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22 mai 2013

Le monde lumineux des océans, de Catherine Vadon

Le monde lumineux des océans
de Catherine Vadon

Les fascinantes extravagances de la nature... Pendant des siècles, les océans ont constitué pour les hommes un monde inconnu, source de croyances, de superstitions et parfois de terreur. De nombreux marins ont été témoins, au cours de leur navigation, de phénomènes lumineux spectaculaires et inexplicables. En réalité, ces lueurs marines sont autant de lumières vivantes produites par toutes sortes d’organismes, répartis entre la surface et les grands fonds des océans. De nombreuses créatures, des bactéries microscopiques aux requins, en passant par les méduses, les coraux, les cténaires et les tuniciers aux formes innombrables, les crustacés, les poulpes et même certaines espèces de poissons, s’illuminent. Quel est le secret de cette bioluminescence ? Comment et pourquoi produire de la lumière ?

Le monde lumineux des océans, Catherine Vadon, Illustrations : Yves Calarnou, Editions Belin, Collection Savoirs juniors, 2010, 48 pages

A propos de l'auteur

Spécialisée dans l'étude des animaux marins, Catherine Vadon réalise de nombreuses expositions à destination du jeune public. Elle est aussi l'auteur de plusieurs documentaires pour la jeunesse.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Belin
- Aquatiques : Au royaume de l’extraordinaire, de Béatrice Fontanel
- Etranges : Bizarreries de la nature, de Béatrice Fontanel
- Fabuleux monstres marins, de Piero et Alberto Angela, et Alberto Luca Recchi
- La couleur dans tous ses éclats, de Bernard Valeur

Dans la même collection Savoirs junior

- Pieuvres, seiches et calmars, de Catherine Vadon
- Le cabinet des curiosités de la nature, de Yann Rigaud
- Ces animaux mal-aimés, de Yann Rigaud
- Le travail secret de la nature, de Nathalie Tordjman

L'avis d'un lecteur
Source

Toute la collection de chez Belin est d'un très bon niveau documentaire. Enfin des livres complets sur des domaines peu répandus en jeunesse ! Beau papier, belles photographies, contenu soigné et très instructif. Pour les scientifiques en herbe (niveau CM2 à lycée) et les adultes qui aiment découvrir la nature au plus près.

Un aperçu du livre






21 mai 2013

Pieuvres, seiches et calmars, de Catherine Vadon

Pieuvres, seiches et calmars,
de captivantes créatures
de Catherine Vadon

Ces animaux marins peuplent tous les océans du monde, des profondeurs abyssales aux rivages, et possèdent le système nerveux le plus évolué de tous les animaux invertébrés. Actifs chasseurs, à la vue excellente, ils utilisent leur puissant bec pour mordre et injecter du venin à leurs proies, et se protègent de leurs ennemis en crachant un écran d'encre noire.

Reines de l'adaptation, les pieuvres, aussi appelées poulpes, connaissent mille ruses pour tromper leurs proies : prendre la couleur du fond au-dessus duquel elles nagent ou mimer la forme d'un poisson ou d'un crustacé ! Dans les eaux profondes, seiches et calmars illuminent l'obscurité de tous leurs feux. Le calmar géant, le Kraken des anciennes légendes nordiques, reste la créature la plus fascinante des grands fonds et peut mesurer jusqu'à 18 m de long avec ses tentacules ; son mode de vie demeure encore bien mystérieux !

Pieuvres, seiches et calmars, de captivantes créatures, Catherine Vadon, Illustrations : Yves Calarnou, Editions Belin, Collection Savoirs junior, 2011, 48 pages

A propos de l'auteur

Spécialisée dans l'étude des animaux marins, Catherine Vadon réalise de nombreuses expositions à destination du jeune public. Elle est aussi l'auteur de plusieurs documentaires pour la jeunesse.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Belin
- Aquatiques : Au royaume de l’extraordinaire, de Béatrice Fontanel
- Cache-Cache : Les mille manières de se camoufler, de Béatrice Fontanel
- Etranges : Bizarreries de la nature, de Béatrice Fontanel
- Fabuleux monstres marins, de Piero et Alberto Angela, et Alberto Luca Recchi

Dans la même collection Savoirs junior

- Le cabinet des curiosités de la nature, de Yann Rigaud
- Ces animaux mal-aimés, de Yann Rigaud
- Le monde lumineux des océans, de Catherine Vadon
- Le travail secret de la nature, de Nathalie Tordjman

L'avis d'un lecteur
Source

Toute la collection de chez Belin est d'un très bon niveau documentaire. Enfin des livres complets sur des domaines peu répandus en jeunesse ! Beau papier, belles photographies, contenu soigné et très instructif. Pour les scientifiques en herbe (niveau CM2 à lycée) et les adultes qui aiment découvrir la nature au plus près.

Un aperçu du livre





Des vidéos pour compléter cette note

Des clips sur les poulpes, ces fascinants animaux capables de dévisser des bouchons, de se servir d'outils ou d'apprendre en observant des congénères, et qui sont aussi maîtres dans l'art du mimétisme puisqu'ils peuvent quasi instantanément imiter les couleurs et les textures de leur environnnement, mais aussi l'apparence et le comportement d'autres animaux.




L'intelligence du poulpe, un alien du fond des mers
un documentaire de Jérome Julienne et John Jackson


La seiche : le cerveau aux huit tentacules
un documentaire diffusé sur Arte




18 mars 2013

Aquatiques : Au royaume de l’extraordinaire, de Béatrice Fontanel

Aquatiques
Au royaume de l’extraordinaire
de Béatrice Fontanel

Au fond des mers, observons ces animaux qui ressemblent à des étoiles, à des arbres de Noël miniatures, des plumes collantes, des fleurs molles, des pompons piquants ou des flacons de verre. Animal ? Végétal ? Minéral ? Qui le sait... Les savants ont su déchiffrer ces énigmes sous-marines, parfois il n'y a pas si longtemps. Quant à nous, admirons les, bouche bée, pour tenter de découvrir les mystères de leurs organismes, si éloignés des nôtres.

Aquatiques : Au royaume de l’extraordinaire, Béatrice Fontanel, Editions Palette, 2011, 64 pages

A propos de la collection

Cette collection propose des livres sur les animaux, beaux comme des livres d’art : grand format, beauté des images et du graphisme, souci de la vulgarisation scientifique, sans renoncer au style et à la tenue littéraire. Au moment où nous prenons conscience de l’importance de la biodiversité, cette collection est une invitation à contempler et à découvrir le grand opéra de la nature.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Palette où vous pourrez feuilleter le livre
- Pieuvres, seiches et calmars, de Catherine Vadon
- Le monde lumineux des océans, de Catherine Vadon
- Ces animaux mal-aimés, de Yann Rigaud
- Fabuleux monstres marins, de Piero et Alberto Angela, et Alberto Luca Recchi

Dans la même collection

- Frères singes : Primates de la planète
- Etranges : Bizarreries de la nature
- Carnaval : Les fantaisies infinies de la nature
- Cache-Cache : Les mille manières de se camoufler
- Hiver : Comment survivre par grand froid ?

Un aperçu du livre




17 mars 2013

Les baleines ont-elles le mal de mer ? de Caroline Lepage

Les baleines ont-elles le mal de mer ?
L'histoire suprenante des habitants de la mer
de Caroline Lepage
préface d'Yves Paccalet

Mais que se passe-t-il donc au fond des océans ? La mer et ses habitants nous fascinent autant qu’ils nous interrogent. Le monde sous-marin compte quelques milliers d’espèces animales qui chacune à sa manière renferme ses mystères.

Experte aquatique reconnue, Caroline Lepage nous entraîne, en 150 questions (et autant de réponses !) dans ce "monde du silence" qui grouille d’anecdotes et de petites histoires animales surprenantes. Avec humour et précision, elle lève le voile sur les secrets bien gardés des grandes profondeurs… Des coquillages aux pingouins, en passant par les algues et les méduses, Caroline Lepage rétablit quelques vérités et revient sur nos idées reçues.

Les baleines ont-elles le mal de mer ? L’oursin a-t-il des dents ? Quelle est l’odeur de la mer ? Le requin est-il un mangeur d’hommes ? Le corail peut-il se noyer ? Un poisson peut-il hiberner ? Les requins ont-ils des arêtes ? La crevette-pistolet est-elle armée ? Le corail aime-t-il la crème solaire ? Y a-t-il beaucoup de poissons venimeux ? Les éponges font-elles de vieux os ? Pourquoi briller dans les abysses ? La puce de mer est-elle un insecte ? Le plancton est-il explosif ? Un poisson peut-il chanter ?...

Des révélations biologiques qui surprendront et enchanteront les plus grands comme les plus petits, les passionnés comme les curieux.

Les baleines ont-elles le mal de mer ? L'histoire suprenante des habitants de la mer, Caroline Lepage, Préface : Yves Paccalet, Editions de l'Opportun, 2012, 280 pages

A propos de l'auteur

Caroline Lepage est journaliste scientifique. Elle est passionnée par la mer et collabore à plusieurs revues et sites internet. Elle a traduit les ouvrages de Paul Heiney "Pourquoi les vaches ne savent-elles pas descendre les escaliers" et "Les chats ont-ils un nombril ?" (EDP Sciences).

L'avis d'un lecteur - Extrait
Pour le lire dans son intégralité, cliquez sur ce lien.

../.. L’ouvrage est naturellement aussi instructif que plaisant, et on va de surprise en surprise : un harpon datant de la fin du 19e siècle retrouvé dans le corps d’une baleine tuée en 2007 (ce qui en dit long sur la longévité de ces gigantesques mammifères) ; une baleine "égarée" dans la Tamise ; l’étoile de mer, qui sort son estomac de son corps pour le mettre sur sa proie, commencer à digérer, et le réintégrer quand la taille du tout sera redevenue plus raisonnable ; ou encore ce scoop : les dauphins se doteraient de petits noms ! On en apprend vraiment à chaque page. ../..

Pour en savoir plus

- Le site des Editions de l'Opportun
- Le site officiel de Caroline Lepage
- Du même auteur : Explorations en Terre Animale
- Trompe-l'oeil, d'Yves Paccalet et Gilles Mermet
- Portraits de plantes, de Gilles Mermet et Yves Paccalet
- L'humanité disparaîtra, bon debarras ! d'Yves Paccalet
- Les poissons font-ils l'amour ? de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard
- Pas si bêtes les poissons, de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard
- Calme plat chez les soles, de Marc Giraud
- Une mer sans poissons, de Philippe Cury et Yves Miserey
- Poissons : Le carnage, de Joan Dunayer

Deux courtes présentations du livre, en vidéo



15 avril 2012

Entretien avec un pirate, de Paul Watson et Lamya Essemlali

Paul Watson
Entretien avec un pirate

Manifeste pour sauver nos océans

de Paul Watson

et Lamya Essemlali


Baleines, phoques, requins, dauphins... Autant d'espèces massacrées par l'homme, et que Paul Watson et son association écologiste Sea Shepherd tentent de protéger par tous les moyens.

Dans l'Antarctique, les baleiniers japonais tuent chaque année plusieurs centaines de cétacés. Pour contourner le moratoire sur la chasse commerciale des baleines, Tokyo pratique cette pêche sous couvert de programmes scientifiques.

Pourtant, les écologistes obtiennent des résultats : les pêcheurs japonais, qui avaient l'intention de tuer 850 baleines de Minke, ne sont revenus qu'avec 507 cétacés en 2010 et la Cour internationale de justice (CIJ) a été saisie afin d'obliger le Japon à mettre fin à son programme de chasse.

Les campagnes de Sea Shepherd (Berger des mers), contraignent les écologistes à passer plusieurs mois dans l'un des endroits les moins hospitaliers de la planète, pour une expérience que l'organisation déconseille aux grincheux, trouillards et à ceux qui aiment leur matelas...

Sea Shepherd Conservation Society a vu le jour en 1981, aux Etats-Unis, dans l'état de l'Oregon. Mais l'idée même de Sea Shepherd avait déjà germée dans l'esprit du capitaine Paul Watson avec la création de la Earth Force Society en 1977, à Vancouver.

Le but premier des deux organisations était la protection et la conservation des mammifères marins, avec pour objectif immédiat de mettre un terme à la chasse illégale des phoques et des baleines, Sea Shepherd s'est ensuite donné pour mission d'élargir son action à toute la faune marine. Sea Shepherd, avec son approche frontrale, est aujourd'hui l'organisation écologique la plus efficace.

Paul Watson, Entretien avec un pirate, Paul Watson, Lamya Essemlali, Editions Glénat, 2012, 320 pages

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Glénat
- Sea Shepherd Conservation Society
- Myspace personnel de Paul Watson
- Au nom des mers, de Paul Watson
- La nuit des baleines, de Diane Ackerman
- Baleines en liberté, de Gérard Soury
- Requins en liberté, de Gérard Soury
- Dauphins en liberté, de Gérard Soury
- Le documentaire The Cove : La baie de la honte

A propos de l'auteur
Source : Editions Glénat

Parce qu’un castor avec qui il s’était lié d’amitié est tué par des trappeurs, le jeune Paul Watson âgé de 11 ans écume les alentours de son village du Nouveau-Brunswick pour trouver et détruire les pièges. C’est le point de départ de 40 ans d’activisme pour celui que le Time Magazine désignera en 2000 comme l’un des plus grands héros écologistes du xxe siècle.

En 1969, à tout juste 18 ans, Paul Watson devient le plus jeune cofondateur de Greenpeace. C’est aussi le premier homme à s’interposer entre une baleine et un harpon. En 1977, il quitte Greenpeace pour fonder Sea Shepherd Conservation Society (c’est-à-dire « berger de la mer ») qui devient dès lors l’organisation de défense des océans la plus combattive au monde : une dizaine de baleiniers illégaux coulés à quai, plusieurs navires éperonnés en mer, des centaines de longues lignes et de filets dérivants confisqués, plus de 250 expéditions dans toutes les mers du monde… et des centaines de milliers d’animaux marins sauvés.

Jamais aucun blessé, jamais aucune inculpation retenue mais pour ses opposants, Watson n’en est pas moins un « pirate », un « écoterroriste » – y compris pour ceux qui dirigent aujourd’hui Greenpeace, qu’il a quitté en 1977. Pour ceux qui, en revanche, pensent que « les pétitions et les banderoles ne suffiront pas à sauver les océans », il est un véritable héros.

A tous ses détracteurs, Paul Watson ne répond qu’une chose : « Trouvez-nous une baleine qui désapprouve nos actions et on vous promet de raccrocher ! »



Paul Watson on why his ship only serves vegan food


Vegan food on Sea Shepherd Antartica Campaign


14 avril 2012

Au nom des mers, de Paul Watson

Au nom des mers
Les confessions d'un éco-guerrier

du Capitaine Paul Watson


(Mise à jour)

Ce livre, aussi palpitant qu'un roman d'aventures, est l'histoire vraie du pirate écolo, le capitaine Paul Watson, co-fondateur de Greenpeace, aujourd'hui président du Sea Shepherd.

Filets dérivants, bébés phoques massacrés pour leur fourrure, pêche intensive des baleines et autres espèces menacées... Tout le monde est contre, mais rares sont ceux qui agissent vraiment.

Paul Watson, lui, a choisi de monter au front au nom des mers, pour faire appliquer les lois internationales de protection de la mer et faire la chasse aux braconniers, en usant de la manière forte. Il aborde, saborde, sabote les baleiniers et les bateaux de pêche qui mettent en danger les espèces menacées.

Bilan de ses interventions : huit baleiniers coulés, une usine de traitement de l'huile de baleine détruite à l'explosif, des milliers de kilomètres de filets dérivants confisqués, sans compter de nombreuses interventions sur la banquise (c'est lui qui y a entraîné Brigitte Bardot en 1977), notamment pour peindre les bébés phoques avec un colorant indélébile afin d'ôter toute valeur à leur fourrure...

Avec sa compagne, Lisa Distefano, descendante du corsaire français Jean Laffitte, il échafaude sans cesse de nouvelles opérations spectaculaires. Condamné à de multiples reprises - dont deux fois à la détention à vie - par les justices portugaise, canadienne, japonaise et américaine, il est menacé de mort par la mafia taiwanaise qui a mis sa tête à prix.

Au nom des mers, Les confessions d'un éco-guerrier, Paul Watson, Editions Pré aux Clercs, 1998, 399 pages

Pour en savoir plus

- Sea Shepherd Conservation Society
- Myspace personnel de Paul Watson
- Entretien avec un pirate, de Paul Watson et Lamya Essemlali
- La nuit des baleines, de Diane Ackerman
- Baleines en liberté, de Gérard Soury
- Requins en liberté, de Gérard Soury
- Dauphins en liberté, de Gérard Soury
- Le documentaire The Cove : La baie de la honte




L'avis d'un lecteur
"Au nom des mers", du Capitaine Paul Watson
Source

Un récit de voyages, au style un peu particuliers...

"AU NOM DES MERS" du Capitaine Paul Watson, est paru aux éditions Le Pré aux Clercs (tirage épuisé, il ne se trouve que d'occasion, mais je le fais circuler volontiers).

Le sous-titre du livre est "Confessions d'un eco-guerrier". Ca donne le style et l'ambiance :-))

Paul Watson est en effet l'un des membres fondateurs de Greenpeace, organisation qu'il a quittée dès la fin des années 70, pour fonder la "Sea Sheperd Conservation Society", une organisation pratiquant l'action directe reniée peu à peu par Greenpeace.

Depuis plus de 25 ans, les navires Sea Sheperd (1 et 2, puis d'autres) sillonnent les océans, avec à leurs commandes Paul Watson et son équipage, à la recherche des baleiniers pirates et des pêcheurs qui ne respectent pas la législation sur la pêche aux cétacés.

Les fraudeurs sont en effet nombreux et dévastent la faune aquatique sans pitié, avec des méthodes sanguinaires.

- Certains navires baleiniers pêchent par exemple toute l'année et s'attaquent à des espèces en voie de disparition, en dehors des quotas - déjà très élevés - autorisés par les Commissions Internationales.

- D'autres prétendent pratiquer une chasse "indigène", au nom de rites ancestraux, alors qu'il ne s'agit en réalité que d'alimenter en viande de baleine à bas prix des élevages industriels de porcs ou de visons.

- D'autres pratiquent la chasse à la baleine sous le prétexte de recherches scientifiques (par exemple pour étudier les raisons de leur disparition !!...), alors qu'il ne s'agit que d'un simple moyen de dépasser les quotas autorisés par la loi.

- Ailleurs, des pêcheurs massacrent sauvagement les dauphins qu'ils rendent responsables de la diminution des bancs de poissons (alors que les fautifs sont évidemment la pêche intensive et la pollution).

- Ailleurs encore, des gens se livrent chaque année à des tueries sur des globicéphales (qu'ils attirent sur la plage et frappent à coup de barres de fer), pour le simple plaisir (la viande n'est même pas consommée), au nom de soi-disant traditions ancestrales (un rite "viking") dépourvues de sens.

Etc etc...

Face à cela, Paul Watson n'y va pas par quatre chemin ! Il traque les baleiniers en infraction et... les coule.

La traque est souvent longue car les baleiniers opèrent dans la plus grande discrètion. Mais lorsqu'il réussit à en surprendre un, le Sea Shepherd ne fait pas de quartiers.

En une quinzaine d'années Paul Watson et son équipe ont envoyé par le fond près d'une dizaine de baleiniers et détruit l'appareillage de pêche de nombreux thoniers illégaux.

A leur actif également, la destruction d'abattoirs illégaux de viande de baleine (abattoirs autorisés par les gouvernements locaux, au mépris des lois internationales) ou l'abordage de thoniers utilisant des filets dérivants.

Ils se sont également interposés contre les massacres de dauphins dans divers endroits du monde.

Les confrontations sont souvent très physiques (poursuite par les gardes-côtes, batailles au canon à eau (et au canon projetant de la crême patissière !), interpellations musclées, séjours en prison, etc).

Le livre raconte tout cela, parmi d'autres choses. Paul Watson possède un talent de narrateur et une "grande gueule" qui donne beaucoup de sel à la lecture :-)

Il ne rate pas une occasion de montrer la corruption des gouvernements (le Canada en particulier) qui prennent fait et cause pour les baleiniers.

Il est encore plus sévère vis-à-vis de Greenpeace et de ses dirigeants, dont il brosse un tableau accablant : vivant confortablement aux dépens de l'organisation, gaspillant la bonne volonté des militants dans des actions dérisoires, dont le seul but est de préserver l'image "politiquement correcte" de l'organisation.

L'écologisme de salon de Greenpeace s'avère même encore plus retors par ses effets indirects : l'obtention d'un moratoire (contre une pratique de pêche ou contre des industriels) a le double effet de démobiliser l'opinion publique tout en permettant aux industriels visés de contourner la loi par les amendements négociés en coulisse...

Exemple parmi bien d'autres : l'autorisation de la pêche à la baleine sous des motifs scientifiques totalement bidons et absurdes).

A vrai dire, c'est encore pire que cela et plus simple à la fois : les gouvernements votent des lois qu'ils n'ont absolument pas l'intention de faire respecter...

Tous les accords internationaux sur la protection de l'environnement ne sont qu'une façade, comme on l'a vu aux sommets de Rio et de Copenhague...

C'est aux citoyens de faire respecter les lois, par leurs propres moyens, en ayant contre eux la police et les gouvernements.

"Au nom des mers" est un témoignage vigoureux et émouvant (descriptions de l'océan et des rencontres magiques ou tragiques avec les grands cétacés) par un pratiquant de l'action directe, un combattant convaincu de la cause écologique, dont la détermination et les arguments donnent à réfléchir.

Voici l'adresse du site : http://www.seashepherd.org/

Paul Watson on why his ship only serves vegan food

20 janvier 2012

Les poissons font-ils l'amour ? de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard

Les poissons font-ils l'amour ?
Et autres questions insolites

sur les poissons

de Jacques Bruslé

et Jean-Pierre Quignard


Les poissons boivent-ils ? Dorment-ils ? Parlent-ils entre eux ? Vivent-ils en famille ? Ont-ils de la mémoire ? De l'intelligence ? Peuvent-ils se noyer ? Comment s'orientent-ils dans la mer ou les rivières ? Est-il vrai que certains poissons changent de sexe ? Sont-ils sensibles à la souffrance ou au stress ?

En dépit de la curiosité qu'ils éveillent chez les aquariophiles ou les pêcheurs à la ligne, les poissons demeurent mystérieux. Qui connaît leurs incroyables capacités d'adaptation aux conditions changeantes de leur environnement ? Qui connaît les remarquables subtilités de leurs comportements en matière de communication, d'alimentation, de protection ou de reproduction ?

Les poissons font-ils l'amour ? Et autres questions insolites sur les poissons, Jacques Bruslé, Jean-Pierre Quignard, Editions Belin, 2009, 255 pages

A propos des auteurs

Jacques Bruslé est professeur émérite à l'université de Perpignan. Il a dirigé à l'université de Paris, de 1973 à 1996 le laboratoire de biologie marine centré sur l’étude des poissons (ichtyologie) : alimentation, sexualité, reproduction ainsi que les maladies du foie dont certaines sont induites par les pesticides, les métaux lourds et les toxines d’algues. Jean-Pierre Quignard est professeur de biologie marine à l'université de Montpellier, spécialiste des poissons méditerranéens. Ils sont auteurs chez Belin de "Pas si bêtes les poissons" et de "Alliances animales".

Pour en savoir plus

- Pas si bêtes les poissons, de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard
- Alliances animales, de Rémi Gantès et Jean-Pierre Quignard
- Poissons : Le carnage, de Joan Dunayer

L'avis d'un lecteur
Source

Tout ce qu'on a toujours voulu savoir sur les poissons...

Les informations rassemblées ici sont toujours d'une grande précision et d'une rigueur scientifique impeccable. Mais en plus, l'écriture est très abordable et bourrée de petites anecdotes et d'exemples. Un très bon livre.

10 janvier 2012

Les murmures du silence, de Gilles Fonteneau

Les murmures du silence
Une aventure scientifique
dans les Caraïbes inconnues

de Gilles Fonteneau
préface de François Bellec

Prévention des tsunamis, étude du langage des poissons pour le compte de la NASA... Quand Gilles Fonteneau monte une expédition scientifique à bord du catamaran Prince de Vendée, il est loin de prévoir que l'effroyable raz-de-marée de l'Asie du Sud donnera à son livre une actualité tragique. L'expédition maritime du Prince de Vendée dans les Caraïbes inconnues a été organisée pour installer un réseau de capteurs des mouvements de l'écorce terrestre, indispensable à l'alerte préventive des raz-de-marée.

Mais le Prince de Vendée poursuit d'autres énigmes. Existe-t-il un langage des poissons ? Cette question intéresse au plus haut point les laboratoires de la NASA. Ancien membre de l'équipe Cousteau, Gilles Fonteneau plonge ses micros dans les profondeurs du monde du silence pour écouter les murmures du silence. Il démontre ainsi que les poissons, à l'instar des mammifères marins, communiquent par des sons. Une grande découverte, racontée avec finesse et simplicité par un homme dont la rigueur n'a pas effacé l'amour qu'il porte à ses semblables, aux rencontres offertes par l'aventure, le voyage.

De nos jours, les contrées inconnues sont ceux de la connaissance, souvent cachée dans d'exotiques territoires. La race des explorateurs-écrivains n'a donc pas disparu. Elle exige aujourd'hui de mêler au parfum de l'aventure, le goût de la découverte de nouveaux savoirs. Pour des lecteurs de plus en plus attirés vers l'authenticité de l'aventure scientifique, ce récit est un régal.

Les murmures du silence, Gilles Fonteneau, Préface : François Bellec, Editions L'Ancre de Marine, 2005, 212 pages

A propos de l'auteur

Gilles Fonteneau découvre le goût des horizons sans fin et de l'aventure dans les bocages vendéens de son enfance. Aboutissement de son rêve, il rejoint l'équipe du commandant Cousteau et participe à de nombreuses explorations scientifiques. Il monte des expéditions, celle du Prince de Vendée dans les Caraïbes qui durera trois ans et celle de la Charenta menée en 2007 qui donne naissance à ce livre. Il est l'auteur d'ouvrages traduits en plusieurs langues.

Pour en savoir plus

- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site des Editions L'Ancre de Marine
- Le grand orchestre animal, de Bernie Krause
- Cris, chants et coassements, de Steve Jenkins
- La symphonie animale, d'Antonio Fischetti
- Perception et communication chez les animaux, de Stéphane Tanzarella
- Les sens mystérieux des animaux, de Vitus B. Dröscher

26 janvier 2011

La nuit des baleines, de Diane Ackerman

La nuit des baleines
et autres aventures
parmi les chauves-souris,
les crocodiles, les manchots
et... les baleines

de Diane Ackerman

Sait-on que les chauves-souris sont des créatures très généreuses, merveilleux parents, et, d'un point de vue écologique, d'une importance capitale ? Sait-on, encore, que les crocodiles et les alligators sont cent fois plus anciens que l'homme, seuls survivants de l'époque des dinosaures ? Ou bien que les baleines utilisent la rime pour mémoriser leurs chants ? Que les manchots offrent des cadeaux à leur fiancée ?

Diane Ackerman, avec le sérieux scientifique et le style incisif qui l'ont imposée auprès des lecteurs, nous convie cette fois-ci à une magnifique célébration d'un monde animal inattendu. Qu'elle soit à califourchon sur le dos d'un alligator dans les marais de Floride, qu'elle nage avec les baleines dans les eaux glacées de Patagonie ou qu'elle reste impavide sous une averse de pipi de chauve-souris, elle fait un sort à bien des idées reçues à propos des animaux.

La nuit des baleines et autres aventures... est enfin une ode à l'homme et à l'harmonie qui peut régner entre les deux espèces.

La nuit des baleines, Diane Ackerman, Traduction : Alexandre Kalda, Editions Grasset, 1993, 304 pages

A propos de l'auteur

Diane Ackerman collabore au prestigieux "New Yorker". Poète et essayiste, elle est l'auteur du "Livre des sens" (Grasset, 1991).

Au sommaire

- Introduction
- Eloge des chauves-souris
- Les paupières de l'aube
- La lune et les baleines
- Lanternes blanches

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Grasset
- Le naufrage de Noé, de Diane Ackerman

Quelques extraits choisis

Un passage du chapitre "Eloge des chauves-souris"

p23 [Dans une grotte] ./. Les chercheurs qui s'y aventurèrent portaient des masques à oxygène et des vêtements très ajustés. Non seulement ils risquaient de recevoir l'averse des crottes de chauves-souris suspendues au-dessus de leurs têtes (en certains endroits, 1800 adultes au mètre carré et, dans la crèche où se trouvent les petits, tout glabres et roses, une foule affamée et criaillante de quelque 5000 bébés au mètre carré), mais il y avait aussi les épaisses couches de guano poudreux, les larves rampantes des insectes, la chaleur infernale et les vapeurs intenses d'ammoniac. Une aubaine pour les chauves-souris que cet incubateur douillet. Pour elles, l'enfer serait d'essayer de vivre comme nous, dans des boîtes réfrigérées où nous n'avons ni air frais ni soleil et que nous encombrons d'obstacles et envahissons d'odeurs aussi irritantes que la menthe, le citron et l'eau de Javel. Et peut-être, tout comme moi, trouveraient-elles bizarre que nous nous nourrissions d'animaux démembrés qui n'ont plus rien d'animaux, bien que, paradoxalement, nous tenions à les faire cuire à la température de la proie vivante. ./.

Des passages du chapitre "La lune et les baleines"

p189 [Roger] "./. Nous nous apercevrons vite que ce ne sont pas seulement les mammifères qui ont des droits - les oiseaux en ont aussi, et les amphibies, les lézards, les insectes et aussi les plantes et le plancton et tout le reste, jusqu'à ce que la paix règne entre nous et les autres formes de vie sur terre. Et nous reconnaîtrons que nous ne sommes qu'une espèce parmi tant d'autres. C'est merveilleux d'y penser..."

p200 ./. De la hutte sur la falaise, je vis dans l'eau la même baleine et le même baleineau que j'avais vus plus tôt. Elle avait une grande blessure caractéristique au flanc. Et les callosités formaient comme des parenthèses sur sa tête. Un autre observateur ayant trouvé qu'elles ressemblaient à des crocs, on l'appelait Fang (Croc). Son nouveau baleineau était blotti contre elle. Ils avaient passé la matinée près du camp. Le soleil dessinait une voie scintillante sur la mer. A chaque fois que les baleines faisaient surface, des gouttes d'eau étincelaient autour d'elles.
Fang et son baleineau étaient juste au-dessous de moi. Mais la baie tout entière était une valse de mères et de petits. Les baleines franches ne sont grosses que pendant un an à peu près, ce qui semble bien court. Après tout, chez les éléphants, la femelle porte son petit pendant 22 mois, et les baleines sont plus grosses que les éléphants. Quand naît un éléphanteau, il doit se lever tout chancelant et se tenir sur ses pattes, alors qu'un baleineau peut passer directement du liquide amniotique du ventre de sa mère à la matrice de l'océan. Il n'a pas à se soutenir. Mammifères à sang chaud, les baleines, qui respirent comme nous, pourraient, en principe, vivre sur la terre ferme. Mais en ce cas, leur poids écraserait leurs organes. Il leur faut l'eau pour soutenir leur masse; c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles les baleines échouées sur les rivages se portent si mal. Un baleineau n'ayant pas à se tenir debout, ses os sont si flexibles que l'on pourrait prendre une de ses côtes et la courber dans les deux sens comme du caoutchouc dur. Les bébés n'ont pratiquement pas de poids. On dirait qu'ils volent. Autre détail merveilleux à propos des mères et de leurs petits : une mère est elle-même faite d'eau à 97%. Quand elle parle, le son traverse directement l'eau, son corps et sa matrice, et son petit l'entend. Mais comme la matrice ne contient pas d'air, le bébé ne peut pas répondre. Le bébé doit attendre dans la matrice pendant un an, écouter patiemment, jusqu'au moment où il naît et peut enfin répondre.
Un nouveau-né ne quitte pas sa mère, il nage souvent de concert avec elle. Il arrive que la mère nage de façon à toucher le baleineau à chaque fois que sa queue entre en contact avec l'eau. Parfois, le bébé chahute un peu et se cogne dans sa mère, ou bien même lui grimpe sur le dos. Pour finir, elle perd patience et pour le punir, roule rapidement sur le dos alors qu'il s'apprête à lui rentrer dedans pour la énième fois. Puis, elle l'attrape par la queue et le maintient sous l'eau. Il postillonne, il ahane, il éternue, il tousse. Au bout d'un petit moment, elle le libère. Après quoi, tous deux nagent à nouveau de concert, et le baleineau ne s'aventure pas à recommencer ses galipettes. Les baleineaux affamés donnent des coups de tête dans leurs mères, leur grimpent dessus, font du toboggan sur leur dos pour les forcer à rouler sur elles-mêmes et à les allaiter. Il arrive qu'une mère apaise un baleineau trop remuant en se glissant sous lui ; elle se retourne pour le faire sortir de l'eau et le garder en équilibre sur sa poitrine en le tenant contre ses nageoires. De temps à autre, avec une nageoire de la taille d'un mur, elle caresse doucement son petit. ./.

p204 ./. Il approcha sa gueule du bateau, qu'il bouscula un peu. Passant la main par-dessus le plat-bord, je lui touchai délicatement la tête avec un doigt. Tout son corps tressaillit. Comment peut-il être sensible au point de percevoir le contact le plus léger d'un être humain ? me demandai-je. Et sa peau était étonnamment douce, pareille à de la peau de chamois. ./.

p214 ./. A l'extrémité sud de la baie, une baleine éleva la queue et la maintint en l'air en se laissant dériver sous le vent pendant cinq minutes. Puis, elle revint à son point de départ, en fit le tour, remit sa queue en l'air et se laissa de nouveau dériver sous le vent. De joie, Roger se donna une grande claque sur le genou. La baleine "faisait de la voile". Elle se servait de sa longue queue comme d'une toile et prenait le vent qui, assez fort, lui faisait traverser la baie. Ainsi les baleines franches voguent-elles parfois pendant une heure et demie sans s'arrêter; il semble que ce soit l'un de leurs sports préférés. On pourrait croire qu'il y a beaucoup d'animaux qui font la même chose, parce que ça économise les forces et que ça doit être amusant. Mais non. Les seuls autres animaux qui le fassent sont trois espèces de méduses. ./.

p222 ./. Une baleine qui dort culbute lentement sur le côté et peut même poser la tête sur le fond. Ou bien elle reste calmement étendue, comme un cadavre. Quand elle remonte à la surface pour respirer au coeur de son sommeil, elle s'élève avec la lenteur d'un rêve, fend l'eau, respire à plusieurs reprises et, sans même plonger, se laisse couler vers le fond. En Argentine, par temps calme, il arrive que les baleines franches dorment dans la matinée. Certaines semblent avoir la tête lourde et la queue légère. Résultat, elles piquent du nez, et leur queue sort de l'eau. Il est en revanche assez rare de voir dormir les baleines à bosse : elles flottent moins bien et coulent d'habitude très vite. Mais on n'a aucun mal à étudier le comportement des baleines franches : ce sont des baleines de surface. Elles sont si grasses qu'elles flottent dès qu'elles se détendent. Et elles passent beaucoup de temps le dos à l'air. Quand elles dorment à la surface, leur rythme respiratoire tombe de façon incroyable, leurs évents ne se referment pas entre deux respirations, ce qui fait qu'il leur arrive de ronfler. Au vrai, elles font en dormant des bruits merveilleux et grossiers de fin de repas. A leur réveil, elles s'étirent, ouvrent la bouche et bâillent. Quelquefois, elles élèvent la queue et la secouent. Puis, elles vaquent à leurs occupations. Elles dorment souvent si longtemps à la surface, quand il fait beau, qu'elles attrapent des coups de soleil dans le dos : et elles pèlent tout comme les humains, mais sur une échelle beaucoup plus vaste. La peau qui se détache de leur dos tombe dans la mer, où elle devient nourriture pour les oiseaux. Lorsqu'elles fendent l'eau, elles rejettent ainsi une grande quantité de peau. Ce que voyant, les mouettes arrivent à tire-d'aile. La queue perd peu de peau. Les mouettes le savent. Et quand une baleine se contente de frapper l'eau avec la queue, elles ne pipent pas.
Une mouette s'abattit, arracha un bout de peau dans le dos de Fang, et de douleur Fang secoua tout ensemble la tête et la queue, s'arc-bouta, puis plongea. La mouette vola vers deux autres baleines, non loin de là, les attaqua et repartit. Les mouettes de la baie avaient pris une étrange habitude. Au lieu d'attendre que les baleines perdent leur peau, elles se posaient sur leur échine et découpaient la peau et le blanc. ./. C'est ainsi que des baleines comme Fang étaient grêlées de cratères dus aux mouettes. Lorsqu'une mouette atterrissait sur le dos d'une baleine, celle-ci était prise de panique. Cette année, les baleines étant moins nombreuses dans la baie, Roger pensait que les mouettes de varech y étaient pour quelque chose. Les baleines devaient être dans d'autres baies, où les mouettes ne connaissaient pas encore le truc. ./.

Un passage du chapitre "Lanternes blanches"

p280 ./. Sur 100 manchots que nous voyons là, il n'y en a que 24 qui reviendront. Ils meurent souvent d'inanition. Les petits ne savent pas toujours s'y prendre pour pêcher. Ou bien leurs parents peuvent les laisser trop tôt. Ou les oeufs peuvent éclore trop tard dans la saison. Ou les petits ont des malformations. Ou ils sont trop malingres. Ou les sheatbills attaquent souvent les manchots quand ils nourrissent leurs petits. Mais ce n'est pas les petits qui les intéressent. C'est le krill que les parents ont rapporté. ./. Comme si cela ne suffisait pas encore, on a déjà trouvé des métabolites de DDT dans les tissus des manchots d'Adélie. L'ornithologue Roger Tory Peterson l'a fait remarquer : "Les manchots vont peut-être finir par nous servir de révélateur de la condition de la mer et d'indicateur de la santé de notre planète aqueuse."

24 janvier 2011

Fabuleux monstres marins, de Piero et Alberto Angela, et Alberto Luca Recchi

Fabuleux monstres marins
de Piero et Alberto Angela

et Alberto Luca Recchi

Des photos inédites pour découvrir
le fascinant peuple des mers.


Nudibranches à la chair toxique, céphalopodes changeant de couleur, squilles à la fulgurante vitesse de frappe, galathées capables de s'amputer d'un membre pour survivre... Cet ouvrage vous présente en 200 photographies spectaculaires et inédites une galerie extraordinaire de monstres marins. Repérés dans toutes les mers de la planète, ces animaux insolites aux formes de vie primitives étonnent, inquiètent, fascinent... Les auteurs, scientifiques de renom spécialistes des fonds marins, vous invitent à découvrir ce monde trop souvent inconnu et vous racontent, à travers ces habitants étranges des profondeurs abyssales, la stupéfiante histoire de la vie.

Fabuleux monstres marins, Piero et Alberto Angela, Alberto Luca Recchi, Editions Solar, 2002, 160 pages, 200 photos couleurs

L'avis du site JNE
Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie

Mâchoires d'acier, épines multicolores, aiguillons venimeux et tentacules hérissés de ventouses, cet ouvrage est d'abord un livre de photos très spectaculaires sur la faune sous-marine… Mais il donne aussi beaucoup d'explications scientifiques sur les stratégies de survie des différentes espèces.

21 janvier 2011

Pas si bêtes les poissons, de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard

Pas si bêtes les poissons
Scènes de leur vie intime

de Jacques Bruslé
et Jean-Pierre Quignard


Que l'on soit plongeur, aquariophile, pêcheur ou simple amoureux des choses de la nature, le monde des poissons est source intarissable d'émerveillement. Mais sommes-nous sûrs de bien le connaître ? Sait-on, par exemple, que le mâle du célèbre poisson-clown, dominé par sa compagne, ambitionne de la remplacer et de devenir à son tour une femelle ? Que la baudroie est une spécialiste de la pêche à la ligne ? Ou que certains poissons des grands fonds clignotent en rouge et en bleu pour trouver l'âme sœur ?

C'est une sélection des plus belles scènes de la vie intime des poissons que propose ce livre. Guidé par l'œil expert de deux naturalistes passionnés, le lecteur découvrira combien les stratégies et tactiques développées par les poissons pour accomplir les actes fondamentaux de leur vie quotidienne - communiquer, s'alimenter, se protéger et se reproduire - sont élaborées et ingénieuses. A l'heure où nombre d'espèces sont menacées par les activités humaines et le réchauffement climatique, puisse cette plongée dans les eaux des mers, rivières et lacs du monde entier inciter chacun à mieux respecter l'environnement si fragile des poissons.

Pas si bêtes les poissons, Jacques Bruslé, Jean-Pierre Quignard, Editions Belin, 2006, 237 pages

A propos des auteurs

Jacques Bruslé est professeur émérite à l'université de Perpignan. Il a dirigé à l'université de Paris, de 1973 à 1996 le laboratoire de biologie marine centré sur l’étude des poissons (ichtyologie) : alimentation, sexualité, reproduction ainsi que les maladies du foie dont certaines sont induites par les pesticides, les métaux lourds et les toxines d’algues. Jean-Pierre Quignard est professeur de biologie marine à l'université de Montpellier, spécialiste des poissons méditerranéens. Ils sont auteurs chez Belin de "Les poissons font-ils l'amour ?" et de "Alliances animales".

Pour en savoir plus

- Les poissons font-ils l'amour ? de Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard
- Alliances animales, de Rémi Gantès et Jean-Pierre Quignard
- Poissons : Le carnage, de Joan Dunayer

L'avis du site JNE
Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie

Enfin un livre qui nous parle de la vie intime des poissons et de leur comportement, et non seulement de pêche ou d'aquariophilie. Et c'est absolument passionnant ! Unique en son genre, l'ouvrage aborde les grands registres de la vie de ces êtres aquatiques, la communication (entre autres par des chants), l'alimentation, les ruses de protection et la reproduction (et il s'en passe de belles !), en commençant par rappeler qu'aujourd'hui, le mot « poisson » ne signifie plus rien pour un biologiste systématicien, et que le brochet est génétiquement plus proche de nous qu'il ne l'est du requin. C'est donc une plongée dans un monde totalement inconnu, sous l'éclairage des dernières découvertes scientifiques, à laquelle nous invitent les auteurs.

14 décembre 2010

Requins en liberté, de Gérard Soury

Requins en liberté
de Gérard Soury


Le requin occupe une place à part dans l'imaginaire collectif : celle de maître des océans, prédateur absolu, tueur sanguinaire. Autant de clichés nourris par des siècles d'ignorance et relayés par les médias : nul n'a oublié Les Dents de la mer de Spielberg qui a parachevé sa funeste réputation... A tort, car les attaques sur l'homme sont rarissimes. De plus, le requin joue un rôle primordial dans les océans : élément majeur de la chaîne alimentaire, il a une fonction indispensable de régulateur, comparable à celle des rapaces dans le monde des oiseaux.

Cet ouvrage nous invite à découvrir cet animal fascinant, ou plutôt les 355 espèces de requins qui se partagent les océans, du minuscule squalelet qui se nourrit d'une carotte de chair prélevée sur ses victimes au monumental et inoffensif requin baleine, sans oublier l'incontournable requin blanc. L'auteur nous emmène aux quatre coins du monde pour frissonner et plonger dans un univers de beauté et d'âpreté, à la rencontre d'un mythe marin, aujourd'hui gravement menacé.

Requins en liberté, Gérard Soury, Editions Fernand Nathan, 2001, 256 pages

A propos de l'auteur

Gérard Soury est spécialisé dans l'observation et l'étude des grands animaux marins, Journaliste, photographe, conseiller technique, collaborateur de magazines français et internationaux, auteur d'ouvrages sur le monde des océans, traduits en plusieurs langues, il s'appuie sur plus de trente années d'expérience de la plongée, d'observation et de photographie animalière pour nous faire partager sa passion. Plus qu'en simple observateur, c'est en tant qu'acteur à part entière qu'il s'investit dans cette quête.

Pour en savoir plus

- Le site internet de Gérard Soury
- Baleines en liberté, de Gérard Soury
- Dauphins en liberté, de Gérard Soury
- Le tour du monde en 80 plongées d'exception, de Patrick Mioulane et Raymond Sahuquet

Baleines en liberté, de Gérard Soury

Baleines en liberté
de Gérard Soury


Les baleines ont toujours nourri notre imaginaire, des histoires bibliques aux récits contemporains, de Jonas à Moby Dick : tour à tour poissons cracheurs d'eau légendaires, puis monstres des mers inlassablement chassés, ces mammifères marins, aujourd'hui reconnus paisibles et sociables, sont pourtant encore gravement menacés...

Baleines en liberté nous invite à découvrir le monde fascinant des cétacés à fanons, de leurs lointains ancêtres aux quinze espèces existantes, des baleines franches aux rorquals communs, de la baleine grise au rorqual bleu, et à comprendre leur formidable adaptation au milieu aquatique, leurs modes d'alimentation et de reproduction, leur organisation sociale si particulière.

A travers quinze reportages, l'auteur emmène le lecteur dans les océans du monde entier pour lui faire partager, entre aventures, rêve et exigence scientifique, sa complicité avec les plus grands des mammifères marins, si exceptionnels mais si fragiles, que l'homme se doit de protéger.

Baleines en liberté, Gérard Soury, Editions Fernand Nathan, 2006, 255 pages

A propos de l'auteur

Gérard Soury est spécialisé dans l'observation et l'étude des grands animaux marins, Journaliste, photographe, conseiller technique, collaborateur de magazines français et internationaux, auteur d'ouvrages sur le monde des océans, traduits en plusieurs langues, il s'appuie sur plus de trente années d'expérience de la plongée, d'observation et de photographie animalière pour nous faire partager sa passion. Plus qu'en simple observateur, c'est en tant qu'acteur à part entière qu'il s'investit dans cette quête.

Pour en savoir plus

- Le site internet de Gérard Soury
- Dauphins en liberté, de Gérard Soury
- Requins en liberté, de Gérard Soury
- Le tour du monde en 80 plongées d'exception, de Patrick Mioulane et Raymond Sahuquet

Dauphins en liberté, de Gérard Soury

Dauphins en liberté
de Gérard Soury


Depuis la plus haute Antiquité, les dauphins fascinent. De leurs contacts avec les hommes, légendes et rêves ont vu le jour, auxquels les dauphins "ambassadeurs" font aujourd'hui régulièrement écho. "Dauphins en liberté" propose une exploration grandeur nature du monde des dauphins.

Après l'histoire et l'évolution des cétacés, la présentation des grandes familles des odotoncètes (cétacés à dents) permet de découvrir les dauphins, les cachalots et autres baleines à bec. Les espèces le plus fréquemment observées font l'objet d'une étude précise qui définit leur physiologie, leur mode de vie ou leurs habitudes alimentaires. De récentes recherches et des études de terrain viennent compléter les connaissances sur le sommeil, les sens ou la vie en société des dauphins. Les dangers qui menacent les cétacés sont mis en évidence et différentes clefs sont données pour les observer.

Illustrés de splendides photographies, 9 reportages effectués à travers le monde permettent ensuite d'aller au-devant des dauphins et de leur environnement. Si les rencontres en milieu naturel sont souvent dues au hasard, il existe un certain nombre de sites où les cétacés peuvent être régulièrement observés.

Au sud de Tenerife, réside une importante population de globicéphales tropicaux. Au nord des Bahamas, l'observation porte avant tout sur le dauphin tacheté de l'Atlantique et en Nouvelle-Zélande sur le dauphin d'Hector, le lagénorhynque obscur et le cachalot. L'île brésilienne de Fernando de Noronha, quant à elle, sert de refuge depuis des siècles à de nombreux dauphins à long bec tandis que l'archipel des Marquises est colonisé par les étranges péponocéphales à "tête de melon". Les eaux froides de l'île canadienne de Vancouver abritent plusieurs centaines d'orques, de dauphins à flancs blancs et de marsouins de Dall. Pourtant, avec 22 espèces recensées, il semble que l'archipel des Açores soit en tête des hauts lieux de l'observation des cétacés.

Au cours de ses aventures, l'auteur nous fait partager des moments rares et privilégiés. A travers l'histoire exceptionnelle de Jean-Louis et de Jojo, deux magnifiques tursiops, il nous démontre que le contact, voire la complicité, entre l'homme et le dauphin libre est possible.

Dauphins en liberté, Gérard Soury, Editions Fernand Nathan, 1996 (réédité en 2003), 288 pages

A propos de l'auteur

Plongeur depuis plus de 25 ans, Gérard Soury se spécialise dans la photographie du monde animalier sous-marin dès le début des années 1970. Journaliste, il effectue, pour des magazines spécialisés et pour la télévision, des reportages dans tous les océans du monde. Ses images sont diffusées sur les 5 continents, plus particulièrement celles concernant la faune sous-marine de grande taille, de loin la plus rare et la plus difficile à cerner. Après "Des poissons plein la tête" (Editions Glenat), il a consacré 7 ans à réunir les images et les informations qui constituent "Dauphins en liberté". Dans la même collection, il a également publié "Requins en liberté" et "Baleines en liberté".

Pour en savoir plus

- Le documentaire The Cove - La baie de la honte
- Baleines en liberté, de Gérard Soury
- Requins en liberté, de Gérard Soury
- Le tour du monde en 80 plongées d'exception, de Patrick Mioulane et Raymond Sahuquet
- Ces belles intelligences, de Maddalena Bearzi et Craig Stanford

Au sommaire

Préface - Grand Chef Seattle

Beaux, libres et magiques

1. L'ère du dauphin
2. Le dauphin et ses cousins
3. Les grandes familles
4. Vivre dans l'eau
5. Les sens
6. Vivre en société
7. Le cycle de la vie
8. L'homme
9. Observer les cétacés
10. Dauphins du monde

- FRANCE, Bretagne. La crique de Jean-Louis la dauphine
- CANARIES, Tenerife. L'île des globicéphales
- ACORES, Pico. La vigie de Queimada
- BRÉSIL, Fernando de Noronha. La baie des Dauphins
- TURKS ET CAICOS, Providenciales. Un tursiops nommé Jojo
- BAHAMAS, Petit Banc des Bahamas. La croisière des sténelles
- NOUVELLE-ZÉLANDE, d'Akaroa à Kaikoura. Du plus petit au plus grand
- CANADA, Colombie britannique. Le labyrinthe de Vancouver
- POLYNÉSIE FRANÇAISE, Marquises. L'archipel des "têtes de melon"

Annexes
- Index
- Bibliographie
- Table

14 mai 2010

Le tour du monde en 80 plongées d'exception, de Patrick Mioulane et Raymond Sahuquet

Le tour du monde
en 80 plongées d'exception
de Patrick Mioulane
et Raymond Sahuquet

Les merveilles de l'univers sous-marin sont aujourd'hui accessibles au plus grand nombre et la découverte du "monde du silence" est à la portée de tous.

Se passionnant depuis plus de 20 ans pour le monde subaquatique, les auteurs vous proposent de les accompagner dans leurs plus belles destinations.

Des tombants vertigineux aux récifs peuplés de créatures étranges, ils vous invitent à des plongées extraordinaires : une valse avec les baleines dans les Iles Australes, un vol plané avec les mantas au Mozambique, le grand frisson dans les bancs de requins-marteaux de Palpelo, une partie de cache-cache avec les dauphins des Bahamas, une poussée d'adrénaline avec les grands requins blancs d'Afrique du Sud...

Invitation à la découverte, à la connaissance et au respect du milieu marin , mais aussi livre d'aventures et de voyages, cet ouvrage est un véritable guide qui fourmille d'informations pratiques et de conseils astucieux pour vous rendre facilement sur chaque site, trouver le meilleur centre de plongée, observer les espèces les plus intéressantes...

Un formidable guide de référence, illustré par des photos éblouissantes pour vivre la passion du grand bleu.

Le tour du monde en 80 plongées d'exception, Patrick Mioulane, Raymond Sahuquet, Editions Hachette, 2005, 353 pages

Voir aussi

- Dauphins en liberté, de Gérard Soury
- Plantes extraordinaires, de Patrick Mioulane et Arnaud Descat

A propos des auteurs

Naturaliste de passion et de formation, Patrick Mioulane est journaliste et photographe depuis 1971. Surtout connu comme un expert du monde végétal et du jardin, il a écrit une centaine d'ouvrages, collabore à de nombreuses revues et émissions tv, et co-anime chaque samedi matin "Votre jardin" à la radio sur RMC. Plongeur depuis 1976, il est moniteur premier degré et se passionne pour la biologie et la photo sous-marine.

Raymond Sahuquet a monté sa première expédition en 1969. Réalisateur de films sous-marins et spécialiste du tourisme plongée autour du globe, il possède sa propre agence de voyages (Aquarev) ainsi qu'une société de production (RS Productions) spécialisée dans la réalisation d'audiovisuels à grand spectacle. Il s'oriente aujourd'hui vers la projection en 3D, qui apporte une dimension nouvelle et très étonnante à la prise de vue subaquatique.

Patrick Mioulane et Raymond Sahuquet totalisent à eux deux plus de 8.000 plongées dans toutes les mers du globe. Ils ont obtenu en 1990 le "Prix mondial du livre d'images sous-marines" à Antibes avec "Le tour du monde en 80 plongées". Ils ont aussi publié ensemble : "Les Caraibes en 80 plongées" (1992), "Mer Rouge et Maldives en 80 plongées" (1994) et "Le nouveau tour du monde en 80 plongées" (1998).

13 mai 2010

Oline, le dauphin du miracle, de Pascale Noa Bercovitch

Oline, le dauphin du miracle
de Pascale Noa Bercovitch


Une étonnante et véritable histoire d'amour entre un dauphin et un jeune Bédouin sourd…

Dans le désert du Sinaï égyptien, là où la montagne tombe dans la mer Rouge, se trouve le village de Mezaïna. Depuis des générations, cette petite communauté de pêcheurs isolée, inconnue des touristes, perpétue les plus anciennes traditions des Bédouins nomades.

Abid'allah est né à Mezaïna, il a passé le plus clair de son enfance à pêcher, nager, plonger. À cinq ans, un accident l'a rendu muet et presque complètement sourd. Il se trouve que c'est assez banal dans la communauté : une particularité génétique fait naître sourds un nombre anormalement élevé d'enfants. Pourtant, de chahuteur, de meneur dans la bande des petits, Abid'allah est devenu solitaire, et a grandi un peu à l'écart, et souvent dans la mer…

Un jour qu'Abid'allah se baigne - il est maintenant adolescent -, un dauphin apparaît à ses côtés. Il, ou plutôt elle, l'a choisi, et ne l'a plus quitté. Petit à petit, une amitié s'est instaurée, amitié qui a donné à Abid'allah la confiance et l'amour dont il avait besoin pour réapprendre à parler. Car c'est en voulant à toute force communiquer avec elle qu'il a réussi un jour à prononcer son premier mot : "oline", déformation de "dolphin", dauphin, en anglais.

Depuis, les progrès d'Abid'allah ont été aussi rapides qu'impressionnants. Aujourd'hui, il parle sans problème dans son dialecte, et se débrouille en anglais comme en hébreu. L'histoire d'Abid'allah et d'Oline a attiré des scientifiques, des journalistes, enfin des touristes dans le village. Toute la vie de la tribu en a été transformée. Une légende locale a pris forme, celle du dauphin habité par l'esprit protecteur de Mezaïna et envoyé par Allah pour apporter le bonheur à Abid'allah et la prospérité à son village.
Aujourd'hui Pascale Noa Bercovitch nous raconte ces deux personnages, qu'elle connaît bien et voit régulièrement.

Oline, le dauphin du miracle, Pascale Noa Bercovitch, Editions Robert Laffont, 1999, 228 pages

A propos de l'auteur

Depuis son enfance, Pascale Noa Bercovitch partage sa vie entre Israël et la France, et elle connaît intimement les déserts de la région. Attirée par l'histoire d'Abid'allah, elle l'a rencontré, a noué une amitié avec lui et plusieurs membres de sa tribu. Elle est journaliste et réalisatrice pour les télévisions française et israélienne.

Voir aussi, du même auteur : L'arche de Noa

18 avril 2010

Documentaire : Océans, réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

Océans
documentaire réalisé par Jacques Perrin
et Jacques Cluzaud
durée : 1h40

Vous pensiez connaitre l'océan.
Vous allez le découvrir.

Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film "Océans", c'est être poisson parmi les poissons. Après "Himalaya" et "Le Peuple migrateur", Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées. "Océans" s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : "L'Océan ? C'est quoi l'Océan ?"


Documentaire visible ci-dessous ou bien sur cette page


Pour en savoir plus

- Le site officiel
- L'article Océans: célébration des fonds marins
- Cette playlist de courtes vidéos (making of, entretiens, extraits)
- Sur ce blog, d'autres documentaires de Jacques Perrin



Baleine a bosse et son baleineau


Une tornade de chinchards


Piquets de Fous du Cap


Labre à tete de mouton


L'imposant poisson lune


Le livre

Océans, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
avec la participation de François Sarano et Stéphane Durand
Editions Seuil, 2009, 307 pages