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10 juin 2013

Truffes royales, de Katharine MacDonogh

Truffes royales
Histoire des animaux de cour
de Katharine MacDonogh

Jamais encore n’avait été publiée une véritable histoire des animaux de cour, surtout des chiens, bien qu’abondent témoignages, anecdotes et oeuvres d’art mêlant princes et bêtes. Ces compagnons à truffe se sont toujours révélés les plus fidèles des sujets pour leurs maîtres couronnés. Ils furent en outre des substituts de parents, d’enfants ou d’amis dans des familles royales où les émotions intimes trouvaient difficilement à s’exprimer entre humains.

Ainsi a-t-on vu Elisabeth II plus affectueuse avec ses corgis qu’avec ses fils. Plus loin dans le passé, la légende raconte que Thisbée, chienne de Marie-Antoinette, se serait suicidée après l’exécution de la reine. Dans un genre plus comique, on se souvient des lettres de Madame Palatine, belle-soeur de Louis XIV, sur les nombreux épagneuls ayant élu son lit pour territoire au point d’y mettre bas.

Il n’y avait qu’une Anglaise pour pouvoir raconter avec autant de précision que de truculence les épisodes de ce drôle de "règne" animal qui compte certes beaucoup d’exemples outre-Manche, mais aussi partout en Europe, et jusqu’à la cour de Chine.

Truffes royales, Katharine MacDonogh, Traduit de l'anglais par Danièle Momont, Editions Payot, janvier 2008, 352 pages, avec des photos au centre

A propos de l'auteur

L’historienne Katharine MacDonogh a longtemps vécu à Paris. Elle travaille désormais sur le séjour de Napoléon dans l’île d’Elbe, ce même Napoléon qui n’avait jamais pu supporter les carlins de Joséphine.

Au sommaire

- Dans le coeur des rois
- Préférences royales
- Tout pour leur bien-être
- Protecteurs et bourreaux
- L'origine des espèces

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Payot
- Les animaux de l'Histoire, de Valérie de Lore
- Les animaux qui ont une histoire, de Michel de Decker
- Histoires insolites des animaux de Paris, de Rodolphe Trouilleux

La couverture de l'édition 2011, en format poche


Deux extraits du livre

Dans le coeur des rois

C'est dans les cours royales qu'on s'est d'abord entiché d'animaux de compagnie. Rehaussant l'éclat des maisons princières, ils témoignent à la Renaissance de l'ostentation de leurs maîtres ; ce sont alors de véritables articles de luxe. Mais l'on admet communément que les charmantes petites bêtes jouent surtout un rôle d'exutoire affectif. L'animal domestique devient le plus loyal des sujets, incapable de trahison et nourrissant envers son souverain des sentiments désintéressés. Lui seul est en communication permanente avec le roi.
Dans Le Livre de San Michèle, le médecin et écrivain suédois Axel Munthe explique : "Le chien ne peut pas dissimuler, ne peut pas tromper, ne peut pas mentir, parce qu'il ne peut pas parler. Le chien est un saint. [...] Un chien accepte joyeusement la supériorité de son maître [...]. Il regarde son maître comme son roi, presque son Dieu. [...] Son instinct lui dit lorsqu'il est indésirable ; il reste des heures couché tranquillement pendant que son roi travaille dur, comme travaillent souvent les rois, ou du moins comme ils devraient travailler. Mais lorsque son roi est triste et préoccupé, il sait que son heure est arrivée et il vient en rampant poser la tête sur son genou. - Ne te tourmente pas ! Tant pis s'ils t'abandonnent tous, je suis ici pour remplacer tous tes amis et me battre contre tous tes ennemis."
Dès leur plus jeune âge, les monarques vivent pour la plupart auprès d'animaux avec lesquels ils tissent, au cours de leur enfance privilégiée mais solitaire, des liens indéfectibles. Ces compagnons contribuent à atténuer les tensions inhérentes à la charge royale ainsi qu'à combler le néant qui ronge le coeur de la monarchie. Leur présence est un rempart contre l'ennui et la facticité de la vie de cour, régie par l'étiquette et le protocole. Les souverains, espèce à part entière, vivent parfois dans une telle symbiose avec leurs bêtes que la frontière entre l'humain et l'animal tend à s'estomper. Pour les femmes en particulier, le chien ou le chat fait souvent office d'enfant de substitution, jouissant à ce titre d'une tendresse maternelle qu'elles refusent à leur propre progéniture. L'animal n'est pas simplement humanisé ; il s'avère supérieur à l'homme.

Les enfants

Les enfants royaux côtoient des animaux dès leur naissance ; à tel point que la future reine Victoria manque voir le jour au milieu d'une horde de chiens de manchon lorsque, en 1819, la duchesse de Kent, alors enceinte de huit mois, arrive en Angleterre à bord d'une berline de voyage grouillant de petits toutous. Puisque les souverains tiennent tant à leurs bêtes, ils y accoutument natu­rellement leurs héritiers. Mais c'est aussi d'éducation qu'il s'agit : les princes doivent apprendre à chasser afin de se préparer à faire la guerre, triompher de leurs peurs, endurcir leur coeur aux accidents comme aux dangers qui ne tarderont pas à les menacer, et c'est en général à califourchon sur un chien qu'ils prennent leurs premières leçons d'équitation. Vers quatre ans, ils passent au poney. Les futurs rois se trouvent en outre séparés, par la force des choses, de la plupart des enfants de leur âge et on les dissuade de se lier trop intimement avec les rares bambins qu'ils côtoient. Quant à la négligence de leurs parents, elle ne fait qu'accentuer ce vide émotionnel. Evoquant son enfance, le duc de Windsor - ex-Edouard VIII ayant abdiqué en 1936 - remarque que "les rois et les reines ne sont pères et mères qu'en deuxième lieu". Il est fréquent qu'une telle carence affective se traduise par des troubles psychosomatiques dont seuls les animaux familiers ne font aucun cas.

La note de lecture d'Audrey Millet

Paru en 2008 aux Editions Payot et Rivages, l’ouvrage de Katharine MacDonogh est aujourd’hui disponible en livre de poche. L’historienne anglaise nous propose un petit livre original et amusant.

Dans un premier chapitre l’auteure insiste sur la place des animaux de compagnie, en particulier des chiens, au sein des cours royales. Articles de luxe, ils reflètent l’ostentation des maîtres mais Katharine MacDonogh souligne également le rôle d’exutoire affectif de l’animal. Sujets loyaux, incapables de trahison et aux sentiments désintéressés, les compagnons à truffes entourent les souverains dès leur plus jeune âge. L’affection à leur progéniture rompue par le métier de reine est transférée sur l’animal humanisé. Chien goûteur, chat mangeur de souris, caniche teneur de traîne à Versailles, ami de l’exil ou encore remplaçant du mari désintéressé : il occupe une fonction utilitaire. C’est jusqu’au dernier souffle qu’il accompagne son maître comme l’illustre la demande de Jean-Galéas Sforza, sur son lit de mort, d’avoir ses lévriers à son chevet. Ajoutons que certains animaux bénéficient des "Préférences royales" (Chapitre 2). Alors qu’au XVIe siècle le nombre de races est relativement limité et les animaux choisis pour leur fonction plutôt que pour leurs caractéristiques physiques, une hiérarchie des genres se met peu à peu en place : chien de chasse, chien de salon…

Lorsqu’on aime, on ne compte pas ! Nous le savons, un chien peut aujourd’hui posséder sa propre garde-robe. Pourtant, l’activité n’est pas nouvelle. En effet, les peintures et les tapisseries de la Renaissance portent les stigmates des modes canines : harnais ornés de joyaux et colliers de velours, de cuir, de soie des épagneuls mettent en scène les cadeaux somptueux des maîtres. Toujours au XVIe siècle s’affirme la mode du manteau d’apparat mais les noeuds, les pendants d’oreilles et autres accessoires derniers cris ne sont pas en reste. Evidemment, les soins et le toilettage, les coussins et les niches de luxe apportent la touche finale à cette culture des apparences canines. Pour un compagnon aussi important, il est également nécessaire de concocter un menu fastueux. C’est pourquoi il n’est pas rare qu’un chien mange à la table de son maître une viande rôtie et une brioche accompagnée de lait. Bichonner son animal est une aussi une manière de se soigner. Il est le miroir de son propriétaire et de sa noblesse.

Les gens de cour, et plus particulièrement les souverains, sont donc les premiers défenseurs de la cause animale (Chapitre 4). En effet, ils sont à l’origine des premiers mouvements de lutte contre les mauvais traitements qui leur sont infligés. Si à la fin du XVIIIe siècle, la distinction entre médecin et vétérinaire reste particulièrement floue, les apothicaires délivrent des remèdes identiques aux animaux et aux hommes. Une attention particulière est d’ailleurs portée à la mise bas à une époque où la mortalité infantile est élevée. Toutefois, les animaux sont aussi les victimes des détracteurs de leurs maîtres. Lors de la première vague d’émigration de la Révolution Française, abandonnés, ils sont brulés en place de Grève. Tuer le chien, c’est tuer le maître et ce qu’il représente.

Dans un cinquième et dernier chapitre, Katharine MacDonogh explique l’importance des échanges de cadeaux entre cours permettant ainsi de tisser des liens commerciaux, diplomatiques et familiaux. Cadeaux courants lors des fiançailles, les chiens et les chats établissent une relation sentimentale entre les protagonistes qui, bien souvent, ne se connaissent pas. Un commerce et des élevages naissent alors pour assouvir ce besoin d’affection et d’ostentation.

Entre l’édition de 2008 et celle de 2011, l’ouvrage a perdu une partie de son titre : Truffes royales. Il aurait été souhaitable de le garder afin de ne pas induire en erreur un lecteur qui pouvait espérer croiser des perroquets ou autres animaux exotiques. Les sociétés occidentales considèrent comme acquise la compagnie des animaux. Pourtant, c’est après plusieurs siècles que le chien trouve sa place dans nos maisons. Il est regrettable que cet ouvrage n’évoque pas des acteurs plus communs que la reine Victoria ou Louis XIV. Placer l’animal dans une histoire de la production, de la circulation, des échanges, de la consommation et saisir les rapports entre les usages et les représentations aurait été préférable. Toutefois, Histoire des animaux de cour peut amuser le lecteur et lui fournira quelques informations sur un volet de la culture matérielle et des apparences malgré un ensemble très inégal.

29 mai 2013

Les animaux amoureux, de Pascal Picq et Eric Travers

Les animaux amoureux
de Pascal Picq
photographies d'Eric Travers

d'après le film de
Laurent Charbonnier

Des animaux peuvent-ils être amoureux ? Le simple fait de poser la question heurte la longue tradition de la pensée occidentale qui ne voit dans les animaux que des machines mues par des instincts. Mais il suffit de les observer un peu pour découvrir que l’art délicat de la séduction n’est pas l’apanage de l’être humain. Les mâles et les femelles du monde animal nous offrent un superbe éventail de modes de séduction et de sélection : chants, parades nuptiales, offrandes… et font souvent preuve d’une ingéniosité, d’une audace et d’une détermination parfois inattendues.

A travers plus de 300 photos uniques et magnifiques, prises aux quatre coins du monde (Australie, Canada, Afrique, Guyane…) à l’occasion du tournage du long métrage de Laurent Charbonnier, accompagnées d’une réflexion sur l’homme et l’animal, ce livre nous invite à découvrir sous des angles insolites, des moments rares, inédits, cocasses qui nous renvoient à des attitudes souvent familières. Tour à tour drôles, émouvants, tendres ou cruels les animaux se révèlent être de véritables miroirs pour l’homme.

Les animaux amoureux, Pascal Picq, Photographies : Eric Travers, d'après le film de Laurent Charbonnier, Editions du Chêne, 2007, 254 pages

A propos de l'auteur

Pascal Picq est l'une des principales figures de la paléoanthropologie en France. Il est aujourd'hui maître de conférences au Collège de France.

Pour en savoir plus

- Le film Les animaux amoureux, de Laurent Charbonnier
- Manuel universel d'éducation sexuelle, d'Olivia Judson
- Les jeux de l'amour, du hasard et de la mort, de Paul Galand
- Bestiaire érotique, de Jean-Luc Hennig
- Les petites bêtes, de Christine Bravo
- Les grosses bêtes, de Christine Bravo
- Le dépit du gorille amoureux, de Marie-Claude Bomsel
- Le singe est-il le frère de l'homme ? de Pascal Picq
- La plus belle histoire des animaux, Collectif avec Pascal Picq

L'avis d'un lecteur
Source

Un ouvrage riche en photos et en explications

Pascal Picq et Eric Travers nous font visiter en 250 pages de qualité la vie amoureuse des animaux.

De nombreuses et superbes photos d'animaux viennent illustrer des textes riches expliquant parades nuptiales, accouplements, relations entre les mères et leurs petits, rivalités entre les prétendants, jeux de l'amour, rôles des mâles, etc...

Vous y trouverez la description amoureuse de nombreux animaux : les dauphins, les kangourous, les hippopotames, les lions, les singes, les zèbres ou les girafes.

Un ouvrage à recommander donc aux lecteurs intéressés par la nature et les animaux.

L'affiche du film
Les animaux amoureux
réalisé par Laurent Charbonnier, 2007, 1h25


28 mai 2013

Manuel universel d'éducation sexuelle, d'Olivia Judson

Manuel universel d'éducation sexuelle
à l'usage de toutes les espèces
selon le Dr Tatiana

d'Olivia Judson

Voici un manuel d'éducation sexuelle unique, qui s'adresse à toutes les espèces vivantes. Il indique, par exemple, quand la nécrophilie est acceptable et qui peut s'adonner à la zoophilie (et avec qui). Il révèle quel est le meilleur moment pour changer de sexe, comment une vierge peut enfanter et quand il est loisible de dévorer son partenaire. Il prodigue aussi des conseils plus pratiques, par exemple sur les grossesses mâles ou les avantages d'un pénis détachable. A la fois spirituel et informatif, ce livre est un recueil de lettres d'innombrables créatures préoccupées par leur vie sexuelle, adressées au sage Docteur Tatiana (alias Olivia Judson), la seule sexologue ayant une profonde connaissance de la biologie évolutive. Mêlant humour et rigueur, elle peut rassurer ses correspondants : même si les actes qu'ils décrivent semblent consternants et pervers, ces pratiques sont en fait parfaitement normales - au moins si vous n'êtes pas humain. Confrontant les normes du monde humain aux moeurs sexuelles du monde animal, elle en dévoile toutes les merveilles.

Un exemple d'une question adressée au Dr Tatiana :

Chère Dr Tatiana,
Je suis une mante religieuse et j'ai constaté que je prends davantage de plaisir quand je croque la tête de mes amants. En effet, ils ont alors des spasmes prodigieux, et se montrent moins inhibés. Est-ce que vous ressentez la même chose ?
Signé : je les préfère sans tête
Lisbonne


Chacun sait qu'il faut se méfier des mantes religieuses ; mais beaucoup ignorent qu'il faut aussi se méfier du docteur Tatiana. Sous ce nom d'emprunt se cache une chercheuse à l'Imperial College de Londres. Cette leçon très particulière d'humour et de biologie de pointe est aussi un hymne à l'inépuisable inventivité de la nature.

Manuel universel d'éducation sexuelle, Olivia Judson, traduction de Jean-Baptiste Grasset, avec le concours de Fabien Raimbault, Editions du Seuil, 2006, 328 pages

A propos de l'auteur

Olivia Judson est chercheuse en biologie de l'évolution à Londres. Elle mène en parallèle une carrière de journaliste scientifique.

Au sommaire

De la souffrance et de l'extase
Observations préliminaires de Mme le Dr Tatiana
L'inévitable guerre des sexes
1. Description du champ de bataille
2. Tout gaspillage est exécrable
3. Fruits de la connaissance
4. A l'épée ou au pistolet ?
5. Comment un perdant peut-il néanmoins l'emporter ?
L'évolution de la perversité
6. Comment faire l'amour avec une cannibale
7. Crimes passionnels
8. Les furies ne sont pas en enfer
9. Aphrodisiaques, philtres d'amour et autres recettes de cuisine passionnelle
10. Jusqu'à ce que la mort nous sépare
Les mâles sont-ils nécessaires ? En général, mais pas toujours
11. La fornication des rois
12. Le testicule d'Eve
13. Parfaitement vierge
Postface
Notes savantes
Remerciements
Index

Pour en savoir plus

- Le site des Editions du Seuil
- Les animaux amoureux, de Pascal Picq et Eric Travers
- Les jeux de l'amour, du hasard et de la mort, de Paul Galand
- Bestiaire érotique, de Jean-Luc Hennig
- Les petites bêtes, de Christine Bravo
- Les grosses bêtes, de Christine Bravo
- Le dépit du gorille amoureux, de Marie-Claude Bomsel

L'avis d'un lecteur
Source

Amusant.

N'est d'aucune utilité dans l'éducation des jeunes ados. Mais c'est amusant, et réaliste, car décrivant les habitudes parfois insoupçonnées d'oiseaux ou d'insectes ou d'autres animaux à la vie amoureuse inattendue.

Dr Tatiana, sexologue pour animaux
un article de Matthieu Durand
Source

Epouses volages, maris jaloux, viols, homosexualité, inceste... Dans le règne animal, la vie sexuelle donne lieu à bien des questions. Auxquelles répond sans tabou le docteur Tatiana.

Un lion, épuisé de devoir faire l'amour toutes les demi-heures pendant cinq jours, quand sa "femme" est en chaleur ; un pou des éponges, désemparé de découvrir que dans son "harem de superbes femelles" se cachent des travestis ; une mouche de 3mm inquiète à l'idée de produire un spermatozoïde de 58mm ; une femelle de l'iguane marin, scandalisée par des jeunes mâles qui se masturbent en groupe devant elle… Autant de témoignages poignants reçus par le docteur Tatiana, sexologue à l'écoute de nos amis à plumes, à poils ou à écailles.

La Britannique Olivia Judson, journaliste scientifique et biologiste de formation, a eu la bonne idée de compiler quelques unes des lettres imaginaires adressées à la spécialiste du sexe dans un livre érudit et drôle : Manuel universel d'éducation sexuelle à l'usage de toutes les espèces. C'est que les galipettes, dans le règne animal, sont aussi variées et originales que ceux qui les exécutent. Tant mieux d'ailleurs, "sans la sexualité, explique le Dr Tatiana, la nature ne présenterait pas toutes ces formes resplendissantes".

"Désolée, les gars"

Et pourtant, dans la savane comme sur la banquise, dans les airs et sous l'eau, se déroule une impitoyable guerre des sexes. "Dans la plupart des espèces, [elle] résulte d'une attitude dévergondée de la part des femelles", précise la sexologue. Explication : "Les femelles les plus volages produisent des descendants plus nombreux et mieux portants. La sélection naturelle, apparemment, sourit plutôt aux catins. Désolée, les gars".

D'où les trésors d'ingéniosité développés par ces messieurs pour s'attirer les grâces du beau sexe : nourriture, chant, danse, pénis "évoquant de moyenâgeux instruments de torture"… Mais parfois, les rapports deviennent violents : les jeunes lions de mer n'hésitent pas à kidnapper des femelles pour les violer ; à l'inverse, certaines araignées et scorpions aiment bien associer l'acte sexuel à un bon repas… constitué de leur partenaire masculin ! "Chez la lycose enragée, après le sexe, [le mâle] projette en l'air sa dulcinée, écrit Tatiana. Pendant qu'elle récupère de ce choc, lui-même a filé."

Homosexualité et monogamie

Les animaux n'ont pas de tabous, la sexologue non plus, qui répond à toutes les questions. Ainsi, à cette maman lamantin qui se lamente sur les penchants homosexuels de son fils, Tatiana explique qu'un "certain degré d'homosexualité est chose courante chez toutes sortes d'animaux" : singes bonobos, manchots d'Adélie, dauphins à grand nez - lesquels aiment également se satisfaire avec des tortues de mer, des anguilles et même des requins ! Quant à la monogamie, pointe Tatiana, c'est un "phénomène rare, à tel point qu'on pourrait y voir un des comportements biologiques les plus déviants".

Avec ce manuel donc, on apprend autant que l'on s'étonne et que l'on rit. Bravo à Olivia Judson d'avoir inventé ce personnage de sexologue - que l'on imagine forcément parler avec un accent autrichien - pour décrire la vie intime et souvent méconnue des animaux. Certes, il est parfois difficile de savoir à quoi ressemblent certaines bestioles au nom exotique mais le contexte permet en général de les rattacher à une "grande famille" (les "volants", les "rampants", les "poilus" ou les "emplumés"). Et, en refermant l'ouvrage, on réalise à quel point l'expression "faire l'amour comme une bête" reste bien en deçà de la réalité.

Un extrait du documentaire : Docteur Tatiana
un programme adapté du livre
diffusé sur France 5 en 2005, durée : 1h20

Ce programme est une adaptation d'un livre, best seller au Royaume-Uni, écrit par la biologiste anglaise Olivia Judson, tenant elle-même le rôle du Docteur Tatiana, sexologue pour animaux. Dans son cabinet et sur un plateau de télévision, parodiant les talk shows, le Docteur Tatiana reçoit une étrange cohorte d'animaux venue la consulter à propos de problèmes sexuels bizarres et variés. De la hyène rieuse à la coccinelle en passant par le pou d'éponge et de l'hippocampe, tous les animaux sont incarnés par des comédiens, chanteurs et danseurs, aux costumes et aux maquillages flamboyants. Une dizaine de chansons, chacune chorégraphiée, illustre les cas les plus surprenants. Ce documentaire est aussi 'truffé' d'informations, d'animations et de reportages, corroborés par des interviews, aussi sérieuses que réjouissantes, de chercheurs mondialement reconnus. De la nymphomanie des femelles à la soumission des mâles, quelques idées reçues sont sérieusement chamboulées. Et, l'analogie permanente avec la sexualité humaine contribue grandement à l'intérêt de suivre les boires et les déboires de nos amies les bêtes.


Sur le même thème :

Stratégies de séduction
un documentaire diffusé sur France 5


27 mai 2013

Les jeux de l'amour, du hasard et de la mort, de Paul Galand

Les jeux de l'amour,
du hasard et de la mort

Comportement animal et évolution
de Paul Galand

Pour chacune des espèces qui nous entourent, la capacité de se reproduire fait partie de leur définition même. Réussir cette épreuve est le critère absolu de l'adaptation réussie d'une forme vivante. La prodigieuse diversité du monde vivant reflète l'infinie variété des solutions fournies par la nature à cette équation dont chaque espèce est, en soi, une solution originale.

Ce livre parle d'alliances, de leurres, d'attachement, parfois même de fidélité et souvent de beauté. Il parle aussi de parades amoureuses, de séduction, d'amour, mais aussi de rivalités et luttes, parfois mortelles. Deux stratégies opposées ont été retenues par la sélection naturelle : produire beaucoup de petits et accepter une forte proportion de mortalité ou produire un nombre limité de descendants et se donner beaucoup de mal et de soucis pour les mener à l'âge adulte. Telles sont les questions abordées par l'auteur, en même temps que d'autres qui peuvent à première vue paraître insolites.

A quoi, par exemple, riment ces parades parfumées, lumineuses, musicales, chorégraphiques ou électriques auxquelles se livrent certains animaux ? L'ouvrage fournit certes des éléments de réponse à de telles questions, évoquant parfois pour cela Alice et la Reine Rouge, mais il en pose automatiquement d'autres, comme il convient à la démarche scientifique. Ce qui n'empêche pas d'admirer au passage l'incroyable diversité des comportements et la beauté des formes qui résultent du travail de la sélection naturelle et qui rendent si fascinant l'extraordinaire monde animal qui nous entoure.

Les jeux de l'amour, du hasard et de la mort, Paul Galand, Editions Racine, 2011, 312 pages

A propos de l'auteur

Paul Galand est docteur en sciences zoologiques et agrégé en biologie cellulaire. Passionné par la vulgarisation scientifique, il participe depuis plus de 40 ans à l'émission hebdomadaire Le jardin extraordinaire (RTBF) en tant que conseiller scientifique et présentateur.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Racine
- Les animaux amoureux, de Pascal Picq et Eric Travers
- Manuel universel d'éducation sexuelle, d'Olivia Judson
- Bestiaire érotique, de Jean-Luc Hennig
- Les petites bêtes, de Christine Bravo
- Les grosses bêtes, de Christine Bravo
- Le dépit du gorille amoureux, de Marie-Claude Bomsel

19 mai 2013

180 Quiz - Les Incollables à mousqueton

Collection
180 Quiz
Les Incollables à mousqueton

+ recharge

Réparties sur 3 niveaux de difficulté : facile, moyen, expert, ces mini-fiches contiennent 180 questions-réponses pour vérifier ou approfondir vos connaissances, ainsi que des fiches d'informations insolites (records, histoires vraies, légendes...).

Grâce au mousqueton et à leur format compact de 6x11cm, ces 40 mini-fiches plastifiées peuvent être emportées partout.

En un mot, des quiz ludiques au format pratique pour petits et grands.

180 Quiz, 40 mini-fiches, Editions Play Bac, Collection Les incollables à mousqueton, 2009-2010

A propos de la collection

Avec plus de 30 références dans le livre, le jeu et le multimédia, la collection "Les Incollables" explore tous les moyens d'amuser intelligemment toute la famille.

Pour en savoir plus

- Le site des Incollables
- Incroyables ces animaux ! des Editions Play Bac
- Incroyable nature ! des Editions Play Bac
- Quizz Nature, 1000 questions, de Guilhem Lesaffre
- 400 questions sur les animaux, de Béatrice Solleau
- Le grand quiz des connaissances : Le monde animal
- Le grand quiz des connaissances : Le monde de la nature

Présentation de la collection
Les Incollables à mousqueton
(cliquez sur les images pour les agrandir)

Chats - Dauphins - Planètes - Moyen-Age
Chevaux - Ecologie - Dinosaures - Egypte



Un aperçu du thème 180 Quiz Dinosaures
pour vous donner une idée de la présentation des cartes
et de la difficulté des questions si vous souhaitez acheter ces quiz


Le jeu
Pour les amateurs de quiz sur les animaux, sachez qu'il existe aussi cette boite de jeu que l'on peut trouver facilement sur internet (sur le Bon Coin ou Price Minister).

Le jeu des Incollables
Recharge Nature et Animaux
en 1800 questions-réponses
pour toute la famille
de 6 à 99 ans


22 octobre 2012

Animaux des montagnes, de Christian Couloumy et Jean-François Desmet

Animaux des montagnes
de Christian Couloumy
et Jean-François Desmet

Rassemblant de superbes images, cet ouvrage invite à la rencontre de la faune de nos montagnes.

De la sympathique marmotte au curieux desman des Pyrénées, en passant par l'aigle royal, le chamois, la grenouille rousse et l'insolite tichodrome échelette, une centaine d'espèces se dévoilent dans leur intimité.

Photographies d'ambiances et de comportements sont autant d'occasions d'apprendre à mieux connaître ces animaux vivant dans ce contexte si particulier qu'est le milieu montagnard. Un album incontournable.

Animaux des montagnes, Christian Couloumy, Jean-François Desmet, Editions Glénat, 2009, 191 pages

A propos des auteurs

Christian Couloumy est chef de secteur au Parc national des Ecrins. Passionné de montagne, il s’intéresse plus particulièrement aux grands rapaces, parmi lesquels l'aigle royal, dont il est devenu l’un des spécialistes en France. Auteur de plusieurs ouvrages sur la faune montagnarde, il contribue à la connaissance et à la protection de la nature grâce à son implication dans des actions de communication. Il collabore notamment à plusieurs émissions sur France Inter, dont CO2 mon amour, auprès de Denis Cheissoux.

Jean-François Desmet, docteur en écologie, est directeur du Groupe de recherches et d’informations sur la faune dans les écosystèmes de montagne. Depuis plusieurs décennies, il conduit des recherches sur le lagopède alpin dans les Alpes, partageant son temps entre la toundra alpine, qu'il parcourt à longueur d'année et les rencontres scientifiques. Les vertébrés de montagne, notamment les reptiles, les amphibiens et les chauves-souris, auxquelles il consacre de nombreuses nuits, n'ont aucun secret pour lui.

L'avis d'une lectrice
Source

Magnifique !

Nous sommes partis à Chamonix cet été et mon fils de 9 ans 1/2 a feuilleté ce livre dans une librairie ! Il s'exclamait à chaque page et a eu du mal à s'en détacher... du coup, j'ai eu envie de le lui offrir ! Les photos sont splendides et les commentaires ne sont pas rébarbatifs, ainsi, il prend plaisir à nous les lire ce qui nous permet d'apprendre plein de choses. Il existe aussi en version flore tout aussi passionnant ! Je les recommande tous les deux !

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Glénat
- Animaux en montagne, par l’équipe du Parc national des Ecrins

Le sommaire en image
Cliquez pour l'agrandir

Quelques extraits
Pour voir ces images en grand format, visitez le site des Editions Glénat.

20 octobre 2012

Animaux en montagne, par l’équipe du Parc national des Ecrins

A la rencontre des animaux en montagne
356 espèces dans leur milieu
par l’équipe du Parc national des Ecrins

Des abords des villages aux éboulis d’altitude, un panorama très accessible des animaux dans le milieu montagnard.

D’utilisation facile, ce guide de terrain présente 356 espèces d’animaux vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons) classées selon leur habitat de prédilection.

Elaboré de manière à vous faire découvrir facilement cette faune passionnante, cet ouvrage original est le compagnon indispensable de vos balades en montagne.

- Plus de 370 photographies couleur, qui présentent toutes les espèces ainsi que leurs milieux naturels

- 336 dessins au trait

- Un texte original et agréable à lire, pour apprendre à reconnaître les espèces, et en savoir plus sur leur mode de vie, l’origine de leur nom, leur comportement, les endroits où les rechercher au sein de leur habitat…

- Des onglets pratiques pour le repérage des grands types de milieux naturels

A la rencontre des animaux en montagne : 356 espèces dans leur milieu, par l’équipe du Parc national des Ecrins, Editions Glénat, 2012, 416 pages

Pour en savoir plus

- Cette présentation détaillée du livre
- Le site des Editions Glénat
- Animaux des montagnes, de Christian Couloumy et Jean-François Desmet
Quelques extraits
Pour voir ces images en grand format, visitez le site des Editions Glénat.

10 septembre 2012

30 millions d'amis, 30 millions d'amour, de Reha Kutlu-Hutin


30 millions d'amis
30 millions d'amour
de Reha Kutlu-Hutin

Chien, chat, oiseau, hamster, âne ou cheval, nos animaux de compagnie sont souvent nos plus proches amis. Reha Kutlu-Hutin, femme du créateur de "30 Millions d'Amis" et présidente de la fondation du même nom, évoque ici pour nous cette merveilleuse relation, faite d'apprivoisement mutuel et de complicité aimante.
400 photographies de stars, mais aussi d'anonymes et d'enfants émerveillés, en compagnie de leur animal préféré, accompagnent des récits d'aventures émouvantes et authentiques, qui prouvent jusqu'où peut aller l'attachement d'un chat ou d'un chien à son maître. Un album dont les stars sont les animaux. 
30 millions d'amis, 30 millions d'amour, Reha Kutlu-Hutin, Editions Michel Lafon, 2004, 154 pages

Pour en savoir plus 
- Le site de la Fondation 30 Millions d'Amis
- L'amour tendre : 30 confidences de 30 millions d'amis, de Jean-Pierre Hutin
- L'homme qui murmurait à l'oreille des éléphants, de Lawrence Anthony, préfacé par Reha Kutlu-Hutin

L'avis d'une lectrice
Source

Emouvant et fort

Quand on aime les animaux, on aime "30 millions d'amis" car ils sont vraiment "30 millions d'amours"
Beau et tendre, émouvant et fort, jolies photos et texte interessant...
Sans mes compagnons de vie, je me sentirais bien seule ! Que d'amour partagé...

06 septembre 2012

L'amour tendre, de Jean-Pierre Hutin

L'amour tendre
30 confidences de 30 millions d'amis

de Jean-Pierre Hutin

dessins de Michel Bridenne


(Petit up)

Depuis sa création, l'émission de Jean-Pierre Hutin, "Trente millions d'amis", accueille des personnalités du monde des arts, des lettres ou de la politique. Chacune d'entre elles a confié avec des mots simples, ceux du coeur et de la vérité, sa douce passion, sa joie de vivre avec un animal. Les confidences ainsi recueillies en disent souvent plus long sur la personnalité des maîtres que les interviews officielles.

L'auteur de "Mabrouk" a rassemblé les interviews les plus tendres et surtout les plus révélatrices de cette passion mystérieuse qui unit les créateurs aux témoins attentifs de leur travail ; il a voulu enfin, à travers ces témoignages prestigieux, apporter une nouvelle pierre à son combat pour la défense et le respect des animaux de compagnie.

Ils sont trente ainsi, de Jouhandeau à Malraux, de Thierry Le Luron à Françoise Sagan, de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand, à nous transmettre leurs plus belles, leurs plus drôles et leurs plus touchantes confidences.

L'amour tendre, Jean-Pierre Hutin, Michel Bridenne, Editions Robert Laffont, 1988, 330 pages

A propos de l'auteur

Producteur de l'émission "Trente millions d'amis", chroniqueur à Radio-France, Jean-Pierre Hutin est né en 1931 à Alep, en Syrie. Fondateur de la revue "Trente millions d'amis" et de l'Association de défense des animaux de compagnie (ADAC), il est aussi le créateur du prix littéraire "Trente millions d'amis", du prix "Crins blancs" et président de la Commission "Protection du cheval" de la fédération équestre française. Jean-Pierre Hutin a témoigné de son amour des chiens dans "Mabrouk, chien d'une vie", et "Junior, la tendresse retrouvée".

Les personnalités au sommaire

Patrick Besson, Alphonse Boudard, Jean Carrière, François Cavanna, Madeleine Chapsal, George Conchon, Maurice Druon, Remo Forlani, Inès de la Fressange, Valéry Giscard d'Estaing, Martin Gray, Paul Guth, Marcel Jouhandeau, Jacques Lanzmann, Dominique Lapierre, Jacques Laurent, Thierry Le Luron, André Malraux, Claude Manceron, François Mitterrand, Yves Navarre, François Nourrissier, Margaret Price, Christine de Rivoyre, Jules Roy, Robert Sabatier, Françoise Sagan, Michel de Saint Pierre, Vasarely, Françoise Xenakis.

Extrait

L'avertissement, de Jean-Pierre Hutin (pages 9 à 12)

"Mon chat est mort. Brutalement, en quelques heures, j'ai perdu douze ans d'un amour si pur, si parfait.
Il était mon chat. Mais aussi mon pays, ma famille, mes amis... et mon enfant.
Je suivis dans un désarroi total, meurtrie par les "t'as qu'à en prendre un autre" des amis et les "cette réaction est tout à fait excessive et anormale'' de mon mari, dans un manque physique et affectif déchirant, errante dans un présent glacial.
C'est moi qui ai creusé sa tombe, l'ayant ramené à la campagne à minuit, c'est moi qui l'ai mis dans ce trou, affolée, passant une dernière fois.mon visage dans sa fourrure avant de l'envelopper dans sa couverture préférée, c'est moi qui l'ai enterré, mis le noir de la terre sur cette couverture blanche. Et pourtant...
Pourtant, je ne crois pas qu'il soit mort. Ma main, mon visage se tendent malgré moi et cherchent encore une caresse. Je l'attends, je suis en manque de lui. Je ne sais pas dans quoi je sombre, c'est vous qui m'avez rassurée, qui m'avez dit que pleurer un animal c'est pleurer une vie, un amour, une complicité plus que parfaite, que mon infinie détresse n'est pas folie et qu'il était juste et bon de pleurer cette amputation de soi qui est aussi, dans le même temps, une autre vie, que l'on a respectée, aimée. Je pense à ce passage de L'Insoutenable légèreté de l'être, où Térésa dit à son chien Karénine qu'elle l'a aimé d'une meilleure façon qu'elle n'a aimé Thomas.
Merci d'avoir écrit ce livre sur votre chien Mabrouk, et de m'avoir fait savoir que ce tremblement intérieur incessant, ces crises de larmes incontrôlables, cette errance... un autre humain au moins savait ce que c'était.
Merci."

A elle seule, cette lettre, choisie parmi des milliers d'autres, prouve que mon combat est utile. Elle justifie en bloc MABROUK, chien d'une vie, JUNIOR, la tendresse retrouvée et aujourd'hui la publication des témoignages des "Trente" qui ont confié à nos caméras leur tendresse, leur angoisse, leur douce passion, leur joie de vivre avec un animal.
J'ai voulu une trace écrite de ces confidences afin que tous ceux - des millions - qui aiment les animaux soient confortés dans leur amour et dans leur chagrin.
Cette lettre a valeur de symbole. Elle montre notre solitude, le mur d'indifférence édifié par tous ceux qui voudraient faire de nous des marginaux.
Depuis toujours, je partage avec d'autres la conviction que, misérables ou puissants, jeunes ou vieux, intellectuels ou "primaires", nous ne sommes que de simples hommes, des humains partageant notre planète avec d'autres habitants, ces animaux que nous aimons, que nous redoutons, ou qui nous servent de nourriture.
Il est de bon ton de s'élever contre les guerres qui fauchent à la "fleur de l'âge" des générations entières, mais les massacres quotidiens, les milliards de vies sacrifiées pour que nos assiettes soient pleines n'émeuvent qu'une infime partie de l'humanité. Pourtant une vie est une vie et l'espèce humaine n'a pas, philosophiquement, plus de droits que l'espèce animale.
Que savons-nous réellement sur les animaux ?
Depuis quinze ans je fréquente - pour les besoins d'une émission - la communauté scientifique. Modeste, celle-ci sait avec une grande certitude qu'elle ne sait pas.
Rien ne nous autorise à penser que nous sommes supérieurs à une vache, un lion, un chien, un cheval. Des civilisations évoluées l'ont déjà dit.
Notre attitude "civilisée" conduit au racisme le plus pervers.
Quand certains d'entre nous décrétaient que les Noirs n'étaient pas des êtres humains et les réduisaient à l'esclavage, ne faisait-on pas - permettez-moi l'euphémisme - la même erreur de jugement... ou lorsque nous estimions qu'un Indien était d'une race inférieure ! Alors que, placés dans son environnement, nous n'aurions pas vécu plus d'une semaine ! C'est avec ce genre de raisonnement que, plus près de nous, le nazisme provoquait l'holocauste des "sous-hommes". Tout se tient.
Hormis le bouddhisme, les religions n'ont pas aidé non plus au respect dû aux bêtes.
Le Coran, par exemple, continue à enseigner le mépris du chien "...être impur".
En catimini, les grands théologiens catholiques modernes ont retrouvé vers le XVIIIe siècle une âme à ces "créatures de Dieu", mais nos catéchismes n'en parlent toujours pas.
Un tel silence pendant des siècles, une telle discrétion aujourd'hui sont en partie responsables de la détresse de la condition animale.
J'ai souhaité, avec ce florilège, démontrer que les amis des bêtes ne sont pas ces égoïstes, ces misanthropes, ces minus habens, ces simples d'esprit, ces gâteux, autant d'épithètes dont on gratifie ceux pour qui chiens, chats, chevaux, oiseaux constituent une présence amicale, tendre et même indispensable.
Je publierai un jour les confidences de tous ces anonymes, fidèles soutiens, depuis douze ans, de l'action de l'émission qui, sans leur appui, n'existerait plus depuis longtemps.
Mais aujourd'hui, on l'aura deviné, ma démarche est autre.
La diversité, la qualité de ces trente amis de "30 MILLIONS D'AMIS", la réunion de tous ces talents étaient nécessaires pour que cette "illustration et défense de la cause animale" atteigne son but.
Je remercie personnellement chacun d'eux d'avoir compris mon dessein et accepté que des conversations à bâtons rompus soient imprimées, ce qui, déjà délicat pour tout le monde, l'est encore plus pour des écrivains.
Certains ont légèrement réécrit leur texte. D'autres l'ont laissé tel quel.
Quelques-uns enfin ont ressenti le besoin d'ajouter un post-scriptum actualisant leur situation.
Une dernière précision. Les textes que nous publions comportent l'intégralité des propos qui ont été diffusés à l'antenne, mais, les séquences durant sept à huit minutes seulement, il fallait effectuer des coupes... celles-ci ont été rétablies.
C'est dire que le lecteur retrouvera au fil des pages des confidences inédites.

Jean-Pierre Hutin

23 janvier 2012

Chiens insolites, d'Anne Camberlin

Chiens insolites
d'Anne Camberlin


Ce livre fera découvrir à tous les amateurs de chiens, et vous en connaissez forcément un, le côté insolite de leur animal favori.

Avec des textes courts et étonnants sur les chiens célèbres ou rares, sur l'histoire de la race, ses records, ses expressions... et de magnifiques photographies, drôles ou touchantes, historiques ou typiques, on pourra apprendre, par exemple, que :

- Un berger allemand a sauté 3,55m en hauteur.
- D'origine chinoise, les pékinois furent sauvés par les Anglais.
- Le bâtard, contrairement au corniaud, a un de ses parents de race pure.
- Une boulangerie de Californie fabrique vingt gâteaux d'anniversaire pour chiens par semaine.
- Le chien embarqué dans l'arche de Noé les sauva du naufrage.
- Un homme a retrouvé son portable dans l'estomac de son chien.

Et de nombreuses autres anecdotes, histoires et informations pour confirmer l'adage :
"Ce qu'il y a de meilleur dans l'homme, c'est le chien" - Maxime du Camp

Chiens insolites, Anne Camberlin, Editions Hugo Image, 2006, 122 pages

A voir également, le livre : Chats insolites, d'Anne Camberlin

22 janvier 2012

Chats insolites, d'Anne Camberlin

Chats insolites
d'Anne Camberlin


Ce livre fera découvrir à tous les amateurs de chats, et vous en connaissez forcément un, le côté insolite de leur animal favori.

Avec des textes courts et étonnants sur les chats célèbres ou rares, sur l'histoire de la race, ses records, ses expressions... et de magnifiques photographies, drôles ou touchantes, historiques ou typiques, on pourra apprendre, par exemple, que :

- L'herbe à chat rend amoureux.
- Si vous rêvez d'un chat blanc, la chance arrive.
- La portée la plus importante fut de 19 chatons.
- En Egypte, tuer un chat était puni de peine de mort.
- Comment la chatte Poussette sauva ses maîtres de la famine.
- 45 % des Français laissent leurs chats dormir avec eux.
- 23 % des Français leurs offrent un cadeau à Noël.
- Le chat le plus léger est un Siamois croisé qui pèse 790g.

Et de nombreuses autres anecdotes, histoires et informations pour ne plus donner sa langue... au chat !

Chats insolites, Anne Camberlin, Editions Hugo Image, 2005, 172 pages

Le mot de l'auteur

En relisant Colette, je suis tombée sur cette phrase : "Il n'y a pas de chats normaux." Mon chat qui marchait comme un cheval de Vienne, prénommé Canicule (nom d'un chien !) [De canicula "petite chienne", du latin dimin. de canis : chien] était parti depuis six mois acheter des allumettes et n'était toujours pas rentré. Peut-être mon envie de faire un livre sur les chats insolites m'est-elle venue de ces deux circonstances ? En l'attendant j'ai cherché des histoires de matous surprenantes que je vous livre, en 170 pages, sous la forme de courts récits parfois instructifs (Chat-cat), historiques (Venise) ou amusants (Le chat peut-il être ?). Ils sont illustrés par des photos assez étonnantes sélectionnées par Martine Noël : j'affectionne particulièrement celle du chat passant en revue les bergers allemands. J'aime aussi la couverture qu'a choisie mon éditeur, Hugo et compagnie, douillette comme un coussinet de patte de chat. Ainsi que les ex "petits rats" j'envie les félins : leur souplesse naturelle et le fait qu'eux retombent toujours sur leurs pattes !

Anne Camberlin

Pour en savoir plus

- Chiens insolites, d'Anne Camberlin
- Le chat et ses mystères, de Daniel Lacotte
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Bouillon de poulet pour l’âme de l’ami des chats

21 janvier 2012

Pourquoi mon chien déchiquette mes chaussettes ? de Martine et Caroline Laffon

Pourquoi mon chien déchiquette mes chaussettes ?
Et autres questions farfelues
sur le comportement des animaux

de Martine et Caroline Laffon
illustrations d'Anne Simon

71 questions insolites, pour découvrir et s’étonner des comportements des animaux !

Les petits curieux s'interrogent sur les animaux :

- Les abeilles peuvent-elles être des paresseuses ?
- Pourquoi les chats dorment-ils tout le temps ?
- Une pieuvre a-t-elle de la mémoire ?
- A quoi jouent les animaux entre eux ?
- Font-ils la cuisine ?
- Les taupes ne sortent-elles que la nuit ?

Mais comment leur répondre ?

Pourquoi mon chien déchiquette mes chaussettes ? et autres questions farfelues sur le comportement des animaux répond, avec humour et sérieux, à 71 questions animalières.

Martine et Caroline Laffon nous dévoilent les secrets des animaux, leurs comportements alimentaires et sociaux, leurs modes de communication, leurs parades amoureuses...

Un livre plein de surprises, pour découvrir et s'étonner des petites bêtes qui peuplent notre planète !

Pourquoi mon chien déchiquette mes chaussettes ? Martine et Caroline Laffon, Illustrations : Anne Simon, Editions de la Martinière Jeunesse, 2008, 96 pages

A propos des auteurs

Réalisatrice de plusieurs documentaires d’ethnologie, Caroline Laffon est également auteur de romans pour la jeunesse. Ses diverses activités témoignent d’une connaissance du terrain et d’un souci de l’image. Elle a publié, avec sa mère Martine Laffon, Enfants d’ailleurs, qui est leur première collaboration.

Martine Laffon est philosophe de formation. Elle s'est spécialisée dans l'étude de la genèse. Elle est auteur de nombreux livres pour adultes et également pour les enfants, notamment chez DLMJ, au Seuil et Syros. Elle vit à Viroflay. Après un livre sur le comportement des animaux, elle se penche à nouveau cette année sur un animal cher à son coeur : le cheval avec “Le cheval passionnément”. Elle signe également avec Caroline Laffon "Médecines du Monde" à La Martinière.

Anne Simon, diplômée des Beaux-Arts d’Angoulême puis des Arts déco de Paris, travaille pour la presse jeunesse (Okapi, Astrapi, Je Bouquine) et l'édition (Larousse, Gallimard Jeunesse, Folio Junior...). Elle a illustré Nous, les 14-17 ans (coll. Hydrogène). Elle vit à Paris.

L'avis d'un lecteur
Source

Dessins plein d'humour et explications sérieuses

Chez les hippopotames, qui garde les petits ? la queue des lézards repousse-t-elle ? pourquoi les papillons sont ils attirés par la lumière ? les animaux sont ils tristes ? ça fait quoi une araignée toute la journée ? une grenouille peut elle être amie avec un bison ? pourquoi les chevaux tirent ils la langue ? Les souris aiment elles la vie de famille ? Que font les animaux la nuit ? A quoi jouent les animaux entre eux ? ...

71 questions variées et parfois inattendues, avec à chaque page une vignette au dessin humoristique, et une explication élaborée et sérieuse sur le comportement animalier. Un livre divertissant à laisser traîner sur une table de bibliothèque pour attirer les jeunes curieux.

Aperçu



12 octobre 2011

Le bêtisier des animaux, de Véronique La Tuillière


Le bêtisier des animaux
La vie sauvage

comme vous ne l'avez jamais vue

de Véronique La Tuillière


Un livre plein d'humour et de malice !

Le bêtisier des animaux, Véronique La Tuillière, Editions Presses de la Cité, 1995, 87 pages

06 octobre 2011

La belle histoire de la S.P.A, de Georges Fleury

La belle histoire de la S.P.A
de 1845 à nos jours

de Georges Fleury


La S.P.A a été fondée en 1845, il y a tout juste cent cinquante ans sous Louis-Philippe. La protection du cheval (il y en avait près de quatre millions en France !) fut alors son souci principal. Puis, quand le moteur remplaça peu à peu le cheval, la S.P.A étendit sa sollicitude à tous les animaux domestiques.

Anecdotes et grands faits de l'Histoire, personnalités ayant oeuvré pour la S.P.A. comme Zola, Hugo, le général Boulanger, Sarah Bernhardt, et encore Colette, Léautaud ou Brigitte Bardot, ce livre nous raconte les militants qui se battent chaque jour pour que les meilleurs amis de l'homme, ne soient plus maltraités.

Georges Fleury a bénéficié du concours de Jacqueline Faucher, la présidente de la S.P.A, qui a mis toutes les archives de la société à sa disposition.

La belle histoire de la S.P.A, Georges Fleury, Editions Grasset, 1995, 331 pages

A propos de l'auteur

Devenu le maître incontesté du récit de guerre avec son célèbre 'Le baroudeur', Georges Fleury a publié en 1989 Khéops, un best-seller sur la vie d'un berger allemand hors du commun, puis, en 1990, Koumbala qui a obtenu le prix littéraire Trente Millions d'Amis.

Pour en savoir plus

- Le site officiel de la S.P.A, Société Protectrice des Animaux
- Du même auteur, Pyrrhus, Lesko et les autres

02 octobre 2011

Paris animal, d'Hélène Hatte et Valérie Rialland-Haddach

Paris animal
Un inventaire insolite
d'Hélène Hatte
et Valérie Rialland-Haddach

Décidément, Paris n'en finit pas de se raconter mais, cette fois, c'est à travers son monde animal qui a laissé son empreinte partout. Il a directement participé à l'écriture de l'histoire de la ville et continue de l'écrire au quotidien. Acteur de la vie parisienne, qu'il soit à poil ou à plume, minéral ou symbolique, familier ou exotique, l'animal endosse tour à tour des rôles aussi divers qu'inattendus.

Produits de l'imagination collective, des êtres fabuleux agrémentent les façades, les jardins et les places de la capitale. Passionnante et mystérieuse, l'étude de ce monde animalier se situe à la jonction de la grande et de la petite Histoire, de la sociologie, de la mythologie, de l'architecture, de la sculpture, bref, de l'art sous toutes ses formes. En partant sur les traces de cette faune insolite, on explore un territoire au patrimoine vieux de 2.000 ans.

Dans cet ouvrage, conçu comme un véritable inventaire à la Prévert, le lecteur est libre de ses itinéraires. Il peut, à sa guise, faire la connaissance de loueuses de sangsues, d'un porc régicide, d'un homard tenu en laisse, de l'inquiétante stryge de Notre-Dame, de la vache Pimprenelle en reine de défilé très glamour, du porc-épic du boulevard de la Tour-Maubourg, de la ligue de protection des grillons du métro, d'un singe cleptomane ou des rats de combat du Père Gustave.

Paris animal : Un inventaire insolite, Hélène Hatte, Valérie Rialland-Haddach, Editions Berg International, 2007, 231 pages

Voir également

- Histoires insolites des animaux de Paris, de Rodolphe Trouilleux
- Guide des curieux de nature en ville, de Vincent Albouy
- Safari urbain, de Laurent Geslin

Un extrait du livre

Chien parisien

L'épagneul breton sera-t-il parisien dans 10 ans ?

160.000 foyers parisiens possèdent un chien. Pour 67% des gens, la raison invoquée est l'amour des animaux, 59% apprécient sa compagnie et 33% ont cédé à la pression de leurs enfants.
Le choix du "modèle" évolue selon les époques. Au XIVe siècle, les épagneuls sont à la mode. Un siècle plus tard, cette race est distancée par le dogue anglais. Puis, ce sont les bichons d'Henri III qui font fureur. Au XVIIe siècle, les chiens minuscules font leur entrée en scène et les dames les portent en manchon. Ces chiens de manchons sont issus d'un croisement entre carlin et doguin. Au XVIIIe siècle, on n'en entend plus parler, la place est prise par le chien dit "de Burgos", du genre basset. L'épagneul fait son retour, concurrencé sous Louis XV, par le lévrier danois, le king's charles anglais et le caniche. Déjà, à l'époque, lorsqu'un Pa­risien perd son animal, des avis de recherche avec ré­compense sont publiés dans les journaux. En 1778, Louis XVI signe le traité d'alliance avec les Etats-Unis d'Amérique, les pays se rapprochent et le terre-neuve débarque.
Dans son Tableau de Paris, Sébastien Mercier vilipende l'amour exagéré des Parisiennes pour leur petit compagnon : "Elles sont devenues gouvernantes de roquets, et ont pour eux des soins inconcevables. Marchez sur la patte d'un petit chien, vous êtes perdu dans l'esprit d'une femme". Le Parisien n'est pas non plus épargné : "Et, ce qu'on ne voit qu'à Paris, ce sont de grands imbéciles qui, pour faire leur cour à des gran­des femmes, portent leur chien publiquement sous le bras dans les promenades et dans les rues ; ce qui leur donne un air si niais et si bête qu'on est tenté de leur rire au nez pour leur apprendre à être hommes".
Au gré des époques, certains chiens ont plus le vent en poupe que d'autres. (...)

30 septembre 2011

Biomimétisme, de Janine M. Benyus

Biomimétisme
Quand la nature inspire
des innovations durables

de Janine M. Benyus
préface de Gauthier Chapelle

Le biomimétisme est une approche scientifique révolutionnaire qui consiste à imiter les plus belles inventions de la nature - l'efficacité énergétique de la photosynthèse, la solidité du corail, la résistance des fils de soie de l'araignée, les propriétés adhésives des filaments de la moule - pour les adapter au service de l'homme. Dans 'Biomimétisme : Quand la nature inspire des innovations durables' - le livre qui a rendu cette théorie populaire à travers le monde -, Janine M. Benyus nous fait découvrir des applications efficaces et respectueuses de l'environnement, développées par des chercheurs pionniers dans les domaines de l'agriculture, des matériaux, de l'informatique, de l'industrie, etc. Elle nous révèle surtout la merveilleuse richesse de la nature, et nous incite à mieux l'observer pour... l'imiter.

Biomimétisme, Janine M. Benyus, Préface : Gauthier Chapelle, co-fondateur de Biomimicry Europa, Traduction : Céline Sefraoui, Editions Rue de l'Echiquier, 2011, 408 pages

A propos de l'auteur

Née en 1958 aux États-Unis, Janine M. Benyus est une biologiste américaine, diplômée en gestion des ressources naturelles. Elle a développé une théorie scientifique, le biomimétisme, qu'elle a rendu populaire grâce au succès de son livre Biomimicry, Innovation Inspired by Nature. A la tête d'un bureau de consultants en innovation, elle est aujourd'hui sollicitée par des entreprises comme General Electric, Hewlett Packard, Nike, etc. Janine M. Benyus vit à Stevensville, dans le Montana.

Pour en savoir plus

- L'avis de la Fondation pour la nature et l'homme
- Le travail secret de la nature, de Nathalie Tordjman
- L'intelligence de la nature, de Michel Lamy
- Intelligence dans la nature, de Jeremy Narby
- L'émission Enquêtes extraordinaires : L'intelligence dans la nature
- Sept expériences qui peuvent changer le monde, de Rupert Sheldrake
- Quand la nature inspire la science, de Mathilde Fournier

Le sommaire

Préface de Gauthier Chapelle
1 - Imiter la nature
Pourquoi le biomimétisme, aujourd'hui ?
2 - Comment allons-nous nous nourrir ?
L'agriculture adaptée à la terre : cultiver la nourriture selon le modèle de la prairie
3 - Comment allons-nous produire de l'énergie ?
De la lumière à la vie : recueillir l'énergie à la manière d'une feuille
4:- Comment fabriquer nos matériaux ?
Adapter la forme à la fonction : tisser des fibres à la manière d'une araignée
5 - Comment pouvons-nous nous soigner ?
Des experts parmi nous : trouver des remèdes, à la manière des chimpanzés
6 - Comment stocker nos connaissances ?
La danse des molécules : calculer à la manière d'une cellule
7 - Comment allons-nous faire des affaires ?
Fonctionner en circuit fermé : gérer une entreprise à la manière d'une forêt de séquoias
8 - Et après, ou irons-nous ?
Que l'émerveillement ne cesse jamais : pour un avenir biomimétique
Postface de Bruno Lhoste

Un extrait de la préface de Gauthier Chapelle

Nous autres humains n’avons jamais cessé de nous inspirer des autres organismes vivants. Même nos ingénieurs, déconnectés progressivement de la nature par le développement des sciences et notre civilisation industrielle, n’ont eu de cesse de concevoir certaines de leurs inventions les plus spectaculaires en puisant dans les astuces déjà maîtrisées par d’autres espèces. C’est ainsi que le profil des ailes de nos avions résulte bien de l’observation de celui des oiseaux. L’intuition géniale de Janine M. Benyus, incarnée dans le mot Biomimicry et le livre Biomimicry (Innovation Inspired by Nature), aura été de se concentrer sur la durabilité : non seulement les organismes vivants nous inspirent, mais ils sont passés experts pour "prospérer gracieusement et à long terme" sur Terre. Et s’il y a quelque chose dont nous avons été détournés par la civilisation industrielle, c’est bien de ce principe. C’est en cela que Biomimicry représente à la fois un changement de paradigme majeur dans notre relation avec la biosphère, et un rappel puissant de la disponibilité d’un outil décisif pour l’apprentissage de la durabilité : les innombrables recettes, astuces, techniques et modes d’organisation produits par les quelque 10 millions d’espèces actuelles (voire même par des espèces fossiles !), résultat de 3,8 milliards d’années d’évolution … ../.. [Pour lire l’intégralité de la préface, cliquez sur ce lien.]

Bio-mimétisme (du grec bios, vie, et mimesis, imitation)

1. La nature comme modèle : Le biomimétisme est une nouvelle science qui étudie les modèles de la nature, puis imite ou s’inspire de ces idées et procédés pour résoudre des problèmes humains. Les piles solaires inspirées des feuilles en sont un exemple.
2. La nature comme étalon : Le biomimétisme utilise des critères écologiques pour déterminer si nos innovations sont "bonnes". Au bout de 3,8 milliards d’années d’évolution, la nature a appris à reconnaître ce qui marche ; ce qui est approprié ; ce qui dure.
3. La nature comme maître : Le biomimétisme est une nouvelle façon de considérer et d’apprécier la nature. Il ouvre une ère fondée non pas sur ce que nous pouvons extraire du monde naturel, mais sur ce que nous pouvons en apprendre

Biomimétisme : Naturellement génial !
Série en 4 épisodes de 52min, diffusée sur Arte en 2011
Source

Et si, avec l'aide des chercheurs en biomimétisme, les mondes animal et végétal nous indiquaient les voies pour sauver notre planète avant qu'il ne soit trop tard ? Le biomimétisme, terme renvoyant à l'idée d'"imiter la nature", a été inventé par la chercheuse américaine Janine Benyus. Elle passionne notamment ingénieurs, architectes, designers et gestionnaires des déchets.

Episode 1 : L'art du déplacement


Episode 2 : Construire efficacement


Episode 3 : S'orienter dans le chaos


Episode 4 : Les étoffes du futur


Documentaire sur les matériaux extraordinaires de la nature