08 avril 2013

Gueules de bois, de Klaod Roparz

Gueules de bois
photographies
de Klaod Roparz

Dans cet ouvrage Klaod Roparz devient "Rêveur d’images", "L’elfigraphe de Brocéliande" et aussi le photographe de "l’Un visible" !

Ce qu’il désire c’est "ne plus photographier les choses telles qu’elles sont, mais les écrire avec la lumière, telle que notre coeur les voit."

Images de nature, d'arbres et de branches aux formes féeriques ou effrayantes, anthropomorphiques ou zoomorphiques, ces photographies offrent une vision rêvée du monde végétal et minéral.

A travers ce livre, il nous emmène découvrir les mystères et les secrets que cache la nature. Il se plaît à croire que le minéral et le végétal prennent forme animale et parfois même étrangement humaine...

Gueules de bois, Klaod Roparz, Editions Pascal Galodé, 2011, 144 pages

A propos de l'auteur

Photographe artistique, il aime se promener en forêt de Brocéliande à la recherche de troncs, branches, souches qui l'interpellent. Un travail qu'il décrit comme "zoomorphique", laissant au public toute liberté d'interprétation : "Chacun y voit ce qu'il veut ! Je laisse libre cours à l'imagination des gens sur mes photos". Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Cimetières de bateaux (2010) et Brocéliande secrète (2011).

Pour en savoir plus

- Le site de l'auteur : Elfigraphe (avec, entre autres, plusieurs photos du livre)
- Le site des Editions Pascal Galodé
- Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, de Cédric Pollet
- Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet
- Les arbres en personne, de Francis Vergne
- Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell
- Rencontres avec des arbres remarquables, de Thomas Pakenham
- Le tour du monde en 80 arbres, de Thomas Pakenham
- Arbres et forêts, de Philippe Bourseiller
- Le sexe des arbres, Collectif
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan



07 avril 2013

Stratégies végétales, de Benoît Garrone, Philippe Martin et Bertrand Schatz

Stratégies végétales
Petits arrangements
et grandes manoeuvres

de Benoît Garrone,
Philippe Martin,
et Bertrand Schatz

Un livre abondamment illustré pour découvrir les stratagèmes que les plantes ont développé, pour se disséminer, germer, être pollinisées, pour croître, résister aux contraintes des habitats, s'adapter aux milieux et aux conditions naturelles.

L'aristoloche qui piège de petits insectes puis les libère quand ils se sont couverts de pollen, l'Orphys qui joue les poupées gonflables parfumées aux fragrances des compagnes de leurs pollinisateurs... dans nos forêts, sur la dune, dans nos jardins, partout où il y a de la vie, il y a des merveilles d'interactions entre les végétaux et leur environnement.

Avec plus de 85 espèces courantes, choisies comme exemples, ce livre abondamment illustré révèle les stratégies utilisées par les plantes pour se disséminer, s'implanter, croître et se reproduire. Vers un émerveillement au quotidien !

Stratégies végétales : Petits arrangements et grandes manoeuvres, Benoît Garrone, Philippe Martin, Bertrand Schatz, Editions Les Ecologistes de l'Euzière, 2011, 224 pages

A propos de l'assciation

L’association “Les Ecologistes de l’Euzière” a été créée en 1974 par des enseignants-chercheurs à l’Université des sciences de Montpellier. Elle poursuit deux objectifs principaux : éduquer à l’environnement, sans a priori ni dogmatisme, et conseiller en matière de gestion des milieux naturels. Elle conçoit et édite des ouvrages de vulgarisation de l’écologie et de pédagogie appliquée à l’animation-nature.

Pour en savoir plus

- Cette page pour découvrir le sommaire en détail
- Le site des Ecologistes de l'Euzière
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt
- Ingénieuse nature, d'Emmanuelle Grundmann et Marie-Odile Monchicourt
- Pouvoirs cachés et langages secrets des fleurs, de Martin Monestier
- Sachez parler à vos plantes, de Martin Monestier
- Le génie végétal, de Marcel Bournérias et Christian Bock
- Dans le secret des plantes, Collectif
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Des vidéos à propos de L'intelligence des plantes

L'avis d'un lecteur
Source

Très bel ouvrage richement illustré. Explications claires et accessibles tous publics, tout en étant riche d'informations pour les personnes qui s'intéressent de près à la botanique et à l'écologie.

Présentation complète
Source

Le projet

Le monde végétal surprend par sa diversité de formes, de couleurs, de tailles, de parfums. Mais dès lors qu’on se pose la question de connaître les raisons de cette diversité, l’univers des possibles s’élargit de façon considérable. Pourquoi telle couleur ? Pourquoi tel "comportement” à telle saison, ou dans telle situation ? Le livre ”Stratégies Végétales” aborde ces thèmes en prenant comme exemples des plantes courantes que chacun connaît ou peut observer facilement. Et quelques-uns des mécanismes mis au point au cours d’une longue évolution sont décrits et expliqués. Ce livre est donc une invitation à aller au-delà de la beauté des fleurs, dans l’intimité de leur fonctionnement. Il déchiffre les raisons, les stratagèmes, les astuces qui permettent aux plantes d’exister.

Présentation de l’ouvrage

La Nature est bien faite ! C’est par cette phrase définitive que, la plupart du temps, on sanctionne notre découverte des subtils mécanismes que les communautés vivantes présentent. Quiconque observe la campagne (et un terrain vague en ville fait aussi l’affaire) est frappé par la diversité du monde végétal. Prenez n’importe quelle parcelle de végétation (évitez seulement les champs de maïs ou les green des golfs) et comptez sur une surface de 1m2 les végétaux différents qui s’y trouvent : il n’est pas besoin d’en connaître les noms, l’inventaire est anonyme et seulement numérique. Ce premier résultat, étonnant à tout coup, invite à d’autres pensées : pourquoi et comment tant de variété ? Le Pourquoi trouve des réponses génériques dans l’histoire de l’évolution qui permet de comprendre l’adaptation des espèces à des conditions de vie particulières et les jeux de la concurrence qui font que certaines innovations assurent de meilleures chances de survie. Ce livre a pour ambition d’expliquer quelques-uns des Comment. Une plante est un être qui ne peut s’éloigner de la place où elle a germé. A l’inverse d’une bonne partie des animaux, qui peuvent temporairement fuir des situations inconfortables, elle doit faire face à des contextes imposés : sol, lumière, climat, broutage, piétinement. Et ces conditions varient tout au long de l’année et plus encore, tout au long d’une vie qui, pour certaines espèces, peut atteindre plusieurs siècles. Pourtant cette même plante doit arriver à une fin, celle de produire des graines qui assureront sa descendance. Il lui faut donc germer, croître, résister, se reproduire (c’est-à-dire assurer la fécondation de ses ovules et la dispersion des graines). Pour chacun de ces enjeux, la vie présente des systèmes, des trucs, des stratagèmes que l’observation attentive permet de découvrir, voire d’expliquer. Ce livre consacre un chapitre à chacun de ces sujets et présente, à travers des portraits de plantes communes et faciles à observer, quelques exemples de ces stratégies. Celles-ci sont à la fois humbles parce que disponibles en tous lieux et en tous temps, et extraordinairement complexes quand on finit par toucher du doigt ce qui a été mis en oeuvre pour obtenir de tels résultats.

Le livre est divisé en quatre grands chapitres :

Chapitre 1 : quelles stratégies pour se tenir et croître ?

Les plantes sont toutes constituées des mêmes éléments de base (racine, tige, feuilles) mais présentent une immense diversité dans la structure de ces éléments et leur agencement. Ces divers plans architecturaux, dont l’allure caractérise nos paysages, leur permettent de coloniser tous types de milieux, même ceux qui paraissent les plus inattendus : eau, sable, troncs d’arbres etc. Comment imaginer, par exemple, que sous la partie visible d’un des plus beaux occupants de nos dunes, le lis des sables, se trouve un système souterrain à la technologie sophistiquée ? La plante doit en effet son ancrage dans le sol dunaire, particulièrement instable, à sa jeune racine. Celle-ci fonctionne comme un ressort, qui tire la plante vers le bas et lui évite ainsi d’être déchaussée par les vents, tout en lui permettant un accès à l’eau douce, située en profondeur, au coeur de la dune.

Chapitre 2 : quelles stratégies pour "être pollinisé" ?

Qui ne s’est pas déjà demandé pourquoi certaines fleurs, organes de reproduction sexuée des plantes, sont très voyantes et odorantes, tandis que d’autres sont à peine repérables ? La clé du mystère est dans la diversité des stratégies permettant la rencontre entre cellules sexuelles mâles et femelles. Les plantes ne peuvent pas bouger pour aller à la rencontre d’un partenaire. Les grains de pollen, qui contiennent les cellules mâles, empruntent donc des systèmes de transports, qui sont soit inertes (le vent, l’eau), soit vivants (animaux, en particulier des insectes). Ce transport est permis par des dispositifs d’expulsion et de prise en charge du pollen particulièrement fascinants. On ne se doute généralement pas que ce que nous appelons communément "fleur" chez l’Arum est en réalité une grande feuille modifiée, qui entoure une multitude de petites fleurs, soigneusement dissimulées au sein de cette feuille, dont la partie basale forme une poche. Le tout fonctionne comme un redoutable piège pour de petites mouches qui, attirées dans l’étui par une odeur "d’urine et de sueur" se retrouvent quelques temps prisonnières. Au début de leur captivité, elles enduisent les fleurs femelles, alors réceptives, de pollen dont elles ont été barbouillées lors d’une incarcération précédente chez un autre arum. Quelques jours plus tard, peu avant que s’ouvrent enfin les structures qui forment les barreaux de la prison, les mouches sont à nouveau aspergées de pollen libéré par les fleurs mâles qui ont mûri entre-temps… Pollen qu’elles s’empresseront de livrer, attirées par le piège suivant. Le tour est joué !

Chapitre 3 quelles stratégies pour se disséminer et germer ?

A l’issue de la reproduction sexuée d’une plante se forme la graine, qui contient, non seulement l’embryon (dont le développement donnera une nouvelle plante), mais également les réserves nécessaires à la germination. Mais la graine n’est pas simplement pour l’embryon une protection et une ressource nutritive : elle est aussi son moyen de déplacement vers l’endroit où germera la future plantule. Le voyage de la graine peut être court si elle tombe au pied de la plante mère ou long voire très long si elle est disséminée par un transporteur, tel que le vent ou les animaux. Là encore, les caractéristiques des graines (ou du fruit qui les entoure) permettent la prise en charge par ces vecteurs. Le salsifis n’offre pas uniquement ses feuilles et ses racines aux gourmets : il régale aussi les promeneurs par la beauté de ses fleurs et fruits. S’épanouit d’abord une magnifique étoile aux couleurs vives, constituée d’une multitude de petites fleurs. Puis vient le temps de la fructification : c’est alors une énorme boule plumeuse qui apparaît. Pas de fruits charnus et juteux, mais un ensemble de minuscules fruits secs, chacun étant surmonté d’un joli plumet. Dès qu’il est mûr, chacun des fruits se détache de son support et, grâce à son ombrelle, est emporté au gré du vent. A l’instar de ses proches cousins pissenlits, chicorées ou scorsonères, le salsifis sème ainsi ses descendants à tout vent.

Chapitre 4 : quelles stratégies pour résister ?

Au poison, à la sécheresse, à l’ombre, au sel, aux animaux, aux voisins… Comme tous les êtres vivants, les plantes sont sans cesse en interaction avec leur environnement, que ce soit le milieu et ses caractéristiques (le sol, la température, etc.), ou l’ensemble des êtres vivants voisins. Comprendre le monde vivant, c’est donc comprendre ces gigantesques réseaux d’interactions entre les organismes et entre organismes et milieux. Les plantes fournissent de nombreux exemples de stratégies permettant d’exploiter au mieux leur environnement, tout en résistant aux conditions contraignantes et aux attaques d’autres organismes. La chaleur est parmi les facteurs du milieu les plus préjudiciables aux plantes : plus la température monte, plus la plante perd d’eau et risque une déshydratation fatale. Le romarin, tout comme ses cousins le thym, la lavande et bien d’autres encore, est doté d’un climatiseur. Celui-ci est en général plus connu des phytothérapeutes et des cuisiniers, puisqu’il n’est autre qu’une huile essentielle ! Bien plus volatile que l’eau, cette essence s’évapore très rapidement ; qui n’a d’ailleurs jamais remarqué que, plus il fait chaud, plus les plantes aromatiques exhalent leur parfum. Or l’évaporation entraîne systématiquement une chute de température, refroidissant ainsi la plante odorante... et limitant donc l’évaporation de l’eau. Chacune des stratégies est expliquée par des exemples de plantes mais bien évidemment, certaines plantes présentent plusieurs types de stratégies.


Magazine : Métamorphoses, de Julien Perrot et Gilbert Hayoz

Métamorphoses
La vie qui change, qui bouge, qui danse
racontée en 4 histoires saisissantes
texte de Julien Perrot
photographies de Gilbert Hayoz

Ce hors-série de 120 pages, issu des dossiers de la célèbre revue naturaliste La Salamandre, vous offre 4 histoires extraordinaires racontées à travers le travail du photographe Gilbert Hayoz, soutenu par la plume de Julien Perrot, le créateur de La Salamandre. Quatre métamorphoses inoubliables à la rencontre des pierres, des plantes et des animaux.

De la roche au lichen

Lentement, la pierre se transforme à un rythme millénaire. Puis, au hasard des vents, une poussière de lichen la rejoint et s'y accroche. Peu à peu, cet être ténu recouvre et colore la roche pour dessiner les premiers motifs de la vie.

Fougère, arum et pétasite

Dans la tiédeur du printemps apparaissent des bourgeons impertinents. Partout la plante pousse, se déploie, féconde et fructifie. Rencontre emblématique avec trois d'entre elles qui vivent des métamorphoses inédites.

Le festin de la coccinelle

Dès qu'elle voit un puceron, elle attaque ! La populaire bête à bon Dieu est un prédateur insatiable. C'est avec ses proies qu'elle alimente sa croissance et ses incroyables mues. Histoire d'un petit animal qu'on croyait bien connaître.

Le triton de l'eau à la terre

Chez les vertébrés aussi, la vie peut passer par des évolutions radicales. Face à face avec un cousin des grenouilles et des salamandres : le magistral triton à la peau arc-en-ciel.

Métamorphoses, Magazine La Salamandre, Texte : Julien Perrot, Photographies : Gilbert Hayoz, Editions Plume de carotte en partenariat avec La Salamandre, numéro hors-série, septembre 2012, 120 pages, format A4

A propos des auteurs

Julien Perrot a fondé en 1983 à l'âge de 11 ans La Salamandre, la revue des curieux de nature. Naturaliste passionné, il transmet par l'écriture son amour immodéré du monde sauvage.

Gilbert Hayoz vit dans et par l'image depuis toujours. Enseignant en branches artistiques, il photographie la nature sous toutes ses formes pour La Salamandre depuis 1995.

Pour en savoir plus

- Le site de La Salamandre
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt
- La solidarité chez les plantes, les animaux, les humains, de Jean-Marie Pelt
- Portraits de plantes, de Gilles Mermet et Yves Paccalet
- Les insectes et les hommes, de Michel Lamy
- Regard sur les insectes, de Patrice Leraut et Gilles Mermet

Un aperçu de la revue






Une sélection des plus belles images
Source : Le Temps

La fougère couverte d’écailles déploie ses feuilles
comme dans une jungle d’autrefois. (Gilbert Hayoz)


Au détour d’une feuille, trente guerriers-danseurs sortent de leur moule.
Toutes petites, ce sont des larves de coccinelles. (Gilbert Hayoz)


Les pensées de l’insecte nous échappent.
Est-il possible qu’il ne soit qu’un simple automate de l’instinct ? (Gilbert Hayoz)


Rouge orangé, les fruits de l’arum ont une saveur douce mais toxique.
Ces raisins des bois sont consommés par les oiseaux ou les limaces. (Gilbert Hayoz)


Dos au monde, un petit prince de corail branchu respire l’eau glacée. (Gilbert Hayoz)


Lorsqu’il plonge, la défroque usée du triton se déchire sur la tête. Sous cette peau élimée
apparaît une combinaison de plongée flambant neuve aux couleurs extraordinaires.
Du bleu, de l’orange, du blanc, du noir. (Gilbert Hayoz)


Un lichen : la "chose" avance ses doigts de massepain sur la pierre
pour un engloutissement au ralenti. (Gilbert Hayoz)


Les lichens, c’est le roc, puis la vie. (Gilbert Hayoz)


06 avril 2013

Des plantes et leurs insectes, de Bruno Didier, Hervé Guyot et Remi Coutin

Des plantes et leurs insectes
de Bruno Didier, Hervé Guyot
et Remi Coutin
préface de Vincent Albouy

Du jardin à la forêt, classés selon les plantes aux dépens desquelles ils vivent, plus de 1.000 insectes sont recensés dans cet ouvrage aux confins de la botanique et de l’entomologie. Description, mode de vie, rapports avec la plante hôte et de nombreuses photographies en font à la fois un outil de terrain et un ouvrage de référence consultable à tout moment.

Etes-vous partant pour un "safari entomologique" ? Quelle que soit votre motivation, que vous soyez porté par une curiosité naturaliste ou par le souci de voir s’épanouir les plantes de votre jardin sans massacrer inutilement la petite faune qu’elles abritent, cet ouvrage vous procure des clés indispensables et intelligentes pour apprendre à connaître et à reconnaître plusieurs centaines d’insectes et autres arthropodes courants. Une approche originale qui présente ensemble des informations habituellement dissociées : la description des plantes et celle des insectes qui vivent à leurs dépens. Quelles sont les principales espèces que j’ai la chance de trouver sur mon fusain d’Europe ? Qui troue allègrement les noisettes de mon jardin ? Quel est le responsable de ces traînées blanches à la surface des feuilles de ronces ? Quelles sont ces chenilles dans mes gousses de pois ? Quelques questions parmi des centaines d’autres qui trouveront réponse ici.

Par le texte et par l’image, vous apprendrez à découvrir la faune entomologique associée à quelques-unes des plantes les plus communes de nos régions : arbres, arbustes, plantes potagères ou fleurs sauvages. Qui sont ces insectes ? A quelle période et sur quelles parties de la plante peut-on les trouver ? Comment affectent-ils la plante ? Outil d’aide à la reconnaissance des insectes, ce petit précis d’écologie est aussi une mine d’informations sur l’origine des plantes décrites, leur culture, leur cycle de croissance ou encore leur étymologie. Ce recueil de textes, issus de la revue Insectes et mis à jour pour cette édition, est l’oeuvre d’entomologistes pédagogues. Il sera utile au jardin aussi bien qu’au cours de la promenade naturaliste, et réjouira autant les amateurs de petites bêtes que les amoureux des plantes.

Des plantes et leurs insectes, Bruno Didier, Hervé Guyot, Remi Coutin, Préface : Vincent Albouy, Editions Quae, 2012, 264 pages

A propos des auteurs

Bruno Didier est journaliste et documentaliste. Depuis 2002, il est rédacteur en chef adjoint de la revue Insectes de l'Opie. Adepte du jardinage naturel, il observe tout au long de l'année les nombreux insectes qu'il accueille dans son jardin.

Hervé Guyot est chargé de mission à l'Opie où il est responsable de la Maison des Insectes. Entomologiste et rédacteur de la revue Insectes, il répond quotidiennement aux sollicitations des particuliers, professionnels et institutions sur les relations qu'entretiennent les insectes avec les plantes.

Vincent Albouy est entomologiste, membre d'associations de protection des insectes et de la nature (Opie et Ponema notamment). Il a publié plusieurs ouvrages, en particulier sur les insectes. Il est l'auteur chez Delachaux et Niestlé de nombreux livres dont La nature la nuit (2006), illustré par Jean Chevallier et Le Guide des curieux de nature (2005), illustré par Claire Felloni.

Pour en savoir plus

- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site des Editions Quae
- Les insectes et les hommes, de Michel Lamy
- Regard sur les insectes, de Patrice Leraut et Gilles Mermet
- Quésaco ? Portraits d'insectes, de Jean-Pierre Jaubert et Bernard Nicolas
- L'étrange silence des abeilles, de Vincent Tardieu
- Les insectes ont-ils un cerveau ? de Vincent Albouy
- Guide des curieux de nature, de Vincent Albouy
- Guide des curieux de nature en ville, de Vincent Albouy
- Animaux sauvages de nos villes, de Vincent Albouy

Au sommaire

- Remerciements
- Préface de Vincent Albouy
- Introduction
De la nécessité de conduire des élevages… et comment y parvenir !
- Quelques clés pour mener à bien un élevage
- Régulation des facteurs abiotiques
- Régulation des facteurs biotiques
- Quelques conseils techniques
Les insectes des plantes des jardins et des champs
1. Les Allium
2. Les bouillons-blancs ou molènes
3. Les euphorbes
4. Les lis
5. La luzerne cultivée
6. Les millepertuis
7. Les orties
8. Les oseilles
9. Les pois
10. Les rosiers
11. Le thym
12. Le trèfle
Les insectes du verger
1. Les cerisiers
2. Le framboisier et les ronces
3. Groseilliers et cassissier
4. Les noisetiers
5. L’olivier
6. Le pommier
7. La vigne
Les insectes de la haie
1. Ajoncs, cytises et genêts
2. Les chèvrefeuilles
3. Le fusain
4. L’if
5. Le lierre
6. Le prunellier
7. Le sureau
8. Les troènes
Les insectes des forêts
1. Les aulnes
2. Le bouleau
3. Le châtaignier
4. Le frêne
5. Le hêtre
6. Les pins
7. Le tilleul
Bibliographie

La préface du livre
par Vincent Albouy

Principal auteur et inspirateur de cet ouvrage, Remi Coutin est un naturaliste passionné, fascinant à écouter pour ceux qui ont eu cette chance, et captivant à lire comme vous pourrez vous en rendre compte. Ayant longtemps enseigné, son désir de transmettre s'est exprimé aussi bien dans ses activités professionnelles que dans ses engagements associatifs. Ses deux passions pour la nature et la pédagogie ont donné naissance à la série d'articles aujourd'hui réunis dans ce volume. Ce travail patiemment élaboré au fil des ans, richement illustré - car Remi Coutin est aussi un macrophotographe de talent -, est original et précieux à plus d'un titre.
La détermination des insectes est un exercice toujours compliqué, surtout pour les débutants : 35.000 à 40.000 espèces, la plupart de petite taille, se ressemblant souvent et ne se distinguant les unes des autres que par de petits détails, peuvent être observées sur le territoire français. Le non-spécialiste est astreint à un travail fastidieux d'observation morphologique et de recherche dans des clés, parfois obscures, pour finalement parvenir à une détermination souvent incertaine.
La détermination des plantes les plus communes est bien plus simple que celle d'un insecte. Ici, l'inventaire des insectes vivant aux dépens de certains végétaux facilite la tâche d'identification, puisque la liste des espèces potentielles est considérablement réduite. Cet ouvrage sera un guide inestimable pour les promeneurs curieux de nature, les botanistes, les entomologistes amateurs, qui pourront ainsi plus aisément mettre un nom sur la plupart des petites bêtes observées sur telle ou telle plante.
La démarche de Remi Coutin est écologique dans le sens scientifique du terme. Elle prend en compte les relations complexes entre espèces : la plante, les végétariens qui la dévorent, les prédateurs et parasites qui s'attaquent aux végétariens. Les pédagogues, enseignants ou animateurs, trouveront dans les plantes communes traitées par fiches de véritables laboratoires de plein air pour faire découvrir concrètement à leur public des chaînes alimentaires simplifiées.
Agronome de formation et enseignant, Remi Coutin a logiquement mis l'accent sur les dégâts que peuvent causer certaines espèces sur les végétaux cultivés ou exploités par l'homme. Cette préoccupation, présente en filigrane dans les différentes fiches, répondra aussi bien à l'attente des jardiniers amateurs qu'à celle des gestionnaires d'espaces verts ou des agriculteurs.
Cet ouvrage de référence sur les relations plantes/insectes trouvera naturellement sa place dans les rayons de toute bonne bibliothèque naturaliste. Il sera aussi un précieux compagnon de terrain, à glisser dans sa poche avant de partir sur les chemins, d'arpenter le jardin, les champs ou les bois.

Vincent Albouy

Les insectes ont-ils un cerveau ? de Vincent Albouy

Les insectes ont-ils un cerveau ?
200 clés pour comprendre les insectes
de Vincent Albouy

Les insectes, un monde si proche de nous et pourtant si lointain. Que savons-nous exactement des insectes, au-delà des poncifs sur leur petite taille et leur multitude, sur les désagréments ou les dégâts que certains peuvent causer ? Qu'est-ce qui les distingue de toutes les autres espèces vivantes ? Ces petites bêtes se résument-elles à des sortes de machines vivantes animées presque mécaniquement par des instincts, ou bien ont-elles une parcelle de discernement sinon d'intelligence ? Quelle place les insectes occupent-ils dans la nature, et quels rôles jouent-ils dans le fonctionnement des milieux ? Quelles sont les raisons de leur extraordinaire réussite quantitative ? Pourquoi cette multitude foisonnante sur les terres émergées et les eaux douces n'a-t-elle jamais colonisé les mers et les océans ? Leurs sociétés sont-elles comparables aux nôtres, ou bien radicalement différentes ? Ou plus prosaïquement, quel est l'insecte le plus grand, celui qui vit le plus longtemps, celui qui donne naissance à la progéniture la plus nombreuse ? Ce livre est une introduction au monde fascinant des insectes. Il "pique" notre curiosité au travers de 200 questions qui ne se veulent pas exhaustives mais qui fournissent des repères en balayant tous les domaines de la connaissance : histoire de l'entomologie, classification, anatomie, moeurs, sociétés, relations avec les hommes, records, etc.

Les insectes ont-ils un cerveau ? 200 clés pour comprendre les insectes, Vincent Albouy, Editions Quae, 2010, 200 pages

A propos de l'auteur

Vincent Albouy est entomologiste, membre d'associations de protection des insectes et de la nature (Opie et Ponema notamment). Il a publié plusieurs ouvrages, en particulier sur les insectes. Il est l'auteur chez Delachaux et Niestlé de nombreux livres dont La nature la nuit (2006), illustré par Jean Chevallier et Le Guide des curieux de nature (2005), illustré par Claire Felloni.

Pour en savoir plus

- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site des Editions Quae
A propos des insectes
- Les insectes et les hommes, de Michel Lamy
- Regard sur les insectes, de Patrice Leraut et Gilles Mermet
- Quésaco ? Portraits d'insectes, de Jean-Pierre Jaubert et Bernard Nicolas
- L'étrange silence des abeilles, de Vincent Tardieu
Du même auteur
- Guide des curieux de nature, de Vincent Albouy
- Guide des curieux de nature en ville, de Vincent Albouy
- Animaux sauvages de nos villes, de Vincent Albouy
Dans la même collection
- Le loup hurle-t-il à la lune ? 180 clés pour comprendre les carnivores, de Luc et Muriel Chazel
- Où les papillons passent-ils l'hiver ? 100 clés pour comprendre les papillons, de Patrice Leraut
- Les oiseaux ont-ils du flair ? 160 clés pour comprendre les oiseaux, de Luc et Muriel Chazel

Au sommaire

- Introduction
- La science des insectes et leur classification
- Comment les insectes sont-ils faits ?
- La reproduction et la croissance des insectes
- La vie des insectes
- Les insectes en société
- Les insectes contre l'homme
- L'homme contre les insectes
- Les insectes avec l'homme
- Les insectes à records
- 200 clés pour comprendre les insectes
- Crédits photographiques

05 avril 2013

Ecologie chimique - Collectif

Ecologie chimique
Le langage de la nature
Collectif

Les odeurs appartiennent à notre vie quotidienne... La majorité des espèces vivantes, y compris l'homme, communiquent entre elles grâce à des molécules et des signaux chimiques. Reproduction, alimentation, défense... dans toutes ces fonctions, la communication chimique est de très loin le mode de communication le plus utilisé dans le monde vivant !

Ce livre nous dévoile les secrets de cette science encore récente : l'écologie chimique ou l'art de décrypter ce langage chimique qui nous environne. Cette discipline, à l'interface de la biologie et de la chimie, se définit en effet comme l'étude des interactions des organismes entre eux, et avec leur environnement via des molécules complexes d'une grande diversité et selon une approche interdisciplinaire (chimie, biochimie, biologie, éthologie, génomique, etc.).

Des spécialistes, issus d'une vingtaine de laboratoires CNRS ou associés, présentent dans cet ouvrage les différentes facettes de cette "chimio-diversité" et nous aident à interpréter ce langage de la nature qui façonne les interactions indispensables au fonctionnement et à la préservation des écosystèmes terrestres et aquatiques.

Ecologie chimique : Le langage de la nature, Ouvrage collectif sous la direction de Martine Hossaert McKey et d'Anne-Geneviève Bagnères-Urbany de l'INEE (Institut écologie et environnement) du CNRS, Préface d'Alain Fuchs, président du CNRS, Editions Le Cherche Midi, 2012, 192 pages

Avec : Virginie Baldy, Bernard Banaigs, Sylvie Baudino, Cédric Bertrand, Jean-Claude Caissard, Marie Charpentier, Anne-Marie Cortesero, Catherine Fernandez, Guila Ganem, David Giron, Claude Grison, Yaël Grosjean, Stéphane La Barre, Catherine Leblanc, Christophe Lucas, Patricia Nagnan-Le Meillour, Bastien Nay, Thierry Perez, Erwan Poupon, Sylvie Rebuffat, Olivier Thomas, Bertrand Schatz, Frédérique Viard


Pour en savoir plus

- Le site des Editions Le Cherche Midi
- Le dossier de presse, un pdf avec le sommaire en couleurs, l'avant-propos, la préface, des extraits du livre avec photos en couleurs, et la liste complète des auteurs et contributeurs
- L'univers odorant de l'animal, de Yveline Leroy
- Phéromones, de Rémy Brossut
- Pour la science : La communication animale
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Les sociétés animales, de Jacques Goldberg
- Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher
- L'incroyable instinct des fourmis, de Bert Hölldobler et Edward O. Wilson
- Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, de Karine Lou Matignon
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt

Au sommaire

Avant-propos
Préface
1. Molécules et Nature réconciliées par l’écologie chimique
2. Le langage chimique : de l’émission à l’intégration des signaux
3. Le parfum du sexe
4. Les odeurs sont-elles des signaux trompeurs ?
5. Odeurs en sociétés
6. Des médiations chimiques en poupées russes
7. Armes chimiques pour organismes immobiles
8. Défense et communication chez les micro-organismes
9. Communiquer pour mieux envahir
10. Le métabolisme : une source d’inspiration
11. L’écologie chimique dans un monde en mutation
12. Comprendre pour agir et restaurer durablement
Glossaire
Liste des auteurs
Pour en savoir plus et crédits photographiques
Remerciements

L'avant-propos

Les changements globaux qui touchent notre planète ne se limitent pas à des modifications du climat ou de la composition de l’atmosphère. Ils affectent également toute la dynamique du vivant, en perturbant les écosystèmes et les espèces qui les constituent. Ces effets ont un impact notamment sur les interactions entre les espèces ou entre les individus d’une même espèce, interactions pourtant primordiales pour le maintien des communautés et écosystèmes où la médiation chimique joue une place prépondérante.
L’étude de la médiation chimique est ainsi le terrain de jeu de l’écologie chimique. Une large diversité de molécules, allant de composés très simples à des mélanges très complexes, est impliquée dans la perception de l’environnement, dans la communication entre individus et dans les mécanismes de défenses mis en place dans les interactions antagonistes. Ce domaine scientifique récent et transdisciplinaire réussit le tour de force de réconcilier écologie et chimie.
Ainsi le monde n’est pas que vert, rouge ou bleu, mais il est aussi odeurs séduisantes, comme les phéromones sexuelles, ou odeurs dangereuses, comme les toxines ou les venins.
La recherche en écologie chimique abordée dans ce livre est un des thèmes prioritaires de l’Institut écologie et environnement du CNRS. Porté par une communauté française novatrice de rang international, ce domaine s’est nettement imposé ces dernières années comme porteur d’axes prometteurs de recherche, au carrefour d’interfaces multiples.
L’écologie chimique nous donne aussi un cadre pour mieux interpréter, étendre et valoriser nos connaissances sur la diversité des substances naturelles. Les chercheurs commencent à comprendre ainsi leurs rôles dans les processus de communication au sein de biotopes très divers, aquatiques ou terrestres, et entre organismes dans les règnes animal, végétal, fongique ou bactérien. L’écologie chimique est aussi source d’inspiration pour de nouvelles applications et nous aide à concevoir les futures écotechnologies nécessaires à la résolution de problèmes environnementaux.
Cet ouvrage amène le lecteur à explorer les mille facettes du langage des molécules qui unit biodiversité et chimiodiversité du monde vivant.

Françoise Gaill
Directrice de l’Institut écologie et environnement du CNRS

Martine Hossaert-McKey
Directrice adjointe scientifique de l’Institut écologie et environnement du CNRS


La préface

Biochimie, biophysique, astrobiologie, astrophysique… Bien souvent, les échanges et les rapprochements de disciplines scientifiques, dont les objets d’étude et les paradigmes sont parfois très éloignés les uns des autres, se sont révélés extraordinairement féconds et ont même permis de donner naissance à de nouvelles disciplines. L’écologie chimique, née d’une convergence entre chimie et écologie, est une illustration particulièrement réussie de l’intérêt que revêtent ces dialogues interdisciplinaires. Le CNRS est particulièrement attaché à ce rapprochement des disciplines, rendu possible par la pluralité des compétences de notre organisme.

Cette discipline encore récente pourrait se définir comme "l’art de décrypter le langage universel de la nature", un langage chimique et impalpable qui permet aux organismes vivants de communiquer entre eux et avec leur environnement, devenant intelligible grâce aux compétences mutualisées des écologues et des chimistes, mais aussi des physiologistes, des biochimistes et des éthologues.

L’écologie chimique a fait ses premiers pas dans les années 1960 avec la description d’une phéromone sexuelle de papillon, celle du bombyx du mûrier, puis est devenue une science à part entière dans les années 1980. L’une des préoccupations majeures du xxie siècle étant la protection de notre environnement, malmené et pollué par les activités humaines, l’écologie chimique trouve aujourd’hui une résonance toute particulière. A travers la compréhension fine des interactions chimiques qui se jouent dans le monde du vivant, elle nous offre en effet des solutions originales pour gérer durablement notre planète.

Bien souvent, la recherche à l’interface de champs disciplinaires donne lieu à des échanges fertiles et permet d’accéder à de nouvelles connaissances. Ainsi, l’écologie chimique a ouvert une nouvelle fenêtre sur le monde vivant, sur la communication chimique qui se met en place au sein des populations animales, végétales, mais aussi fongiques ou bactériennes.

L’accumulation de données physiologiques, physico-chimiques, génétiques et éthologiques puis les concepts qui en découlent ont mis en évidence l’importance fondamentale de la communication chimique entre les êtres vivants. Ces interactions, via des molécules plus ou moins complexes, confèrent au vivant les capacités d’attirer un partenaire pour se reproduire, se nourrir ou bien se défendre. Elles donnent par exemple à l’orchidée la capacité d’attirer des insectes pollinisateurs par illusion sexuelle ou à l’acacia de s’associer à la fourmi pour éviter d’être mangé par l’éléphant ! L’objectif général de l’écologie chimique est d’essayer d’apporter des réponses pertinentes aux problèmes de l’écologie scientifique, à l’échelle moléculaire. Il peut s’agir de l’élucidation de mécanismes biologiques à l’aide des outils de la chimie organique et structurale, de la découverte de nouvelles voies de biosynthèse en lien étroit avec les techniques de génomique, de la synthèse de molécules d’intérêt environnemental, du développement de nouveaux outils analytiques et génomiques adaptés aux substances naturelles.

Au-delà de ces connaissances fondamentales, l’écologie chimique offre une source d’inspiration extrêmement précieuse aux scientifiques. Au chimiste pour commencer, qui découvre des voies de synthèse extrêmement astucieuses, simples, efficaces et économes en énergie. A l’écologue, qui découvre de nouvelles molécules d’intérêt et développe de nouveaux outils pour protéger les cultures de certains parasites via des biopesticides, ou pour gérer les élevages grâce aux phéromones naturelles, ou encore dépolluer les sols à l’aide de certaines plantes. En effet, certaines espèces végétales sont capables de se développer sur des terrains hautement contaminés en métaux lourds, voire de séquestrer les polluants hautement toxiques dans leurs feuilles, et apportent des solutions originales à la décontamination des sols.

Nature, écologie… et chimie. Ce rapprochement n’allait pas de soi, et ce n’est pas le moindre des mérites de cet ouvrage que d’illustrer de façon éclatante la proposition de Jean-Marie Lehn selon laquelle la chimie est "la science de la matière informée".

Alain Fuchs
Président du CNRS

04 avril 2013

L'univers odorant de l'animal, de Yveline Leroy

L'univers odorant de l'animal
Les stimulations chimiques dans
les communications et les comportements
des animaux

de Yveline Leroy

(Je n'ai pas trouvé le résumé de ce livre... Si vous l'avez, vous pouvez me le transmettre via le formulaire de commentaires...)

L'univers odorant de l'animal : Les stimulations chimiques dans les communications et les comportements des animaux, Yveline Leroy, Editions Boubée, 1987, 382 pages

Au sommaire

- Introduction
1. Généralités
- La communication dans le monde animal
Aperçu historique et essai de définition
- Chimioréception
- Structure des substances chimiques de communication
- Emission de signaux chimiques et marquages
2. Communication chimique dans les relations intraspécifiques
- Communication chimique dans les rapports sexuels
- Communication chimique dans le comportement parental
- Communication chimique dans les groupements sociaux
3. Communication chimique dans les relations interspécifiques
- Communication chimique dans la prédation
- Communication dans le parasitisme animal
- Communication chimique entre parasites et phytophages et végétaux
- Zoogamie et endozoochorie
- Conclusion générale
- Bibliographie

Voir également

- Ecologie chimique - Collectif
- Phéromones, de Rémy Brossut
- Pour la science : La communication animale
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Les sociétés animales, de Jacques Goldberg
- Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher
- L'incroyable instinct des fourmis, de Bert Hölldobler et Edward O. Wilson
- Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, de Karine Lou Matignon
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt

03 avril 2013

Phéromones, de Rémy Brossut

Phéromones
La communication chimique
chez les animaux

de Rémy Brossut
préface de Charles Noirot

La découverte des phéromones apporte une clef nouvelle pour percer les mystères de la communication inter et intraspécifique chez les animaux. Certains comportements animaux élémentaires, tels la reconnaissance de ses pairs, le marquage du territoire, l'activité sexuelle ou la mise en état d'alerte sont en effet déclenchés par l'émission de signaux chimiques dont l'auteur analyse la nature, le mode d'action et les effets sur les espèces concernées.

Bien que les odeurs fassent partie de notre vie quotidienne, l'homme perçoit avant tout son environnement grâce à la vision et à l'audition et son mode de communication privilégié est le langage, facultés qui semblent avoir supplanté chez lui les processus de communication chimique si répandus dans le reste du monde vivant. A tel point qu'il nous est devenu difficile de concevoir que la majorité des espèces vivantes communiquent entre elles grâce à des molécules et des signaux chimiques.

Si l'écologie chimique est une discipline jeune, née des recherches sur la communication chez les insectes au cours des années 1960, les techniques de la chimie analytique récemment développées ont permis d'identifier les phéromones impliquées dans le comportement sexuel et la vie sociale de nombreuses espèces. De même, des substances dites "allélochimiques" (kairomones et allomones) intervenant au cours des communications interspécifiques ont été mises en évidence, en particulier dans les rapports entre prédateurs et proies, hôtes et parasites, plantes et insectes.

Outre une meilleure compréhension de l'éthologie de certaines espèces et une remise en cause de ce que l'on a souvent désigné sous le terme vague "d'instinct animal", les percées de l'écologie chimique sont porteuses d'applications nouvelles, parfois inattendues : lutte contre les insectes ravageurs, amélioration des conditions d'élevage et planification des périodes de reproduction chez les mammifères domestiques, protection d'espèces menacées...

Dans ce vaste panorama qui va de la bactérie à l'homme, de la molécule à la société, Rémy Brossut lève le voile sur un domaine de recherche encore peu développé en France et nous révèle les multiples facettes d'un phénomène biologique longtemps ignoré, dont l'omniprésence en vient à nous laisser perplexes quant à l'analyse de certains de nos propres comportements.

Phéromones : La communication chimique chez les animaux, Rémy Brossut, Préface : Charles Noirot, Editions Belin, 1997, 144 pages

Au sommaire

- La communication chimique
- Comment fonctionne la communication chimique ?
- Les phéromones : bases chimiques du comportement et de la vie sociale
- Phéromones et comportement sexuel
- La communication chimique : bilan et perspectives

Voir également

- Ecologie chimique - Collectif
- L'univers odorant de l'animal, de Yveline Leroy
- Pour la science : La communication animale
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Les sociétés animales, de Jacques Goldberg
- Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher
- L'incroyable instinct des fourmis, de Bert Hölldobler et Edward O. Wilson
- Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, de Karine Lou Matignon
- Les langages secrets de la nature, de Jean-Marie Pelt

02 avril 2013

Le grand orchestre animal, de Bernie Krause

Le grand orchestre animal
50% des sons de la nature
ont disparu en 50 ans...

de Bernie Krause

Spécialiste mondial des sons de la nature, l'auteur a immortalisé les sons de plus de 15.000 animaux, des enregistrements qui ont donné lieu à des réflexions sur le lien étroit entre la survie des animaux et l'acoustique de leur habitat. Cet ouvrage constitue une quête de musique naturelle ainsi qu'un plaidoyer en faveur de la préservation des ressources naturelles les plus négligées.

Les bruits du vent, de l'eau, des mouvements du sol, de la pluie exercent une influence troublante sur les sons émis par les animaux mais aussi sur le choeur qu'ils forment dans leur habitat. Tout organisme vivant sensible aux signaux acoustiques a dû s'adapter à cette géophonie, et se doter d'une fréquence permettant à son souffle, à ses claquements, sifflements, rugissements, chants ou autres vocalises de se détacher sur le fond sonore naturel. En témoignent les 4.500 heures d'enregistrements de Bernie Krause, qui ont immortalisé en un demi-siècle les sons de plus de 15.000 animaux, marins ou terrestres. Mais si l'imperceptible son des virus, l'étrange bruissement des anémones ou le couinement des épis de maïs ont la vie dure, près de 50% des sons enregistrés depuis les années 1960 ont disparu ou sont dégradés, du fait de la pollution sonore produite par les environnements urbains.

Les enregistrements de Krause montrent que chaque lieu géographique a sa propre signature sonore, qui varie en fonction du moment de la journée, des conditions climatiques et de la saison. Une géophonie qui constitue la trame sonore sur laquelle les différentes espèces animales placent leurs voix, pour communiquer, trouver un partenaire, prévenir d'un danger, signaler leur présence. Chaque espèce trouvera une solution qui lui est propre : elle pourra utiliser une fréquence, une mélodie ou une figure rythmique particulière, en harmonie avec les autres instruments de l'orchestre.

Selon Krause, cette expérience auditive, à la base de toute production sonore animale, a laissé une empreinte profonde dans notre cerveau reptilien. D'où l'idée originale que notre musique aurait pour origine les systèmes de communication sonore des animaux sauvages. Qu'il s'agisse des détonations de la crevette pistolet, des bruits secs émis par les virus, du chant des baleines à bosse (dont la voix, en l'absence d'obstacle, fait le tour du globe en quelques heures), des craquements sourds des glaciers, du murmure des ruisseaux, du rugissement des tempêtes, ou des mélodies du bourdon, les sons décrits par Krause produisent une musique envoûtante. Et l'on tremble à l'écoute nocturne des proches jaguars de la forêt amazonienne ou des puissants gorilles des monts Virunga en Afrique.

Le grand orchestre animal est un retour aux origines de cette musique naturelle, épurée, immémoriale, mère de toutes les voix animales, et un puissant manifeste en faveur d'une écologie des sons.

Le grand orchestre animal, Bernie Krause, Traduction : Thierry Piélat, Editions Flammarion, 2013, 324 pages

A propos de l'auteur

Bernie Krause (né en 1938) est musicien, naturaliste et docteur en bioacoustique. Il est à l'origine du terme "biophonie" et a contribué à définir le concept d'écologie du paysage sonore et d'écologie dans le champ musical.

Au sommaire

Prélude : Echos du passé
1. Le son, mon mentor
2. Voix de la terre
3. Le son organisé de la vie
4. Biophonie : le pré-orchestre
5. Premières notes
6. Autres ramages, autres plumages
7. Le brouillard de bruit
8. Bruit et biophonie : huile et eau
9. La coda de l'espoir
Remerciements
Bibliographie
Index

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Flammarion
- Les murmures du silence, de Gilles Fonteneau
- La symphonie animale, d'Antonio Fischetti
- Cris, chants et coassements, de Steve Jenkins
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher

L'avis d'une lectrice
Source

Passionnant

Dans ce livre, Bernie Krause reprend ses thèses scientifiques et ses concepts (biophonie, géophonie, anthropophonie) et approfondit sa réflexion sur le rapport entre musique et sons de la nature. Le tout est agrémenté de nombreuses anecdotes de terrain. Un livre passionnant qui devrait intéresser les amoureux de la nature, du son et de la musique.

Bernie Krause with George Martin, BBC


Do animals grieve for the dead ? Bernie Krause


01 avril 2013

Cris, chants et coassements, de Steve Jenkins

Cris, chants et coassements
Les animaux communiquent
de Steve Jenkins

Comment communiquer sans la parole ? Danse, odeur, messages chimiques, signaux visuels... les animaux n'en finissent pas de nous surprendre ! Les différents moyens dont ils disposent pour s'avertir d'un danger, trouver un partenaire ou défendre leur territoire sont passionnants à découvrir.

En plus des cris, chants et coassements, les animaux utilisent encore d'autres moyens pour communiquer et se transmettre des messages les uns aux autres. Ils pourraient aussi nous transmettre leurs messages. Reste à savoir si nous saurons les comprendre !

Après la lecture de ce livre vous aurez fait un grand pas dans le "langage" des animaux et vous saurez pourquoi ce castor tape de la queue sur l'eau ou encore pourquoi votre chat vient se frotter à votre jambe. En plus des magnifiques collages qui illustrent ce livre, les exemples de communication entre animaux vous donneront peut-être envie de les imiter. Mais n'imitez peut-être pas trop l'hippopotame quand même. :-)

Cris, chants et coassements : Les animaux communiquent, Steve Jenkins, Editions Circonflexe, 2002, 32 pages, à partir de 6 ans

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Circonflexe
- Le grand orchestre animal, de Bernie Krause
- Les murmures du silence, de Gilles Fonteneau
- La symphonie animale, d'Antonio Fischetti
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher

L'avis de Bibliheuilleycotton
Source


Cris, chants et coassements, les animaux communiquent. Par des bruits, des attitudes, les animaux savent communiquer et se faire comprendre. Ce documentaire aborde succinctement cet aspect des choses pour quelques espèces. C’est simple mais c’est bien. Surtout que les illustrations sont de papiers découpés. Steve Jenkins (dont je vous ai déjà parlé ICI) joue sur les couleurs et sur les textures des papiers pour représenter des animaux criants de vérité. C’est encore mieux que du dessin !

L'avis de Ricochet
Source


Avec pour conseiller éditorial La Joie par les Livres, la collection "Aux couleurs du monde", présentent un ouvrage de Steve Jenkins sur la communication animale. Des textes explicatifs, assez longs, décrivent avec précision la communication des différents animaux, du loup au singe, en passant par l'araignée et la chauve-souris. Le traitement graphique est original ; des papiers découpés sur fond de couleur permettent de visualiser tous les animaux décris. Un album de découverte.