) utiles dans les poussées d'arthrose peuvent provoquer des hémorragies digestives ou des ulcères gastro-duodénaux. Les antalgiques aussi facilement prescrits ou consommés que le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, etc.) (qui) peuvent induire des hépatites graves, dont certaines sont fulminantes, voire mortelles. Les psychotropes, dont la France détient le record européen de consommation, (qui) sont responsables de 10 à 30% des hospitalisations en urgence, surtout chez les personnes âgées. Les antibiotiques (...qui...) induisent des accidents cutanés de type allergique et, pour certains d'entre eux, des problèmes hématologiques ou rénaux", en résumé, des remèdes pires que les maux.

Parrallèlement au puissant lobby de l'industrie qui oeuvre dans l'ombre des instances du pouvoir, "les firmes pharmaceutiques jouent sur nos peurs : peur de la mort, de la maladie, de la déchéance physique ou psychique, pour vendre des médicaments ! Des troubles mineurs sont décrits comme des affections graves : la timidité, par exemple, devient un trouble d'anxiété sociale, la tension prémenstruelle devient un trouble dysphorique prémenstruel. Etre un sujet à risque pouvant développer une pathologie devient une pathologie en soi ! Les stratégies marketing des firmes pharmaceutiques ciblent ainsi les bien-portants pour venir gonfler encore les énormes bénéfices qu'elles réalisent et conquérir de nouveaux marchés.

Un livre qui fait froid dans le dos mais dont la lecture, si elle ne vous rend pas malade, se révelera des plus instructives.

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Que de bon sens...

Que de bon sens dans ce livre, mais que nous semblons avoir perdu aujourd'hui. L'industrie pharmaceutique, et les medecins qui s'en font les porte-paroles, nous ont amenés à croire tout ce qu'ils disent. Et bien sûr il faut encore payer très cher leurs conseils avisés. Non seulement pour la visite chez le médecin, mais pour des médicaments qui nous laissent souvent avec des effets secondaires non désirés, mais bien documentés. Ainsi des médicaments contre l'asthme qui ont comme effets secondaires de provoquer une forte toux. Ou un vaccin totalement inefficace...

Où sont passés les remèdes de grand-mère qui nous permettaient de faire passer la moitié de nos petits maux ? Pour le moindre bobo nous courons chez le médecin généraliste, qui pour nous satisfaire nous remet une jolie ordonnance. Nous n'imaginons même pas repartir de chez le médecin sans ordonnance mais avec une liste de légumes à manger et une liste de ballade à faire régulièrement.

Ce livre passe en revue le processus qui pousse nos médecins français à prescrire de plus en plus (des magazines médicaux aux visiteurs du même nom), quelques parallèles avec les USA, et l'histoire de quelques retentissants fiasco de l'industrie pharmaceutique comme le Vioxx.

Ce livre vaut le détour et vous permettra de réajuster votre relation avec votre santé et de vous reprendre en main. Arrêter de prendre aveuglément les médicaments que l'on vous prescrit. Informez vous. Ce livre vous poussera à poser des questions et surtout les bonnes questions à votre médecin et à tous les acteurs de la santé.

La préface du Pr Philippe Even

Voici l'introduction du Pr Philippe Even, au livre du Dr Sauveur Boukris "CES MEDICAMENTS QUI NOUS RENDENT MALADES". Elle résume de façon remarquable et sans concession le fonctionnement de l'industrie pharmaceutique. Tout soignant devrait la lire attentivement,pour modifier son comportement devant son mode de prescription et relativiser l'efficacité et l'utilité de nombreux médicaments et mieux prendre conscience de leur toxicité. Les patients évidemment peuvent aussi tirer de nombreux enseignements de cette lecture.

Dr Dezeustre Olivier


Préface

Je suis très honoré que le docteur Sauveur,Boukris m'ait demandé de préfacer son livre, car c'est un ouvrage d'une vraie grande valeur, de conscience et de foi, remarquablement documenté, appuyé sur une expérience personnelle étendue de l'exercice médical, une profonde connaissance de la psychologie, des demandes et des souffrances des malades, des risques auxquels ils sont soumis et des difficultés des médecins généralistes, qui ont parfois le sentiment d'être ou d'avoir été trompés par les firmes de médicaments, les agences qui devraient les contrôler, et les médecins leaders d'opinion qui en font la promotion. J'ai aimé la tonalité, la simplicité et la totale sincérité de ce livre, qui énonce tranquillement, sans agressivité, les dérives des acteurs et décideurs de la politique de santé. Il se borne à constater et recenser les faits, sereinement, sans indignation inutile, sans forcer le trait, pour simplement décrire un tableau qui parle hélas, de iui-même, et il y ajoute pour les malades de multiples et précieux conseils de prudence.

La politique de santé est une pièce qui se joue à quatre. L'Etat, qui devrait protéger et économiser, l'industrie pharmaceutique, qui est une industrie aussi avide de bénéfices immédiats que les autres, les médecins, mal formés à la thérapeutique qu'ils doivent apprendre à peu près seuls sur le terrain, et enfin, les malades, qui devraient être, et ne sont pas, au centre de la pièce qui se joue en partie à leurs dépens.

Dans cette pièce, l'industrie immensément riche, et donc puissante, ne poursuit que son intérêt à court terme. Elle n'est ni philanthropique ni au service des malades. Seuls les « grands marchés » l'intéressent. Et elle ne s'en cache pas, elle le dit et l'écrit. Propriété de grands fonds d'investissements internationaux, d'autres grandes industries (Total et l'Oréal chez Sanofi, par exemple) et d'innombrables actionnaires jouant en bourse, elle place à la tête des entreprises des « supermanagers » venus de la finance ou d'autres industries, et qui ne sont ni médecins, ni pharmaciens, ni malades, et sont recrutés avec la mission impérative et exclusive d'assurer chaque année, par tous les moyens, sous peine de renvoi, un minimum de 15 à 25% de retour sur investissement, au premier degré, pour l'argent lui-même; au second degré, pour donner confiance à la Bourse et gonfler la capitalisation et la valeur marchande. Ces managers ne peuvent dès lors mener aucune politique de long terme, alors qu'il faut dix à douze ans pour découvrir et lancer un nouveau médicament réellement efficace et sans danger et que cela est toujours un pari risqué, le succès n'étant jamais assuré.

Voilà pourquoi beaucoup de centres de recherche de l'industrie ferment les uns après les autres (tous ceux qui étaient implantés en France ont disparu). Voilà pourquoi il n'y a plus de grandes découvertes venant des entreprises, qui se bornent à « externaliser » leur recherche, en rachetant pour quelques plats de lentilles celles des découvertes des laboratoires universitaires qui leur paraissent susceptibles d'ouvrir de vastes marchés rémunérateurs. La recherche propre de l'industrie ? Un train fantôme. « Aujourd'hui, écrit B. Ingram (entreprise Glaxo), nous ne cherchons qu'à faire main basse les premiers sur des molécules à racheter sous licence. Nous chassons tous avidement sur les mêmes terres. » Comme des chiens truffiers. « Sautant d'un avion à l'autre, nous nous rencontrons sur les mêmes aéroports et les uns entrent dans les laboratoires universitaires quand les autres viennent d'en sortir. » Comme l'Espagne de Philippe II qui n'inventait rien, l'industrie ne peut vivre que des pépites d'or dérobées aux Indiens. Mais il lui faut aujourd'hui creuser et recreuser pour réactiver les vieux filons ou en trouver de nouveaux. L'or se fait rare. Elle doit dès lors se contenter de l'argent des mines de Potosi et d'une monnaie d'alliage, qui n'a plus que l'apparence de l'or. Pourtant, pour justifier les prix qu'elles imposent et pour bénéficier d'exonérations fiscales, les entreprises cherchent à faire croire aux pouvoirs publics et aux services fiscaux qu'elles dépensent 30% de leur budget en recherche. Chez nous, elles affirment y investir 8 fois plus que l'Inserm et les universités... sans rien trouver. Jamais. Elles affirment aussi que chaque molécule leur revient à 800 millions d'euros ou le double ou le triple, selon les jours, quand tous les analystes indépendants parviennent à des valeurs dix fois inférieures.

Mais sur le principe, pourquoi ne pas externaliser, si les découvreurs étaient récompensés - ils ne le sont pas - et si le système était efficace. Mais tel n'est pas le cas. Pour deux raisons.

La première est que l'industrie ne se préoccupe que de la taille et de la solvabilité des marchés qu'elle cherche à conquérir, maintenir ou étendre, et elle ne s'intéresse qu'à ceux qui rapportent gros et longtemps, comme au Monopoly. Ce sont donc seulement les pathologies chroniques, parce que leur traitement est long, dans les pays riches, les seuls capables de payer les prix exorbitants qu'elle impose, de 5 à 20 fois le prix de revient, et surtout les traitements préventifs qui l'intéressent, car les patients les prennent toute la vie pour se prémunir de maladies que l'immense majorité n'aura jamais. Elle se désintéresse au contraire totalement des maladies des pays en développement - paludisme, tuberculose, diarrhées infantiles mortelles, choléra, parasitoses, etc., qui tuent 20 millions de personnes chaque année, dont la moitié d'enfants - parce qu'ils ne sont pas solvables. Elle se désintéresse tout autant des maladies aiguës aux traitements trop courts pour être rentables, et en particulier des maladies infectieuses, et voilà pourquoi il n'y a plus de nouveaux antibiotiques depuis vingt ans. Ces traitements trop courts ne rapportent guère et, pour la même raison, la plupart des grandes entreprises ne s'intéressent pas aux vaccins, qui protégeraient d'un coup des dizaines de millions de futurs malades avec une seule injection bien peu rentable, ce qui leur fermerait d'un coup tout un marché. L'industrie n'a aucun intérêt à voir disparaître les maladies, mais au contraire à les voir se multiplier et s'étendre ou faire semblant de croire à leur extension. Elle ne veut pas scier la branche sur laquelle elle est perchée et préfère de beaucoup les traitements prolongés et peu efficaces, qui font sa fortune.

Comme le dit Knock dans la pièce de théâtre éponyme de jules Romain : « Tout bien portant est un malade qui s'ignore. Le traitement curatif c'est bien, mais c'est de la pêche à la mouche, le traitement préventif, c'est mieux, c'est de la pisciculture. »

La deuxième raison pour laquelle l'industrie pharmaceutique ne découvre plus rien d'important n'est pas seulement qu'elle ne cherche pas et qu'il est rare de trouver sans chercher, mais c'est que l'âge d'or des grandes découvertes thérapeutiques est terminé. Nous avons mangé notre pain blanc entre 1950 et 1985. Tous les grands médicaments sont de cette période, antibiotiques, corticoïdes, anti-hypertenseurs, anti-inflammatoires, diurétiques, antidiabétiques, anticoagulants, grandes molécules anticancéreuses ou antileucémiques, etc., sans oublier les antidépresseurs et les hypnotiques. Voici le temps du pain noir. Les extraordinaires progrès de la biologie et la découverte du génome nous ont soudainement montré une complexité du vivant infiniment plus grande que nous le pensions assez naïvement. Paradoxalement, comme en astronomie, de la lumière est née l'obscurité. Là où nous pensions avoir à maîtriser les dysfonctionnements de quelques centaines de molécules, ce sont des millions qu'il faut analyser et affronter. Là où nous croyions que le cancer était dû à une ou deux anomalies, des mutations génétiques, ce sont pour chaque cancer des centaines qui sont en cause, différentes dans chacun d'entre eux, et ces mutations continuent en outre à se multiplier au cours même de l'évolution des tumeurs, rendant inefficaces les rares traitements qui avaient eu un certain impact initial, de telle sorte que la tumeur nous échappe. Dès lors, les découvertes des laboratoires universitaires, si originales qu'elles soient, sont presque toujours ponctuelles et très rarement générales. Elles concernent une ou deux cibles moléculaires, mais pas les circuits complexes de plusieurs centaines d'entre elles, qui gouvernent la vie des cellules normales et pathologiques et particulièrement celle des tumeurs et qu'on ne peut contrôler avec un ou deux médicaments, car ils n'ont aucun mal à en contourner les effets, qui les gênent à peine. Ainsi voit-on l'échec de tous les nouveaux anticancéreux, dont on avait tant promis l'efficacité et chanté les louanges et dont aucun ne prolonge en moyenne la vie de plus de un à six mois, avec, il est vrai, quelques chanceux, qui atteignent deux ans, mais si peu.

L'industrie pharmaceutique ne peut donc racheter que des « niches » et découvrir de minitraitements, actifs, un temps, partiellement, sur quelques types de cancers, quelques types de dégénérescences neurologiques ou de troubles métaboliques, mais cela n'est guère rentable, car les « marchés » sont trop petits. Alors, l'industrie s'adapte. Condamnée à traiter de « petites niches » cent fois plus étroites que celles de l'âge d'or, elle a sans vergogne maintenu ses bénéfices en multipliant par 100 le prix des nouvelles molécules, sans aucun rapport avec leurs coûts réels de découverte et de fabrication, sur lesquels elle nous trompe. Par un facteur de 5, 10 ou 20 !

Ainsi voit-on aujourd'hui les nouveaux médicaments courants, ceux du généraliste, qui ne sont que des copies des médicaments antérieurs, des copies de copies, des fac-similés, pompeusement appelés molécules de 2', 3' ou 4' génération comme s'il s'agissait nécessairement d'un progrès, alors qu'en réalité elles n'ont jamais aucune supériorité sur les molécules précédentes, quand elles ne leur sont pas inférieures, mais qui sont pourtant vendues cinq fois plus cher, avec la bénédiction des pouvoirs publics, grâce à de nouveaux brevets qui relaient les anciens et barrent la route aux génériques redoutés.

Ainsi voit-on parallèlement les médicaments des pathologies lourdes, celles des spécialistes et des hôpitaux, vendus 20.000 à 300.000 euros pour un traitement d'un an, au point qu'aujourd'hui, les dépenses induites par les spécialistes et les hôpitaux dépassent celles qui le sont par les généralistes, pourtant quatre fois plus nombreux.

Vendre, vendre, vendre à tout prix et n'importe quoi, en masquant les risques les mieux identifiés pour maintenir 20% et parfois 30% de retour sur investissement.

Voilà pourquoi 25.000 visiteurs médicaux, qui pour la plupart sont mal formés et ne sont pas médecins, deux à trois fois plus nombreux que dans les autres pays occidentaux, sillonnent la France et visitent chaque médecin cinq à dix fois par semaine, de façon à vanter les mérites des nouvelles molécules et conduire les praticiens à prescrire beaucoup plus largement que ne l'indiquent les autorisations ministérielles, toujours limitées à quelques indications précises. Qu'importe en effet à l'industrie une autorisation accordée pour 50.000 malades, mais avec un prix très élevé, si elle parvient à convaincre les généralistes de prescrire à 500.000 malades en continuant de bénéficier de ces prix très avantageux. Il existe cent histoires de ce type (Ticlid, Neurontin, Sumatripton etc.). Des centaines de millions d'euros gaspillés. Des amendes cinglantes imposées pour cela à l'industrie aux Etats-Unis: 100, 500 millions d'euros, un milliard même. Quimporte puisque ces médicaments rapportent de un à trois milliards... par an ! 1% d'augmentation et l'amende est payée ! Y a-t-il d'ailleurs une seule autre industrie qui utilise le quart de son effectif à démarcher ses clients à domicile ? L'habitude aidant, cela paraît si naturel que personne ne songe aujourd'hui à s'en étonner, s'en offusquer et encore moins à l'interdire, l'Etat se contentant d'imposer une « charte de bonne conduite », sans le moindre impact.

Voilà pourquoi l'industrie pharmaceutique finance toute la formation médicale (FMC) continue des médecins, dont scandaleusement les Etats n'ont pas voulu se charger (aux EtatsUnis, ce sont 300.000 réunions de FMC par an).

Voilà pourquoi l'industrie, insatisfaite de la résistance de beaucoup de médecins à l'endoctrinement des visiteurs médicaux, passe par-dessus leur tête en s'adressant directement aux patients, sous prétexte de les « éduquer » eux aussi. C'est le nouveau «mixed-marketing», «mass-marketing» et «buzz-marketing», «googleisant» les patients, comme elle dit, car elle ne cache même pas sa stratégie commerciale, qui passe par Internet et sur les sites dits d'« information santé », qu'elle crée, masquée. Elle sponsorise aussi de plus en plus d'émissions télévisées « Santé », avec la bénédiction de l'Etat, qui vient de les autoriser à le faire, émissions qui, certes, ne citent pas précisément le nom des médicaments que souhaite promouvoir l'industrie - c'est encore interdit et réservé aux cosmétiques, aux aliments pour l'homme et les chiens et, déjà, aux médicaments en vente libre, non remboursés - mais elle les évoque de façon générale, en créant le besoin. On ne parle donc pas directement de tel ou tel anticholestérolémiant, mais on parle des dangers du cholestérol et de la nécessité des anticholestérolémiants, de sorte que les patients inquiets se le font immédiatement doser, et comme les médecins n'ont pas cessé d'en abaisser le seuil de normalité, c'est une bonne moitié de la population de plus de 50 ans qui se voit proposer, le plus souvent sans raison scientifique valable, un traitement à vie contre le cholestérol, inutile dans 90% des cas. Bien des journalistes médicaux connus se prêtent à ce jeu, et bientôt peut-être, l'Europe, qui résiste encore, autorisera des émissions de télévision pour assurer la publicité directe des produits, y compris sur des chaînes spécialisées, comme c'est le cas aux Etats-Unis, où cela a conduit à une augmentation de 20% de la consommation médicamenteuse (ce qui représente 100 milliards d'euros), bien entendu sans aucun effet ni sur la fréquence et la gravité des maladies ni sur la mortalité...

Et comme cela n'est pas suffisant, il faut, sous prétexte de santé publique, médicaliser toute la vie en élargissant la panoplie des maladies anciennes, avec le reflux oesophagien regroupant toutes les aigreurs mineures, le syndrome de préhypertension artérielle (au-dessus de 13 et même 12), l'hypercholestérolémie à 1.8g/l, le prédiabète à 1.1g/l et mieux encore en créant de nouvelles maladies qui n'existent pas, mais que l'industrie pharmaceutique est d'autant plus prête à traiter que, précisement, elles n'ont pas d'existence réelle. N'inventant plus de médicaments, l'industrie invente des maladies. Ainsi a-t-on vu en quelques années apparaître le « syndrome métabolique », associant hypertension, obésité, cholestérol, diabète, maladies artérielles. Si vous souffrez d'une seule de ces maladies, il va falloir vous traiter préventivement contre toutes les autres, avec cinq ou dix molécules par jour et toute la vie. Le jackpot ! Ainsi a-t-on vu apparaître les dysphories menstruelles de la femme, les dysfonctionnements érectiles, les dysfonctionnements de l'éjaculation, le syndrome de phobie sociale (simple timidité), les troubles bipolaires de l'enfant, qui n'existaient pas dix ans auparavant, les syndromes coliques fonctionnels, le syndrome de fatigue chronique, le syndrome nocturne des jambes sans repos, le syndrome des jambes lourdes, etc. Tout est dans Knock. Relisez-le.

Voilà pourquoi les Français consomment un volume de médicaments deux à six fois supérieur selon les maladies à celui des autres pays. Voilà pourquoi la facture annuelle est de 38 milliards d'euros (30 milliards en ville et 8 milliards à l'hôpital), dont 6 milliards de bénéfices pour l'industrie, alors que les hôpitaux publics eux-mêmes, sans cesse stigmatisés pour les dépenses qu'ils induisent, ne coûtent, hors médicaments, que 37 milliards d'euros, en ne faisant, eux, que des dettes qu'une petite partie des bénéfices de l'industrie pourrait aisément couvrir.

Et voilà pourquoi cette orgie, non pas incontrôlable, mais incontrôlée, est la source d'accidents de plus en plus fréquents, conduisant à l'hospitalisation ou se produisant en cours même d'hospitalisation, accidents particulièrement redoutables chez les plus de 70 ans et d'autant plus fréquents que les dangers de ces médicaments, non seulement s'ajoutent, mais se potentialisent souvent, et plus encore avec les molécules d'aujourd'hui, moins clairement efficaces et qu'il faut parfois associer.

Tout cela, le livre du docteur Sauveur Boukris le dit très bien et ses conseils de prudence devraient être lus et écoutés. Soigner, ce n'est pas distribuer mécaniquement des médicaments à la demande, c'est passer du temps, interroger, écouter, comprendre, examiner, conseiller, rassurer. Il ne s'agit pas de multiplier les investigations. Il s'agit d'abord d'exploiter toutes les ressources de l'examen clinique et de la psychologie. Telle est la médecine sobre. Les médicaments ne devraient être qu'un dernier recours temporaire et attentivement suivi et surveillé. Ces molécules miracles, et qui le sont souvent en effet, sont aussi des molécules dangereuses, et dangereuses particulièrement par leur association, et d'autant plus que les patients sont plus jeunes ou plus âgés.

Quant aux multiples commissions des pouvoirs publics, rivales et peu compétentes, peu efficaces ici, comme à la Food and Drugs Administration américaine ou son équivalent européen de Canary Wharf à Londres, elles sont beaucoup trop liées financièrement à l'industrie, qui les finance à 50 à 70%, et sont incapables de réguler le marché pharmaceutique, ni en France ni ailleurs, d'où les scandales à répétition, les milliers de morts probables, les centaines certaines, de la Thalidomide au Vioxx, en passant par le Distilbène et combien d'autres. Cent histoires qui seraient à raconter. Un cimetière. Tout cela, ce livre le dit bien aussi et évoque même la corruption des experts, dont la moitié ne sont que des salariés de l'industrie, plus ou moins masqués, fussent-ils professeurs. Chacun les connaît. Mais comment y remédier, quand le directeur même de notre Agence nationale de contrôle dit, écrit et répète que les seuls experts compétents sont les médecins habitués à travailler avec l'industrie. Si l'on exige d'eux qu'ils fassent connaître leurs liens avec l'industrie (ils sont sur le Net, sur le site de l'Agence), ce n'est pas pour éliminer les plus compromis, comme le croyait le législateur qui a imposé cette règle (pas toujours suivie et non contrôlée), c'est au contraire pour sélectionner comme experts des produits de l'industrie, les employés de l'industrie elle-même, et la boucle est bouclée. Seuls les brigands font de bons gendarmes. Syndrome de Vidocq. Tout cela, les pouvoirs publics en sont informés (livres divers, commissions parlementaires de l'Assemblée et du Sénat. J'y ai dit tout cela. D'autres aussi. En pure perte). Il n'est pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre. Dès lors, que les malades le fassent eux-mêmes, intelligemment guidés par des livres comme celui-ci. Précieux.

Il est temps qu'ils prennent en charge leur destin, car des quatre acteurs que j'ai définis au début, ils sont évidemment les plus impliqués, évidemment en première ligne, et presque les seuls à n'être pas corrompus.

Pr PHILIPPE EVEN
Ancien doyen de la faculté de médecine de Necker
Président de l'Institut Necker

02 novembre 2012

La médecine nous tue, de Marc Menant

La médecine nous tue
de Marc Menant

La médecine serait-elle devenue folle ? A-t-on le droit aujourd'hui de critiquer cette nouvelle religion où le médecin, véritable moine en blouse blanche, nous assène des connaissances comme paroles d'Evangile ? La médecine actuelle retire à l'individu la responsabilité de sa santé, infantilise et conditionne l'existence à la terreur des maladies. Il est temps qu'une voix s'élève contre cette dérive. Cette voix est celle d'un libre-penseur qui a choisi une philosophie de vie où la réflexion et l'action ne sont pas sous le joug du bien-pensant consensuel. Marc Menant nous propose une réflexion solide, une mise en perspective historique des liens qui unissent la médecine et le religieux. Le style est celui d'un écrivain qui, là encore, fait oeuvre de liberté, d'originalité. Une pensée buissonnière hors des sentiers battus, loin des arrogantes certitudes des spécialistes. Ce livre participe d'une démarche citoyenne, il s'agit d'éthique et de liberté, de reprendre la maîtrise de soi, de refuser la passivité et la manipulation, de vivre pleinement.

La médecine nous tue, Marc Menant, Editions du Rocher, 2008, 186 pages

A propos de l'auteur

Journaliste et écrivain, Marc Menant est l’auteur de six romans. Son ouvrage "La médecine nous tue" aux Editions du Rocher (2008) a connu un grand succès en mettant en lumière les incohérences de notre approche de la médecine. Marc Menant avait créé le "Magazine de l’aventure" sur TF1 en 1979, premier magazine à commenter l’action en simultané. Trois ans plus tard, il verra lui succéder Nicolas Hulot. C’est au cours de ces émissions qu’il a découvert la terre d’Haïti. Fasciné par la joie étonnante des Haïtiens alors qu’ils ont toujours été sous le joug, il s’est passionné pour ces hommes qui refusent viscéralement tout pouvoir… même celui du propriétaire sur son champ !

Pour en savoir plus

- Le site officiel de Marc Menant
- Le site des Editions du Rocher
- La Mafia médicale, de Ghislaine Lanctôt
- Les inventeurs de maladies, de Jörg Blech
- Ces maladies créées par l'homme, de Dominique Belpomme
- Les faussaires de la science, de Hans Ruesch
- La nouvelle dictature médico-scientifique, de Sylvie Simon
- Vaccinations : Les vérités indésirables, de Michel Georget

Plusieurs avis de lecteurs
Source

Un homme courageux

À la radio, il a donné la parole à ceux qui osent ne pas suivre à la lettre toutes les recommandations officielles... Aujourd'hui, Marc Menant fait la synthèse de toutes ces années de rencontres avec des spécialistes de la santé. Résultat : non les vaccins ne sauvent pas l'humanité, oui, il faut se prendre en main pour gérer sa santé. Et, dans son livre, il nous en donne les clés. Cet homme est courageux, il ose affronter les grands intérêts commerciaux... Les enjeux sont énormes (combien de milliards pour les labos avec les vaccinations de masse ?), mais il est convaincu et sait nous convaincre. À lire pour ouvrir un peu les yeux !

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Enfin la vérité sur la médecine !

Voici enfin un livre anti-conformiste qui montre que la médecine n'est pas une science exacte dont il faut accepter les affirmations les yeux fermés.

Marc Menant dénonce les méfaits des produits laitiers, des vaccins, des trop nombreux médicaments mis sur le marché et prône une vie saine où sport et diététique doivent avoir la meilleure place.

Voici un livre qui fait du bien !

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Ouvrons les yeux avant qu'il ne soit trop tard

Le titre ne fait pas de secret et annonce clairement le contenu. La vénérable institution médicale est à l'origine de 1,300.000 hospitalisations par an dues à des effets secondaires médicamenteux, dont 450.000 dans un état grave. La France compte environ 18000 décès par an par l'absorption d'un seul médicament. L'Angleterre voit le nombre de patients tués sur ordonnance augmenter de 500% en dix ans. Même l'OMS déclare que, selon les pays, les médicaments figurent entre la quatrième et la sixième cause de décès par an. Ce qu'il y a à dire sur l'inutilité des vaccins, les opérations inutiles, les effets secondaires des traitements, l'auteur le dit avec courage, conviction et une bonne source de renseignements. Il prône une reprise en main de la santé de chacun, pour ne pas en laisser la responsabilité à la vénérable institution médicale, dont l'effet est, surtout, de renflouer les caisses des laboratoires. C'est le côté positif du livre, car nous avons, tous, la possibilité de contrôler notre santé et de la préserver, et l'auteur en donne quelques suggestions en fin du livre. Ce livre , très intéressant, se divise en 11 chapitres assez courts, pour illustrer les propos de l'auteur et ses conclusions après examens des statistiques, et études de l'histoire de la médecine, dont les conclusions font froid dans le dos.
Seule remarque à propos de la lecture :un langage empreint de préciosisme, mieux adapté au genre littéraire qu'au document d'information .
Lire sur le même sujet:
- Les inventeurs de maladies, de Jörg Blech
- Ces traitements dont il faut se méfier, de Jörg Blech

30 octobre 2012

L'animal : objet d'expériences, de Karine Lou Matignon


L'animal : objet d'expériences
Entre l'éthique et la santé publique

de Karine Lou Matignon


Petit up de cette note, ce qui me permet de faire le lien entre le précédent livre, du même auteur, et le suivant, sur le même sujet.

Depuis la fin des années 70, la lutte s'intensifie entre les partisans et les opposants de l'expérimentation animale. Les termes du débat ont cependant évolué. Aujourd'hui, d'éminents scientifiques rejettent le modèle animal, qu'ils considèrent comme un handicap pour l'avenir de la recherche et un danger pour la santé publique.

Qui sont donc ces rebelles qui font figure d'hérétiques dans les milieux de la science médicale ? Quelles sont les méthodes dites alternatives qu'ils proposent de développer ? A l'inverse, en abandonnant complétement l'étude sur l'organisme animal, ne risque-t-on pas d'ignorer certaines étapes décisives et indispensables ? Les deux camps disposent d'arguments puissants. Comment y voir plus clair ?

Au terme de deux ans et demi d'enquête auprès des laboratoires de recherche, de comités de défense de l'expérimentation animale, d'entreprises ayant recours à cette méthode ou y ayant renoncé, d'associations de défense des animaux, de centres d'élevage, du milieu estudiantin, Karine Lou Matignon montre comment la question de l'expérimentation animale soulève un grand nombre de problèmes, ignorés de la plupart d'entre nous, touchant à la connaissance, à la santé, à l'économie, à l'éthique et au respect du vivant.

Ce livre original, accessible au grand public, propose une vision synthétique et nouvelle du problème, à la fois humaine et raisonnable, qui permet de dépasser une approche manichéenne et passionnelle de cette question.

L'animal : objet d'expériences, Karine Lou Matignon, Editions Anne Carrière, 1997, 286 pages

A propos de l'auteur

Karine Lou Matignon est journaliste, écrivain et scénariste. Le thème de la relation entre l'homme et l'animal est son cheval de bataille depuis 20 ans. Elle s'intéresse aussi à l'enfance et traite ces sujets à travers l'édition, le documentaire, le cinéma, la scénographie.

Au sommaire

- Etat des lieux
- L'animal dans la recherche industrielle
- D'autres méthodes que l'expérimentation animale
- L'animal dans la recherche biomédicale
- L'expérimentation animale est-elle légitime ?

Pour en savoir plus

- D'autres livres de Karine Lou Matignon
- Les rubriques Vivisection et Droits - Ethique animale

28 octobre 2012

A l'écoute du monde sauvage, de Karine Lou Matignon

A l'écoute du monde sauvage
Pour réinventer notre avenir
de Karine Lou Matignon
préface de Boris Cyrulnik

Si, demain, l´homme exterminait toutes les grandes espèces animales et se retrouvait seul avec les animaux qu´il a domestiqués, il signerait sans le savoir son arrêt de mort. Voilà vingt ans que Karine Lou Matignon affirme cette idée à travers ses reportages et ses livres, souvent en collaboration avec Boris Cyrulnik, sur nos relations avec le monde sauvage.

Douze ans après son premier essai dans la collection Clés, Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, récompensé par le prix 30 Millions d´amis 2000, elle retourne à la rencontre de scientifiques et d´écologistes, mais aussi de philosophes et d´artistes, pour les interroger sur l´importance de conserver un rapport avec les autres espèces animales, mais aussi végétales, et avec la nature en général.

Certains de ses interlocuteurs sont connus : Gilles Clément, Matthieu Ricard, Jean Malaurie, Kenneth White ou Henri Gougaud ; d´autres le sont moins, Stéphanie Vergniault, David Rosane, Vinciane Despret ou Samuel Ross, mais tous sont convaincus qu´une forme de "conversation intime" avec les êtres non humains nous est essentielle pour évoluer. Chacun nous dit pourquoi et comment, ce qui fait de ce livre à la fois un voyage naturaliste et un traité de philosophie pour réinventer notre avenir.

A l'écoute du monde sauvage : Pour réinventer notre avenir, Karine Lou Matignon, Préface : Boris Cyrulnik, Editions Albin Michel, 2012, 450 pages

A propos de l'auteur

Karine Lou Matignon est journaliste, écrivain et scénariste. Le thème de la relation entre l'homme et l'animal est son cheval de bataille depuis 20 ans. Elle s'intéresse aussi à l'enfance et traite ces sujets à travers l'édition, le documentaire, le cinéma, la scénographie.

Au sommaire

Préface de Boris Cyrulnik
Prologue

I. Réinventer le lien
Introduction
1. A l'école des goélands - Boris Cyrulnik
2. Nos compagnons de toujours
3. Des "fauves" et des papillons - Samuel Ross
4. Enfance à réconcilier
5. L'école de la nature
6. Moisson sauvage - David Rosane
7. Pensées fertiles pour monde en détresse - Philippe Desbrosses

II. Bestiaire
Introduction
1. "Sujets sensibles" - Georges Chapouthier
2. Dans l'intimité des bêtes
3. Les animaux rendent les hommes intelligents - Vinciane Despret
4. Leçon d'altérité - Yves Christen
5. Sensibilités animales - Marc Bekoff
6. Des "machines" qui pleurent
7. Elevage à la chaîne et abattage automatisé - Jean-Pierre Kieffer
8. Offrandes animales et prières sacrées
9. La peur du sauvage
10. Un peu d'humilité

III. La nature, source d'inspiration
Introduction
1. Si la Terre m'était contée - Henri Gougaud
2. Fraternités végétales - Gilles Clément
3. De nature poétique - Kenneth White
4. Coeur océan - Richard Cannavo
5. L'âme de la nature - Matthieu Ricard
6. Le biomimétisme : quand la nature inspire la science - Gauthier Chapelle
7. Pensée subtile et vagabonde - Jean Malaurie

IV. Changer le monde
Introduction
1. Face au pillage de l'Amazonie - Hélène Collongues
2. Des éléphants sans défense - Stéphanie Vergniault
3. Compagnons au long cours - Prajna Chowta-Gautier
4. Génération de la réparation - Olivia Mokiejewski
5. Le vivant manipulé

Epilogue
Notes
Bibliographie

L'avis d'une lectrice
Source

Lecture belle et surtout instructive!

Je ne peux que vous encourager la lecture de ce livre. Il est passionnant et c'est une source bibliographique importante si vous êtes interessé par l'éthologie et les états émotionnels des animaux.
On apprend beaucoup de choses sur les comportements des animaux mais également sur le comportement humain face à l'animal et sa cause et cela, n'est pas glorieux du tout.
Bonne lecture.

Pour en savoir plus

- Cette page où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site des éditions Albin Michel
- Des livres de Karine Lou Matignon
- Des livres de Boris Cyrulnik
- Des livres de Vinciane Despret
- Des livres d'Yves Christen
- Guérir la Terre, sous la direction de Philippe Desbrosses
- Kant et le chimpanzé, de Georges Chapouthier
- Les émotions des animaux, de Marc Bekoff
- Biomimétisme, de Janine M. Benyus, préfacé par Gauthier Chapelle
- Le dernier des éléphants, de Stéphanie Vergniault

26 octobre 2012

Guide des traces d'animaux, de Preben Bang et Preben Dahlström

Guide des traces d'animaux
Les indices de présence
de la faune sauvage
de Preben Bang
et Preben Dahlström

Un guide qui présente et explique tous les indices de la présence et du mode de vie des animaux sauvages.

Cet ouvrage permet de reconnaître la présence des oiseaux et des mammifères d'Europe, d'après toutes les traces qu'ils laissent dans la nature (empreintes, pistes, reliefs de repas, excréments, pelotes de réjection, terriers et gîtes).

Avec plus de 600 photographies et dessins, l'identification des marques relevées sur le terrain est incontestablement facilitée.

Ce livre offre donc à chacun une meilleure connaissance du mode de vie des animaux sauvages et donne ainsi la possibilité de les approcher, voire de les observer dans leur milieu naturel.

Il donne également de nombreux conseils pratiques, notamment sur la récolte et la conservation des indices.

Au sommaire

- Traces, pistes et empreintes
- Fientes et excréments de mammifères
- Pelotes de réjection
- Empreintes d'oiseaux
- Coulées
- Indices de repas
- Terriers et gîtes
- Indices sur fruits et graines
- Plumes
- Restes laissés par les carnivores

Guide des traces d'animaux : Les indices de présence de la faune sauvage, Preben Bang, Preben Dahlström, Traduction : Michel Cuisin, Editions Delachaux et Niestlé, 2009, 264 pages

A propos des auteurs

Preben Bang est directeur du laboratoire national d'étude des animaux sauvages du Danemark.

Preben Dahlström est responsable des illustrations, de la présentation et de la mise en page.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Delachaux et Niestlé
- La France sauvage, une série diffusée sur Arte (10x45min)
- La France sauvage, de Marc Giraud
- 1001 secrets de nature, de Guilhem Lesaffre
- A la découverte des animaux de nos campagnes, de Cyril Laurentin
- Le guide nature pour tous, de Frank Hecker
- Guide des curieux de nature, de Vincent Albouy
- Guide des curieux de nature en ville, de Vincent Albouy

L'avis d'une lectrice
Source

pratique et pédagogique

Un livre futé qui s'organise en différents chapitres,parmi lesquels:
-traces (empreintes)
-indices de repas
-excréments
-pelotes de réjection
-terriers et gîtes
et des sous chapitres (ongulés,oiseaux...). Cela en fait un livre facile à utiliser,précis, les illustrations sont trés bien faites; beaucoup de photos aussi. Je me suis rendue compte que j'étais souvent passée lors de mes promenades à côté de "signes" caractéristiques du passage d'un ou plusieurs animaux.
Un livre que je recommande vraiment

Le sommaire complet en images
Cliquez pour les agrandir

24 octobre 2012

A la découverte des animaux de nos campagnes, de Cyril Laurentin

A la découverte des animaux
de nos campagnes
de Cyril Laurentin

Une promenade en forêt, un après-midi au bord d'une rivière, un sentier à travers la campagne sont autant d'occasions de découvrir de passionnantes scènes de vie animale.

Hérisson, salamandre, chevreuil, fouine, renard, héron, poule d'eau... se laissent observer dans leur quête de nourriture, leurs parades amoureuses, leur vie avec leurs petits.

Ce livre, superbement illustré, raconte avec beaucoup de sensibilité la rencontre avec une quarantaine d'animaux sauvages, observés dans leur milieu de vie, à l'heure qu'ils ont choisie pour révéler certains de leurs comportements les plus intéressants.

Une fiche signalétique indiquant les principales caractéristiques de l'animal, son nom scientifique, son habitat, son mode de reproduction et son comportement à l'égard de ses petits, ainsi que la meilleure période pour l'observer et les indices révélant sa présence, contribue à faire de cet ouvrage un véritable guide d'observation pour tous ceux qui aiment la nature.

A la découverte des animaux de nos campagnes, Cyril Laurentin, Editions Flammarion, 2005, 139 pages

Un mot de l'auteur
Source

"Mes centres d'intérêt liés à la nature ? La peinture à l'huile : des paysages parcourus en Ile-de-France, des animaux mais aussi une mention particulière pour les ciels, formidable richesse de couleurs et de formes ! Autre centre d'intérêt, bien évidemment l'observation des animaux : affût aux blaireaux, billebaude au bord de l'eau et dans la campagne, et la découverte des arbres remarquables. Tous ces sujets se retrouveront un jour sur un tableau ! Je garde un souvenir d'un affût au blaireau assez mémorable : une longue attente au-dessus des terriers, attendant les grosses silhouettes noires et blanches, pour finalement voir sortir... des jeunes lapins ! On ne revient jamais bredouille d'un affût !"

L'avis d'un lecteur
Source

Ah j'adore la nature en général et rien n'est plus beau que de la contempler. Mais il y a aussi des moyens autres pour la découvrir, ne serait-ce qu'en feuilletant des ouvrages qui y font référence. C'est le cas entre autres avec cet ouvrage qui est assez récent, intitulé "A la découverte des animaux de nos campagnes" qui nous est proposé par les Editions Flammarion.

Cyril Laurentin, l'auteur de ce livre d'environ 140 pages adore aussi la nature puisqu'il est animateur en Ile de France et il aime à la diffuser au travers de l'écriture comme c'est le cas ici, sans compter le renfort de très nombreux clichés. Il guide aussi des groupes pour ainsi faire profiter les autres de ses connaissances sur les animaux de la campagne.

Il est vrai que dans nos campagnes, nous sommes par rapport aux grandes métropoles, vraiment au contact de la nature et l'on peut en profiter pleinement. C'est ce que ce livre va nous dévoiler au travers des lieux principaux que sont les villages, la campagne en elle-même, au bord de la mer, au bord des étangs, d'une rivière et puis enfin en forêt.

Les promenades dans les bois, la flanerie au bord d'une rivière, le ressenti des embruns au bord de la mer, un petit sentier au travers d'une campagne concourent à s'humecter de la nature qui peut nous entoure.

*************

Vous partirez donc à la découverte de tous ces aspects tout au long du livre pour une promenade naturelle qui a su m'enchanter. Ce livre est bien écrit, on ressent la passion de son auteur. Il a été écrit avec un grand sérieux. Les illustrations sont fort nombreuses. Elles sont d'une bonne qualité et parfois on peut les admirer sur des pages entières ou des doubles pages. On se croirait purement et simplement sur le terrain !

Pour chaque animal qu'il nous dévoile , on peut y retrouver un texte pas trop barbant, de longueur satisfaisante, qui va à l'essentiel. L'auteur pour chaque présentation précise en haut des fiches le lieu de son obsevation. Ses textes apportent une certaine fraicheur à la lecture et l'impression qu'ils dégagent nous plongent directement comme si nous étions sur chaque lieu évoqué.

Ce n'est pas raconté d'une façon trop style télégraphique. Il met de la poésie dans les présentations et c'est plutôt agréable. C'est un livre à la fois qui joue un rôle instructif, pédagogique et orné en quelque sorte de poésie. Il nous détaille vraiment bien les lieux environnants. C'est assez agréable. On sent qu'il a pris du plaisir comme on peut en prendre quand il s'est promené dans la nature.Tout cela s'accompagne de fiches signalétiques qui elles aussi vont à l'essentiel et nous divulguent les principales informations qu'il faut connaître sur chaque animal ou bien insecte aussi dévoilé dans l'ouvrage.

Outre le nom, l'auteur nous communique son identification complète, son habitat général, sa période de reproduction, sa principale nourriture, les périodes idéales pour pouvoir les observer et enfin quelques indices de présence. Ces fiches signalétiques nous apportent les renseignements adéquats sur chacun de ces animaux.

Au total, à travers tous les types de lieux cités plus hauts, l'auteur nous présente une bonne trentaine d'animaux. La plupart de ceux-ci nous sont plus ou mois connus comme le moineau domestique qui essaye toujours de quémander un graillon quand il vous voit manger un sandwich !, le merle noir et ses sons flûtés matinaux au printemps, l'hirondelle, le lézard ou bien encore le martinet : tout cela pour la partie village même si l'on peut les admirer en pleine ville.

Pour la campagne proprement dite, vous y découvrirez le hérisson dont j'ai déjà parlé, l'épeire diadème qui est une araignée, le renard roux, la coccinelle à 7 points dont je vous ai déjà parlé, et la buse variable, très fréquente au bord des nationales et n'oublions pas aussi le bourdon dit terrestre car le livre nous présente aussi des insectes entre autres comme on va le voir dans cette liste.

Pour le bord de la mare, il fait honneur aux grenouilles, libellules, au crapaud commun et aux invertébrés aquatiques ; pour l'étang place à la foulque macroule qui fréquente aussi les rivières, le héron cendré, le cygne tuberculé, le plus majestueux des oiseaux, le grèbe huppé, le brochet. Pour la rivière, vous découvrirez le joli martin pêcheur, le campagnol amphibie, la poule d'eau, le colvert et l'épinoche. Enfin dans la dernière partie de l'ouvrage, nous partirons à la découverte d'un échantillon des bébêtes qui peuvent séjourner dans nos forêts comme le lapin de garenne, la sitelle torche-pot qui niche dans les infractuosités des arbres, la salamandre, le chevreuil, la chouette hulotte, les chauves-souris, la fouine, la grive musicienne, l'écureuil roux qui fréquentent aussi les parcs, le cerf élaphe, le bousier une sorte de scarabée, la jolie mésange bleue, le sanglier à éviter de croiser ! et enfin le blaireau.

La liste qu'il nous présente n'est bien sûr pas exhaustive et le but de l'auteur est de nous proposer un panel général de ce que l'on peut y trouver. Il ne se veut en aucun cas comme remplaçant de certains beaux livres qui explorent dans leurs moindres détails les caractéristiques de certains de ces animaux mais le survol proposé est des plus positifs et n'est-il pas bon de garder quelques surprises que vous pourrez faire au gré de vos balades !

Enfin, un mot sur le prix de ce joli livre. Il est tout à fait convenable à 19,90 €, prix planché.

Merci de votre lecture ! @Fab.

Voir également

- La France sauvage, une série diffusée sur Arte (10x45min)
- La France sauvage, de Marc Giraud
- Rencontres sauvages, de Catherine Vincent
- Le guide nature pour tous, de Frank Hecker
- Guide des curieux de nature, de Vincent Albouy
- Guide des curieux de nature en ville, de Vincent Albouy
- Safari urbain, de Laurent Geslin

22 octobre 2012

Animaux des montagnes, de Christian Couloumy et Jean-François Desmet

Animaux des montagnes
de Christian Couloumy
et Jean-François Desmet

Rassemblant de superbes images, cet ouvrage invite à la rencontre de la faune de nos montagnes.

De la sympathique marmotte au curieux desman des Pyrénées, en passant par l'aigle royal, le chamois, la grenouille rousse et l'insolite tichodrome échelette, une centaine d'espèces se dévoilent dans leur intimité.

Photographies d'ambiances et de comportements sont autant d'occasions d'apprendre à mieux connaître ces animaux vivant dans ce contexte si particulier qu'est le milieu montagnard. Un album incontournable.

Animaux des montagnes, Christian Couloumy, Jean-François Desmet, Editions Glénat, 2009, 191 pages

A propos des auteurs

Christian Couloumy est chef de secteur au Parc national des Ecrins. Passionné de montagne, il s’intéresse plus particulièrement aux grands rapaces, parmi lesquels l'aigle royal, dont il est devenu l’un des spécialistes en France. Auteur de plusieurs ouvrages sur la faune montagnarde, il contribue à la connaissance et à la protection de la nature grâce à son implication dans des actions de communication. Il collabore notamment à plusieurs émissions sur France Inter, dont CO2 mon amour, auprès de Denis Cheissoux.

Jean-François Desmet, docteur en écologie, est directeur du Groupe de recherches et d’informations sur la faune dans les écosystèmes de montagne. Depuis plusieurs décennies, il conduit des recherches sur le lagopède alpin dans les Alpes, partageant son temps entre la toundra alpine, qu'il parcourt à longueur d'année et les rencontres scientifiques. Les vertébrés de montagne, notamment les reptiles, les amphibiens et les chauves-souris, auxquelles il consacre de nombreuses nuits, n'ont aucun secret pour lui.

L'avis d'une lectrice
Source

Magnifique !

Nous sommes partis à Chamonix cet été et mon fils de 9 ans 1/2 a feuilleté ce livre dans une librairie ! Il s'exclamait à chaque page et a eu du mal à s'en détacher... du coup, j'ai eu envie de le lui offrir ! Les photos sont splendides et les commentaires ne sont pas rébarbatifs, ainsi, il prend plaisir à nous les lire ce qui nous permet d'apprendre plein de choses. Il existe aussi en version flore tout aussi passionnant ! Je les recommande tous les deux !

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Glénat
- Animaux en montagne, par l’équipe du Parc national des Ecrins

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Quelques extraits
Pour voir ces images en grand format, visitez le site des Editions Glénat.