24 novembre 2012

Drôles de couples, de Jennifer S. Holland

Drôles de couples
47 coups de foudre
dans le monde animal
de Jennifer S. Holland

47 histoires de convivialité animale entre espèces différentes dans le règne animal, entre mystère et explications scientifiques.

Un léopard lové contre une vache ; un chat qui s'enroule autour d'un iguane ; un éléphant qui se pelotonne contre un mouton, un lévrier qui protège un hibou... Voilà quelques-unes des 47 histoires vraies, émouvantes et étonnantes d'amitié au royaume des animaux que nous livre Jennifer S. Holland.

Si ces affinités singulières peuvent s'imposer pour des raisons de survie, elles nous renvoient aussi à nos vies d'hommes. Comme nous, les animaux ont ce besoin de tendresse et de complicité et sont capables de vivre de belles amitiés.

La présentation de l'éditeur

Imaginez un prédateur câlinant sa proie. Ou un oiseau se rapprochant d’un mammifère. Ou un poisson sortant la tête de l’eau pour se frotter contre le museau d’un chien. Ou encore un énorme gorille - dénommé Koko, célèbre pour son aptitude à communiquer à l’aide du langage des signes - serrant contre lui un minuscule chaton.

La journaliste scientifique Jennifer S. Holland raconte 47 histoires vraies d’un point de vue original. Dans certains cas, elle offre des explications scientifiques plausibles : un orphelin cherche du réconfort auprès d’un animal plus âgé ; un adulte aspire à prendre soin d’une créature sans défense. Il suffit de songer à la lionne qui a protégé un bébé oryx - une attitude surprenante et pourtant explicable. Il arrive qu’une amitié se noue par besoin, comme dans le cas du labrador aveugle et du chat qui le guidait. Parfois aussi, le mystère reste entier. Comment expliquer qu’Owen l’hippopotame et Mzee la tortue, issus d’espèces connues pour leur mauvais caractère, soient devenus les meilleurs copains du monde ?

Chaque histoire met en évidence le pouvoir de l’amitié et l’existence de certaines formes d’affection au sein du règne animal. Certes, l’idée suscitera peut-être les moqueries des scientifiques mais vous ne verrez plus les animaux de la même façon une fois terminé ce livre.

Drôles de couples, Jennifer S. Holland, Traduit de l’anglais par Marie Boudewyn, Editions JC Lattès, 2012, 200 pages

A propos de l'auteur

Jennifer S. Holland est une journaliste scientifique dont le magazine National Geographic publie régulièrement les articles sur l’histoire naturelle (les reptiles, les mammifères, les oiseaux, les amibes ; elle s’intéresse à tout ce qui vit). Elle habite avec son mari, leurs deux chiens et des douzaines de serpents et de lézards.

22 novembre 2012

Histoires de chiens extraordinaires, d'Eve Angeli

Histoires de chiens extraordinaires
d'Eve Angeli
avec la collaboration de Cyril Guinet

Chanteuse, actrice, chroniqueuse, star de la téléréalité... tout le monde connaît la délicieuse Eve Angeli. Mais parmi ses multiples activités, l'amour des animaux et spécialement des chiens, qui sont ses fidèles compagnons depuis l'enfance, a toujours été le pivot central de sa vie. Eve Angeli s'engage depuis longtemps pour leur défense et leur protection.

A travers le récit d'histoires de chiens extraordinaires, elle a choisi de rendre hommage au meilleur ami de l'homme. Vous découvrirez l'histoire du chihuahua top-modèle, du pinscher nain martyr de Perpignan, du berger écossais qui sauva son maître lors de l'effondrement du World Trade Center... Alors, embarquez avec Eve Angeli dans un livre que vous ne lâcherez plus !

Histoires de chiens extraordinaires, Eve Angeli, Avec la collaboration de Cyril Guinet, Editions de l'Arbre, 2012, 187 pages

A propos de l'auteur

Eve Angeli est depuis longtemps une ardente militante du bien-être animal. Elle est la marraine, depuis sa création, de l'association "Les gamelles du coeur" qui vient en aide aux personnes déshéritées qui ne peuvent nourrir leur fidèle compagnon. Avec la complicité du journaliste Cyril Guinet, elle a décidé de rendre hommage aux chiens les plus héroÏques, aventureux, fidèles de l'Histoire. En racontant ces histoires émouvantes qui sont toutes réelles; elle veut contribuer en reversant ses droits d'auteur à permettre à l'association de venir en aide à plus de personnes.

Voir également

- Ces animaux miracles, de Brad Steiger
- Histoires incroyables d'animaux pas comme les autres, de Laetitia Barlerin
- Histoires vraies d'animaux exceptionnels, de Joëlle Dutillet
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Des chiens au service des hommes, de Michel Girouille

20 novembre 2012

Des anges canins, de Marie-Claude Roy et Carole Villeneuve

Des anges canins
de Marie-Claude Roy
et Carole Villeneuve

Saviez-vous que les chiens sont davantage que des animaux de compagnie ?
En fait, ce sont nos anges canins.


Ils peuvent jouer plusieurs rôles :

- un indicateur de glycémie pour les personnes diabétiques ;
- un paramédical pour les personnes épileptiques ;
- une présence rassurante pour les personnes aux prises avec une maladie mentale ou un syndrome de stress post-traumatique ;
- un détecteur pour les personnes atteintes d’un cancer non encore diagnostiqué ;
- un fidèle gardien auprès des enfants autistes ;
- les yeux des personnes aveugles ;
- les oreilles des personnes sourdes ;
- les jambes des personnes à mobilité réduite.

Pour la première fois, un livre relate de nombreux témoignages d’enfants, d’adultes et de personnes âgées qui nous racontent à quel point leur chien d’assistance a amélioré leur qualité de vie.

Qu’elles soient diabétiques, épileptiques, atteintes d’un cancer, d’une maladie mentale, autistes, sourdes, handicapées physiques ou aveugles, les histoires de ces personnes diffèrent évidemment les unes des autres. Toutefois, elles ont toutes une chose en commun : une joie de vivre retrouvée grâce au soutien et à la présence d’un formidable ange canin !

Des anges canins, Marie-Claude Roy, Carole Villeneuve, Editions Roy and Newtown, 113 pages (existe en format Kindle ou en papier)

Pour en savoir plus

- Le site du livre
- Cette page où vous pourrez le feuilleter
- Ces animaux miracles, de Brad Steiger
- Histoires incroyables d'animaux pas comme les autres, de Laetitia Barlerin
- Histoires vraies d'animaux exceptionnels, de Joëlle Dutillet
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Des chiens au service des hommes, de Michel Girouille

A propos des auteurs
Biographie extraite du site du livre.

Marie-Claude Roy et Carole Villeneuve sont originaires de la région de Montréal. Depuis plus de 20 ans, elles travaillent dans les domaines du journalisme, de la traduction et de l’écriture.

En plus d’écrire pour des magazines, Marie-Claude a fait la recherche pour des biographies et des émissions documentaires présentées à Historia, Canal D, Canal Vie et Canal Évasion.

Carole a fondé son cabinet de traduction en 1989. Grâce à une formidable équipe de traducteurs, cette femme d’affaires est en mesure d’offrir des traductions en 15 langues. Carole partage ses temps libres comme comédienne dans des productions théâtrales. Amoureuse des arts de la scène, elle étudie la scénarisation cinématographique.

À l’automne 2009, à la suite d'un été vraiment moche au Québec, côté température, Marie-Claude et Carole ont décidé de faire un voyage en Californie. C’est ainsi qu’elles ont découvert Dogs for Diabetics, une fondation qui offre des chiens d’assistance aux personnes diabétiques ainsi que d’autres fondations. Bien que le but de ce voyage était de profiter du soleil et des plages californiennes, leur séjour s’est transformé en une escalade d’interviews et de rencontres exceptionnelles.

De retour au Québec, elles ont fait d’autres recherches et interviews. Les témoignages de gens ayant un chien d’assistance, peu importe le type, se sont avérés fascinants. L’interaction entre l’homme et le chien est vite devenu un sujet passionnant. Le concept du livre s’est développé de lui-même. C'est-à-dire des histoires courtes, quelques recherches scientifiques, le tout formulé dans un langage simple. Marie-Claude et Carole ont ensuite créé Roy and Newtown Publications.

Même si les recherches visant à démontrer les capacités extraordinaires des chiens d’assistance sont peu nombreuses, Marie-Claude et Carole croient qu’elles doivent les faire connaître au grand public. Ainsi, un plus grand nombre de personnes aux prises avec une maladie ou un état de santé quelconque pourraient bénéficier des différents types de chiens d’assistance.

POURQUOI NOUS AIMONS LES CHIENS

Lorsque des auteures décident d’écrire un livre sur les chiens, c’est évidemment parce qu’elles éprouvent un amour inconditionnel pour eux.

Carole adore les chiens. Cet amour pour ces charmantes bêtes lui a été transmis par son défunt père André Villeneuve. Aussi loin qu’elle se souvienne, il y a toujours eu un chien à la maison. Chacun d’eux a toujours été traité avec amour et respect. Chacun d’eux était un membre de la famille à part entière.

Quant à Marie-Claude, un chien lui a sauvé la vie lorsqu’elle était enfant. Voici son témoignage.

C’était un samedi ensoleillé du mois de mars. La neige commençait à fondre. La température était clémente, mais il y avait de forts vents. Je marchais sur le bord d’une rivière avec un compagnon de classe. Mon ami et moi, nous parlions de tout et de rien tout en regardant le paysage quand, soudain, il perdit sa casquette, emportée par le vent. J’ai couru pour la rattraper, au risque de m’aventurer sur les minces glaces de la rivière. Après avoir pris la casquette dans ma main, j’entendis le craquement de la glace sous mes pieds et, en un rien de temps, me retrouvai dans l’eau terriblement froide. Mon cœur battait la chamade. L’eau glaciale imbiba rapidement mon manteau d’hiver et mes vêtements et je me sentis de plus en plus lourde. On aurait dit que la rivière m’emportait avec elle. Plusieurs pensées traversèrent mon esprit. « J’aurais mieux fait d’écouter ma mère et ne pas m’aventurer à cet endroit. Je ne veux pas mourir. Je ne suis qu’une petite fille ». J’ignore combien de temps je me suis débattue pour ne pas me noyer. Je commençais à voir des points noirs. Je n’arrivais plus à bouger mes bras et mes jambes. J’éprouvais beaucoup de peine. J’avais à peine huit ans.

Puis j’ai repris conscience sur le bord de la rivière. En ouvrant les yeux, j’ai vu la tête d’un gros berger allemand qui léchait mon visage. J’ai sursauté car j’ai eu peur de lui. Il était si imposant. Régurgitant l’eau que j’avais avalée, je toussais à en fendre l’âme. En tentant de m’asseoir, j’ai croisé le regard de ce chien. Il semblait si doux, si affectueux. J’étais épuisée et j’avais tellement froid. Sans réfléchir, j’ai blotti mon corps contre le sien et il continua à lécher mon visage tendrement comme pour me dire : « Je suis là. Tu n’as plus rien à craindre maintenant ».

Quelques instants plus tard, j’entendis le claquement des portes d’une voiture. C’était mon ami en compagnie de son père. Dès qu’ils se sont approchés de moi, mon sauveur a pris la fuite. Le père de mon ami m’a ensuite transportée chez lui et prit soin de me donner un breuvage chaud et des vêtements secs. Il m’a fait promettre de ne rien dire à ma mère. Il disait que ça ne servait à rien de l’énerver. J’étais bien d’accord avec lui car je ne voulais pas qu’on me punisse. (À présent, je crois plutôt que ma mère aurait eu une syncope en apprenant la nouvelle !) Après avoir séché mes cheveux et mes vêtements, je suis retournée chez moi comme si rien ne s’était passé.

Évidemment, j’ai été aux prises avec une vilaine grippe les jours suivants. Quelque temps après, à l’école, mon ami m’a raconté que, pendant que je frôlais la noyade, un chien est arrivé en courant et s’est jeté à l’eau pour me secourir. Il a plongé tête première sous l’eau pour attraper le capuchon de mon manteau. Puis il m’a traînée jusqu’au rivage. C’est à ce moment que mon ami avait couru informer son père de ce qui venait de m’arriver.

J’ai tenu parole et j’ai gardé mon secret. Mes parents sont décédés depuis plusieurs années et jamais ils n’ont su pourquoi j’ai toujours eu si peur de l’eau, ni pourquoi j’adore les chiens. Quand j’y pense, c’est tout de même étrange. J’ai grandi dans un petit village où tout le monde se connaissait et où tout le monde connaissait les chats et les chiens du voisinage. Jamais je n’avais aperçu ce berger allemand auparavant et jamais je ne l’ai revu. Je l’ai cherché pendant longtemps dans le petit village et aux alentours. J’aurais tellement aimé revoir ce chien, ne serait-ce que pour jouer avec lui, le promener, le cajoler. J’adore les chiens. L’affection que j’éprouve pour eux frôle l’obsession. Chaque fois que j’en vois un, je ne peux m’empêcher de lui parler et de le cajoler.

J’ai raconté cette histoire en de rares occasions. Non pas parce que je tente d’oublier, mais plutôt parce que ce souvenir éveille un traumatisme. Parfois, je me pose des questions à savoir comment expliquer qu’un chien était là, à cet instant précis où j’allais sans doute me noyer ! Certaines personnes affirment qu’il s’agissait d’un ange. J’aime croire moi aussi que c’était un ange… un ange canin.

Marie-Claude

18 novembre 2012

Mon ami Ben, de Julia Romp

Mon ami Ben
Un chat sauve un enfant de l'autisme
Témoignage
de Julia Romp

Dans un texte autobiographique, Julia, mère célibataire londonienne, raconte la difficulté d’élever George, son petit garçon autiste. Coupé du monde, renfermé sur lui-même, George, neuf ans, montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier.

L’arrivée d’un chaton aussi seul et perdu que lui va permettre au petit garçon de reprendre goût à la vie et de surmonter enfin sa terrible maladie. C’est grâce à ce chat nommé Ben, et à son caractère peu commun, que George va pouvoir s’ouvrir aux autres et rendre à sa mère tout l’amour qu’elle lui a donné.

Mais, un jour, cet équilibre retrouvé bascule. Parce que ses maîtres le laissent à l’occasion d’un court voyage, Ben s’échappe et George s’effondre sur lui-même.

C’est alors que Julia va se livrer, par amour pour son fils, à une quête désespérée pour retrouver le chat. Six mois passeront sans entamer sa volonté, et elle devra traverser le pays malgré la neige et les centaines de kilomètres, pour pouvoir enfin déposer Ben dans les bras de son fils pour Noël.

Un témoignage bouleversant prouvant une nouvelle fois combien l'amitié entre l'homme et l'animal peut faire des miracles.

Mon ami Ben : Un chat sauve un enfant de l'autisme, Julia Romp, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2011, 416 pages

Pour aller plus loin

- Le site des éditions Jean-Claude Gawsewitch
- Des avis de lecteurs
- Cette page où vous pourrez feuilleter le livre (prologue, ch1, ch2)
- Oline, le dauphin du miracle, de Pascale Noa Bercovitch
- L'interprète des animaux, de Temple Grandin
- La ronronthérapie, de Véronique Aïache

Un extrait du livre
Le prologue

Au premier coup d’oeil, Ben n’était pas franchement resplendissant. Il n’avait rien de l’adorable petit chaton aux reflets roux ou de l’adulte svelte à la robe écaille et blanc. De fait, sa fourrure noir et blanc était maculée de sang séché, son postérieur rouge était complètement dénudé et sa queue maigrichonne ressemblait plutôt à une touffe de cheveux filasse. Heureusement, je n’ai pas deviné tout de suite qu’il hébergeait aussi des centaines de puces et de mites d’oreille.
Mais, si rebutant d’aspect qu’il ait été, quand cette pauvre bête décharnée s’est mise à hanter mon jardin, j’ai pris l’habitude de lui laisser à manger, parce que j’avais toujours eu un faible pour les animaux. Même notre petit Fluffy, un lapin domestique, habite un appentis que j’ai décoré de grandes fleurs peintes, un véritable palace pour lapins. J’ai donc aménagé un lit pour ce chat dans un grand carton que j’avais laissé dans l’appentis - en espérant qu’il viendrait y dormir. Mais le pauvre semblait chaque jour un peu plus malade que la veille et je me suis promis de l’amener chez le vétérinaire dès qu’il se sentirait en confiance et se laisserait approcher.
"Pourvu qu’il soit venu dormir ici !", me disais-je chaque matin en traversant le jardin avec George, mon fils de dix ans, pour vérifier si la nourriture avait été mangée ou la couverture dérangée.
Tous deux, nous scrutions le fond de l’appentis obscur et voyions les yeux du chat qui nous observaient. Ils étaient d’un vert acidulé très clair, comme les premières feuilles d’un citronnier au printemps, et chaque fois que mon regard croisait le sien, je me figeais quelques instants. Mais il s’asseyait tantôt sur une étagère tantôt à côté d’un pot de fleurs et ne s’aventurait jamais jusqu’à son carton.
"Bouh !", lui criait George pour l’inviter à jouer à cache-cache avec lui quand nous allions le voir, et ça me faisait vraiment plaisir parce que George jouait rarement avec qui que ce soit.
Son autisme faisait de l’univers de George un endroit par moments très solitaire et les autres enfants le trouvaient souvent presque aussi incompréhensible que lui-même les trouvait énigmatiques. Ils redoutaient ses accès de fureur, les glapissements ou les hurlements qu’il poussait et eux effrayaient tout autant George avec leur tapage et leurs courses effrénées dans les couloirs et les escaliers de l’école. C’est pourquoi je fus ravie de voir George s’intéresser au chat même si le chat ne lui rendait guère son intérêt. Quand George ou moi nous approchions un peu trop, le chat sifflait et crachait, hérissait le poil et retroussait les babines. Il ne voulait manifestement rien avoir à faire avec aucun de nous deux.
Mais le temps et les bons repas ont un effet prodigieux sur les animaux - exactement comme sur les gens. Un beau jour, le pauvre orphelin s’est senti assez en sûreté pour dormir dans son carton, et quelques semaines plus tard, j’ai réussi à refermer la porte de l’appentis avec un manche à balai.
Quand j’ai emmené le chat chez le vétérinaire, je lui ai expliqué que je n’étais pas sa propriétaire en titre et je le lui ai confié en me disant que ma mission s’arrêtait là. J’avais placardé des affichettes dans le secteur avec une photo de lui ; si quelqu’un se présentait, je le mettrais en contact avec le vétérinaire. Mais son propriétaire s’abstint de me téléphoner et quelques semaines plus tard, je reçus l’appel que je redoutais secrètement.
"Vous donneriez un foyer à ce chat ?" me demanda le vétérinaire, une question qui me laissa sans voix - ce qui est, comme le savent mes proches, tout à fait inhabituel chez moi. Ma mère avait l’habitude de dire que l’expression "jamais à cours de répliques" avait été inventée pour moi et elle avait bien raison. Mais le jour où le véto m’a demandé de reprendre le chat, je ne savais plus quoi dire. D’abord parce que j’adore les animaux. Mais je m’étais juré de ne jamais avoir de chat parce que ma mère en hébergeait une telle quantité quand j’étais petite que je finissais par me sentir un peu à l’étroit à la maison. De plus, même si George avait paru intéressé par le petit vagabond, nous n’avions pas eu beaucoup de succès avec les animaux parce qu’il se liait très difficilement d’amitié avec qui que ce soit. Nous avions dû nous séparer de Polly la perruche parce que son raffut empêchait George de dormir, et il avait assez vite perdu tout intérêt pour Fluffy le lapin. Ce n’était pas sa faute, simplement mon fils n’avait pas les mêmes réactions que les enfants de son âge et je ne voulais pas reprendre d’animaux parce que m’occuper de George était déjà un travail à plein-temps.
Mais, sentant mon hésitation, le vétérinaire suggéra que nous pourrions peut-être lui rendre une petite visite.
- Il a l’air triste, me dit-il, il aimerait sans doute voir un visage ami…
Comment refuser ? Le coeur l’emporta sur la raison et j’emmenai George chez le vétérinaire où nous découvrîmes la petite boule de poils noirs et blancs enroulée sur elle-même dans une cage. Puis il se leva et je vis un grand carré de peau rasée à la hauteur de l’estomac avec une cicatrice bien nette. Il portait une collerette de plastique autour du cou afin de l’empêcher de s’arracher les fils. Il était plus laid encore qu’avant, mais cela ne semblait nullement rebuter George qui s’agenouilla aussitôt devant la cage.
- Benny Boo ! cria-t-il, d’une voix haut perchée, que je n’avais jamais entendue, frémissant d’excitation, l’air ravi de l’aubaine.
- Tu te sens mieux, maintenant, Ben, tu vas bien ? lui demanda George. Il parlait d’une voix chantante que je ne reconnus pas et le chat répondit à ses salutations par des miaulements.
- Je crois qu’il t’aime bien, fit, sourire aux lèvres, l’assistante vétérinaire qui nous avait fait entrer dans la pièce.
George se tut aussitôt. Il détestait parler à quiconque, par-dessus tout aux étrangers et il ne pouvait regarder les gens dans les yeux quand ils s’adressaient à lui. Il regardait un peu au-dessus d’eux, au loin - tout plutôt que de les fixer. Mais dès que la jeune femme vaqua à d’autres tâches et que George comprit qu’elle avait détourné le regard, il se pencha de nouveau vers la cage.
- Benny Boo ! dit-il de sa petite voix stridente, est-ce que tu as mal au ventre ?
Il pressa son visage contre les barreaux de la cage et j’esquissai un mouvement, certaine que le chat allait le menacer, le griffer à travers ces barreaux, exactement comme il l’avait fait quand nous étions allés le voir dans l’appentis. Mais j’ai stoppé net en voyant le chat décocher un regard grave à George et marcher à petits pas vers lui avant de frotter langoureusement son corps contre les barreaux. Qu’étaient devenus les sifflements et les crachotements que nous avions entendus la première fois ? Je n’en revenais pas. Quand j’entendis le chat pousser une sorte de feulement rauque et visiblement réjoui, je me dis que c’était une hallucination auditive. Il ondulait sous les petits mots doux de George.
- Ben, Ben ! psalmodia-t-il, tu vas bien maintenant ? Tu vas bien ?
Le chat renifla l’air et George se pencha un peu plus. Quand sa tête fut au niveau de celle du chat, ce dernier le fixa droit dans les yeux et j’étais sûre que George allait détourner le regard. Mais au lieu de regarder par-dessus la tête du chat ou de fixer le sol, il regarda son nouvel ami droit dans les yeux. Tous deux se regardèrent intensément quelques secondes pendant que George continuait à murmurer doucement. Je retins mon souffle et les fixai tous les deux, sous le choc : George parlait au chat et souriait comme si c’était habituel chez lui et, de son côté, le chat le couvait littéralement du regard. Un peu comme un vieillard qui en a beaucoup vu et qui sait d’instinct à qui il peut se fier.
Dès lors, je compris ce qu’il me restait à faire : comme on dit, l’espoir a la vie dure… Je ne savais pas pourquoi George aimait ce chat, ce n’était peut-être qu’un engouement fugace, peut-être savait-il que cette pauvre bête avec son air d’orphelin pitoyable aurait bien du mal à se faire une place dans ce monde, un peu comme lui. Mais j’avais discerné une lueur singulière dans le regard de George, une lueur que j’espérais voir depuis longtemps : l’étincelle de l’amour. Et ce chat semblait en éprouver tout autant pour lui. Je n’en demandais pas plus. Tout ce que j’espérais à l’époque, c’est que le chat devienne un bon compagnon pour George. Ce que je ne pouvais prévoir alors, c’est que ce chat allait changer notre vie pour toujours et bien plus radicalement que je n’aurais pu le prévoir.

La ronronthérapie, de Véronique Aïache

La ronronthérapie
Ces chats qui nous guérissent...

de Véronique Aïache

avec 1 CD audio

de 30 min de ronrons !

(Petit up de cette note!)
Que se passe-t-il lorsqu'un chat ronronne à vos côtés ? Vous témoigne-t-il son affection ? Vous fait-il part de sa satisfaction ? Sollicite-t-il votre attention ?

La réponse est tout cela à la fois... et bien plus encore. A priori mono-cordes, les ondes émises par ce mystérieux bourdonnement propre aux félins, ont un impact bienfaiteur sur le corps et l'esprit humains. Puissant anti-stress, régulateur de la tension artérielle, boosteur des défenses immunitaires, soutien psycho-moteur... Le ronronnement recèle en effet de nombreuses vertus thérapeutiques, révélées dans les années 1950 par le corps médical américain.

Premier du genre, cet ouvrage nous livre les secrets de ce remède naturel et met à la portée de tous les pouvoirs guérisseurs du ronronnement. Entre récits historiques, exercices pratiques, témoignages et photos, ce guide du mieux-vivre grâce à nos chers matous, devient le compagnon idéal des 7 à 77 ans. En cadeau bonus, un CD audio de ronronnements permet, à ceux qui n'ont pas encore de chat, de profiter déjà de ses bienfaits...

La ronronthérapie : Ces chats qui nous guérissent..., Véronique Aïache, Editions Le Courrier du Livre / Trédaniel, 2009, 165 pages, avec des photos couleur et 1 CD audio de 30 min de ronrons

A propos de l'auteur

Véronique Aïache, auteur et journaliste spécialisée dans la presse féminine, explore l'univers de la beauté et du bien-être depuis plus de dix ans. De sa rencontre avec un chat est née sa passion pour le monde des félins et pour leurs insoupçonnables pouvoirs guérisseurs sur notre corps et notre esprit.

Pour en savoir plus

- La ronronthérapie, sur le site des Editions Trédaniel
- Entre l'humain et l'animal, de Maryse de Palma
- Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, de Caroline Bouchard
et Christine Delbourg
- Bouillon de poulet pour l’âme de l’ami des chats
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Le chat et ses mystères, de Daniel Lacotte
- La rubrique Effets bénéfiques pour d'autres livres sur ce thème

Quelques avis de lecteurs
Source

Livre très sympathique. Pour les habitués des chats, le CD ne remplace pas un vrai matou mais il compense correctement. Sinon le contenu du livre est sympathique et enrichissant, avec un brin d'émotion. Pour les amoureux de nos petits félins !

-

mmm adorrrrable

J'aime beaucoup, bouquin bien fait, documenté, joli style d'écriture et de mise en page, belles photos.

Un entretien avec Véronique Aïache
proposé par les Editions Trédaniel

Ronrons...

16 novembre 2012

Enfants et animaux : des liens en partage, de Karine Lou Matignon

Enfants et animaux,
des liens en partage
de Karine Lou Matignon
préface de Boris Cyrulnik

D'où vient la fascination des enfants pour les animaux? Comment les deux se comprennent-ils? L'attachement à un animal est-il différent des émotions et de l'intérêt qu'un jeune peut porter à son environnement humain? En quoi les bêtes ont-elles une influence sur le développement affectif et physique d'un enfant? Les liens qui se forgent entre eux dépendent-ils de la culture à laquelle ils appartiennent? Fréquenter des bêtes dans l'enfance participe-t-il à développer une pensée plus respectueuse de la planète et des hommes?

La relation entre l'enfant et l'animal est multiple, complexe, toujours fascinante et bien souvent salvatrice. Aborder les différents aspects de cette question, tel est l'objectif de cet ouvrage qui met en lumière le rôle clé tenu par les animaux dans le développement de la personnalité des enfants, le façonnement de leur pensée, la conscience de leur appartenance à la nature. Une relation privilégiée que Karine Lou Matignon explore en s'appuyant sur de nombreux témoignages scientifiques, sociologiques, ethnologiques et littéraires.

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Une autre présentation

Sauvage ou domestiqué, quelles que soient les espèces, les époques et les cultures, l'animal a toujours tenu une place importante dans la vie des enfants. Ce sont ces liens qu'explore l'ouvrage Enfants et animaux.

Karine Lou Matignon, journaliste et scénariste, auteur de nombreux livres sur la relation entre l'homme et l'animal, se penche ici sur le rôle et la place que tient l'animal auprès de l'enfant à chaque étape de sa vie et de son développement individuel et social.

Cet ouvrage très documenté et abondamment illustré s'appuie sur des témoignages d'écrivains, de scientifiques, de pédopsychiatres et d'éthologues reconnus. Il étudie cet univers en montrant l'interdépendance, les dimensions psychologiques, sociologiques et ethnologiques de ces liens et confronte ces différents points de vue.

Au-delà de la relation de complicité qui peut se nouer entre l'enfant et l'animal, l'ouvrage analyse aussi comment les bêtes deviennent des moteurs dans l'éducation et l'apprentissage, comment ils peuplent l'imaginaire et quelle est leur place dans différentes civilisations.

D'autres aspects de ces rapports fascinants sont également abordés comme le rôle de l'animal à l'hôpital ou dans la résolution de traumatismes. Autant d'exemples riches et variés qui donnent une vision large d'un univers encore méconnu et font de cet ouvrage un repère important.

Enfants et animaux, des liens en partage, Karine Lou Matignon, Préface : Boris Cyrulnik, Editions de La Martinière, 2012, 192 pages

A propos de l'auteur

Karine Lou Matignon est journaliste, écrivain et scénariste. Le thème de la relation entre l'homme et l'animal est son cheval de bataille depuis 20 ans. Elle s'intéresse aussi à l'enfance et traite ces sujets à travers l'édition, le documentaire, le cinéma, la scénographie.

Au sommaire

Des animaux pour grandir
- Compagnons au long cours
- Un monde à explorer
- Une histoire de liens

Des animaux pour apprendre
- L'animal, une source infinie de découvertes
- Variations animales
- Initiations sauvages

Des animaux pour guérir
- Du baume pour les coeurs et les corps
- Thérapie par l'animal
- Le coeur sur la patte

Pour en savoir plus

Des livres de Karine Lou Matignon
- A l'écoute du monde sauvage
- Emotions animales
- L'animal : objet d'expériences
- Sans les animaux, le monde ne serait pas humain
- La fabuleuse aventure des hommes et des animaux, de Boris Cyrulnik, Karine Lou Matignon et Frédéric Fougea

Des livres sur le thème des relations enfants / animaux
- Violences sur les animaux et les humains : Le lien, sous la direction d'Andrew Linzey
- Les animaux dans la vie des enfants, de Gail Melson
- L'enfant et l'animal, d'Hubert Montagner
- L'enfant et les animaux, de Lyonel Rossant et Valérie Villemin
- Entre l'humain et l'animal, de Maryse de Palma
- L'enfant et la médiation animale, de François Beiger
- Autisme et zoothérapie, de François Beiger et Aurélie Jean
- L'enfance entre chiens et chats, de Catherine Muller
- Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, de Caroline Bouchard et Christine Delbourg
- Ces animaux qui nous guérissent, de Philippe de Wailly

Quelques extraits

Pour voir ces images (et d'autres, en couleur) en grand format,
visitez le site des Editions de La Martinière.






14 novembre 2012

Les orphelins de Gaïa, de Michel Tarrier

Les orphelins de Gaïa
de Michel Tarrier

Un futur sans avenir ou un avenir sans futur ? Vous pouvez toujours voter Hollande, Joly, Bayrou, Le Pen, Mélenchon ou garder Sarko, de toute façon vos enfants n’hériteront de rien. Voire peut-être d’un cancer.

S’il est admis qu’un enfant doit préparer son avenir personnel et qu’il soit dirigé en ce sens, (éducation, scolarité, diplômes…), c’est un paradoxe ordinaire de constater que nos sociétés ne se soucient que trop peu de l’avenir commun. Nos enfants préparent donc un avenir… qui manque de futur.

Ce livre aborde l’écologie comme un thème universel, en qualité de cause majeure et d’enjeu primordial de notre humanité. Simplement parce que la Nature a toujours raison.

Ce nouvel opus de Michel Tarrier est aussi un manifeste d’écorésistance, laquelle a pour objectif de damer le pion au productivisme, notamment sous sa forme dangereusement masquée d’économie verte, verdie, reverdie, et ce, par des propositions radicales, lucides, indépendantes et pour la plupart dissidentes de l’écologisme électoral. L’écorésistance en appelle à Gaïa, à Pachamama, à la Terre-mère.

Une crise écologique se manifeste lorsque le milieu de vie d’une espèce ou d’une population évolue sur un mode défavorable à sa survie… Quand la moitié d’une humanité surnuméraire de 7 milliards d’âmes se rend volontairement malade par excès de nutrition, et que l’autre moitié souffre d’une malnutrition par défaut, on comprend bien que ça ne peut plus durer.

Bâtir sans détruire n’aura pas été un défi : déforestation, mort biologique des sols, désertification, sixième crise de la vie et extinction massive d´espèces, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non renouvelables, nous entrons de plain-pied dans un monde à l´avenir barré.

La Terre vue du ciel : bientôt un cimetière, une fosse commune. Notre humanité est en voie de se faire à elle-même le coup des dinosaures d’il y a 65 millions d’années. Ce que nous voyons encore aujourd’hui, nos enfants ne le verront pas demain. Ce déshéritement n’est-il pas le plus intolérable des crimes ?

"Merci de laisser la planète dans l’état où vous l’avez trouvée en entrant" : nous n’avions pas cru bon placarder cet avertissement sur notre belle Maison du Quaternaire.

Derrière la porte verte, il n’y a plus rien, juste un dernier battement d’aile. De quoi avoir mal à la Terre, vraiment.

Les orphelins de Gaïa, Michel Tarrier, Editions Les Presses du Midi, 2012, 227 pages

A propos de l'auteur

Naturaliste, Michel Tarrier construisit très tôt sa vie autour de sa passion pour la nature. Persuadé que l'homme moderne va à sa perte en agressant outre mesure la biosphère, il se fait essayiste et publie des ouvrages d'écosophie qui font polémique. Sa théorie est qu'en détruisant son milieu, l'humain pratique une politique de la terre brûlée qui va le conduire à un véritable génocide.

Pour en savoir plus

- Les éditions Les Presses du Midi
- Des avis de lecteurs
- A écouter : deux interviews avec Michel Tarrier
- Dictature verte, de Michel Tarrier
- L'agroterrorisme dans nos assiettes, de Michel Tarrier
- La société toxique, de Pryska Ducoeurjoly
- Le sol, la terre et les champs, de Claude et Lydia Bourguignon
- Le livre noir de l'agriculture, d'Isabelle Saporta
- Agriculture et santé, de Guillaume Moricourt
- Bidoche : L'industrie de la viande menace le monde, de Fabrice Nicolinot

12 novembre 2012

Dictature verte, de Michel Tarrier

Dictature verte
de Michel Tarrier

Sur cette terre, le genre humain s'est taillé la part belle. Tout en reconnaissant les limites vitales de cette position, il rechigne à revoir ses valeurs. Cest probablement au nom de cette politique de l'autruche que l'humanité voit d'un mauvais oeil l'avènement d'une salutaire écorésistance qu'il préfère travestir en écoterrorisme pour mieux la désamorcer. Notre Terre est usée jusqu'à la corde, déjà sous perfusion. Au nom de quelle insouciance ne changerait-on pas de cap ? Se réclamant de la pensée critique et d'un minimum de conscience universelle, prônant la décroissance tant économique que démographique, cet ouvrage n'a pour but que de faire prendre conscience de l'urgence des mesures à adopter face à l'accélération de la dégradation de l'état planétaire.

Dictature verte, Michel Tarrier, Editions Les Presses du Midi, 2010, 300 pages

A propos de l'auteur

Naturaliste, Michel Tarrier construisit très tôt sa vie autour de sa passion pour la nature. Persuadé que l'homme moderne va à sa perte en agressant outre mesure la biosphère, il se fait essayiste et publie des ouvrages d'écosophie qui font polémique. Sa théorie est qu'en détruisant son milieu, l'humain pratique une politique de la terre brûlée qui va le conduire à un véritable génocide.

Pour en savoir plus

- Les éditions Les Presses du Midi
- Des avis de lecteurs
- A écouter : deux interviews avec Michel Tarrier
- L'agroterrorisme dans nos assiettes, de Michel Tarrier
- La société toxique, de Pryska Ducoeurjoly
- Le sol, la terre et les champs, de Claude et Lydia Bourguignon
- Le livre noir de l'agriculture, d'Isabelle Saporta
- Agriculture et santé, de Guillaume Moricourt
- Bidoche : L'industrie de la viande menace le monde, de Fabrice Nicolinot

10 novembre 2012

L'agroterrorisme dans nos assiettes, de Michel Tarrier

L'agroterrorisme dans nos assiettes
de Michel Tarrier

Un portrait peu flatteur d’une certaine agriculture et de sa logique de mort.

Des terres exploitées au risque de les détruire irrémédiablement, des pesticides qui provoquent maladies et dégénérescences, des semences protégées par des brevets qui correspondent à une privatisation du patrimoine naturel, des animaux dont les mauvais traitements se retrouvent jusque dans nos assiettes, etc.

La liste est longue des dérives et dangers que l’industrie agroalimentaire a imposés et contre lesquels nous n’avons guère de défenses. Les algues vertes empoisonnent les plages bretonnes, les plaines américaines voient leurs terres surexploitées partir dans des tempêtes toujours plus nombreuses, et les malformations et cancers touchent les riverains de cultures intensives, partout dans le monde.

Consommateurs et paysans sont en définitive tous victimes, même si certains, à force de jouer aux apprentis sorciers ou de fermer les yeux sur ce que l’industrie leur imposait, ne peuvent prétendre ne pas savoir, ne pas connaître les risques.

L’auteur dénonce, en étayant son propos par des exemples concrets, et après avoir lu ce livre, nous ne regarderons plus du même oeil le steak dans notre assiette ou la fraise sur notre tarte.

L'agroterrorisme dans nos assiettes, Michel Tarrier, Editions LME (La maison d'éditions), 2012, 232 pages

A propos de l'auteur

Michel Tarrier, naturaliste-écologue et écologiste radical, est l’auteur de plusieurs essais d’écosophie. "Nous, peuple dernier" est paru en 2009 aux éditions L’Harmattan. "Dictature verte" est sorti en 2010 aux Presses du Midi. Il a publié chez LME une réédition amplement complétée de "Faire des enfants tue… la planète".

Pour en savoir plus

- Le site des éditions LME où vous pourrez feuilleter le livre (une trentaine de pages à lire)
- La société toxique, de Pryska Ducoeurjoly
- Le sol, la terre et les champs, de Claude et Lydia Bourguignon
- Le livre noir de l'agriculture, d'Isabelle Saporta
- Agriculture et santé, de Guillaume Moricourt
- Bidoche : L'industrie de la viande menace le monde, de Fabrice Nicolinot
- La rubrique Industries et lobbies

Au sommaire

- Prologue
- Faut-il s’apitoyer sur le sort des agriculteurs ?
- Depuis Caïn et Abel…
- Du spécisme à l’agrospécisme
- De l’agriculture paysanne à l’agroterrorisme
- L’agriculture et sa logique de mort
- Pesticides : le salaire de la peur
- Les maux des kamikazes
- Bonjour les cobayes !
- Israël : ce que l’agrobusiness fit de la Terre promise
- La faim justifiera les moyens

Le mot de l'auteur
(en première page du livre)

Ce livre est dédié aux animaux non-humains qui souffrent plus et davantage depuis l’avènement de l’agriculture industrielle et de son corollaire l’élevage concentrationnaire, ainsi qu’aux victimes humaines des produits agricoles pétris de résidus chimiques. Mais pas seulement. Je le dédie aussi à la pétro-tomate sans saveur, au poivron en deuil de son sol, à la pomme de terre aux gènes de poulet, de phalène, de virus et de bactérie, au maïs aux gènes de luciole, de pétunia, de blé, de scorpion, au riz aux gènes de haricot, de pois, de bactérie et d’humain, à la fraise-melon et au melon-fraise ou kiwi, à la banane empoisonnée, à l’abricot qui ne mûrira plus, à la cerise qui pourrit rien qu’en la regardant. Et à tous les "fruits" de notre antimonde aux terroirs perdus. S’il est plus question que jamais de faire payer les pollueurs, il serait grand temps de présenter la facture qui revient aux gangsters de l’agrotoxique.

08 novembre 2012

La société toxique, de Pryska Ducoeurjoly

La société toxique
Manuel de dépollution mentale
de Pryska Ducoeurjoly
préface de Sylvie Simon
postface de Philippe Desbrosses

La population subit une triple intoxication : médiatique, "médicamenteuse", agroalimentaire. Au-delà de la pollution chimique de l'environnement, les bons sentiments qui servent d'alibi aux discours dominants sont des poisons encore plus insidieux : ils nous amènent à raisonner de travers, à préférer des comportements qui détériorent au final notre santé. Ce livre nous invite à penser par nous-mêmes, à changer notre manière de vivre, à nous éveiller enfin pour sortir de l'abrutissement dans lequel ces pensées "toxiques" nous maintiennent. Journaliste avertie, l'auteur traque l'intox là où on l'attend le moins. Elle dévoile les bonnes informations cachées. Savoir, tout simplement savoir, c'est déjà échapper à l'emprise mentale de la société toxique.

La société toxique : Manuel de dépollution mentale, Pryska Ducoeurjoly, Préface : Sylvie Simon, Postface : Philippe Desbrosses, Editions Res publica, 2010, 328 pages

A propos de l’auteur

Journaliste, Pryska Ducoeurjoly a travaillé huit ans dans la presse quotidienne régionale. De formation littéraire pluridisciplinaire, l’auteur s’est initiée aux disciplines scientifiques (nutrition, biochimie, anatomie-physiologie du corps humain) dans le cadre du cursus de Naturopathe. Elle est aujourd’hui journaliste d’investigation indépendante. Avec "La Société Toxique", elle signe son premier essai, synthèse de son expérience croisée dans les domaines de la santé non-conventionnelle, de l’écologie et du journalisme.

Au sommaire

Préface de Sylvie Simon
Avant-propos
Première partie : L’intox médiatique
Introduction : la société du stress permanent
Chapitre 1: L’information toxique
1. Pourquoi écoute-t-on les infos ? Ou pas…
2. Dix heures : bienvenue en conférence de rédaction !
3. Les journalistes sont-ils devenus des fonctionnaires de l’info ?
4. Les experts de la... désinformation
5. Trop d’infos tue l’info
6. La consanguinité médiatique
7. Le prêt-à-penser viral
8. Les toxines de l’autocensure
9.Comment reconnaître une information saine ?
Chapitre 2 : Le lavage de cerveau cathodique
1. De la dépendance à l’apathie
2. Miroir, mon beau miroir...
3. La malbouffe télévisuelle
4. Le green washing lave plus blanc
5. Infotainment : la politique fait sa pub
Conclusion : Internet nous sauvera-t-il de la médiacratie ?
Deuxième partie : L’intox médica-menteuse
Introduction : de l’hygiène de vie à... l’hygiénisme
Chapitre 1 : La santé pasteurisée
1. Notre héros national est-il un imposteur ?
2. La société infantilisée
3. Virus ! Où es-tu, que fais-tu ?
4. Pour quelques boutons...
5. Une maladie, un vaccin. Un vaccin, des maladies...
6. L’enfance empoisonnée
7. Peut-on vivre sans piqûre ?
Chapitre 2 : la santé désintoxiquée
1. Médecines douces ou dérives sectaires ?
2. A la découverte de la naturopathie
3. L’homéopathie : de l’alchimie à la science
4. La biologie numérique sort la tête de l’eau
5. Magnésium, le magnifique !
6. L’argent colloïdal, des vertus en or
Conclusion : Contre les émotions toxiques, les Fleurs du Dr Bach
Troisième partie : L’intox agroalimentaire
Introduction : Dis-moi ce que tu manges...
1. Le caddie toxique
2. Info et intox sur les pesticides
3. Chimères alimentaires
4. La chasse au gras tue
5. De l’indigestion chronique aux maladies de civilisation
6. Le mal du sucre
7. Le mal du lait
8. Le mal du blé
9. Le mal du sel
Conclusion : l’enfer alimentaire est pavé de bonnes intentions
Epilogue : Vers une évolution de conscience
Postface de Philippe Desbrosses
Bibliographie

Pour en savoir plus

- Le site de Pryska Ducoeurjoly
- Cette page où vous trouverez de nombreuses informations sur le livre : un résumé détaillé, l'avant-propos, un extrait de la préface de Sylvie Simon, un extrait de la postface de Philippe Desbrosses, et des articles de presse
- Des extraits du livre
- La nouvelle dictature médico-scientifique, de Sylvie Simon
- Guérir la Terre, sous la direction de Philippe Desbrosses