11 avril 2013

La couleur dans tous ses éclats, de Bernard Valeur

La couleur dans tous ses éclats
de Bernard Valeur
50 sujets très illustrés
pour comprendre ce qu'est la couleur

Comment percevons-nous les couleurs ? Pourquoi la matière émet-elle des lumières colorées ? D’où viennent les lueurs flamboyantes de l’opale ? Qu’est-ce que le jaune de Naples, le bleu outremer ou le vert Milori ?

Les couleurs font partie intégrante de notre vie, sans que nous en connaissions toujours l’origine physique ou chimique. Les rôles clés qu’elles jouent dans le règne animal et le règne végétal recèlent encore bien des secrets, tandis que la culture leur doit beaucoup : des somptueux vêtements colorés dont l’Homme s’est très tôt paré, jusqu’à l’art pictural d’un Dubuffet friand du blanc de titane, ou du synesthète Kandinsky, qui voyait des taches colorées en réponse à une stimulation musicale.

La couleur n’a pas fini de nous étonner. Voici l’occasion de parcourir ses mystères en 50 sujets, chacun traité en une double page très illustrée pour mieux comprendre tout en s’émerveillant des beautés de la couleur.

La couleur dans tous ses éclats, Bernard Valeur, Editions Belin, 2011, 128 pages

A propos de l'auteur

Bernard Valeur, ingénieur ESPCI, est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris). Il a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation sur le thème de la lumière, en particulier aux Editions Belin : Lumière et luminescence (2005), Sons et lumière (2008). Il a également participé à l'ouvrage collectif Matière et matériaux (2010).

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Belin
- La nature au fil des couleurs, de Muriel Hazan et Georges Feterman
- Les couleurs dans la nature, de Jean-Baptiste de Panafieu
- Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet
- Les maîtres de la couleur, Collection Animomania
- Les couleurs de la vie, de Marco Ferrari
- Cache-cache, d'Art Wolfe et Barbara Sleeper
- Cache-Cache : Les mille manières de se camoufler, de Béatrice Fontanel

L'avis d'un lecteur
Source

Ne restez plus dans le noir

Enfin un excellent bouquin de vulgarisation scientifique qui se permet en plus d'être ludique et artistique. L'auteur fait à mon avis partie des rares pédagogues pouvant traiter de manière rigoureuse tout en restant simple et jamais ennuyeux un sujet complexe nécessitant en général une approche mathématique très développée souvent rebutante pour le débutant. Les exemples choisis et la clarté de présentation des multiples phénomènes participant à la "production des couleurs" sont superbement présentés et explicités. A lire absolument pour qui s'intéresse à la physique, à l'art ou est tout simplement curieux de comprendre enfin "comment ça marche".

L'auteur nous présente son livre en vidéo


Au sommaire

Comprendre la couleur
- Le monde des couleurs
1. Qu'est-ce que la couleur ?
2. La vision des couleurs
3. Classer et distinguer les couleurs
4. Les bizarreries de la perception des couleurs
5. Le mélange des couleurs
- La reproduction des couleurs
6. Les écrans couleur
7. L'impression en couleurs
8. La photographie
- L'origine des couleurs
9. La genèse des couleurs
- Les lumières colorées
10. Couleur et température
11. Les couleurs des flammes
12. Les couleurs en bâtons
13. Les couleurs en tubes
14. Les LED
15. Les feux d'artifice
- La couleur des objets
16. La trilogie de la couleur des objets
17. Les irisations des bulles de savons
18. Les couleurs des perles
Couleur et nature
- L'animal
19. Les couleurs structurales des animaux
20. D'autres couleurs structurales
21. Les pigments colorent les animaux
22. Les animaux qui produisent de la lumière
23. Les animaux "fluo"
24. Le rôle des couleurs chez les animaux
- Le végétal
25. La verdure du monde végétal
26. Les autres pigments végétaux
- Le minéral
27. Pierres précieuses et pierres fines
28. Les opales précieuses
29. Les ocres et autres terres colorées
- Le ciel et la mer
30. Les couleurs du ciel
31. Les couleurs de la mer
32. L'arc-en-ciel
33. Les aurores polaires
34. Le ciel nocturne
35. L'univers en fausses couleurs
Couleur et culture
- Les couleurs au quotidien
36. La fabrication des teintures
37. L'application des teintures
38. Les couleurs fluo
39. Couleurs sur le corps
40. Souvent couleur varie
- Quelques pigments pour la peinture
41. Les premiers pigments pour l'art
42. Les pigments jaunes ultralumineux
43. Le bleu outremer
44. D'autres beaux pigments bleus
45. Les pigments à base de chrome
46. Les pigments blancs
- Appliquer la couleur sur un support
47. Principes des peintures à l'eau et à l'huile
48. Les secrets de la peinture à l'huile
49. Les peintures acryliques
Couleur et son
50. Peut-on associer une couleur à un son ?
51. Entendre en couleurs
Conclusion : Ce que disent les couleurs...
Glossaire
Bibliographie
Index

Le sommaire en image


Extrait
Chapitre 1. Qu'est ce que la lumière ?
Des gouttes et des vagues

Comparer la lumière à des gouttes de pluie est une belle métaphore pour illustrer le fait que la lumière, ce flux de vagues électromagnétiques qui nous apparaît continu, est également constitué de grains d'énergie, les photons. Gouttes et vagues, photons et ondes, sont les deux facettes indissociables de la lumière. Impossible d'interpréter tous les phénomènes lumineux si on se limite à un seul des aspects, photon ou onde. Ainsi l'effet photoélectrique, qui consiste en l'éjection d'électrons d'une surface métallique éclairée par de la lumière, s'explique par les impacts successifs des photons incidents sur le métal. En revanche, les couleurs des bulles de savon (voir p.40) et le superbe bleu des ailes des papillons morpho (voir p.48) trouvent leur origine dans le caractère ondulatoire de la lumière.
Les physiciens ont mis du temps à accepter cette double identité de la lumière, à la fois photon et onde. Paradoxalement, alors que l'identité corpusculaire allait devenir la plus difficile à établir (elle ne le sera définitivement qu'au XXe siècle), c'est d'abord elle qui est apparue sur le passeport de la lumière dès l'Antiquité. Isaac Newton (1642-1727) en particulier postula que la lumière était constituée de corpuscules matériels de diverses masses qui, atteignant le fond de l'oeil, engendraient des vibrations produisant diverses sensations de couleur, selon la taille des corpuscules. Mais attention, nous savons aujourd'hui que la lumière est en fait immatérielle et que les photons n'ont pas de masse !
A l'époque, la théorie de Newton atteint rapidement ses limites. Car une description corpusculaire ne permettait pas d'expliquer les phénomènes lumineux étranges qu'étaient les interférences et la diffraction (voir p.40 à 43) : comment des grains de lumière pouvaient-ils engendrer des figures géométriques colorées comme des cercles concentriques ou des lignes parallèles ? Le mystère était total. C'est en cherchant à le percer que les physiciens du XIXe siècle ont été conduits à reprendre l'hypothèse formulée par Christiaan Huygens en 1690 : la lumière se propage sous forme d'ondes comme le son. Parmi ces physiciens, Thomas Young réalise des expériences sur les interférences qu'il interprète sommairement en terme de superpositions d'ondes. Et surtout, Augustin Fresnel publie en 1816 la première théorie complète de l'optique ondulatoire grâce à laquelle il parvient à expliquer quantitativement la diffraction et les interférences.
Reste qu'on ne connaît alors toujours pas la nature profonde de ces ondes lumineuses. James Clerk Maxwell, pourtant préoccupé par un tout autre domaine, apporte un début de réponse en 1865. En cherchant à unifier l'électricité et le magnétisme, il montre qu'un champ électrique et un champ magnétique peuvent osciller de conserve et se propager sous la forme d'ondes appelées ondes électromagnétiques. D'après sa théorie - un des piliers de la physique -, ces ondes se propagent à la même vitesse que... la lumière. Curieuse coïncidence. Et si la lumière faisait partie de l'une de ces ondes ? C'est ce que Heinrich-Rudolf Hertz démontrera brillamment en 1885 en réussissant à produire des ondes électromagnétiques et en établissant que leurs lois s'avèrent en tous points semblables à celles de la lumière en optique.
Grâce à Maxwell et Hertz, nous savons aujourd'hui que les ondes électromagnétiques/ondes lumineuses sont caractérisées par une longueur d'onde (la distance entre les crêtes de l'onde) et une fréquence (le nombre d'oscillations complètes ou de cycles par seconde). La gamme de longueurs d'onde visibles par notre oeil s'étend de 400 nanomètres (violet) à 700 nanomètres (rouge) environ. Les fréquences correspondantes sont très élevées : elles vont de 400 mille milliards à 800 mille milliards de hertz (1 hertz = 1 cycle par seconde). Les longueurs d'onde visibles ne représentent qu'une infime partie des ondes électromagnétiques : infrarouges, rayons ultraviolets, rayons X, et rayons gamma sont autant de gammes d'ondes électromagnétiques non perçues par l'oeil, car possédant une longueur d'onde en dehors du spectre visible (Figure 2). Mais au fait, pourquoi percevons-nous des couleurs quand notre oeil, lui, capte des ondes électromagnétiques ?

Un aperçu du livre




10 avril 2013

Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet

Ecorces
Galerie d'art à ciel ouvert
de Cédric Pollet

Après le succès de son premier livre Ecorces (2008), Cédric Pollet, dans ce deuxième ouvrage, va encore plus loin dans le nombre et la diversité des écorces qu’il présente. Sans texte ni présentation des arbres en eux-mêmes, le livre est entièrement consacré à la dimension esthétique et picturale des écorces. Chaque photo pourrait être un tableau en soi, et leur succession au fil des pages révèle une incroyable palette de formes, de couleurs, de textures… 75% des photos ont été prises en France ou en Angleterre, vous pourrez donc les observer facilement. Pour celui qui sait la regarder et en saisir la beauté, la nature est une immense galerie d’art à ciel ouvert !

Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, Cédric Pollet, Editions Eugen Ulmer, 2011, 256 pages, 450 photos de 250 espèces de plantes arborescentes

A propos de l'auteur

Cédric Pollet est photographe naturaliste, ingénieur paysagiste de formation. Fasciné par l'incroyable beauté des écorces d'arbres, il a fait, voici 12 ans, le pari un peu fou de leur consacrer sa vie professionnelle. C'est ainsi qu'il a parcouru plus de 30 pays et qu'il vit aujourd'hui de ses reportages, de ses expositions, de ses tirages photos et de ses ateliers pédagogiques. Passionné de plantes, Cédric Pollet a déjà photographié plus de 500 espèces d’arbres, des plus communes aux plus rares, toutes ayant une écorce remarquable. Il possède aujourd’hui plus de 20.000 clichés. Parmi ses préférés, les eucalyptus d’Australie, les bouleaux de l’Himalaya, les arbres à encens du Yémen..

Pour en savoir plus

- Des avis de lecteurs
- Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, de Cédric Pollet
- Le dossier de presse de la collection Ecorces
- Le site de Cédric Pollet (actualités, galeries, vidéos, etc)
- Le site des Editions Eugen Ulmer
- Gueules de bois, de Klaod Roparz
- Les arbres en personne, de Francis Vergne
- Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell
- Rencontres avec des arbres remarquables, de Thomas Pakenham
- Le tour du monde en 80 arbres, de Thomas Pakenham
- Arbres et forêts, de Philippe Bourseiller
- Le sexe des arbres, Collectif
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan
- La couleur dans tous ses éclats, de Bernard Valeur

L'introduction de Cédric Pollet
Une source d'inspiration et d'émerveillement inépuisable

Il y a trois ans, mon premier livre "Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde" a séduit des milliers de lecteurs en leur révélant l'incroyable richesse des écorces aux quatre coins du globe. Suite à cet engouement, l'idée de réaliser un deuxième volume sur le même sujet était à la fois séduisante mais plutôt osée.

Pour être à la hauteur d'un tel challenge, il fallait de nouveau pouvoir surprendre, susciter l'émerveillement et provoquer de l'émotion, ce qui n'était pas gagné d'avance. Progressivement, les messages d'artistes et créateurs de tous horizons se sont multipliés, me rappelant alors à quel point les écorces pouvaient être une source d'inspiration originale et inépuisable. De nombreux peintres, mosaïstes, céramistes, sculpteurs, mais aussi designers ou architectes s'imprègnent et s'approprient désormais ce monde fascinant des écorces pour créer. Ils y trouvent des associations de couleurs, des matières, des textures et des graphismes originaux qui se mélangent sans limite.

L'existence d'un second opus prend ainsi du sens : celui de l'art et de l'esthétisme. La nature n'a rien à envier aux collections d'oeuvres d'art exposées dans les plus beaux musées de la planète. Elle nous offre généreusement tous ses trésors picturaux à condition de prendre le temps de l'observer. Le monde des écorces devient alors une véritable galerie d'art à ciel ouvert, accessible à tous, passionnés d'art ou amoureux de la nature.

A la façon d'un catalogue d'exposition ou d'un porte-folio, les 450 photos présentées dans cet ouvrage, soit plus de 250 espèces de plantes arborescentes, ont été classées par ordre alphabétique en utilisant comme référence le nom latin de l'arbre. Elles ont été sélectionnées uniquement pour leur qualité picturale, leurs couleurs éblouissantes, leur originalité, leurs graphismes surprenants, voire abstraits. Chaque photo est légendée par le nom latin, le nom commun et le lieu précis de la prise de vue (une douzaine de pays sont représentés). Cette dernière information vous permettra je l'espère de rendre un jour visite à certains de ces arbres puisque les trois quarts poussent finalement à deux pas de chez vous, en France ou au Royaume-Uni.

La mise en page se veut volontairement très épurée. Le livre est rythmé par des doubles pages illustrant des détails graphiques très différents pris sur le tronc d'une même espèce. On trouve aussi des séries de clichés sur fond noir montrant la diversité des écorces au sein d'un même genre botanique (Acer, Betula, Corymbia, Eucalyptus, Pinus, Prunus et Stewartia). Enfin, j'ai sélectionné une succession de photos prises avec le même cadrage afin de suivre l'évolution de trois espèces (eucalyptus, platane, cyprès) sur plusieurs années.

La visite de cette exposition d'écorces se clôture par une grande galerie de troncs ayant pour but de rappeler que toutes ces palettes contemporaines, ces vues aériennes, ces volcans en éruption, ces coupes au microscope ne sont en fin de compte que de simples arbres voués à enchanter nos sens.

Dans la sobriété de la nature, la richesse des sensations se dévoile en toute simplicité. Au coeur de cette immense forêt de rêve, je vous invite à me rejoindre pour partager sa réalité.

Trois questions à Cédric Pollet

Le Mag de Flora : Au niveau technique, comment parvenez-vous à réaliser de tels clichés ?

Cédric Pollet : Le plus simplement du monde. Un boîtier correct, un objectif macro, un trépied et surtout deux éléments essentiels : un bon oeil et une bonne connaissance de son sujet. Mais quand on a un modèle exceptionnel sous les yeux, comment ne pas réussir une bonne photo !

Au fil des années et de vos voyages, avez-vous remarqué une modification de l’écosystème dans lequel vous travaillez ?

Je retourne rarement dans les mêmes endroits, si ce n’est près de chez moi, dans quelques jardins que j’affectionne. Je vois donc peu de changement, si ce ne sont des décalages dans les saisons et dans la période de desquamation de certaines écorces. Cette année, par exemple, tout semble très précoce. Je pense que les arbousiers ou les eucalyptus, que je suis régulièrement, vont perdre leurs écorces quelques semaines plus tôt. Sinon, durant mes expéditions botaniques, j’ai bien sûr pu observer de gros problèmes environnementaux qui perdurent d’années en années : les écobuages (cultures sur brûlis) à Madagascar qui empirent ; la déforestation massive en Tasmanie, avec en plus des bombes de Napalm pour nettoyer les surfaces déforestées ; des forêts primaires uniques au monde dont quasi personne ne parle ; la surexploitation de l’homme sans aucun souci de développement durable au Yémen, qui menace l’emblème même de l’île de Socotra : les dragonniers.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Un troisième livre pour clôturer cette trilogie sur les écorces. Cette fois, l’accent sera mis sur les jardins et les paysages, comme apporter de la couleur grâce aux écorces dans un jardin, en particulier l’hiver.

Un entretien télévisé où Cédric Pollet nous présente son second livre Ecorces (2011)


Une vidéo, tournée au moment de la parution de son premier livre Ecorces (2008),
où Cédric Pollet nous décrit son parcours, sa façon de procéder, etc.


Un aperçu du livre
De superbes photos trouvées ici ou là sur internet (l'ouvrage en compte 450).
Vous pourrez en découvrir plusieurs autres sur le site de Cédric Pollet.


















09 avril 2013

Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, de Cédric Pollet

Ecorces
Voyage dans l'intimité des arbres du monde
de Cédric Pollet

Petite mise à jour de cette ancienne note
pour l'ajout de photos et d'une vidéo.

Ce livre est l’aboutissement de 10 années de photographie consacrées à rechercher les plus belles écorces d’arbres à travers le monde. L’auteur y présente près de 200 écorces d'arbres, les plus spectaculaires, les plus graphiques, les plus étonnantes qu’il ait vues sur les cinq continents : Europe, Afrique, Asie, Océanie, Amériques. Chaque photo d’écorce est une oeuvre d’art en soi. En vis-à-vis, une photo de l’arbre dans son environnement naturel, ainsi qu’un texte court et captivant où l'on apprend l’essentiel sur l’origine de l’arbre, son nom, son milieu naturel, ses particularités et ses usages éventuels, font de ce livre un ouvrage non seulement superbe, mais également passionnant pour un large public : scientifiques, botanistes, amoureux de la nature; passionnés de photographie, d’architecture, de design et d’art en général.

Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, Cédric Pollet, Editions Eugen Ulmer, 2008, 192 pages, plus de 400 photos d'écorces de 220 espèces d'arbres

A propos de l'auteur

Cédric Pollet est photographe naturaliste, ingénieur paysagiste de formation. Fasciné par l'incroyable beauté des écorces d'arbres, il a fait, voici 12 ans, le pari un peu fou de leur consacrer sa vie professionnelle. C'est ainsi qu'il a parcouru plus de 30 pays et qu'il vit aujourd'hui de ses reportages, de ses expositions, de ses tirages photos et de ses ateliers pédagogiques. Passionné de plantes, Cédric Pollet allie, à la beauté de ses photos, des textes d'une grande qualité informative. Il a déjà photographié plus de 500 espèces d’arbres, des plus communes aux plus rares, toutes ayant une écorce remarquable. Il possède aujourd’hui plus de 20.000 clichés. Parmi ses préférés, les eucalyptus d’Australie, les bouleaux de l’Himalaya, les arbres à encens du Yémen..

Pour en savoir plus

- Des avis de lecteurs
- Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet
- Le dossier de presse de la collection Ecorces
- Le site de Cédric Pollet (actualités, galeries, vidéos, etc)
- Le site des Editions Eugen Ulmer
- Gueules de bois, de Klaod Roparz
- Les arbres en personne, de Francis Vergne
- Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell
- Rencontres avec des arbres remarquables, de Thomas Pakenham
- Le tour du monde en 80 arbres, de Thomas Pakenham
- Arbres et forêts, de Philippe Bourseiller
- Le sexe des arbres, Collectif
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan

Extrait : Origines d'une passion

Je suis né à Nice en 1976, dans cette région de France où la beauté de la nature, déjà généreuse et luxuriante, est amplifiée par cette lumière naturelle subtile tant appréciée des artistes. Mes racines familiales, méditerranéennes du côté maternel et savoyardes du côté paternel, m'ont permis de me familiariser, dès ma plus tendre enfance, avec ce monde des arbres. Olivier, pin parasol, eucalyptus et plantes exotiques d'un côté ; mélèze, épicéa, hêtre et bouleau de l'autre. Profondément ancrée en moi, cette véritable passion pour le végétal s'est révélée comme une vitale et profonde évidence, lors de mon cursus d'ingénieur en agriculture à Lyon (I.S.A.R.A).

En 1999, j'ai eu l'opportunité d'intégrer le département d'horticulture et de paysage de l'Université de Reading en Angleterre. C'est à cette occasion que j'ai utilisé pour la première fois, en simple autodidacte et amoureux des jardins à l'anglaise, un appareil photo argentique. Après avoir mis plusieurs heures pour atteindre et visiter un parc que je m'imaginais idyllique, aucune fleur ne suscita réellement mon enthousiasme. Je ne pouvais rentrer sans ramener un souvenir de ce jardin. En partant, le tronc tourmenté d'un vénérable chêne pluriséculaire m'a alors littéralement ouvert les yeux sur un monde qui m'était jusque-là totalement inconnu : celui des écorces. Ce fut une véritable révélation qui changea le cours de ma vie.

Une vidéo où Cédric Pollet nous décrit son parcours, sa façon de procéder, etc.


Un aperçu du livre
De superbes photos trouvées ici ou là sur internet (l'ouvrage en compte plus de 400).
Vous pourrez en découvrir plusieurs autres sur le site de Cédric Pollet.

























08 avril 2013

Gueules de bois, de Klaod Roparz

Gueules de bois
photographies
de Klaod Roparz

Dans cet ouvrage Klaod Roparz devient "Rêveur d’images", "L’elfigraphe de Brocéliande" et aussi le photographe de "l’Un visible" !

Ce qu’il désire c’est "ne plus photographier les choses telles qu’elles sont, mais les écrire avec la lumière, telle que notre coeur les voit."

Images de nature, d'arbres et de branches aux formes féeriques ou effrayantes, anthropomorphiques ou zoomorphiques, ces photographies offrent une vision rêvée du monde végétal et minéral.

A travers ce livre, il nous emmène découvrir les mystères et les secrets que cache la nature. Il se plaît à croire que le minéral et le végétal prennent forme animale et parfois même étrangement humaine...

Gueules de bois, Klaod Roparz, Editions Pascal Galodé, 2011, 144 pages

A propos de l'auteur

Photographe artistique, il aime se promener en forêt de Brocéliande à la recherche de troncs, branches, souches qui l'interpellent. Un travail qu'il décrit comme "zoomorphique", laissant au public toute liberté d'interprétation : "Chacun y voit ce qu'il veut ! Je laisse libre cours à l'imagination des gens sur mes photos". Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Cimetières de bateaux (2010) et Brocéliande secrète (2011).

Pour en savoir plus

- Le site de l'auteur : Elfigraphe (avec, entre autres, plusieurs photos du livre)
- Le site des Editions Pascal Galodé
- Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, de Cédric Pollet
- Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet
- Les arbres en personne, de Francis Vergne
- Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell
- Rencontres avec des arbres remarquables, de Thomas Pakenham
- Le tour du monde en 80 arbres, de Thomas Pakenham
- Arbres et forêts, de Philippe Bourseiller
- Le sexe des arbres, Collectif
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan



07 avril 2013

Stratégies végétales, de Benoît Garrone, Philippe Martin et Bertrand Schatz

Stratégies végétales
Petits arrangements
et grandes manoeuvres

de Benoît Garrone,
Philippe Martin,
et Bertrand Schatz

Un livre abondamment illustré pour découvrir les stratagèmes que les plantes ont développé, pour se disséminer, germer, être pollinisées, pour croître, résister aux contraintes des habitats, s'adapter aux milieux et aux conditions naturelles.

L'aristoloche qui piège de petits insectes puis les libère quand ils se sont couverts de pollen, l'Orphys qui joue les poupées gonflables parfumées aux fragrances des compagnes de leurs pollinisateurs... dans nos forêts, sur la dune, dans nos jardins, partout où il y a de la vie, il y a des merveilles d'interactions entre les végétaux et leur environnement.

Avec plus de 85 espèces courantes, choisies comme exemples, ce livre abondamment illustré révèle les stratégies utilisées par les plantes pour se disséminer, s'implanter, croître et se reproduire. Vers un émerveillement au quotidien !

Stratégies végétales : Petits arrangements et grandes manoeuvres, Benoît Garrone, Philippe Martin, Bertrand Schatz, Editions Les Ecologistes de l'Euzière, 2011, 224 pages

A propos de l'assciation

L’association “Les Ecologistes de l’Euzière” a été créée en 1974 par des enseignants-chercheurs à l’Université des sciences de Montpellier. Elle poursuit deux objectifs principaux : éduquer à l’environnement, sans a priori ni dogmatisme, et conseiller en matière de gestion des milieux naturels. Elle conçoit et édite des ouvrages de vulgarisation de l’écologie et de pédagogie appliquée à l’animation-nature.

Pour en savoir plus

- Cette page pour découvrir le sommaire en détail
- Le site des Ecologistes de l'Euzière
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt
- Ingénieuse nature, d'Emmanuelle Grundmann et Marie-Odile Monchicourt
- Pouvoirs cachés et langages secrets des fleurs, de Martin Monestier
- Sachez parler à vos plantes, de Martin Monestier
- Le génie végétal, de Marcel Bournérias et Christian Bock
- Dans le secret des plantes, Collectif
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Des vidéos à propos de L'intelligence des plantes

L'avis d'un lecteur
Source

Très bel ouvrage richement illustré. Explications claires et accessibles tous publics, tout en étant riche d'informations pour les personnes qui s'intéressent de près à la botanique et à l'écologie.

Présentation complète
Source

Le projet

Le monde végétal surprend par sa diversité de formes, de couleurs, de tailles, de parfums. Mais dès lors qu’on se pose la question de connaître les raisons de cette diversité, l’univers des possibles s’élargit de façon considérable. Pourquoi telle couleur ? Pourquoi tel "comportement” à telle saison, ou dans telle situation ? Le livre ”Stratégies Végétales” aborde ces thèmes en prenant comme exemples des plantes courantes que chacun connaît ou peut observer facilement. Et quelques-uns des mécanismes mis au point au cours d’une longue évolution sont décrits et expliqués. Ce livre est donc une invitation à aller au-delà de la beauté des fleurs, dans l’intimité de leur fonctionnement. Il déchiffre les raisons, les stratagèmes, les astuces qui permettent aux plantes d’exister.

Présentation de l’ouvrage

La Nature est bien faite ! C’est par cette phrase définitive que, la plupart du temps, on sanctionne notre découverte des subtils mécanismes que les communautés vivantes présentent. Quiconque observe la campagne (et un terrain vague en ville fait aussi l’affaire) est frappé par la diversité du monde végétal. Prenez n’importe quelle parcelle de végétation (évitez seulement les champs de maïs ou les green des golfs) et comptez sur une surface de 1m2 les végétaux différents qui s’y trouvent : il n’est pas besoin d’en connaître les noms, l’inventaire est anonyme et seulement numérique. Ce premier résultat, étonnant à tout coup, invite à d’autres pensées : pourquoi et comment tant de variété ? Le Pourquoi trouve des réponses génériques dans l’histoire de l’évolution qui permet de comprendre l’adaptation des espèces à des conditions de vie particulières et les jeux de la concurrence qui font que certaines innovations assurent de meilleures chances de survie. Ce livre a pour ambition d’expliquer quelques-uns des Comment. Une plante est un être qui ne peut s’éloigner de la place où elle a germé. A l’inverse d’une bonne partie des animaux, qui peuvent temporairement fuir des situations inconfortables, elle doit faire face à des contextes imposés : sol, lumière, climat, broutage, piétinement. Et ces conditions varient tout au long de l’année et plus encore, tout au long d’une vie qui, pour certaines espèces, peut atteindre plusieurs siècles. Pourtant cette même plante doit arriver à une fin, celle de produire des graines qui assureront sa descendance. Il lui faut donc germer, croître, résister, se reproduire (c’est-à-dire assurer la fécondation de ses ovules et la dispersion des graines). Pour chacun de ces enjeux, la vie présente des systèmes, des trucs, des stratagèmes que l’observation attentive permet de découvrir, voire d’expliquer. Ce livre consacre un chapitre à chacun de ces sujets et présente, à travers des portraits de plantes communes et faciles à observer, quelques exemples de ces stratégies. Celles-ci sont à la fois humbles parce que disponibles en tous lieux et en tous temps, et extraordinairement complexes quand on finit par toucher du doigt ce qui a été mis en oeuvre pour obtenir de tels résultats.

Le livre est divisé en quatre grands chapitres :

Chapitre 1 : quelles stratégies pour se tenir et croître ?

Les plantes sont toutes constituées des mêmes éléments de base (racine, tige, feuilles) mais présentent une immense diversité dans la structure de ces éléments et leur agencement. Ces divers plans architecturaux, dont l’allure caractérise nos paysages, leur permettent de coloniser tous types de milieux, même ceux qui paraissent les plus inattendus : eau, sable, troncs d’arbres etc. Comment imaginer, par exemple, que sous la partie visible d’un des plus beaux occupants de nos dunes, le lis des sables, se trouve un système souterrain à la technologie sophistiquée ? La plante doit en effet son ancrage dans le sol dunaire, particulièrement instable, à sa jeune racine. Celle-ci fonctionne comme un ressort, qui tire la plante vers le bas et lui évite ainsi d’être déchaussée par les vents, tout en lui permettant un accès à l’eau douce, située en profondeur, au coeur de la dune.

Chapitre 2 : quelles stratégies pour "être pollinisé" ?

Qui ne s’est pas déjà demandé pourquoi certaines fleurs, organes de reproduction sexuée des plantes, sont très voyantes et odorantes, tandis que d’autres sont à peine repérables ? La clé du mystère est dans la diversité des stratégies permettant la rencontre entre cellules sexuelles mâles et femelles. Les plantes ne peuvent pas bouger pour aller à la rencontre d’un partenaire. Les grains de pollen, qui contiennent les cellules mâles, empruntent donc des systèmes de transports, qui sont soit inertes (le vent, l’eau), soit vivants (animaux, en particulier des insectes). Ce transport est permis par des dispositifs d’expulsion et de prise en charge du pollen particulièrement fascinants. On ne se doute généralement pas que ce que nous appelons communément "fleur" chez l’Arum est en réalité une grande feuille modifiée, qui entoure une multitude de petites fleurs, soigneusement dissimulées au sein de cette feuille, dont la partie basale forme une poche. Le tout fonctionne comme un redoutable piège pour de petites mouches qui, attirées dans l’étui par une odeur "d’urine et de sueur" se retrouvent quelques temps prisonnières. Au début de leur captivité, elles enduisent les fleurs femelles, alors réceptives, de pollen dont elles ont été barbouillées lors d’une incarcération précédente chez un autre arum. Quelques jours plus tard, peu avant que s’ouvrent enfin les structures qui forment les barreaux de la prison, les mouches sont à nouveau aspergées de pollen libéré par les fleurs mâles qui ont mûri entre-temps… Pollen qu’elles s’empresseront de livrer, attirées par le piège suivant. Le tour est joué !

Chapitre 3 quelles stratégies pour se disséminer et germer ?

A l’issue de la reproduction sexuée d’une plante se forme la graine, qui contient, non seulement l’embryon (dont le développement donnera une nouvelle plante), mais également les réserves nécessaires à la germination. Mais la graine n’est pas simplement pour l’embryon une protection et une ressource nutritive : elle est aussi son moyen de déplacement vers l’endroit où germera la future plantule. Le voyage de la graine peut être court si elle tombe au pied de la plante mère ou long voire très long si elle est disséminée par un transporteur, tel que le vent ou les animaux. Là encore, les caractéristiques des graines (ou du fruit qui les entoure) permettent la prise en charge par ces vecteurs. Le salsifis n’offre pas uniquement ses feuilles et ses racines aux gourmets : il régale aussi les promeneurs par la beauté de ses fleurs et fruits. S’épanouit d’abord une magnifique étoile aux couleurs vives, constituée d’une multitude de petites fleurs. Puis vient le temps de la fructification : c’est alors une énorme boule plumeuse qui apparaît. Pas de fruits charnus et juteux, mais un ensemble de minuscules fruits secs, chacun étant surmonté d’un joli plumet. Dès qu’il est mûr, chacun des fruits se détache de son support et, grâce à son ombrelle, est emporté au gré du vent. A l’instar de ses proches cousins pissenlits, chicorées ou scorsonères, le salsifis sème ainsi ses descendants à tout vent.

Chapitre 4 : quelles stratégies pour résister ?

Au poison, à la sécheresse, à l’ombre, au sel, aux animaux, aux voisins… Comme tous les êtres vivants, les plantes sont sans cesse en interaction avec leur environnement, que ce soit le milieu et ses caractéristiques (le sol, la température, etc.), ou l’ensemble des êtres vivants voisins. Comprendre le monde vivant, c’est donc comprendre ces gigantesques réseaux d’interactions entre les organismes et entre organismes et milieux. Les plantes fournissent de nombreux exemples de stratégies permettant d’exploiter au mieux leur environnement, tout en résistant aux conditions contraignantes et aux attaques d’autres organismes. La chaleur est parmi les facteurs du milieu les plus préjudiciables aux plantes : plus la température monte, plus la plante perd d’eau et risque une déshydratation fatale. Le romarin, tout comme ses cousins le thym, la lavande et bien d’autres encore, est doté d’un climatiseur. Celui-ci est en général plus connu des phytothérapeutes et des cuisiniers, puisqu’il n’est autre qu’une huile essentielle ! Bien plus volatile que l’eau, cette essence s’évapore très rapidement ; qui n’a d’ailleurs jamais remarqué que, plus il fait chaud, plus les plantes aromatiques exhalent leur parfum. Or l’évaporation entraîne systématiquement une chute de température, refroidissant ainsi la plante odorante... et limitant donc l’évaporation de l’eau. Chacune des stratégies est expliquée par des exemples de plantes mais bien évidemment, certaines plantes présentent plusieurs types de stratégies.