10 septembre 2009

Au pays des merveilles, de Frédérique Roger et Fabrice Milochau

Au pays des merveilles
Les plus beaux sites naturels de France
de Frédérique Roger
et Fabrice Milochau

Avec près de 250 photographies en couleurs surprenantes, "Au pays des merveilles" nous invite à découvrir plus de 80 sites naturels d'exception, classés par régions et qui impressionnent par leur diversité et leur richesse. Cet album raconte les péripéties géologiques de la formation et de l'évolution de ces curiosités naturelles, l'histoire de leur nom et les légendes liées à leur découverte. Montagnes, lacs, rochers, cascades, gouffres, forêts, grottes... les auteurs nous indiquent aussi des conseils pratiques pour y accéder, les itinéraires privilégiés, les périodes de visite, les chemins balisés... "Au pays des merveilles" : pour voyager au coeur des plus beaux sites naturels de France.

Au pays des merveilles, Frédérique Roger et Fabrice Milochau, Editions Flammarion, 2000, 191 pages

A propos des auteurs

Frédérique Roger est passionnée de géologie et des sciences de la Terre. Elle est diplômée de géologie fondamentale et appliquée et fut l'élève du célèbre vulcanologue Jacques-Marie Bardintzeff.

Fabrice Milochau est technicien généraliste de l'environnement. Journaliste et photographe, il s'est spécialisé dans les reportages sur la nature et la géologie et écrit notamment pour "Sciences et Nature" et "Animaux sauvages".

04 septembre 2009

Animaux Esclaves, de Marie-Pierre Hage

Animaux Esclaves
de Marie-Pierre Hage


Au bonheur des bêtes... Tel pourrait être le titre, ironique il va sans dire, de ce vibrant plaidoyer. Logés, nourris, parfois même déguisés, les animaux esclaves ont perdu ce qu'ils avaient de plus cher, leur liberté. Qu'ils soient animaux domestiques, pensionnaires de zoos, de refuges, artistes de cirque, ils n'ont qu'en apparence la vie belle. Au service des hommes, ils sont pour eux une source de revenus, de divertissement ou de nourriture.

Avec une rare sensibilité, Marie-Pierre Hage explore le drame de leur condition à travers l'Histoire. Depuis le premier loup domestique, apprivoisé il y a 14 000 ans, jusqu'aux animaux de ferme en passant par les nouveaux animaux de compagnie (NAC), elle nous rappelle que tous ces êtres vivants ont une sensibilité et des états d'âme. Elle lance ici un bouleversant cri d'alarme et nous propose de consommer et de vivre autrement, dans le respect de la biodiversité et de la nature véritablement sauvage.

Animaux Esclaves, Marie-Pierre Hage, Editions Lucien Souny, 2008, 173 pages

A propos de l'auteur

Marie-Pierre Hage vit en Touraine où elle milite avec passion au sein de plusieurs associations pour la défense de l'environnement et des animaux.

Au sommaire

Introduction
Au commencement
Animaux de compagnie
Basses-cours
Les animaux de ferme
Viandes sauvages
Transports, abattoirs et consommation
Le marché de la fourrure
Pêches et aquacultures
Le cirque
Les zoos
Les parcs animaliers ou parcs à vision
Les NAC, ou nouveaux animaux de compagnie
Epilogue

30 août 2009

Quand les singes prennent le thé, de Frans de Waal

Présentation

Et si les grands singes avaient leur propre culture ? Et si la culture humaine, traditionnellement considérée comme à part, avait ses racines dans le monde animal ? Longtemps ce type d'interrogations, jugées indélicates à l'endroit de notre espèce, ont été occultées. Mais depuis quelques décennies, l'étude des sociétés de nos cousins les primates est venue ébranler nos convictions séculaires et arrogantes.

Savoureux mélange d'anecdotes, d'études cliniques, de travaux sur le terrain et de spéculations fascinantes, "Quand les singes prennent le thé" pose la question fondamentale : jusqu'à quel point différons-nous des animaux ? Les grands singes nous tendent désormais un miroir dans lequel ils ne sont plus de simples caricatures des humains, mais des membres à part entière de notre famille, avec un esprit de ressources et une dignité qui leur sont propres.

L'avis de Mona Moalic

Frans de Waal est l'éthologiste et zoologiste qui a contribué à la popularisation des bonobos, ces singes à la sexualité très active. Il nous livre dans "Quand les singes prennent le thé" ses réflexions sur l'existence d'une culture chez les animaux. Il y montre de façon convaincante que la transmission de savoirs et d'habitudes sociales n'appartient pas exclusivement aux sociétés humaines. Cela fait de cet ouvrage un recueil d'éléments intéressants pour conforter ceux qui pensent que les animaux sont bel et bien très proches des hommes.

Certains singes ont pris l'habitude, par exemple, de laver leurs patates douces avant de les manger, on a pu observer également une automédication de certains groupes, etc. Il s'attache ainsi à montrer que les naturalistes occidentaux, en niant ce type de phénomènes, ont eu tendance pendant des siècles à projeter sur leurs objets d'étude leur volonté de séparer la nature de la culture. Selon lui, "il est risqué de les considérer comme des domaines distincts et séparés : il y a beaucoup de nature dans la culture, et inversement". Il y a donc beaucoup de singe dans l'homme, et inversement. Une position tout en subtilité, aux antipodes du dogmatisme.

Quand les singes prennent le thé, Frans de Waal, Editions Fayard, 2001, 382 pages

Sommaire

Lunettes culturelles
- L'animal entier ; talismans d'enfance et crainte excessive de l'anthropomorphisme
- Le destin des gourous ; quand les vieux mâles deviennent des obstacles
- Bonobos et feuilles de vigne ; primates hippies dans un paysage puritain
- L'art animal ; accrocheriez-vous un Congo chez vous ?

Qu'est-ce que la culture ? Existe t-elle dans la nature ?
- Prédire le mont Fuji ; avec une visite à Koshima, où les singes lavent leurs patates douces
- Le dernier Rubicon ; les autres animaux connaissent-ils la culture ?
- Cassage de noix ; quand la nature s'appuie sur la culture
- De naturels cultivés ; macaques tibétains et thé

La nature humaine
- Des singes qui ont de l'amour propre ; Abraham Maslow et le tabou du pouvoir
- La survie des plus gentils ; gènes égoïstes et chiens altruistes
- A bas le dualisme ! Deux millénaires de débats sur la bonté humaine

Pour en savoir plus

- Le livre "De la réconciliation chez les primates", du même auteur
- Un documentaire animalier où Frans de Waal est l'un des intervenants

De la réconciliation chez les primates, de Frans de Waal

Présentation

Nous avons longtemps cru, notamment sous l'influence de Konrad Lorenz, que la violence et la guerre sont biologiquement naturelles. Sans nier l'hérédité des comportements agressifs, Frans de Waal corrige cette vision grâce aux données fournies par l'observation de cinq espèces de primates (chimpanzés, macaques rhésus, macaques-ours, bonobos et hommes). Examinant les gestes et les attitudes qui assurent la convivialité, la cohésion sociale, la paix et le pardon, il montre que la confrontation n'est pas un obstacle mais bien un élément sur lequel les relations sociales se construisent et se renforcent grâce â la réconciliation.

Émaillé d'anecdotes, ponctué par d'étonnantes photographies, cet ouvrage évoque les subtilités des comportements des grands singes - pour résoudre les conflits, les chimpanzés s'enlacent, les rhésus s'épouillent tandis que les bonobos s'en remettent à la sexualité... - et, ce faisant, jette une nouvelle lumière sur les racines de nos propres sociétés.

L'avis de Mona Moalic

Les singes, parce qu'ils sont si proches de nous, intriguent, passionnent et interrogent de plus en plus les scientifiques. Parmi eux, les primatologues, dont Frans de Waal est un des porte-parole les plus connus, se sont faits les défenseurs de la reconnaissance des cultures animales. Au cours d'années d'observation, cet éthologue a en effet pu constater, dans la lignée de ses pairs, que chaque groupe de singes possède son système d'organisation, ses habitudes et ses codes.

"De la réconciliation chez les primates" nous montre comment différentes espèces de singes ont coutume de se réconcilier après un conflit. Au travers d'anecdotes cruelles ou émouvantes, de photos prises lors de ses observations, Frans de Waal nous plonge au cœur de communautés dont les préoccupations nous rappellent souvent les nôtres. Ses commentaires d'une grande sensibilité et d'une grande empathie (qu'il revendique) par rapport à l'objet de son étude donnent un aperçu passionnant de cette science dont la démarche est si particulière.

De la réconciliation chez les primates, Frans de Waal, Editions Flammarion, 1992, 382 pages

Sommaire

Remerciements
Avant-propos
1. Fausses dichotomies
2. Les chimpanzés
3. Les macaques rhésus
4. Les macaques-ours
5. Les bonobos
6. L'homme
Glossaire
Bibliographie
Index

Pour en savoir plus

- 2 articles concernant ce livre en cliquant ici et
- Le livre "Quand les singes prennent le thé", du même auteur
- Un documentaire animalier où Frans de Waal est l'un des intervenants

18 août 2009

Wood’stown, d'Alphonse Daudet


Wood’stown
Alphonse Daudet
Conte fantastique (1873)

L’emplacement était superbe pour bâtir une ville. Il n’y avait qu’à déblayer les bords du fleuve, en abattant une partie de la forêt, de l’immense forêt vierge enracinée là depuis la naissance du monde. Alors abritée tout autour par des collines boisées, la ville descendrait jusqu’aux quais d’un port magnifique, établi dans l’embouchure de la Rivière-Rouge, à quatre milles seulement de la mer.

Dès que le gouvernement de Washington eut accordé la concession, charpentiers et bûcherons se mirent à l’oeuvre ; mais vous n’avez jamais vu une forêt pareille. Cramponnée au sol de toutes ses lianes, de toutes ses racines, quand on l’abattait par un bout elle repoussait d’un autre, se rajeunissait de ses blessures ; et chaque coup de hache faisait sortir des bourgeons verts. Les rues, les places de la ville à peine tracées étaient envahies par la végétation. Les murailles grandissaient moins vite que les arbres et, sitôt élevées, croulaient sous l’effort des racines toujours vivantes.

Pour venir à bout de cette résistance où s’émoussait le fer des cognées et des haches, on fut obligé de recourir au feu. Jour et nuit une fumée étouffante emplit l’épaisseur des fourrés, pendant que les grands arbres au-dessus flambaient comme des cierges. La forêt essaya de lutter encore, retardant l’incendie avec des flots de séve et la fraîcheur sans air de ses feuillages pressés. Enfin l’hiver arriva. La neige s’abattit comme une seconde mort sur les grands terrains pleins de troncs noircis, de racines consumées. Désormais on pouvait bâtir.

Bientôt une ville immense, toute en bois comme Chicago, s’étendit aux bords de la Rivière-Rouge, avec ses larges rues alignées, numérotées, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses églises, ses écoles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d’entrepôts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood’stown - comme on l’appela, - fut vite peuplée par les essuyeurs de plâtres des villes neuves. Une activité fiévreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombré de vaisseaux, une masse sombre et menaçante s’étalait en demi-cercle. C’était la forêt qui regardait.

Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d’arbres gigantesques. Tout Wood’stown était fait avec sa vie à elle. Les hauts mâts qui se balançaient là-bas dans le port, ces toits innombrables abaissés l’un vers l’autre, jusqu’à la dernière cabane du faubourg le plus éloigné, elle avait tout fourni, même les instruments de travail, même les meubles, mesurant seulement ses services à la longueur de ses branches. Aussi quelle rancune terrible elle gardait contre cette ville de pillards !

Tant que l’hiver dura, on ne s’aperçut de rien. Les gens de Wood’stown entendaient parfois un craquement sourd dans leurs toitures, dans leurs meubles. De temps en temps, une muraille se fendait, un comptoir de magasin éclatait en deux bruyamment. Mais le bois neuf est sujet à ces accidents, et personne n’y attachait d’importance. Cependant, aux approches du printemps, - un printemps subit, violent, si riche de séves qu’on en sentait sous terre comme un bruissement de sources, - le sol commença à s’agiter, soulevé par des forces invisibles et actives. Dans chaque maison, les meubles, les parois des murs se gonflèrent, et l’on vit sur les planchers de longues boursouflures comme au passage d’une taupe. Ni portes, ni fenêtres, rien ne marchait plus. - « C’est l’humidité, disaient les habitants. Avec la chaleur, cela passera ».

Tout à coup, au lendemain d’un grand orage venu de la mer, qui apportait l’été dans ses éclairs brûlants et sa pluie tiède, la ville en se réveillant eut un cri de stupeur. Les toits rouges des monuments publics, les clochers des églises, le plancher des maisons et jusqu’au bois des lits, tout était saupoudré d’une teinte verte, mince comme une moisissure, légère comme une dentelle. De près, c’était une quantité de bourgeons microscopiques, où l’enroulement des feuilles se voyait déjà. Cette bizarrerie des pluies amusa sans inquiéter ; mais, avant le soir, des bouquets de verdure s’épanouissaient partout sur les meubles, sur les murailles. Les branches poussaient à vue d’oeil ; légèrement retenues dans la main, on les sentait grandir et se débattre comme des ailes.

Le jour suivant, tous les appartements avaient l’air de serres. Des lianes suivaient les rampes d’escalier. Dans les rues étroites, des branches se joignaient d’un toit à l’autre, mettant au-dessus de la ville bruyante l’ombre des avenues forestières. Cela devenait inquiétant. Pendant que les savants réunis délibéraient sur ce cas de végétation extraordinaire, la foule se pressait dehors pour voir les différents aspects du miracle. Les cris de surprise, la rumeur étonnée de tout ce peuple inactif donnaient de la solennité à cet étrange événement. Soudain quelqu’un cria : « Regardez donc la forêt ! » et l’on s’aperçut avec terreur que depuis deux jours le demi-cercle verdoyant s’était beaucoup rapproché. La forêt avait l’air de descendre vers la ville. Toute une avant-garde de ronces, de lianes s’allongeait jusqu’aux premières maisons des faubourgs.

Alors Wood’stown commença à comprendre et à avoir peur. Évidemment la forêt venait reconquérir sa place au bord du fleuve ; et ses arbres, abattus, dispersés, transformés, se déprisonnaient pour aller au-devant d’elle. Comment résister à l’invasion ? Avec le feu, on risquait d’embraser la ville entière. Et que pouvaient les haches contre cette séve sans cesse renaissante, ces racines monstrueuses attaquant le sol en dessous, ces milliers de graines volantes qui germaient en se brisant et faisaient pousser un arbre partout où elles tombaient ?

Pourtant tout le monde se mit bravement à l’oeuvre avec des faux, des herses, des cognées ; et l’on fit un immense abattis de feuillages. Mais en vain. D’heure en heure la confusion des forêts vierges, où l’entrelacement des lianes joint entre elles des pousses gigantesques, envahissait les rues de Wood’stown. Déjà les insectes, les reptiles faisaient irruption. Il y avait des nids dans tous les coins, et de grands coups d’ailes, et des masses de petits becs jaseurs. En une nuit les greniers de la ville furent épuisés par toutes les couvées écloses. Puis, comme une ironie au milieu de ce désastre, des papillons de toutes grandeurs, de toutes couleurs, volaient sur les grappes fleuries, et les abeilles prévoyantes qui cherchent des abris sûrs, au creux de ces arbres si vite poussés installaient leurs rayons de miel comme une preuve de durée.

Vaguement, dans la houle bruyante des feuillages, on entendait les coups sourds des cognées et des haches ; mais le quatrième jour tout travail fut reconnu impossible. L’herbe montait trop haute, trop épaisse. Des lianes grimpantes s’accrochaient aux bras des bûcherons, garrottaient leurs mouvements. D’ailleurs les maisons étaient devenues inhabitables ; les meubles, chargés de feuilles, avaient perdu leurs formes. Les plafonds s’effondraient, percés par la lance des yuccas, la longue épine des acajoux ; et à la place des toitures s’étalait le dôme immense des catalpas. C’est fini. Il fallait fuir.

A travers le réseau de plantes et de branches qui se resserraient de plus en plus, les gens de Wood’stown épouvantés se précipitèrent vers le fleuve, emportant le plus qu’ils pouvaient de richesses, d’objets précieux. Mais que de peine pour gagner le bord de l’eau ! Il n’y avait plus de quais. Rien que des roseaux gigantesques. Les chantiers maritimes, où s’abritaient les bois de construction, avaient fait place à des forêts de sapins ; et dans le port tout en fleurs, les navires neufs semblaient des îlots de verdure. Heureusement qu’il se trouvait là quelques frégates blindées sur lesquelles la foule se réfugia et d’où elle put voir la vieille forêt joindre victorieusement la forêt nouvelle.

Peu à peu les arbres confondirent leurs cimes, et, sous le ciel bleu plein de soleil, l’énorme masse de feuillage s’étendit des bords du fleuve à l’horizon lointain. Plus trace de ville, ni de toits, ni de murs. De temps en temps un bruit sourd d’écroulement, dernier écho de la ruine, ou le coup de hache d’un bûcheron enragé, retentissait sous la profondeur du feuillage. Puis plus rien que le silence vibrant, bruissant, bourdonnant, des nuées de papillons blancs tournoyant sur la rivière déserte, et là-bas, vers la haute mer, un navire qui s’enfuyait, trois grands arbres verts dressés au milieu de ses voiles, emportant les derniers émigrés de ce qui fut Wood’stown...

17 août 2009

Le rat de Venise, de Patricia Highsmith

Le rat de Venise
et autres histoires de criminalité animale

à l'intention des amis des bêtes

de Patricia Highsmith


Nouvelles

Un animal peut-il se transformer en criminel ? Ou devenir un justicier impitoyable ? Impossible, direz-vous et pourtant, quand vous aurez lu ce livre, vous ne regarderez plus jamais les animaux, ni les humains de la même façon. Baignant dans un climat de cruauté parfois tempéré par une note d'humour, ces treize récits vous feront découvrir un aspect stupéfiant de l'univers de Patricia Highsmith.

Voyez comment un chameau finit par se venger magistralement d'un maître qui le maltraite ; comment une jument fait échouer le plan machiavélique de deux jeunes gens avides d'argent. Lisez aussi l'histoire de Samson, le cochon qui aimait trop les truffes ; celle de Harry, le gentil furet assoiffé de sang ; et celle d'Eddie, le petit singe devenu cambrioleur malgré lui. Sans oublier si vous avez les nerfs solides, l'horreur provoquée par un élevage de poulets, ni, bien sûr, l'odyssée effroyable et triomphale du rat de Venise.

Ce n'est pas la première fois qu'apparaît dans la littérature le thème des animaux qui se retournent contre l'homme. Mais l'art consommé de Patricia Highsmith, son extraordinaire don d'observation, la vérité des situations et des personnages, l'amour évident que l'auteur éprouve pour les bêtes, toutes ces qualités font de ce recueil un livre où, à chaque page, se lit en filigrane une terrible leçon : souvent, ce n'est pas l'animal qui est le plus bestial.

Le rat de Venise, Patricia Highsmith, Editions Calmann-Lévy, 1994, 280 pages

Au sommaire

- Le rat de Venise
- La toute dernière parade de "Dancing Girl"
- La vengeance de Djemal
- Vivre avec Bubsy
- La plus grosse proie de Ming
- Au coeur de la saison des truffes
- Cheval-vapeur
- Le jour d'expiation
- Eddie, le singe passe-partout
- Les hamsters contre les Webster
- Harry le furet
- La promenade du bouc
- Carnet d'un respectable cancrelat

La griffe du chat, de Martin H. Greenberg et Ed. Gorman

La griffe du chat
Contes cruels

anthologie établie par

Martin H. Greenberg

et Ed. Gorman

Nouvelles


"Vous aimez les chats? De toute façon vous ne pourrez qu'adorer ces contes cruels dont ils sont les héros. Une vingtaine de grands écrivains ont uni leurs talents pour qu'existe cette anthologie. Quel lien entre le mystère de la maison hantée et le drame de la femme trompée ? Un seul, toujours le chat. Frissons et plaisirs garantis..."

France-Dimanche

La griffe du chat, Martin H. Greenberg, Ed. Gorman, Editions France loisirs, 2000, 360 pages

12 août 2009

Chihuahua, zébu et Cie - d'Henriette Walter et Pierre Avenas

Chihuahua, zébu et Cie
L'étonnante histoire des noms d'animaux
d'Henriette Walter et Pierre Avenas


Savez-vous que le loup a laissé sa griffe sous les termes lycée, Louvre et même lupanar ? Pourquoi le hot-dog porte-t-il un nom si étrange ? Et quels animaux se cachent derrière les mots butane et vaccin ? Quinze chapitres savants et malicieux débusquent les traces de nos animaux familiers au détour des conversations et des langues... Fourmillant d'illustrations et d'anecdotes, ce bestiaire fait escale aux portes de la mythologie et de la littérature. Un étonnant voyage dans les contrées animalières de notre langue. Amis des bêtes et amateurs de mots, ce livre est pour vous !

Chihuahua, zébu & Cie, Henriette Walter et Pierre Avenas, Editions Points, 2007, 314 pages

A propos des auteurs

Professeur émérite de linguistique, Henriette Walter est notamment l'auteur du "Français dans tous les sens". Pierre Avenas est un passionné de l'histoire des mots en Europe.

Voir aussi, des mêmes auteurs

- Bonobo, gazelle et Cie
- L'étonnante histoire des noms de mammifères

Bonobo, gazelle et Cie - d'Henriette Walter et Pierre Avenas

Bonobo, gazelle et Cie
L'étonnante histoire des noms d'animaux sauvages

d'Henriette Walter et Pierre Avenas


Les animaux font la loi... dans le dictionnaire ! Le mot rat, par exemple, a creusé un dédale de galeries lexicales. On se perd, de "rat de bibliothèque" en "rat des champs", de "queue de rat" en "rat d'hôtel"... A l'autre extrême, l'ours nous réserve bien des surprises étymologiques. Saviez-vous que l'inoffensif prénom Bernard signifie en fait "fort comme un ours" ? Foisonnant et ludique, ce livre révèle l'influence considérable des noms d'animaux dans toutes les langues : contes, toponymie, constellations, prénoms... Après Chihuahua, zébu et Cie, découvrez la fabuleuse histoire des noms d'animaux sauvages.

Bonobo, gazelle et Cie, Henriette Walter et Pierre Avenas, Editions Points, 2008, 313 pages

A propos des auteurs

Professeur émérite de linguistique, Henriette Walter est notamment l'auteur du "Français dans tous les sens". Pierre Avenas est un passionné de l'histoire des mots en Europe.

Voir aussi, des mêmes auteurs

- Chihuahua, zébu et Cie
- L'étonnante histoire des noms de mammifères

Au sommaire

Abréviations et signes particuliers
Préambule
1. Autour de l’ours et du raton laveur
2. Autour du lion et du tigre
3. Autour du lynx et du chacal
4. Autour du rhinocéros et de l’hippopotame
5. Autour de la gazelle et de la girafe
6. Autour du cerf et du bison
7. Autour du rat et du chinchilla
8. Autour de l’écureuil et du castor
9. Autour de la musaraigne et de la chauve-souris
10. Autour de la baleine et du phoque
11. Autour de la fouine et de la mangouste
12. Autour du tatou et du kangourou
13. Autour du singe et de l’aye-aye
14. Autour du babouin et du bonobo
Epilogue
Notes
Index
Table des matières

L'analyse du livre
par la LFDA, La Fondation Droit Animal

Nous avions déjà mentionné, dans nos colonnes, les ouvrages de ces mêmes auteurs : Chihuahua, zébu et Cie… - L’étonnante histoire des noms d’animaux, et, La mystérieuse histoire du nom des oiseaux – Du minuscule roitelet à l’albatros géant. Lui aussi fruit de la collaboration d’une linguiste (Henriette Walter) et d’un ingénieur intéressé par les animaux (Pierre Avenas), le présent ouvrage, qui reprend des articles de L’étonnante histoire des noms de mammifères, parue en 2003 chez Robert Laffont, est de la même veine. Il vise à faire connaître, par des anecdotes souvent savoureuses, l’origine mal connue des noms des animaux.

Les animaux, actuels et quelques fossiles, y sont présentés, souvent illustrés, avec leurs noms dans les principales langues européennes. On y découvrira les dérivés du lion chez d’autres animaux (fourmilion ou léopard, p52) ou dans les prénoms (Léon ou Lionel, voire Ariel, lion en hébreu, p53-54). De nombreuses digressions sur la littérature et la poésie agrémentent l’ouvrage. Ainsi on assiste à la controverse sur la pantoufle de Cendrillon (p159) : était-elle en vair (fourrure d’écureuil) ou en verre ? Et on peut réhabiliter le rat, si mal famé, avec les rats de l’opéra ou les rats de bibliothèque (p132). Le livre se termine sur l’amour chez les bonobos (p276) et des annexes (index, notes…) particulièrement utiles. On l’aura compris : un livre qui se lit comme un roman.

L'étonnante histoire des noms de mammifères, d'Henriette Walter et Pierre Avenas

L'étonnante histoire des noms de mammifères
d'Henriette Walter et Pierre Avenas


Henriette Walter s’est intéressée à un nouveau domaine, en collaboration avec Pierre Avenas. Tous deux nous entraînent dans un bestiaire fascinant, d’un genre très particulier... Le résultat de cette aventure n’est à proprement parler ni dictionnaire ni encyclopédie, ni manuel de zoologie, ni essai de linguistique, mais un peu tout cela à la fois. Au-delà de la découverte de ce qui se cache derrière les noms des mammifères, on plonge dans d’autres domaines : dans la zoologie, bien sûr, mais aussi la mythologie, la botanique et la géographie, et même parmi les constellations, les prénoms et noms de famille, dans l’héraldique et la littérature.

Les amoureux des animaux tout comme les passionnés de mots s’y rencontreront sans se sentir dépaysés, et s’émerveilleront de tout ce qui peut entourer cette quête étymologique. Les dessins de François Boisrond, les multiples encadrés mettant en scène anecdotes historiques ou mythologiques, les tableaux regroupant la diversité des appellations selon les langues, mais aussi les jeux présentés sous forme de devinettes récréatives sont autant de voies d’accès à ce vaste domaine. Pour les passionnés d'ani-mots !

L'étonnante histoire des noms de mammifères, Henriette Walter, Pierre Avenas, Editions Robert Laffont, 2003, 486 pages

A propos des auteurs

Professeur émérite de linguistique, Henriette Walter est notamment l'auteur du "Français dans tous les sens". Pierre Avenas est un passionné de l'histoire des mots en Europe.

Voir aussi, des mêmes auteurs

- Bonobo, gazelle et Cie
- Chihuahua, zébu et Cie