16 mars 2012

Requiem pour un nouveau monde, de Maud Fauvel

Requiem pour un nouveau monde
Hommes et animaux,

essai sur un mieux vivre ensemble

de Maud Fauvel

préface de Georges Chapouthier


Ce livre est un petit recueil de pensées diverses sur le monde animal et de petits gestes pratiques qu’au quotidien l’humain peut faire pour aider ses amies les bêtes, sans nécessairement faire partie d’une association, ni d’un courant religieux.

Psychologie, éthologie, histoire, gastronomie, droits de l’animal, questions religieuses et profanes y sont abordées, non sans humour… Avec aussi de multiples petits dessins, le lecteur est au centre de la question animale.

Le biologiste et philosophe Georges Chapouthier, également vice-président de La Fondation Droit Animal, éthique et sciences, écrit au sujet de l’ouvrage : « Il offre une promenade salutaire à travers les espèces animales, qui combine une requête bien argumentée pour leur respect avec un amour profond qui fleurit à chaque page. S’il veut être respectable, l’être humain doit en effet respecter et aimer les créatures qui partagent avec lui la Terre, et qui sont souvent plus faibles que lui. » Il ajoute également : « L’auteur forme ici le rêve que la non-violence appliquée, non seulement aux humains, mais aussi à leurs frères animaux, est la condition de la paix et de la morale. »

Requiem pour un nouveau monde, Maud Fauvel, Préface de Georges Chapouthier, Editions Plume de feux, 2011, 192 pages richement illustrées

Comment l'obtenir

Paru en décembre 2011, ce recueil de pensées, de pistes de réflexions, d'esquisses, de dessins (illustrations d'amis), de peintures, et de photographies concernant les animaux, leur condition sur cette terre, et leurs liens avec les humains, est disponible chez l'auteur au prix de 15€ (+ 3€ de frais de port), à l'adresse suivante (chèque à l'ordre de Maud Fauvel) :

Maud FAUVEL
Hôtel Grandval-Caligny
32, rue des Religieuses
50700 Valognes
06 68 36 45 95
e-mail : maudfauvel(at)gmail.com

A propos de l'auteur

Ecrivain normand de 34 ans, Maud Fauvel a un parcours peu classique : amateur de BD, jongleuse (balles, massues, torches enflammées), détective à l’ancienne, guide d’un vieil hôtel particulier, trompettiste autodidacte, titulaire d’une maîtrise d’Histoire et d’Archéologie médiévale, vierge consacrée pour le diocèse de Coutances, elle est passionnée par les animaux depuis son plus jeune âge, c’est ainsi qu’à sept ans, elle a décidé de ne pas manger ses amis les bêtes et que 27 ans plus tard elle leur dédie ce livre, aussi par amitié pour l’espèce humaine qu’elle supporte avec (plus ou moins ! de) patience...

Pour en savoir plus

- Le site de la LFDA, La Fondation Droit Animal, éthique et sciences
- Kant et le chimpanzé, de Georges Chapouthier
- La rubrique Relations Homme-Animal


Quelques extraits du livre

Un premier extrait
Le jambon se révolte !

Au Moyen Age, et jusqu’à l’Epoque Moderne (1), on infligea des procès aux animaux (condamnés dans presque tous les cas à mort) pour des « crimes » qu’ils auraient commis : cas de cochons ayant tué ou blessé un enfant, quand ce n’est pas mangé un bébé… ouaouh, le jambon se révolte !
Cela peut paraître ridicule aujourd’hui - aux yeux mêmes des auteurs du récent ouvrage sur ces procès (2) - mais lorsqu’on « euthanasie » un chien dit dangereux parce qu’il a mordu un enfant, ne fait-on pas la même chose, peu ou prou, que ceux qui infligeaient un procès à une bête, jugée comme un humain, sur les mêmes critères (3) ?
Soyons logiques ! Soit l’on dit que l’animal ne pense pas, n’agit pas, ne fait rien d’autre que par instinct, et dans ce cas on ne peut pas le juger, soit on dit qu’il pense, agit, prémédite, commet et on lui accorde ce « privilège » de « penser le mal » et de « le choisir » ?
Pour ma part, je crois qu’il pense, agit et commet (mais commet de façon involontaire), je ne pense pas qu’il prémédite comme un humain voulant faire le mal…
Ceux qui condamnaient les animaux les condamnaient comme des êtres humains.
Des voix s’élevaient, au XIIIème siècle, contre ces procès d’animaux, elles s’appuyaient sur un argumentaire précis mais qui, à mon sens, n’est pas suffisant. Philippe de Beaumanoir ne critiquait pas, ici, vraiment l’absurdité en soi de tuer des animaux mais critiquait le fait de les juger puis de les condamner alors qu’ils n’avaient pas le discernement : « les bêtes brutes n’ont la connaissance ni du bien, ni du mal » et « le discernement est une faculté qui manque aux bêtes brutes… »
C’est tellement plus commode, parfois, de les voir comme des choses non pensantes…
Ces procès font apparaître des thèmes religieux en vogue à l’époque, l’excommunication contre les bêtes et la question de « leur faculté de dévotion ».
« Certains critiquaient l’excommunication par l’Eglise de bêtes brutes. C’était de même nature que si quelqu’un voulait baptiser un chien ou une pierre (4) » . Merci de mettre un animal et un minéral sur le même plan (5). Enfin ! De plus, rien ne permet de laisser penser qu’on ne puisse pas baptiser un animal. Animal vient du mot âme, doué d’une âme (et pourquoi non ?) et doué d’un rapport au Créateur qui nous dépasse, nous autres, créatures…

Un deuxième extrait
Le plaisir du palais

Cessons de manger les huîtres (crues, c’est-à-dire vivantes, de surcroît) en prétendant improprement qu’il s’agit de « culture de la mer » : non, ce ne sont pas des cultures, ce sont des animaux pas des plantes ! Elles ont un système nerveux et lorsque l’on met du citron dans une huître ouverte, elle se rétracte.
Des études récentes ont prouvé que les poissons souffrent aussi : Hommes sans cœur ! Va-t-on encore longtemps banaliser tous ces actes à la belle saison ou à la Noël ? Va-t-on continuer à sacrifier des oies, des canards pour le plaisir du palais « Au Palais du Foie gras » !
Le bonheur des traditions, qu’elles soient méridionales ou d’ailleurs, est aussi celui qui fait que des fils de paysans trouvent normal de couper la tête à une poule ou de saigner un lapin, ou de vendre une vache à l’abattoir…
C’est aussi la même sacro-sainte tradition qui permet les corridas, ces spectacles indignes de l’Homme dit – bien improprement là encore - civilisé (6)…

Un troisième extrait
Respirer

Venue des profondeurs de la terre, la Mère est aussi celle du Ciel…
La prière des enfants de Dieu est aussi celle des animaux et de tous les êtres vivants, souffle du temps qui passe … (7)

(1) Moyen Age pris dans son acception historique 476-1492 et Epoque Moderne 1492 à 1789 (1789 à nos jours étant qualifiée par les historiens de ma génération comme Epoque Contemporaine).
(2) Guilmard C. et Typhagne P., Les animaux condamnés par la justice dans l’Histoire, « Bêtise » ou réalité ? éd. Fleur de lys, 2010
(3) Sauf qu’en l’occurrence, on tue l’animal sans autre forme de procès !
(4) In Les procès….
(5) J’ajoute qu’une pierre peut être consacrée, exemple, la première pierre d’une église.
(6) Cf la très belle émission passée récemment à la télévision (septembre 2010) sur ce sujet avec des intervenants anti et pro-corrida. Selon moi, les « pro » se sont fait laminer.
(7) De la Terre et du Ciel, me dit le Seigneur.

Un petit reportage pour découvrir l'auteur
Emission "A chacun son histoire", Direct 8, 20min

14 mars 2012

L'art de la simplicité, de Dominique Loreau

L'art de la simplicité
Simplifier sa vie, c'est l'enrichir

de Dominique Loreau


Simplifier sa vie, c'est l'enrichir, contrairement à ce que prône notre société de consommation. Découvrez un mode de vie zen, directement issu de l'art de vivre japonais, reposant sur le principe du "moins pour plus", appliqué à tous les domaines.

Essayer : épurez votre intérieur, videz vos armoires, abandonnez vos achats compulsifs, apprenez à manger plus frugal, prenez soin de votre corps et donc de votre esprit... L'élégance, le bien-être et le mieux-vivre à l'usage des femmes occidentales, telles sont les promesses de cet ouvrage inspiré des philosophies orientales.

L'Art de la simplicité appréhende toutes les approches pour se sentir en harmonie avec soi-même et, par conséquent, avec les autres : vivre zen, voici la clé de l'équilibre et du bonheur.

L'art de la simplicité, Dominique Loreau, Editions Marabout, 2007, 316 pages

A propos de l'auteur

Installée au Japon depuis 23 ans, Dominique Loreau s'est imprégnée du monde de vie de son pays d'adoption. Là-bas, elle propose des séminaires destinés à ceux qui veulent simplifier leur vie.

Au sommaire

Matérialisme et minimalisme
- Les excès du matérialisme
- Les avantages du minimalisme
- Ethique et esthétique
Le corps
- La beauté et vous
- Les soins d'une minimaliste
- Mangez moins mais mieux
Le mental
- Votre écologie intérieure
- Les autres
- Polissez-vous comme un galet

Pour en savoir plus

- Le blog L'art de la simplicité où vous trouverez de nombreux extraits du livre
- Des avis de lecteurs
- Un entretien avec Dominique Loreau
- Vers la sobriété heureuse, de Pierre Rabhi
- Vivre simplement pour vivre mieux, de Philippe Lahille
- Petit traité de la décroissance sereine, de Serge Latouche
- La décroissance pour tous, de Nicolas Ridoux

12 mars 2012

Vers la sobriété heureuse, de Pierre Rabhi

Vers la sobriété heureuse
de Pierre Rabhi

« J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture. »

Pierre Rabhi a en effet vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu'il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu'ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l'on nommera plus tard les Trente Glorieuses. Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d'une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l'usine, l'homme s'aliéner au travail, à l'argent, invité à accepter une forme d'anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible. L'économie ? Ce n'est plus depuis longtemps qu'une pseudo-économie qui, au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l'humanité en déployant une vision à long terme, s'est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d'élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n'est plus qu'un gisement de ressources à exploiter - et à épuiser. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s'est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d'une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé "mondialisation". Ainsi pourrons-nous remettre l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner, enfin, au monde légèreté et saveur.

Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi, Editions Actes Sud, 2010, 141 pages

Présentation proposée par l'éditeur

La crise actuelle met en évidence le fait que notre modèle de société arrive à ses limites et ne peut, sans préjudices graves et pour certains irréversibles, continuer à exercer son pouvoir absolu sur le monde. Le temps est venu de reconnaître que nos sociétés prospères ont, à condition d’y mettre de l’équité, largement de quoi satisfaire à leurs besoins matériels les plus indispensables à leur vie. Le temps est également venu de se demander comment nous allons globalement vivre avec moins d’argent, et non encore plus d’argent. Face à cette question, nous sommes loin d’être démunis, encore faut-il que nous l’acceptions comme principe de réalité irrévocable. Plutôt que nous démobiliser, la crise peut bien au contraire éveiller en nous des forces créatives insoupçonnées pour que nous puissions, ensemble, construire un monde satisfaisant pour la raison, le coeur et l’esprit. Lors de sa précandidature aux élections présidentielles de 2002 pour “une insurrection des consciences”, Pierre Rabhi avait fait de la "décroissance soutenable" de Nicholas Georgescu-Roegen l’argument central de sa campagne. Renonçant aujourd’hui à la formulation de ce grand économiste, qui suscite de nombreuses incompréhensions malgré sa pertinence, il en conserve la rigueur et propose la voie de la “sobriété heureuse”. Face à la société de la surabondance sans joie et non sans misère matérielle dans laquelle les pays dits développés sont enlisés, la “sobriété heureuse” représente une alternative réaliste. Force de libération physique et morale, elle est un acte politique de légitime résistance à cette formidable machine à détruire la planète et à aliéner la personne humaine. Le temps est venu de s’affranchir des réflexes boulimiques et du toujours plus, qui préparent un immense champ de ruines. Pour en avoir fait une option de vie depuis de nombreuses années, Pierre Rabhi nous fait part des actions concrètes menées en faveur de la sobriété, valeur d’équilibre et de bien-être. Il nous invite à une forme de simplicité et de gratitude qui, en s’épanouissant au plus profond de notre être, donne à notre présence au monde un sens et une légèreté singulière, celle de la sobriété tranquille et heureuse. De plus, cette option est à l’évidence un grand pas vers l’indispensable équité planétaire.

A propos de l'auteur

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept “Oasis en tous lieux”. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Graines de possibles, co-signé avec Nicolas Hulot.

L'avant-propos, par Pierre Rabhi

Depuis quarante-cinq ans j’ai engagé ma vie, avec le soutien et la connivence de Michèle et de notre famille, dans la voie de la sobriété. Je préfère par conséquent, plutôt que de me perdre dans des considérations ou des théories générales, témoigner des réflexions, des décisions, des initiatives que, chemin faisant, ce choix délibéré m’a inspirées. Ainsi, le principe “faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait” donnera un peu de cohérence et, je l’espère, de crédibilité à mon modeste témoignage. Celui-ci n’a d’autre ambition que de contribuer à une réflexion propre à éclairer des décisions qui ne pourront sans cesse être ajournées sans préjudice grave dans l’avenir immédiat, et plus encore à moyen et long terme. Cependant, quelle que soit la manière dont on aborde la modération en tant que nécessité incontournable, une certitude demeure : les limites qu’impose – par sa constitution même – la planète Terre rendent irréaliste et absurde le principe de croissance économique infinie. Irréaliste, si l’on applique les outils les plus élémentaires d’analyse, sur le plan tant physique que biologique, à l’organisation de la vie en tant que phénomène ; absurde, dès lors que l’on recourt à la simple logique d’une pensée libre de toute manipulation. Le système dominant, qui se targue de grandes performances, s’emploie surtout, en réalité, à dissimuler son inefficacité, qu’un simple bilan, notamment énergétique, mettrait en évidence. Cet examen révélerait également les contradictions internes d’un modèle qui ne peut produire sans détruire et porte donc en lui-même les germes de sa propre destruction. Le temps semble venu d’instaurer une politique de civilisation fondée sur la puissance de la sobriété. Un chantier exaltant s’ouvre, invitant chacune et chacun à atteindre la plus haute performance créatrice qui soit : satisfaire à nos besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cette option libératrice constitue un acte politique, un acte de résistance à ce qui, sous prétexte de progrès, ruine la planète en aliénant la personne humaine. Et c’est la beauté de la nature, de la vie, et de l’oeuvre de l’homme dans sa dimension créatrice, qui devra nous inspirer tout au long des voies nouvelles que nous emprunterons.

Au sommaire

Avant propos
Première partie : Les semences de la rébellion
- Le chant du forgeron
- La désillusion
- Le déclin du monde paysan
Deuxième partie : La modernité, une imposture ?
- Le progrès : entre mythe et réalité
- La subordination au lucre
- Le bouleversement des repères universels
Troisième partie : La sobriété, une sagesse ancestrale
- Un village africain
- Nous sommes en 1985
- Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme
- Le lien avec le caractère sacré de la vie
Quatrième partie : Vers la sobriété heureuse
- La pauvreté en tant que valeur de bien-être
- L’autolimitation volontaire
- Un changement humain
- Pour une indignation constructive
- Des songes heureux pour ensemencer les siècles
Compléments
- Charte internationale pour la Terre et l'Humanisme
- Les différentes structures
- Rayonnement et perspectives d'avenir

L'avis d'un lecteur
Source

Indispensable

Un livre concis et très bien écrit qui analyse de façon très originale et très perspicace d'où viennent les problèmes environnementaux que l'on connaît aujourd'hui.
Indispensable pour se poser les bonnes questions et tenter de redonner du sens à notre vie sur Terre.
Ce livre redonne du souffle à tout ceux qui veulent agir, avec beaucoup d'encouragements et de conseils.

Pour en savoir plus

- Les premières pages du livre
- Un entretien audio avec Pierre Rabhi
- Graines de possibles, de Nicolas Hulot et Pierre Rabhi
- L'esprit des vaches, d'Anna Evans, préfacé par Pierre Rabhi


10 mars 2012

Les ennemis de la terre, d'Armand Farrachi

Les ennemis de la terre
Réponses sur la violence faite
à la nature et à la liberté
d'Armand Farrachi

Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs.

Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement.

Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de progrès et d'humanisme ...

Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ?

Les ennemis de la terre, Armand Farrachi, Editions Exils, 1999, 232 pages

A propos de l'auteur

Armand Farrachi, romancier et essayiste, a publié notamment La Dislocation (Stock, 1974), Descendance (Stock, 1982), Rousseau ou l'état sauvage (PUF, 1997), Sermons aux pourceaux (Zulma, 1997). Il s'est engagé auprès des écologistes de terrain, en particulier pour la protection de la faune sauvage.

Pour en savoir plus

- Réponse aux producteurs, un texte extrait du livre
- La note de lecture de Denis Lambert, du site Chronicart
- Pitié pour la condition animale, un texte d'Armand Farrachi

Ou bien, du même auteur

- L'Adieu au tigre
- Une semaine chez les ours
- Les poules préfèrent les cages

08 mars 2012

Hommage aux animaux, d'Alain Contaret

Hommage aux animaux
Comment notre destinée est-elle liée

à celle du règne animal ?

d'Alain Contaret


Croiser un animal n’est pas anodin du tout, c’est une rencontre avec un être vivant. Combien de telles occasions avons-nous ratées ? L’histoire de l’humanité n’aurait pu se construire sans le peuple animal, qui aujourd’hui a plus que jamais besoin de reconnaissance, de respect, d’intégration dans nos schémas de pensée, qui sont de plus en plus contaminés par la mort. Même si nous ne nous en préoccupons pas, notre partie animale continue à nous soutenir - mais combien de temps pourra-t-elle encore le faire ? Quelle est la place véritable du règne animal dans la vie de l’être humain ? Quelles attitudes l’homme devrait-il cultiver pour favoriser un meilleur équilibre en lui et autour de lui ? Comment pouvons-nous collaborer avec les animaux, nous qui partageons le même air, la même eau, qui marchons sur la même terre, avec le même feu de la vie dans notre coeur ? Y aurait-il un lien entre la souffrance animale et la souffrance humaine ? Mais surtout, quel haut message de la Vie se trouve caché derrière leur présence ? Dans ce livre, fort, poignant, d’une écriture sage, nous partons à la découverte de réponses qui ne peuvent apparaître qu’à travers un autre regard, une vision nouvelle qui s’ouvre sur la vie et son mystère…

Hommage aux animaux, Alain Contaret, Editions Essénia, 2012, 142 pages

A propos de l'auteur

Elève d'Olivier Manitara, le représentant actuel du peuple essénien, Alain Contaret est un hierogrammate, un scribe au service de sa Tradition. Fort de l'assise que lui a procurée l'Enseignement du Maître essénien Omraam Mikhaël Aïvanhov, il continue d'approfondir cette Sagesse ancestrale. Le Savoir vivant qui provient d'un Maître authentique, au service de la Vie et qui est le bien commun de tous les êtres, est pour lui un fil conducteur incontournable pour qui veut honorer le Vrai, le Beau et marcher sur le chemin de la Noblesse. Auteur d'articles, de poèmes et de chansons, son écriture est un hommage au Vivant.

Au sommaire

- Introduction
- Nos frères les animaux
"Ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse."
"Ce que tu fais à l’un de ces petits, c’est à moi que tu le fais."
- Le végétarisme, fruit de l’Amour et de la Sagesse
- Les grands Maîtres Esséniens…
Les meilleurs amis des animaux
- Regardons l’animal dans les yeux…c’est une Âme !
- Acceptons la vie animale… c’est un Souffle !
- Les animaux dans ma vie…
"Aime ton prochain comme toi-même."
- Le Message des animaux à l’humanité
- Le septième commandement de l’Archange Gabriel
- Conclusion

06 mars 2012

Globe-trotteurs, de Julia et Roland Seitre

Globe-trotteurs
Petits d'hommes et grands animaux

de Julia et Roland Seitre


Faire le tour du monde en famille ! C'est le rêve qu'ont réalisé Julia et Roland Seitre, photographes animaliers de formation vétérinaire, avec leurs trois enfants. Tout bébé, Ariane, l'aînée, a côtoyé sans peur les animaux de l'Afrique et de l'Amazonie. A un an, elle pataugeait dans la boue avec un rhinocéros, jouait avec les girafes, tandis que son frère Corentin, au même âge, caressait les serpents et les koalas du bush australien. Quant à la petite dernière, Mahaut, elle a déjà enfilé ses bottes de globe-trotteur pour partir à la découverte de la planète. A travers les photos splendides et attendrissantes qu'ils ont rapportées de tous les continents, les auteurs nous ouvrent les portes du monde sauvage, mais ils nous invitent également à réfléchir sur la relation entre l'homme et l'animal et sur l'effet destructeur du comportement humain, à l'heure où certaines espèces disparaissent. Un hymne à la nature, un grand bol d'air et un message d'amour.

"Apprendre aux enfants à côtoyer les animaux avec prudence, en les respectant dans leurs différences, est certainement une des plus belles leçons de vie et d'amour que l'on puisse leur donner." - Catherine Dolto

Globe-trotteurs, Julia et Roland Seitre, Editions Michel Lafon, 2004, 160 pages

Le mot de l'auteur

Quoique tous deux vétérinaires de formation, nous avons fait le choix, il y a près de vingt ans, d'étancher notre soif de nature, faune, voyages et photo en nous lançant dans le journalisme animalier. Après les naissances successives de nos trois enfants, nous avons vite compris qu'ils ne représentaient pas un obstacle à notre vie un peu particulière, et même qu'ils s'y intégraient parfaitement. Ils se sont ainsi trouvés dans toutes sortes de situations exceptionnelles face aux animaux souvent surprenants que nous traquions. Nous avons réuni les images de 12 ans de rencontres sympathiques en un album de famille pas comme les autres, récoltées sur tous les continents, y compris l'Antarctique. Mais nous espérons surtout montrer à travers leurs yeux les richesses environnementales de notre terre. Avec l'espoir d'aider à faire protéger ce qu'il en reste, pour que les enfants de nos enfants puissent eux aussi s'extasier au quotidien !

Pour en savoir plus

- Le site officiel de Julia et Roland Seitre
- Tippi of Africa, de Sylvie Robert et Alain Degré
- Nouvelles aventures sauvages, d'Isabelle et Jean-François Lagrot
- Tristes Afriques, d'Isabelle et Jean-François Lagrot

04 mars 2012

Tippi of Africa, de Sylvie Robert et Alain Degré

Tippi of Africa
La petite fille qui parle aux animaux

de Sylvie Robert

et Alain Degré


L'histoire d'amour d'un couple qui a choisi la liberté et le retour à la nature. La rencontre insolite avec les meerkats. Les merveilles cachées du terrible désert du Kalahari. L'appel de la maternité dans cet univers de tous les dangers. L'enfant qui paraît. "Tippi Okanti", "Tippi la mangouste". L'apprentissage de la vie entre le bush, les dunes et les marécages de l'Afrique australe. La complicité avec les animaux sauvages. Son premier jouet : un crâne d'hippopotame. Son premier ami : Abu l'éléphant, qu'elle appelle "mon frère".

Sylvie Robert et Alain Degré, chasseurs d'images, racontent comment ils ont réalisé avec Tippi leur rêve de toujours. Tippi, la toute petite fille blonde qui, d'un geste, sait calmer J&B le léopard et rit lorsque Abu - cinq tonnes - l'évente avec sa trompe. Tippi pour qui le langage de la brousse n'a pas de secret.

Tippi of Africa, La petite fille qui parle aux animaux, Sylvie Robert, Alain Degré, Editions Michel Lafon, 1996, 235 pages

02 mars 2012

Un éléphant dans ma salle d'attente, de Florence Ollivet-Courtois

Un éléphant dans ma salle d'attente
Aventures d'une vétérinaire

de Florence Ollivet-Courtois

et Sylvie Overnoy


Le récit captivant d'une vétérinaire au chevet des animaux sauvages.

L’éléphant n’arrive pas à se relever ? Les lionnes se sont échappées ? L’aigle des steppes s’est mis à boiter ? Le guépard a l’air bizarre ? C’est Florence Ollivet-Courtois qu’on appelle. Seule vétérinaire libérale en France à exercer exclusivement sur la faune sauvage et les animaux de parcs zoologiques, elle a entre autres imaginé une technique insolite pour faire une prise de sang à un mâle otarie de quatre cents kilos, convaincu une femelle chimpanzé diabétique de prendre chaque jour son insuline et fait faire ses premiers pas à un éléphanteau nouveau-né. D’une robustesse de Daktari quand il faut déménager un rhinocéros, Florence joue aussi les Dr House quand il s’agit d’élucider le mystère du panda roux aux mains enflées, ou autre énigme médicale dont la faune sauvage a le secret. Cette femme de science et d’action est mue par le désir de faire avancer la médecine vétérinaire autant que par un profond amour des animaux. A l’heure où les parcs zoologiques et animaliers se rapprochent de plus en plus des conditions naturelles, son témoignage est une plongée passionnante dans les rapports entre l’humain et le sauvage.

Un éléphant dans ma salle d'attente, Florence Ollivet-Courtois, Sylvie Overnoy, Editions Belin, 2012, 240 pages

A propos des auteurs

A six ans, Florence Ollivet-Courtois assure la réanimation des chiots nés par césarienne, à sept, elle se retrouve dans les bras d’un chimpanzé : née dans une famille de vétérinaires, elle sait très tôt qu’elle représentera la quatrième génération. Passionnée par la faune sauvage, elle entreprend d’y consacrer sa carrière dès le début de ses études à l’Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort. Plusieurs stages aux Etats-Unis, en particulier au Zoo de Washington lui permettront d’exercer pendant dix ans au zoo de Vincennes, puis en libéral.

Le livre a été écrit avec Sylvie Overnoy, directrice de la rédaction du magazine Cosmopolitan, et auteur de plusieurs romans, dont "Bienvenue au club" et "Surprises au club, journal intime du cheval Crac" aux Editions Belin.

Sur le même thème

- Les livres de Marie-Claude Bomsel
- Les livres de Philippe de Wailly
- D'autres récits de vétérinaires

24 février 2012

Guide des retraites spirituelles, d'Anne Ducrocq

Guide des retraites spirituelles
Les bonnes adresses pour se ressourcer

d'Anne Ducrocq


Besoin de vous ressourcer ? De revenir à l'essentiel ? De mettre à distance les tracas de la vie quotidienne ? Partir en retraite spirituelle est une bonne réponse... mais la démarche peut intimider : Doit-on garder le silence ? Faut-il être croyant ? La mixité est-elle autorisée ? Combien de temps peut-on rester ? Seul ou en groupe, dans un monastère, une communauté ou en plein air, découvrez une infinité de possibilités pour vous éloigner - et vous retrouver - en accord avec votre personnalité. Ce guide pratique propose une sélection de lieux de retraite en France, chrétiens, bouddhistes, hindouistes et même laïques.

Guide des retraites spirituelles, Anne Ducrocq, Editions 84, 2007, 94 pages

A propos de l'auteur

Anne Ducrocq, journaliste et écrivain, collabore au Monde des religions, à Livres Hebdo et à Nouvelles Clés. Elle a également publié aux Editions Librio : La société vue par les religions.

L'avis d'une lectrice
Source

Un guide utile, même pour des non-croyants

Je suis écrivain et ressens souvent le besoin de trouver un lieu où je puisse être, pendant quelques jours, déchargée de tout souci matériel et rompre avec le "bruitage" environnant. C'est difficile : les hébergements dans les hôtels ou les gîtes sont souvent trop chers, ils manquent de calme, la nourriture n'est pas assez simple et rares sont ceux où l'on dispose d'une petite table et d'une prise pour l'ordinateur. Je n'avais jamais pensé à m'adresser à un monastère, car je suis athée et très attachée à la laïcité. Ce petit guide, rédigé par Anne Ducrocq, m'a permis de trouver des hébergements proches de chez moi, situés en pleine nature, et convenant tout à fait à ce dont j'avais besoin. En outre, l'ouvrage expose succinctement ce qu'il est nécessaire de savoir pour comprendre les orientations de chaque communauté, ce qui est utile pour définir un choix personnel.
Certes, il est profondément regrettable que les lieux de retraite laïques soient en si petit nombre, mais l'auteur n'est pas responsable de cette carence, et je lui donne raison d'avoir écarté de son choix les établissements trop connotés "développement personnel".
A défaut de lieux laïques, l'accueil dans un monastère me semble avoir pour un non-croyant certains aspects intéressants: une découverte d'ordre culturel et la rencontre avec des personnes différentes de soi tant par le mode de vie que par les opinions.

Pour en savoir plus

- Guide des lieux de silence, de Joachim Bouflet
- Eloge du silence, de Marc de Smedt
- Le documentaire Le grand silence

Du même auteur
Guide spirituel des lieux de retraite - Dans toutes les traditions

Editions Albin Michel, 2009, 487 pages


22 février 2012

Guide des lieux de silence, de Joachim Bouflet

Guide des lieux de silence
de Joachim Bouflet


Un choix de 250 monastères et couvents, lieux de calme, de repos mais aussi de recueillement, qui acceptent de recevoir des pensionnaires.

. 250 lieux de silence, couvents et monastères, sélectionnés en France.

. Un historique et un descriptif du lieu.

. Des informations pratiques sur les conditions de séjour, les moyens d'accès, les activités.

. Classement par ordre alphabétique.

. Un index par région des lieux répertoriés.

. Une carte synthétique.

. Et des illustrations couleurs.

Guide des lieux de silence, Joachim Bouflet, Editions LFG, 1997, 318 pages

Pour en savoir plus

- Guide des retraites spirituelles, d'Anne Ducrocq
- Eloge du silence, de Marc de Smedt
- Le documentaire Le grand silence

Un aperçu du livre