18 avril 2013

Le chat et le divan, de Christiane Barlow

Le chat et le divan
de Christiane Barlow

Christiane Barlow, psychothérapeute analyste depuis de longues années, raconte avec beaucoup de sensibilité et d'humour les faits et gestes de son collaborateur à quatre pattes en se gardant jusqu'au dernier chapitre de toute explication ou interprétation théorique.

Comme dans le cabinet de consultation, la chatte Julie ne peut s'empêcher d'intervenir au fil du récit, nous faisant bénéficier comme les patients de sa maîtresse, de savoureux monologues qui ne constituent pas les pages les moins attachantes de ce témoignage.

Le chat et le divan, Christiane Barlow, Editions Paroles du Temps, 2007, 200 pages

A propos de l'auteur

Aujourd'hui retraitée, Christiane Barlow-Couderc a exercé la psychothérapie analytique pendant près de trente ans. L'écriture a toujours été pour elle une nécessité intérieure, pour élaborer sa pensée et pour se construire, autant que pour communiquer. Elle a puisé dans ses origines familiales un don certain pour l'expression artistique, que ce soit par l'écriture, la peinture ou la musique. A l'instar de sa lignée paternelle qui excellait dans l'art des conteurs méridionaux, elle aime écrire, dans un langage vivant et savoureux, chargé d'images colorées. Son activité de psychothérapeute alimente aujourd'hui encore son écriture, de par les richesses foisonnantes de l'âme humaine qui lui ont été ainsi révélées et qu'il lui a été donné d'accompagner. Celles-ci l'ont parfois bouleversée, et en tout cas aussi émerveillée. Plusieurs de ses livres en portent témoignage. C'est le cas de Le chat et le divan, ou de Le chant du désir. Mais l'écriture de Christiane Barlow est aussi très marquée par la musique et la peinture. Violoncelliste amateur, elle est venue tardivement à la pratique de cet art, et toute son oeuvre en porte la marque, notamment dans son ouvrage Le chemin de la Source, où la musique tient une place centrale. Enfin, vous pouvez consulter son site de peinture, si vous désirez faire plus ample connaissance avec elle.

Pour en savoir plus

- Tous les livres de Christiane Barlow
- Son site de peinture

Un extrait du livre

"J’ai été très émue, bonne maîtresse, à la lecture du récit de mon adoption. C’est vrai, j’ai eu une petite enfance malheureuse: Mal aimée, battue, crevant de faim et de froid, j’ai dû me démener comme une forcenée pour tenter de survivre. Mon amour de la vie fut le plus fort. Je m’échappai un jour, et pus reprendre mon souffle à la S.P.A. J’y étais depuis peu lorsque tu es arrivée. D’emblée, quand tu es entrée, j’ai perçu en toi une amie. Mais j’étais si laide et si frêle, allais-tu me regarder ? Tu es tombée en arrêt devant moi. Je me suis faite la plus simple possible pour parler à ton coeur. Tu m’as entendue. Tu m’as élue. Tu ne l’as pas regretté, moi non plus.

Tu as pris le temps de m’apprivoiser. Ne t’étonne pas de me voir ainsi attachée à tes pas: j’ai besoin de toi comme tu as besoin de moi. C’est parce que le lien qui nous unit passe par l’intimité de ton corps et du mien, que je puis travailler avec toi auprès de tes patients. J’ai appris, en me lovant aux creux de ta poitrine, tout près de ton coeur, à reconnaître dans ses battements le rythme de la joie, de la douleur, de l’amour ou de la peur. Je devine tes humeurs et tes pensées mieux que tu ne les connais toi-même. Je ne crains pas de dire que je suis parfois porteuse de ce que tu appelles ton inconscient."

17 avril 2013

Animaux : amis et compagnons de notre vie, de Francis Dessart

Animaux :
amis et compagnons
de notre vie

de Francis Dessart

Les animaux domestiques nous donnent une leçon d'amour gratuite, sans rien demander. Compagnons fidèles et amis, ils partagent nos joies et nos douleurs.

Si l'animal nous donne une leçon d'amour gratuit, sans calcul ni arrière-pensée, il nous oblige aussi à l'humilité d'une introspection mettant en évidence une commune origine.

Animaux : amis et compagnons de notre vie, Francis Dessart, Editions Atra, 1999, 47 pages

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Atra
- D'autres livres du même éditeur

16 avril 2013

Animaux familiers : Nos frères en spiritualité, de Penelope Smith

Animaux familiers
Nos frères en spiritualité
de Penelope Smith

Présentation du livre par le site Ame animale

Penelope Smith décrit par les témoignages des animaux leurs façons de voir, le sens qu'ils donnent à leur vie, la mission qu'ils sont chacun venus accomplir et aussi leurs tracas, leur esprit de sacrifice, leurs choix. Elle parle aussi des arbres et des plantes avec qui elle communique avec autant de facilité. Prédateurs et proies, mort et réincarnation, Pénélope nous emmène dans le ballet de la vie, un ballet qui change à jamais notre perception du monde. Ce livre présente une information rare, si peu recherchée dans notre société, et pourtant si primordiale. C'est un livre plus spirituel que "Parlez aux animaux". Les animaux y prennent toute leur dimension de professeurs, guides ou guérisseurs. Un livre de révélations à mettre entre les mains d'un public averti seulement. Les deux livres de Pénélope Smith ne sont plus édités. Vous les trouverez de temps en temps d'occasion.

Animaux familiers : Nos frères en spiritualité, Penelope Smith, Traduction : Etienne Menanteau, Editions Médicis, 1996 396 pages

A propos de l'auteur

Penelope Smith vit dans les bois d'Inverness, en Californie, avec son mari et son homme d'affaires, Michel Sherman, ainsi que sa famille animale (à l'époque de la publication de ce livre : lévriers afghans, chats, cacatoès, perruches, canaris, hamsters, lapins, cochons d'Inde, rats, canards, coqs, poules, poissons rouges). Penelope Smith donne des consultations téléphoniques dans tous les Etats-Unis et dans le monde entier par communication télépathique à distance avec les animaux, ainsi que des consultations particulières, des conférences, des ateliers et des interviews aux médias. Elle écrit également des articles pour diverses revues, et produit des livres, des cassettes et des vidéos sur la communication avec les animaux. Ses activités préférées sont : apprécier, s'occuper, grandir avec et apprendre des animaux, plantes, minéraux et compagnons spirituels.

Voir également

- Le site officiel de Penelope Smith : Animal Talk
- Parlez aux animaux, de Penelope Smith

Un entretien vidéo avec Penelope Smith



15 avril 2013

Documentaire : Télépathes pour quatre pattes


voici un nouveau volet de l'émission suisse Temps Présent :

Télépathes pour quatre pattes

Un reportage de Ann-Kathrin Graf
à découvrir ci-dessous ou bien sur la page de l'émission

Ah, si mon chien pouvait parler ! Me dire s’il aime ses croquettes, s’il a mal, s’il m’aime. Vous rigolez ? Et pourtant, en Suisse romande, on trouve désormais des cabinets de "communication animale", des télépathes qui sont même recommandés par certains vétérinaires. Est-ce bien sérieux ? Cela marche-t-il ? En tout cas, certains y croient et pensent que cela vaut le prix d'une séance.


14 avril 2013

Le peuple ovin et bovin, par One Voice

Le peuple ovin et bovin
La vie secrète
des vaches et des moutons

par One Voice

un livret de 20 pages
disponible en ligne

Juillet 2011. Dans le cadre de sa série de guides pour aller à la rencontre des animaux, One Voice vous invite à découvrir l’univers tendre et fascinant des peuples bovins et ovins. Loin des idées reçues, la vie des vaches et des moutons s’y révèle sous un nouveau jour.

Passeport pour le monde des animaux

A travers ce guide sur les ovins et les bovins, One Voice espère ouvrir une porte sur le monde passionnant d’animaux exploités sans relâche. Peu nombreux sont ceux qui savent quelle est la véritable nature de ces êtres, dissimulés aux regards, dans des élevages hors-sol où on leur dénie toute individualité. En une vingtaine de pages, vous apprendrez à mieux les connaître, à travers une multitude d’anecdotes à la fois surprenantes et émouvantes.

A la découverte du peuple ovin et bovin

Au fil des pages, vous découvrirez la véritable identité des moutons : capables de résoudre des problèmes complexes, de lier des amitiés à long terme, et même d’être des compagnons agréables pour les humains. Vous apprendrez aussi que les vaches sont des individus sensibles, ayant chacune son propre caractère et capables de sentiments très forts y compris envers les humains…

Toucher les consciences

"A la rencontre des peuples ovin et bovin" n’est pas qu’une invitation à la découverte du monde mental d’animaux méconnus. Son objectif est aussi d’ouvrir les yeux sur l’existence véritable d’animaux surexploités. Chacun de nous doit savoir que ces animaux ne sont pas des objets, mais des individus ayant une histoire, une personnalité, un caractère. Leur vie a un sens, ils aiment, détestent, souffrent et sont heureux ou malheureux. Une révélation nécessaire pour que chacun analyse pleinement, et en conscience, les conséquences éthiques de l’usage que nous faisons d’eux…

Pour tout connaître de la sentience des vaches et des moutons et nous aider à mettre un terme à leur souffrance, vous pouvez commander et diffuser autour de vous le guide : "A la rencontre des peuples ovin et bovin".

Pour lire cet article sur le site One Voice, cliquez sur ce lien.


A propos de One Voice

One Voice est une association Loi 1908 qui cultive son indépendance politique, religieuse et financière comme garantie de sa liberté de parole et d’action. Elle mène, depuis 1995, une lutte non violente pour les droits des animaux et le respect de toute vie perpétuant ainsi la vision du Tout et de l’unité des combats chère à son célèbre parrain, Théodore Monod. L’association est le représentant pour la France de la Coalition européenne pour la fin de l’expérimentation animale.

Pour en savoir plus

- Le livret "Le peuple ovin et bovin"
- L'esprit des vaches, d'Anna Evans
- Médecins d'vaches, de Paul Malet
- Fous de vaches, de Mary-Gérard Vaude
- Drôles de bêtes et drôles d'histoires, de Philippe Ragueneau
(avec notamment une histoire de vaches qui protègent un fermier de l'attaque d'un taureau, et celle d'un corbeau qui aide un paysan à localiser son troupeau)
- Le cochon qui chantait à la lune, de Jeffrey Moussaieff Masson
(le monde émotionnel des animaux de ferme)
- L'interprète des animaux, de Temple Grandin
- Un amour de cochon, de Matt Whyman
- Les gens sont les gens, de Stéphane Carlier
- L'honneur des bêtes, d'Homeric et Blandine Jeanroy
- Courrier International - Pas bêtes !
(avec l'article : Vaches - Au bord de la crise de nerfs)
- Ces bêtes qu'on abat, de Jean-Luc Daub
Le dossier : La sentience des animaux
1/ Sensibilité et conscience chez les animaux
2/ La sentience des animaux : des invertébrés aux vertébrés
3/ Sensibilité et conscience des animaux de ferme
4/ Sensibilité et conscience des animaux sauvages

Une vache parcourt 12km pour retrouver son veau
(une histoire présente dans le livret)


L'émouvante réunion d'une mère et son veau


Des vaches heureuses de se retrouver à l'air libre
après un hiver passé dans l'étable


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Amour, jeu et stratégie chez les moutons
un article du site One Voice

Août 2012. Les moutons souffrent d’une réputation bien éloignée de la vérité. Au sein du peuple ovin, pourtant, on joue, on s’aime et on se souvient… One Voice vous invite à les découvrir.

Un troupeau de moutons ça n’est pas seulement une masse blanche qui se déplace dans la campagne. Non, un troupeau de moutons, c’est une multitude d’individus, de personnalités différentes, qui se déplacent ensemble, en un même mouvement. Ce comportement est celui de toutes les espèces proies, une stratégie pour faire face aux prédateurs… qui s’attaqueront de préférence aux individus isolés. En cas d’attaque, il faut être soudés. Alors oui, souvent, un mouton suit, sans réfléchir. Mais cela ne fait pas de lui un idiot, au contraire ! Cela lui permet de survivre… Et si une chose est certaine, c’est que sa vie mentale est beaucoup plus riche que ce que certains se complaisent à le croire.

De la personnalité

Les moutons ont du caractère. Ceux qui vivent avec eux le savent bien. Certains sont timides, d’autres particulièrement curieux. D’autres encore, notamment les mères qui protègent leurs petits, peuvent même se montrer agressifs. Quoiqu’il faudrait sans doute plutôt parler de courage, à les voir faire face lorsqu’un chien ou un autre prédateur menace leur agneau ! Toujours est-il qu’il suffit d’observer attentivement un mouton pour comprendre, à son regard et à son attitude, l’émotion qu’il ressent. Car ce n’est pas non plus par hasard que le troupeau s’organise. Parmi les brebis, il y en a toujours une au tempérament de leader, qui saura gérer la panique générale que peut susciter l’apparition d’un humain ou d’un chien inconnus. Les autres ont confiance en elle et elle mènera le troupeau en sécurité… Mais pourquoi ont-elles confiance ?

Respect et non-violence

Il aura fallu qu’une primatologue s’intéresse à eux pour que l’on donne aux moutons une chance de prouver leur intelligence. Car pour avoir des réponses intéressantes, encore faut-il poser les bonnes questions ! C’est Thelma Rowell qui, en observant durant trois années consécutives la vie d’un troupeau de moutons sauvages, a pu démonter un certain nombre de clichés. Grâce à elle, on sait désormais que le répertoire comportemental des moutons est riche et qu’ils tissent des liens étroits entre eux. Leurs histoires d’amitié et d’inimitié guident leurs interactions au moins autant que leur âge et leur rang hiérarchique. Chez eux, la taille des cornes importe peu, l’expérience prime sur la force physique. Ainsi, les brebis d’un âge avancé dirigent le troupeau, indépendamment de leur condition physique. Elles ont su gagner la confiance de leurs congénères, en soignant et en nourrissant leurs descendants au fil des années, et sans jamais user de violence…

Amis pour la vie

Comment s’étonner alors que certains moutons tissent des liens durables, non seulement entre eux mais aussi avec des individus d’espèce différente ? Les scientifiques ont pu démontrer que, non seulement ils étaient capables de reconnaître 50 faciès de moutons et 10 visages humains, de face et même de profil, mais qu’ils s’en souvenaient pendant deux ans ! C’est une caractéristique qui signe une intelligence sociale particulièrement exacerbée… Extrêmement stressés lorsqu’ils sont isolés – ce qui n’a rien d’étonnant pour un animal grégaire – ils se calment lorsqu’on leur montre des photos de leurs compagnons… d’après les chercheurs de Cambridge d’ailleurs, les moutons pensent très certainement aux individus absents. Rien de vraiment étonnant lorsqu’on sait qu’une mère et son petit que l’on a séparés pleurent pendant des jours. Mais leur affection va bien au-delà de la frontière de l’espèce. Les moutons se font des amis sans discrimination, comme Rammo le bélier, devenu le meilleur ami de Whisper, une vache aveugle… Grâce à lui, qui l’a guidée pas à pas jusqu’à la fin de sa vie, elle a pu se déplacer sans se cogner partout. Et, lorsqu’une maladie l’emporta violemment, Rammo pleura longtemps sur la dépouille de sa chère disparue.


Le mouton médecin

C’est encore à l’instar des grands singes qu’une découverte étonnante a été faite concernant le comportement des moutons. Tandis que les chercheurs continuent (à juste titre) à s’ébahir de la capacité des chimpanzés à pratiquer l’automédication dans les grands arbres des forêts d’Afrique équatoriale, les prés australiens se sont eux aussi révélés de véritables pharmacies à ciel ouvert… Une équipe de scientifiques a ainsi découvert que les moutons malades savaient comment se soigner en choisissant les plantes appropriées ; mieux encore, c’est grâce à l’enseignement qu’ils ont reçu de leur mère lorsqu’ils étaient agneaux qu’ils en sont capables ! Les travaux de recherche montrent aussi que, lorsqu’il en a la possibilité, un mouton remangera une plante qui l’a soulagé dans le passé… Les connaissances des moutons en "phytothérapie ovine" s’enrichiraient donc de génération en génération.

Des moutons en cavale

Bien loin encore de ce que la plupart imaginent, les moutons s’avèrent être de fins stratèges, capables de s’évader d’enclos pourtant bien fermés, si l’herbe plus verte du champ voisin les motive. Le dépassement de soi est aussi une qualité ovine ! C’est en tout cas ce que l’on peut aisément imaginer, tant les anecdotes décrivant leurs escapades sont nombreuses. En 2004, c’est même tout un troupeau qui a défrayé la chronique en franchissant 3m de grilles. Pour y parvenir, les brebis se sont allongées, sur le côté ou sur le dos, et ont roulé sur elles-mêmes ! Elles ont aussi sauté des clôtures hautes de 1,50m et se sont faufilées dans des trous d’à peine 20cm, s’infligeant ainsi beaucoup d’efforts et de contorsions inhabituelles pour parvenir à rejoindre les jardins avoisinants à l’attrait gustatif sans équivoque… Janet Taylor, qui a fondé le Farm Animal Sanctuary où elle recueille des animaux sauvés de l’abattoir, se plait quant à elle à raconter les facéties du "gang des trois", trois moutons capables d’ouvrir n’importe quelle porte dans sa ferme ! Ils utilisent leur langue comme une clé en l’introduisant dans la serrure, et si le verrou est dur, l’un d’eux s’appuie sur la porte pour lui faciliter la tâche tandis que le troisième donne un coup de sabot pour l’ouvrir… Ingéniosité et coopération, voilà encore deux qualités ovines que certains jugeront inattendues.

Communiquer avec les humains

La coopération pour les moutons est sans doute une conséquence de leur aptitude à communiquer, y compris avec les humains. Ceux qui ont un mouton pour compagnon le savent déjà, ils reconnaissent très bien leur nom – dès lors qu’on veut bien leur en donner un ! Et, bien sûr, ils viennent quand on les appelle… L’histoire d’Audrey et de Sybil, deux brebis ayant été élevées au biberon dans la ferme de Rosamund Young, est, à ce propos, particulièrement touchante : cette fois-là, c’est un humain qui a répondu à l’appel d’un mouton… Un après-midi Audrey, tout en bêlant sans discontinuer, est venue taper avec vigueur sur la porte de la cuisine où se trouvait Rosamund. Lorsque cette dernière a ouvert la porte, elle s’est mise à bêler de plus belle, courant sur la pelouse, s’arrêtant, la regardant et courant un peu plus loin, à la manière des chiens qui veulent qu’on les suive… Elle conduisit ainsi Rosamund jusqu’à la piscine où sa soeur, Sybil, nageait en rond, incapable de sortir de l’eau…

Ouvrir les yeux, et son coeur…

De Rammo, éploré d’avoir perdu son amie, à Audrey mettant tout en oeuvre pour sauver sa soeur, c’est par les anecdotes que la nature véritable du peuple ovin apparaît… Le mouton devrait être symbole d’altruisme et de compassion, bien loin de ce qu’il représente aujourd’hui ! Fin stratège, à la gourmandise certes démesurée, il a sa place à nos côtés, non seulement en tant que compagnon mais aussi en tant que modèle…

Voir, écouter, partagez !

Pour voir il faut accepter de regarder, et pour entendre il faut être à l’écoute… C’est ce à quoi nous invitent ces histoires de moutons. Des histoires vraies, qui dressent un portrait bien éloigné de la croyance populaire. Les moutons sont des êtres intelligents et attachants. Ils peuvent même être des compagnons fidèles, si seulement on leur en donne l’occasion… Pour nous aider à faire en sorte que leur identité véritable soit enfin de notoriété publique, et que la façon dont ils sont traités évolue, vous pouvez commander et diffuser autour de vous le guide "Le peuple ovin et bovin" qui relate également de nombreuses belles histoires de vaches…


13 avril 2013

Un amour de cochon, de Matt Whyman

Un amour de cochon
de Matt Whyman

Ceci est une histoire vraie (et gaie). Une famille quitte son existence ennuyeuse à la ville pour s'installer à la campagne avec des animaux. Mais l'arrivée à la maison de deux cochons nains aussi craquants que dévastateurs va tout bousculer...

Après la naissance de leur quatrième enfant, l’adoption d’un berger canadien, d’un chat, de quatre lapins et d’une poule, les Whyman décident de quitter Londres pour s’installer dans un village et mener une vie bien tranquille, jusqu’au jour où Emma, la mère, annonce l’arrivée de deux nouveaux pensionnaires, des cochons nains.

Savez-vous que ces adorables créatures sont si minuscules qu’elles tiennent dans une tasse à thé ? Que leur intelligence est proche de celle des dauphins ?

Quand Butch et Roxi débarquent avec leur air inoffensif et leurs petits cris effarouchés, la famille s’extasie. Mais elle n’a encore rien vu…Véritables mini-tornades sur pattes, ces petites bêtes réservent aux Whyman bien des surprises… et beaucoup de déboires !

Un amour de cochon, Matt Whyman, Traduction : Carole Delporte, Editions JC Lattès, 2012, 412 pages, avec quelques photos en couleurs

A propos de l'auteur

Matt Whyman écrit des ouvrages et des romans pour la jeunesse et les jeunes adultes. Il vit en Angleterre dans le West Sussex avec sa femme et son zoo.

Pour en savoir plus

- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site des Editions JC Lattès
- Le cochon qui chantait à la lune, de Jeffrey Moussaieff Masson
- Les gens sont les gens, de Stéphane Carlier

L'avis d'une lectrice
Source

Adorables petits cochons... mais pas de tout repos

Deux nouveaux pensionnaires arrivent au foyer des Whyman, déjà famille nombreuse avec poules, chien, chat... des cochons nains ! Et bien sûr, cela ne va pas aller sans des difficultés nombreuses et récidivantes. Cependant, on se prend à aimer ces petits cochons, qui, même s'ils posent quelques difficultés pratiques deviennent rapidement des membres de la famille, totalement craquants. Un livre drôle mais qui montre aussi que les cochons nains sont des animaux, et pas des peluches, et qu'en adopter est une responsabilité à laquelle on doit réfléchir.

12 avril 2013

Les gens sont les gens, de Stéphane Carlier

Les gens sont les gens
Le roman antidépresseur
de Stéphane Carlier

Nicole Rivadavia est une psychanalyste parisienne de 57 ans au bout du rouleau. Foufou est un porcelet de six semaines enfermé dans une cabane au fin fond de la Bourgogne. Ce livre raconte leur improbable rencontre, et comment ils vont se sauver l’un l’autre...

Après Grand amour, Stéphane Carlier signe une comédie tonique et attachante qui, par-delà sa drôlerie, est aussi l'histoire d'une femme qui se réinvente. Plus qu'un roman, un antidépresseur !

Les gens sont les gens, Stéphane Carlier, Editions Le Cherche Midi, 2013, 160 pages

A propos de l'auteur

Après une maîtrise d’Histoire, Stéphane Carlier "pige" dans diverses rédactions parisiennes. En 1996, il entre au Ministère des affaires étrangères qui l’affecte aux Etats-Unis où il passe dix ans. Il y écrit Actrice (2005), son premier roman. Salué par la critique et encouragé par ce succès, Stéphane continue, avec Grand amour (2011), à écrire ce qu’il appelle "des histoires avec des femmes à qui il arrive de belles choses".

Pour en savoir plus

- Ce lien pour découvrir un extrait du livre
- Le site de Stéphane Carlier
- Le site des Editions Le Cherche Midi
- Le cochon qui chantait à la lune, de Jeffrey Moussaieff
- Un amour de cochon, de Matt Whyman

Un mot de l'auteur
Les gens sont les gens : à l’origine…
Source

A Charancy, le village de Bourgogne où je passais mes étés d’enfance, il y avait, un peu à l’écart, sur une hauteur, une cabane en pierres minuscule, sordide. Les gens du coin y enfermaient un jeune cochon, qu’ils ne faisaient sortir que bien plus tard, pour le tuer et le manger. Chaque fois qu’on passait à proximité de la cabane, la pauvre bête sentait une présence et se mettait à grogner, donner des coups contre la porte. Je trouvais ça atroce. Cent fois, j’ai imaginé que je me relevais dans la nuit et que je quittais la maison de ma grand-mère pour aller le libérer… Ce que j’ai fait, à ma manière, trente ans plus tard, en y envoyant Nicole, l’héroïne de Les gens sont les gens.


Deux avis de lecteurs
Source

Adorable petit cochon

Une psychanalyste, lasse de son métier et de son mari, "pète un câble" et recueille sur un coup de tête un petit cochon promis à un triste avenir, mais elle habite un appartement parisien ! Evidemment cela ne va pas aller sans poser des problèmes pratiques (un cochon n'est pas un chat), d'adaptation pour lui et elle, pour ses patients et son mari ! Elle projette sur ce petit animal ce qu'elle ne trouve pas ailleurs, et finit par faire aussi des thérapies "par le cochon" pour ces patients ! Un petit roman sans prétention mais qui détend agréablement et se lit d'une traite. Ne vous arrêtez pas au titre, assez ridicule, et tombez amoureux du petit cochon de la couverture !

-

Une comédie finaude et enthousiasmante

Le bandeau du livre annonce "Le roman antidépresseur". Ce n'est pas seulement bienvenu en ces jours où Prozac et Lexomil ne se sont jamais si bien portés, c'est vrai ! J'ai essayé, ça marche. Mais Les gens sont les gens n'est pas qu'une fantaisie délicieuse. Depuis la parution d'Actrice en 2005, déjà au Cherche Midi, Stéphane Carlier présente une plume élégante, acérée, vibrante, profondément intelligente. Parfois cruelle, comme la vie, mais très souvent drôle ce qui, en littérature, est si rare, si précieux. Longue vie donc à ce nouveau titre !

11 avril 2013

La couleur dans tous ses éclats, de Bernard Valeur

La couleur dans tous ses éclats
de Bernard Valeur
50 sujets très illustrés
pour comprendre ce qu'est la couleur

Comment percevons-nous les couleurs ? Pourquoi la matière émet-elle des lumières colorées ? D’où viennent les lueurs flamboyantes de l’opale ? Qu’est-ce que le jaune de Naples, le bleu outremer ou le vert Milori ?

Les couleurs font partie intégrante de notre vie, sans que nous en connaissions toujours l’origine physique ou chimique. Les rôles clés qu’elles jouent dans le règne animal et le règne végétal recèlent encore bien des secrets, tandis que la culture leur doit beaucoup : des somptueux vêtements colorés dont l’Homme s’est très tôt paré, jusqu’à l’art pictural d’un Dubuffet friand du blanc de titane, ou du synesthète Kandinsky, qui voyait des taches colorées en réponse à une stimulation musicale.

La couleur n’a pas fini de nous étonner. Voici l’occasion de parcourir ses mystères en 50 sujets, chacun traité en une double page très illustrée pour mieux comprendre tout en s’émerveillant des beautés de la couleur.

La couleur dans tous ses éclats, Bernard Valeur, Editions Belin, 2011, 128 pages

A propos de l'auteur

Bernard Valeur, ingénieur ESPCI, est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris). Il a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation sur le thème de la lumière, en particulier aux Editions Belin : Lumière et luminescence (2005), Sons et lumière (2008). Il a également participé à l'ouvrage collectif Matière et matériaux (2010).

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Belin
- La nature au fil des couleurs, de Muriel Hazan et Georges Feterman
- Les couleurs dans la nature, de Jean-Baptiste de Panafieu
- Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet
- Les maîtres de la couleur, Collection Animomania
- Les couleurs de la vie, de Marco Ferrari
- Cache-cache, d'Art Wolfe et Barbara Sleeper
- Cache-Cache : Les mille manières de se camoufler, de Béatrice Fontanel

L'avis d'un lecteur
Source

Ne restez plus dans le noir

Enfin un excellent bouquin de vulgarisation scientifique qui se permet en plus d'être ludique et artistique. L'auteur fait à mon avis partie des rares pédagogues pouvant traiter de manière rigoureuse tout en restant simple et jamais ennuyeux un sujet complexe nécessitant en général une approche mathématique très développée souvent rebutante pour le débutant. Les exemples choisis et la clarté de présentation des multiples phénomènes participant à la "production des couleurs" sont superbement présentés et explicités. A lire absolument pour qui s'intéresse à la physique, à l'art ou est tout simplement curieux de comprendre enfin "comment ça marche".

L'auteur nous présente son livre en vidéo


Au sommaire

Comprendre la couleur
- Le monde des couleurs
1. Qu'est-ce que la couleur ?
2. La vision des couleurs
3. Classer et distinguer les couleurs
4. Les bizarreries de la perception des couleurs
5. Le mélange des couleurs
- La reproduction des couleurs
6. Les écrans couleur
7. L'impression en couleurs
8. La photographie
- L'origine des couleurs
9. La genèse des couleurs
- Les lumières colorées
10. Couleur et température
11. Les couleurs des flammes
12. Les couleurs en bâtons
13. Les couleurs en tubes
14. Les LED
15. Les feux d'artifice
- La couleur des objets
16. La trilogie de la couleur des objets
17. Les irisations des bulles de savons
18. Les couleurs des perles
Couleur et nature
- L'animal
19. Les couleurs structurales des animaux
20. D'autres couleurs structurales
21. Les pigments colorent les animaux
22. Les animaux qui produisent de la lumière
23. Les animaux "fluo"
24. Le rôle des couleurs chez les animaux
- Le végétal
25. La verdure du monde végétal
26. Les autres pigments végétaux
- Le minéral
27. Pierres précieuses et pierres fines
28. Les opales précieuses
29. Les ocres et autres terres colorées
- Le ciel et la mer
30. Les couleurs du ciel
31. Les couleurs de la mer
32. L'arc-en-ciel
33. Les aurores polaires
34. Le ciel nocturne
35. L'univers en fausses couleurs
Couleur et culture
- Les couleurs au quotidien
36. La fabrication des teintures
37. L'application des teintures
38. Les couleurs fluo
39. Couleurs sur le corps
40. Souvent couleur varie
- Quelques pigments pour la peinture
41. Les premiers pigments pour l'art
42. Les pigments jaunes ultralumineux
43. Le bleu outremer
44. D'autres beaux pigments bleus
45. Les pigments à base de chrome
46. Les pigments blancs
- Appliquer la couleur sur un support
47. Principes des peintures à l'eau et à l'huile
48. Les secrets de la peinture à l'huile
49. Les peintures acryliques
Couleur et son
50. Peut-on associer une couleur à un son ?
51. Entendre en couleurs
Conclusion : Ce que disent les couleurs...
Glossaire
Bibliographie
Index

Le sommaire en image


Extrait
Chapitre 1. Qu'est ce que la lumière ?
Des gouttes et des vagues

Comparer la lumière à des gouttes de pluie est une belle métaphore pour illustrer le fait que la lumière, ce flux de vagues électromagnétiques qui nous apparaît continu, est également constitué de grains d'énergie, les photons. Gouttes et vagues, photons et ondes, sont les deux facettes indissociables de la lumière. Impossible d'interpréter tous les phénomènes lumineux si on se limite à un seul des aspects, photon ou onde. Ainsi l'effet photoélectrique, qui consiste en l'éjection d'électrons d'une surface métallique éclairée par de la lumière, s'explique par les impacts successifs des photons incidents sur le métal. En revanche, les couleurs des bulles de savon (voir p.40) et le superbe bleu des ailes des papillons morpho (voir p.48) trouvent leur origine dans le caractère ondulatoire de la lumière.
Les physiciens ont mis du temps à accepter cette double identité de la lumière, à la fois photon et onde. Paradoxalement, alors que l'identité corpusculaire allait devenir la plus difficile à établir (elle ne le sera définitivement qu'au XXe siècle), c'est d'abord elle qui est apparue sur le passeport de la lumière dès l'Antiquité. Isaac Newton (1642-1727) en particulier postula que la lumière était constituée de corpuscules matériels de diverses masses qui, atteignant le fond de l'oeil, engendraient des vibrations produisant diverses sensations de couleur, selon la taille des corpuscules. Mais attention, nous savons aujourd'hui que la lumière est en fait immatérielle et que les photons n'ont pas de masse !
A l'époque, la théorie de Newton atteint rapidement ses limites. Car une description corpusculaire ne permettait pas d'expliquer les phénomènes lumineux étranges qu'étaient les interférences et la diffraction (voir p.40 à 43) : comment des grains de lumière pouvaient-ils engendrer des figures géométriques colorées comme des cercles concentriques ou des lignes parallèles ? Le mystère était total. C'est en cherchant à le percer que les physiciens du XIXe siècle ont été conduits à reprendre l'hypothèse formulée par Christiaan Huygens en 1690 : la lumière se propage sous forme d'ondes comme le son. Parmi ces physiciens, Thomas Young réalise des expériences sur les interférences qu'il interprète sommairement en terme de superpositions d'ondes. Et surtout, Augustin Fresnel publie en 1816 la première théorie complète de l'optique ondulatoire grâce à laquelle il parvient à expliquer quantitativement la diffraction et les interférences.
Reste qu'on ne connaît alors toujours pas la nature profonde de ces ondes lumineuses. James Clerk Maxwell, pourtant préoccupé par un tout autre domaine, apporte un début de réponse en 1865. En cherchant à unifier l'électricité et le magnétisme, il montre qu'un champ électrique et un champ magnétique peuvent osciller de conserve et se propager sous la forme d'ondes appelées ondes électromagnétiques. D'après sa théorie - un des piliers de la physique -, ces ondes se propagent à la même vitesse que... la lumière. Curieuse coïncidence. Et si la lumière faisait partie de l'une de ces ondes ? C'est ce que Heinrich-Rudolf Hertz démontrera brillamment en 1885 en réussissant à produire des ondes électromagnétiques et en établissant que leurs lois s'avèrent en tous points semblables à celles de la lumière en optique.
Grâce à Maxwell et Hertz, nous savons aujourd'hui que les ondes électromagnétiques/ondes lumineuses sont caractérisées par une longueur d'onde (la distance entre les crêtes de l'onde) et une fréquence (le nombre d'oscillations complètes ou de cycles par seconde). La gamme de longueurs d'onde visibles par notre oeil s'étend de 400 nanomètres (violet) à 700 nanomètres (rouge) environ. Les fréquences correspondantes sont très élevées : elles vont de 400 mille milliards à 800 mille milliards de hertz (1 hertz = 1 cycle par seconde). Les longueurs d'onde visibles ne représentent qu'une infime partie des ondes électromagnétiques : infrarouges, rayons ultraviolets, rayons X, et rayons gamma sont autant de gammes d'ondes électromagnétiques non perçues par l'oeil, car possédant une longueur d'onde en dehors du spectre visible (Figure 2). Mais au fait, pourquoi percevons-nous des couleurs quand notre oeil, lui, capte des ondes électromagnétiques ?

Un aperçu du livre




10 avril 2013

Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet

Ecorces
Galerie d'art à ciel ouvert
de Cédric Pollet

Après le succès de son premier livre Ecorces (2008), Cédric Pollet, dans ce deuxième ouvrage, va encore plus loin dans le nombre et la diversité des écorces qu’il présente. Sans texte ni présentation des arbres en eux-mêmes, le livre est entièrement consacré à la dimension esthétique et picturale des écorces. Chaque photo pourrait être un tableau en soi, et leur succession au fil des pages révèle une incroyable palette de formes, de couleurs, de textures… 75% des photos ont été prises en France ou en Angleterre, vous pourrez donc les observer facilement. Pour celui qui sait la regarder et en saisir la beauté, la nature est une immense galerie d’art à ciel ouvert !

Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, Cédric Pollet, Editions Eugen Ulmer, 2011, 256 pages, 450 photos de 250 espèces de plantes arborescentes

A propos de l'auteur

Cédric Pollet est photographe naturaliste, ingénieur paysagiste de formation. Fasciné par l'incroyable beauté des écorces d'arbres, il a fait, voici 12 ans, le pari un peu fou de leur consacrer sa vie professionnelle. C'est ainsi qu'il a parcouru plus de 30 pays et qu'il vit aujourd'hui de ses reportages, de ses expositions, de ses tirages photos et de ses ateliers pédagogiques. Passionné de plantes, Cédric Pollet a déjà photographié plus de 500 espèces d’arbres, des plus communes aux plus rares, toutes ayant une écorce remarquable. Il possède aujourd’hui plus de 20.000 clichés. Parmi ses préférés, les eucalyptus d’Australie, les bouleaux de l’Himalaya, les arbres à encens du Yémen..

Pour en savoir plus

- Des avis de lecteurs
- Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, de Cédric Pollet
- Le dossier de presse de la collection Ecorces
- Le site de Cédric Pollet (actualités, galeries, vidéos, etc)
- Le site des Editions Eugen Ulmer
- Gueules de bois, de Klaod Roparz
- Les arbres en personne, de Francis Vergne
- Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell
- Rencontres avec des arbres remarquables, de Thomas Pakenham
- Le tour du monde en 80 arbres, de Thomas Pakenham
- Arbres et forêts, de Philippe Bourseiller
- Le sexe des arbres, Collectif
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan
- La couleur dans tous ses éclats, de Bernard Valeur

L'introduction de Cédric Pollet
Une source d'inspiration et d'émerveillement inépuisable

Il y a trois ans, mon premier livre "Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde" a séduit des milliers de lecteurs en leur révélant l'incroyable richesse des écorces aux quatre coins du globe. Suite à cet engouement, l'idée de réaliser un deuxième volume sur le même sujet était à la fois séduisante mais plutôt osée.

Pour être à la hauteur d'un tel challenge, il fallait de nouveau pouvoir surprendre, susciter l'émerveillement et provoquer de l'émotion, ce qui n'était pas gagné d'avance. Progressivement, les messages d'artistes et créateurs de tous horizons se sont multipliés, me rappelant alors à quel point les écorces pouvaient être une source d'inspiration originale et inépuisable. De nombreux peintres, mosaïstes, céramistes, sculpteurs, mais aussi designers ou architectes s'imprègnent et s'approprient désormais ce monde fascinant des écorces pour créer. Ils y trouvent des associations de couleurs, des matières, des textures et des graphismes originaux qui se mélangent sans limite.

L'existence d'un second opus prend ainsi du sens : celui de l'art et de l'esthétisme. La nature n'a rien à envier aux collections d'oeuvres d'art exposées dans les plus beaux musées de la planète. Elle nous offre généreusement tous ses trésors picturaux à condition de prendre le temps de l'observer. Le monde des écorces devient alors une véritable galerie d'art à ciel ouvert, accessible à tous, passionnés d'art ou amoureux de la nature.

A la façon d'un catalogue d'exposition ou d'un porte-folio, les 450 photos présentées dans cet ouvrage, soit plus de 250 espèces de plantes arborescentes, ont été classées par ordre alphabétique en utilisant comme référence le nom latin de l'arbre. Elles ont été sélectionnées uniquement pour leur qualité picturale, leurs couleurs éblouissantes, leur originalité, leurs graphismes surprenants, voire abstraits. Chaque photo est légendée par le nom latin, le nom commun et le lieu précis de la prise de vue (une douzaine de pays sont représentés). Cette dernière information vous permettra je l'espère de rendre un jour visite à certains de ces arbres puisque les trois quarts poussent finalement à deux pas de chez vous, en France ou au Royaume-Uni.

La mise en page se veut volontairement très épurée. Le livre est rythmé par des doubles pages illustrant des détails graphiques très différents pris sur le tronc d'une même espèce. On trouve aussi des séries de clichés sur fond noir montrant la diversité des écorces au sein d'un même genre botanique (Acer, Betula, Corymbia, Eucalyptus, Pinus, Prunus et Stewartia). Enfin, j'ai sélectionné une succession de photos prises avec le même cadrage afin de suivre l'évolution de trois espèces (eucalyptus, platane, cyprès) sur plusieurs années.

La visite de cette exposition d'écorces se clôture par une grande galerie de troncs ayant pour but de rappeler que toutes ces palettes contemporaines, ces vues aériennes, ces volcans en éruption, ces coupes au microscope ne sont en fin de compte que de simples arbres voués à enchanter nos sens.

Dans la sobriété de la nature, la richesse des sensations se dévoile en toute simplicité. Au coeur de cette immense forêt de rêve, je vous invite à me rejoindre pour partager sa réalité.

Trois questions à Cédric Pollet

Le Mag de Flora : Au niveau technique, comment parvenez-vous à réaliser de tels clichés ?

Cédric Pollet : Le plus simplement du monde. Un boîtier correct, un objectif macro, un trépied et surtout deux éléments essentiels : un bon oeil et une bonne connaissance de son sujet. Mais quand on a un modèle exceptionnel sous les yeux, comment ne pas réussir une bonne photo !

Au fil des années et de vos voyages, avez-vous remarqué une modification de l’écosystème dans lequel vous travaillez ?

Je retourne rarement dans les mêmes endroits, si ce n’est près de chez moi, dans quelques jardins que j’affectionne. Je vois donc peu de changement, si ce ne sont des décalages dans les saisons et dans la période de desquamation de certaines écorces. Cette année, par exemple, tout semble très précoce. Je pense que les arbousiers ou les eucalyptus, que je suis régulièrement, vont perdre leurs écorces quelques semaines plus tôt. Sinon, durant mes expéditions botaniques, j’ai bien sûr pu observer de gros problèmes environnementaux qui perdurent d’années en années : les écobuages (cultures sur brûlis) à Madagascar qui empirent ; la déforestation massive en Tasmanie, avec en plus des bombes de Napalm pour nettoyer les surfaces déforestées ; des forêts primaires uniques au monde dont quasi personne ne parle ; la surexploitation de l’homme sans aucun souci de développement durable au Yémen, qui menace l’emblème même de l’île de Socotra : les dragonniers.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Un troisième livre pour clôturer cette trilogie sur les écorces. Cette fois, l’accent sera mis sur les jardins et les paysages, comme apporter de la couleur grâce aux écorces dans un jardin, en particulier l’hiver.

Un entretien télévisé où Cédric Pollet nous présente son second livre Ecorces (2011)


Une vidéo, tournée au moment de la parution de son premier livre Ecorces (2008),
où Cédric Pollet nous décrit son parcours, sa façon de procéder, etc.


Un aperçu du livre
De superbes photos trouvées ici ou là sur internet (l'ouvrage en compte 450).
Vous pourrez en découvrir plusieurs autres sur le site de Cédric Pollet.


















09 avril 2013

Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, de Cédric Pollet

Ecorces
Voyage dans l'intimité des arbres du monde
de Cédric Pollet

Petite mise à jour de cette ancienne note
pour l'ajout de photos et d'une vidéo.

Ce livre est l’aboutissement de 10 années de photographie consacrées à rechercher les plus belles écorces d’arbres à travers le monde. L’auteur y présente près de 200 écorces d'arbres, les plus spectaculaires, les plus graphiques, les plus étonnantes qu’il ait vues sur les cinq continents : Europe, Afrique, Asie, Océanie, Amériques. Chaque photo d’écorce est une oeuvre d’art en soi. En vis-à-vis, une photo de l’arbre dans son environnement naturel, ainsi qu’un texte court et captivant où l'on apprend l’essentiel sur l’origine de l’arbre, son nom, son milieu naturel, ses particularités et ses usages éventuels, font de ce livre un ouvrage non seulement superbe, mais également passionnant pour un large public : scientifiques, botanistes, amoureux de la nature; passionnés de photographie, d’architecture, de design et d’art en général.

Ecorces : Voyage dans l'intimité des arbres du monde, Cédric Pollet, Editions Eugen Ulmer, 2008, 192 pages, plus de 400 photos d'écorces de 220 espèces d'arbres

A propos de l'auteur

Cédric Pollet est photographe naturaliste, ingénieur paysagiste de formation. Fasciné par l'incroyable beauté des écorces d'arbres, il a fait, voici 12 ans, le pari un peu fou de leur consacrer sa vie professionnelle. C'est ainsi qu'il a parcouru plus de 30 pays et qu'il vit aujourd'hui de ses reportages, de ses expositions, de ses tirages photos et de ses ateliers pédagogiques. Passionné de plantes, Cédric Pollet allie, à la beauté de ses photos, des textes d'une grande qualité informative. Il a déjà photographié plus de 500 espèces d’arbres, des plus communes aux plus rares, toutes ayant une écorce remarquable. Il possède aujourd’hui plus de 20.000 clichés. Parmi ses préférés, les eucalyptus d’Australie, les bouleaux de l’Himalaya, les arbres à encens du Yémen..

Pour en savoir plus

- Des avis de lecteurs
- Ecorces : Galerie d'art à ciel ouvert, de Cédric Pollet
- Le dossier de presse de la collection Ecorces
- Le site de Cédric Pollet (actualités, galeries, vidéos, etc)
- Le site des Editions Eugen Ulmer
- Gueules de bois, de Klaod Roparz
- Les arbres en personne, de Francis Vergne
- Arbres extraordinaires, de Lewis Blackwell
- Rencontres avec des arbres remarquables, de Thomas Pakenham
- Le tour du monde en 80 arbres, de Thomas Pakenham
- Arbres et forêts, de Philippe Bourseiller
- Le sexe des arbres, Collectif
- Nature insolite, de Snezana Gerbault
- Curiosités végétales, de Muriel Hazan

Extrait : Origines d'une passion

Je suis né à Nice en 1976, dans cette région de France où la beauté de la nature, déjà généreuse et luxuriante, est amplifiée par cette lumière naturelle subtile tant appréciée des artistes. Mes racines familiales, méditerranéennes du côté maternel et savoyardes du côté paternel, m'ont permis de me familiariser, dès ma plus tendre enfance, avec ce monde des arbres. Olivier, pin parasol, eucalyptus et plantes exotiques d'un côté ; mélèze, épicéa, hêtre et bouleau de l'autre. Profondément ancrée en moi, cette véritable passion pour le végétal s'est révélée comme une vitale et profonde évidence, lors de mon cursus d'ingénieur en agriculture à Lyon (I.S.A.R.A).

En 1999, j'ai eu l'opportunité d'intégrer le département d'horticulture et de paysage de l'Université de Reading en Angleterre. C'est à cette occasion que j'ai utilisé pour la première fois, en simple autodidacte et amoureux des jardins à l'anglaise, un appareil photo argentique. Après avoir mis plusieurs heures pour atteindre et visiter un parc que je m'imaginais idyllique, aucune fleur ne suscita réellement mon enthousiasme. Je ne pouvais rentrer sans ramener un souvenir de ce jardin. En partant, le tronc tourmenté d'un vénérable chêne pluriséculaire m'a alors littéralement ouvert les yeux sur un monde qui m'était jusque-là totalement inconnu : celui des écorces. Ce fut une véritable révélation qui changea le cours de ma vie.

Une vidéo où Cédric Pollet nous décrit son parcours, sa façon de procéder, etc.


Un aperçu du livre
De superbes photos trouvées ici ou là sur internet (l'ouvrage en compte plus de 400).
Vous pourrez en découvrir plusieurs autres sur le site de Cédric Pollet.