Requiem pour un nouveau mondeHommes et animaux,
essai sur un mieux vivre ensemble
de Maud Fauvel
préface de Georges Chapouthier
Ce livre est un petit recueil de pensées diverses sur le monde animal et de petits gestes pratiques qu’au quotidien l’humain peut faire pour aider ses amies les bêtes, sans nécessairement faire partie d’une association, ni d’un courant religieux.
Psychologie, éthologie, histoire, gastronomie, droits de l’animal, questions religieuses et profanes y sont abordées, non sans humour… Avec aussi de multiples petits dessins, le lecteur est au centre de la question animale.
Le biologiste et philosophe Georges Chapouthier, également vice-président de La Fondation Droit Animal, éthique et sciences, écrit au sujet de l’ouvrage : « Il offre une promenade salutaire à travers les espèces animales, qui combine une requête bien argumentée pour leur respect avec un amour profond qui fleurit à chaque page. S’il veut être respectable, l’être humain doit en effet respecter et aimer les créatures qui partagent avec lui la Terre, et qui sont souvent plus faibles que lui. » Il ajoute également : « L’auteur forme ici le rêve que la non-violence appliquée, non seulement aux humains, mais aussi à leurs frères animaux, est la condition de la paix et de la morale. »
Requiem pour un nouveau monde, Maud Fauvel, Préface de Georges Chapouthier, Editions Plume de feux, 2011, 192 pages richement illustrées
Comment l'obtenir
Paru en décembre 2011, ce recueil de pensées, de pistes de réflexions, d'esquisses, de dessins (illustrations d'amis), de peintures, et de photographies concernant les animaux, leur condition sur cette terre, et leurs liens avec les humains, est disponible chez l'auteur au prix de 15€ (+ 3€ de frais de port), à l'adresse suivante (chèque à l'ordre de Maud Fauvel) :
Maud FAUVEL
Hôtel Grandval-Caligny
32, rue des Religieuses
50700 Valognes
06 68 36 45 95
e-mail : maudfauvel(at)gmail.com
A propos de l'auteur
Ecrivain normand de 34 ans, Maud Fauvel a un parcours peu classique : amateur de BD, jongleuse (balles, massues, torches enflammées), détective à l’ancienne, guide d’un vieil hôtel particulier, trompettiste autodidacte, titulaire d’une maîtrise d’Histoire et d’Archéologie médiévale, vierge consacrée pour le diocèse de Coutances, elle est passionnée par les animaux depuis son plus jeune âge, c’est ainsi qu’à sept ans, elle a décidé de ne pas manger ses amis les bêtes et que 27 ans plus tard elle leur dédie ce livre, aussi par amitié pour l’espèce humaine qu’elle supporte avec (plus ou moins ! de) patience...
Pour en savoir plus
- Le site de la LFDA, La Fondation Droit Animal, éthique et sciences
- Kant et le chimpanzé, de Georges Chapouthier
- La rubrique Relations Homme-Animal
Psychologie, éthologie, histoire, gastronomie, droits de l’animal, questions religieuses et profanes y sont abordées, non sans humour… Avec aussi de multiples petits dessins, le lecteur est au centre de la question animale.
Le biologiste et philosophe Georges Chapouthier, également vice-président de La Fondation Droit Animal, éthique et sciences, écrit au sujet de l’ouvrage : « Il offre une promenade salutaire à travers les espèces animales, qui combine une requête bien argumentée pour leur respect avec un amour profond qui fleurit à chaque page. S’il veut être respectable, l’être humain doit en effet respecter et aimer les créatures qui partagent avec lui la Terre, et qui sont souvent plus faibles que lui. » Il ajoute également : « L’auteur forme ici le rêve que la non-violence appliquée, non seulement aux humains, mais aussi à leurs frères animaux, est la condition de la paix et de la morale. »
Requiem pour un nouveau monde, Maud Fauvel, Préface de Georges Chapouthier, Editions Plume de feux, 2011, 192 pages richement illustrées
Comment l'obtenir
Paru en décembre 2011, ce recueil de pensées, de pistes de réflexions, d'esquisses, de dessins (illustrations d'amis), de peintures, et de photographies concernant les animaux, leur condition sur cette terre, et leurs liens avec les humains, est disponible chez l'auteur au prix de 15€ (+ 3€ de frais de port), à l'adresse suivante (chèque à l'ordre de Maud Fauvel) :
Maud FAUVEL
Hôtel Grandval-Caligny
32, rue des Religieuses
50700 Valognes
06 68 36 45 95
e-mail : maudfauvel(at)gmail.com
A propos de l'auteur
Ecrivain normand de 34 ans, Maud Fauvel a un parcours peu classique : amateur de BD, jongleuse (balles, massues, torches enflammées), détective à l’ancienne, guide d’un vieil hôtel particulier, trompettiste autodidacte, titulaire d’une maîtrise d’Histoire et d’Archéologie médiévale, vierge consacrée pour le diocèse de Coutances, elle est passionnée par les animaux depuis son plus jeune âge, c’est ainsi qu’à sept ans, elle a décidé de ne pas manger ses amis les bêtes et que 27 ans plus tard elle leur dédie ce livre, aussi par amitié pour l’espèce humaine qu’elle supporte avec (plus ou moins ! de) patience...
Pour en savoir plus
- Le site de la LFDA, La Fondation Droit Animal, éthique et sciences
- Kant et le chimpanzé, de Georges Chapouthier
- La rubrique Relations Homme-Animal

Quelques extraits du livre
Un premier extrait
Le jambon se révolte !
Un premier extrait
Le jambon se révolte !
Au Moyen Age, et jusqu’à l’Epoque Moderne (1), on infligea des procès aux animaux (condamnés dans presque tous les cas à mort) pour des « crimes » qu’ils auraient commis : cas de cochons ayant tué ou blessé un enfant, quand ce n’est pas mangé un bébé… ouaouh, le jambon se révolte !
Cela peut paraître ridicule aujourd’hui - aux yeux mêmes des auteurs du récent ouvrage sur ces procès (2) - mais lorsqu’on « euthanasie » un chien dit dangereux parce qu’il a mordu un enfant, ne fait-on pas la même chose, peu ou prou, que ceux qui infligeaient un procès à une bête, jugée comme un humain, sur les mêmes critères (3) ?
Soyons logiques ! Soit l’on dit que l’animal ne pense pas, n’agit pas, ne fait rien d’autre que par instinct, et dans ce cas on ne peut pas le juger, soit on dit qu’il pense, agit, prémédite, commet et on lui accorde ce « privilège » de « penser le mal » et de « le choisir » ?
Pour ma part, je crois qu’il pense, agit et commet (mais commet de façon involontaire), je ne pense pas qu’il prémédite comme un humain voulant faire le mal…
Ceux qui condamnaient les animaux les condamnaient comme des êtres humains.
Des voix s’élevaient, au XIIIème siècle, contre ces procès d’animaux, elles s’appuyaient sur un argumentaire précis mais qui, à mon sens, n’est pas suffisant. Philippe de Beaumanoir ne critiquait pas, ici, vraiment l’absurdité en soi de tuer des animaux mais critiquait le fait de les juger puis de les condamner alors qu’ils n’avaient pas le discernement : « les bêtes brutes n’ont la connaissance ni du bien, ni du mal » et « le discernement est une faculté qui manque aux bêtes brutes… »
C’est tellement plus commode, parfois, de les voir comme des choses non pensantes…
Ces procès font apparaître des thèmes religieux en vogue à l’époque, l’excommunication contre les bêtes et la question de « leur faculté de dévotion ».
« Certains critiquaient l’excommunication par l’Eglise de bêtes brutes. C’était de même nature que si quelqu’un voulait baptiser un chien ou une pierre (4) » . Merci de mettre un animal et un minéral sur le même plan (5). Enfin ! De plus, rien ne permet de laisser penser qu’on ne puisse pas baptiser un animal. Animal vient du mot âme, doué d’une âme (et pourquoi non ?) et doué d’un rapport au Créateur qui nous dépasse, nous autres, créatures…
Cessons de manger les huîtres (crues, c’est-à-dire vivantes, de surcroît) en prétendant improprement qu’il s’agit de « culture de la mer » : non, ce ne sont pas des cultures, ce sont des animaux pas des plantes ! Elles ont un système nerveux et lorsque l’on met du citron dans une huître ouverte, elle se rétracte.
Des études récentes ont prouvé que les poissons souffrent aussi : Hommes sans cœur ! Va-t-on encore longtemps banaliser tous ces actes à la belle saison ou à la Noël ? Va-t-on continuer à sacrifier des oies, des canards pour le plaisir du palais « Au Palais du Foie gras » !
Le bonheur des traditions, qu’elles soient méridionales ou d’ailleurs, est aussi celui qui fait que des fils de paysans trouvent normal de couper la tête à une poule ou de saigner un lapin, ou de vendre une vache à l’abattoir…
C’est aussi la même sacro-sainte tradition qui permet les corridas, ces spectacles indignes de l’Homme dit – bien improprement là encore - civilisé (6)…
Venue des profondeurs de la terre, la Mère est aussi celle du Ciel…
La prière des enfants de Dieu est aussi celle des animaux et de tous les êtres vivants, souffle du temps qui passe … (7)
(1) Moyen Age pris dans son acception historique 476-1492 et Epoque Moderne 1492 à 1789 (1789 à nos jours étant qualifiée par les historiens de ma génération comme Epoque Contemporaine).
(2) Guilmard C. et Typhagne P., Les animaux condamnés par la justice dans l’Histoire, « Bêtise » ou réalité ? éd. Fleur de lys, 2010
(3) Sauf qu’en l’occurrence, on tue l’animal sans autre forme de procès !
(4) In Les procès….
(5) J’ajoute qu’une pierre peut être consacrée, exemple, la première pierre d’une église.
(6) Cf la très belle émission passée récemment à la télévision (septembre 2010) sur ce sujet avec des intervenants anti et pro-corrida. Selon moi, les « pro » se sont fait laminer.
(7) De la Terre et du Ciel, me dit le Seigneur.
Cela peut paraître ridicule aujourd’hui - aux yeux mêmes des auteurs du récent ouvrage sur ces procès (2) - mais lorsqu’on « euthanasie » un chien dit dangereux parce qu’il a mordu un enfant, ne fait-on pas la même chose, peu ou prou, que ceux qui infligeaient un procès à une bête, jugée comme un humain, sur les mêmes critères (3) ?
Soyons logiques ! Soit l’on dit que l’animal ne pense pas, n’agit pas, ne fait rien d’autre que par instinct, et dans ce cas on ne peut pas le juger, soit on dit qu’il pense, agit, prémédite, commet et on lui accorde ce « privilège » de « penser le mal » et de « le choisir » ?
Pour ma part, je crois qu’il pense, agit et commet (mais commet de façon involontaire), je ne pense pas qu’il prémédite comme un humain voulant faire le mal…
Ceux qui condamnaient les animaux les condamnaient comme des êtres humains.
Des voix s’élevaient, au XIIIème siècle, contre ces procès d’animaux, elles s’appuyaient sur un argumentaire précis mais qui, à mon sens, n’est pas suffisant. Philippe de Beaumanoir ne critiquait pas, ici, vraiment l’absurdité en soi de tuer des animaux mais critiquait le fait de les juger puis de les condamner alors qu’ils n’avaient pas le discernement : « les bêtes brutes n’ont la connaissance ni du bien, ni du mal » et « le discernement est une faculté qui manque aux bêtes brutes… »
C’est tellement plus commode, parfois, de les voir comme des choses non pensantes…
Ces procès font apparaître des thèmes religieux en vogue à l’époque, l’excommunication contre les bêtes et la question de « leur faculté de dévotion ».
« Certains critiquaient l’excommunication par l’Eglise de bêtes brutes. C’était de même nature que si quelqu’un voulait baptiser un chien ou une pierre (4) » . Merci de mettre un animal et un minéral sur le même plan (5). Enfin ! De plus, rien ne permet de laisser penser qu’on ne puisse pas baptiser un animal. Animal vient du mot âme, doué d’une âme (et pourquoi non ?) et doué d’un rapport au Créateur qui nous dépasse, nous autres, créatures…
Un deuxième extrait
Le plaisir du palais
Le plaisir du palais
Cessons de manger les huîtres (crues, c’est-à-dire vivantes, de surcroît) en prétendant improprement qu’il s’agit de « culture de la mer » : non, ce ne sont pas des cultures, ce sont des animaux pas des plantes ! Elles ont un système nerveux et lorsque l’on met du citron dans une huître ouverte, elle se rétracte.
Des études récentes ont prouvé que les poissons souffrent aussi : Hommes sans cœur ! Va-t-on encore longtemps banaliser tous ces actes à la belle saison ou à la Noël ? Va-t-on continuer à sacrifier des oies, des canards pour le plaisir du palais « Au Palais du Foie gras » !
Le bonheur des traditions, qu’elles soient méridionales ou d’ailleurs, est aussi celui qui fait que des fils de paysans trouvent normal de couper la tête à une poule ou de saigner un lapin, ou de vendre une vache à l’abattoir…
C’est aussi la même sacro-sainte tradition qui permet les corridas, ces spectacles indignes de l’Homme dit – bien improprement là encore - civilisé (6)…
Un troisième extrait
Respirer
Respirer
Venue des profondeurs de la terre, la Mère est aussi celle du Ciel…
La prière des enfants de Dieu est aussi celle des animaux et de tous les êtres vivants, souffle du temps qui passe … (7)
(1) Moyen Age pris dans son acception historique 476-1492 et Epoque Moderne 1492 à 1789 (1789 à nos jours étant qualifiée par les historiens de ma génération comme Epoque Contemporaine).
(2) Guilmard C. et Typhagne P., Les animaux condamnés par la justice dans l’Histoire, « Bêtise » ou réalité ? éd. Fleur de lys, 2010
(3) Sauf qu’en l’occurrence, on tue l’animal sans autre forme de procès !
(4) In Les procès….
(5) J’ajoute qu’une pierre peut être consacrée, exemple, la première pierre d’une église.
(6) Cf la très belle émission passée récemment à la télévision (septembre 2010) sur ce sujet avec des intervenants anti et pro-corrida. Selon moi, les « pro » se sont fait laminer.
(7) De la Terre et du Ciel, me dit le Seigneur.
Un petit reportage pour découvrir l'auteur
Emission "A chacun son histoire", Direct 8, 20min
Emission "A chacun son histoire", Direct 8, 20min













