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19 avril 2013

Autisme et zoothérapie, de François Beiger et Aurélie Jean

Autisme et zoothérapie
Communication et apprentissages
par la médiation animale

de François Beiger
et Aurélie Jean

Trouble du développement marqué par les difficultés de relation à l'environnement et de communication, l'autisme nécessite une prise en compte de la personne dans son entièreté. De nombreuses méthodes thérapeutiques ont été pensées pour améliorer les capacités interactionnelles des personnes atteintes. La médiation animale offre une approche originale et pertinente, en cela que l'animal tient lieu d'intermédiaire de communication entre le patient, souvent un enfant, et le zoothérapeute. Certaines personnes atteintes profondément conserveront en mémoire le vécu et les expériences de la thérapie. D'autres patients réussiront à prendre conscience de leur fonctionnement relationnel et cela permettra l'apprentissage de certains comportements et aptitudes.

Accompagné de cas réels et de descriptions concrètes des séances de médiation animale proposées à l'Institut français de zoothérapie, cet ouvrage apporte un éclairage sur les possibilités ouvertes par la médiation animale dans l'aide aux personnes atteintes d'autisme. Il intéressera donc tous les professionnels du secteur médico-social amenés à oeuvrer auprès d'enfants autistes.

Autisme et zoothérapie : Communication et apprentissages par la médiation animale, François Beiger et Aurélie Jean, Editions Dunod, 2010, 160 pages

A propos des auteurs

Fondateur de l'Institut français de zoothérapie (IFZ), spécialiste des comportements et du langage du chien, François Beiger a développé la zoothérapie au Canada pendant plus de 15 ans. Il est aussi ethnologue sur les peuples Inuit, conférencier, réalisateur et auteur.

Aurélie Jean est psychologue clinicienne et zoothérapeute.

Pour en savoir plus

- Cette page où vous pourrez feuilleter le livre (avec le sommaire complet)
- Le site des Editions Dunod
- L'enfant et la médiation animale, de François Beiger
- Enfants et animaux : des liens en partage, de Karine Lou Matignon
- Les animaux dans la vie des enfants, de Gail Melson
- L'enfant et l'animal, d'Hubert Montagner
- L'enfant et les animaux, de Lyonel Rossant et Valérie Villemin
- L'enfance entre chiens et chats, de Catherine Muller
- Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, de Caroline Bouchard et Christine Delbourg
- Entre l'humain et l'animal, de Maryse de Palma
- Ces animaux qui nous guérissent, de Philippe de Wailly

18 avril 2013

Le chat et le divan, de Christiane Barlow

Le chat et le divan
de Christiane Barlow

Christiane Barlow, psychothérapeute analyste depuis de longues années, raconte avec beaucoup de sensibilité et d'humour les faits et gestes de son collaborateur à quatre pattes en se gardant jusqu'au dernier chapitre de toute explication ou interprétation théorique.

Comme dans le cabinet de consultation, la chatte Julie ne peut s'empêcher d'intervenir au fil du récit, nous faisant bénéficier comme les patients de sa maîtresse, de savoureux monologues qui ne constituent pas les pages les moins attachantes de ce témoignage.

Le chat et le divan, Christiane Barlow, Editions Paroles du Temps, 2007, 200 pages

A propos de l'auteur

Aujourd'hui retraitée, Christiane Barlow-Couderc a exercé la psychothérapie analytique pendant près de trente ans. L'écriture a toujours été pour elle une nécessité intérieure, pour élaborer sa pensée et pour se construire, autant que pour communiquer. Elle a puisé dans ses origines familiales un don certain pour l'expression artistique, que ce soit par l'écriture, la peinture ou la musique. A l'instar de sa lignée paternelle qui excellait dans l'art des conteurs méridionaux, elle aime écrire, dans un langage vivant et savoureux, chargé d'images colorées. Son activité de psychothérapeute alimente aujourd'hui encore son écriture, de par les richesses foisonnantes de l'âme humaine qui lui ont été ainsi révélées et qu'il lui a été donné d'accompagner. Celles-ci l'ont parfois bouleversée, et en tout cas aussi émerveillée. Plusieurs de ses livres en portent témoignage. C'est le cas de Le chat et le divan, ou de Le chant du désir. Mais l'écriture de Christiane Barlow est aussi très marquée par la musique et la peinture. Violoncelliste amateur, elle est venue tardivement à la pratique de cet art, et toute son oeuvre en porte la marque, notamment dans son ouvrage Le chemin de la Source, où la musique tient une place centrale. Enfin, vous pouvez consulter son site de peinture, si vous désirez faire plus ample connaissance avec elle.

Pour en savoir plus

- Tous les livres de Christiane Barlow
- Son site de peinture

Un extrait du livre

"J’ai été très émue, bonne maîtresse, à la lecture du récit de mon adoption. C’est vrai, j’ai eu une petite enfance malheureuse: Mal aimée, battue, crevant de faim et de froid, j’ai dû me démener comme une forcenée pour tenter de survivre. Mon amour de la vie fut le plus fort. Je m’échappai un jour, et pus reprendre mon souffle à la S.P.A. J’y étais depuis peu lorsque tu es arrivée. D’emblée, quand tu es entrée, j’ai perçu en toi une amie. Mais j’étais si laide et si frêle, allais-tu me regarder ? Tu es tombée en arrêt devant moi. Je me suis faite la plus simple possible pour parler à ton coeur. Tu m’as entendue. Tu m’as élue. Tu ne l’as pas regretté, moi non plus.

Tu as pris le temps de m’apprivoiser. Ne t’étonne pas de me voir ainsi attachée à tes pas: j’ai besoin de toi comme tu as besoin de moi. C’est parce que le lien qui nous unit passe par l’intimité de ton corps et du mien, que je puis travailler avec toi auprès de tes patients. J’ai appris, en me lovant aux creux de ta poitrine, tout près de ton coeur, à reconnaître dans ses battements le rythme de la joie, de la douleur, de l’amour ou de la peur. Je devine tes humeurs et tes pensées mieux que tu ne les connais toi-même. Je ne crains pas de dire que je suis parfois porteuse de ce que tu appelles ton inconscient."

17 avril 2013

Animaux : amis et compagnons de notre vie, de Francis Dessart

Animaux :
amis et compagnons
de notre vie

de Francis Dessart

Les animaux domestiques nous donnent une leçon d'amour gratuite, sans rien demander. Compagnons fidèles et amis, ils partagent nos joies et nos douleurs.

Si l'animal nous donne une leçon d'amour gratuit, sans calcul ni arrière-pensée, il nous oblige aussi à l'humilité d'une introspection mettant en évidence une commune origine.

Animaux : amis et compagnons de notre vie, Francis Dessart, Editions Atra, 1999, 47 pages

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Atra
- D'autres livres du même éditeur

11 mars 2013

L'ange qui m'accompagne, de Mike Lingenfelter et David Frei

L'ange qui m'accompagne
L'histoire vraie d'un chien qui a sauvé un homme... et d'un homme qui a sauvé un chien
de Mike Lingenfelter et David Frei

Lorsque cette histoire débute, en 1994, Mike Lingenfelter pense qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. En effet, après deux crises cardiaques graves et une opération à coeur ouvert, il s'est retrouvé privé de la plupart des grands plaisirs que lui avait apportés la vie jusque-là. Mais ses médecins ne perdaient pas espoir. Selon eux, un chien dynamique pourrait motiver Mike à se remettre en mouvement.

Et c'est ainsi que Dakota, un golden retriever qui avait lui-même échappé à la mort, emménagea chez Mike pour mener à bien sa thérapie de rééducation. Dakota devint le protecteur et le meilleur ami de Mike, et il parvint à plusieurs reprises à lui sauver la vie, puisqu'il avait le don de repérer les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque. C'est ainsi qu'il permit à Mike de retrouver sa dignité, sa fierté et sa vie.

Avec le temps, il apparut clairement à Mike que Dakota était un esprit guide, et il se sentait le devoir de partager ses dons et de révéler au monde entier le pouvoir du lien qui unit les hommes aux animaux. Ainsi, ces deux êtres spéciaux continuèrent leur chemin ensemble, en s'arrêtant fréquemment pour aider les autres. Grâce à Dakota, des miracles se produisaient en permanence, jusqu'au jour où, sur ce chemin qui était le leur, ils se trouvèrent devant la nécessité d'un ultime miracle, puisque Dakota dut mener avec courage et dignité une dernière bataille pour sauver sa propre vie...

L'ange qui m'accompagne, Mike Lingenfelter, David Frei, Traduction : Claire Perreau, Editions AdA, 2008, 248 pages

A propos des auteurs

Mike Lingenfelter, ingénieur accompli, est membre de l'Institute of Electrical and Electronic Engineers. Il détient 17 brevets pour le travail qu'il a accompli partout dans le monde. Mike et sa femme, Nancy, résident à Huntsville, en Alabama.

David Frei est coprésentateur de l'émission annuelle diffusée par USA Network à l'occasion de l'exposition canine réputée du Westminster Kennel Club. Il vit à Seattle avec sa femme, Cherilyn.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Ada
- Des anges canins, de Marie-Claude Roy et Carole Villeneuve
- Ces animaux miracles, de Brad Steiger
- Cléo et Sam, d'Helen Brown
- Un animal et la vie est plus belle, de Jean-Luc Vuillemenot
- Ces animaux qui nous font du bien, de Jean-Louis Victor

10 mars 2013

La Vendée à pied et à pattes, de Paul et Nicole

La Vendée à pied et à pattes
ou 600 km pour 2 aveugles
et leurs chiens guides

de Paul et Nicole

Deux aveugles, Paul et Nicole, ont réalisé, du 1er mai au 8 juin 1999, avec leurs chiens guides Litchi et Gipsy, le tour de la Vendée à pied. Ce périple de 600 km les a conduits de la plaine aux haut et bas bocages, de la forêt à la mer, par les sentiers de randonnées les plus variés. Tout ne fut pas facile malgré I'aide vigilante des randonneurs vendéens qui les ont accompagnés tout au long de cette aventure. Pour Paul et Nicole, il s'agissait bien d'une aventure car gravir sans les voir les escarpements du haut bocage, puis Ies descendre, progresser dans des sentiers boueux et inondés, franchir l'Yon en crue, marcher dans les dunes de la côte..., devenait une aventure chaque jour répétée. Chaque moment a été une victoire sur la cécité. Cette victoire est la leur mais aussi celle de tous les accompagnateurs qui les ont guidés, encouragés, accueillis. Mais n'oublions pas les deux fidèles et courageux compagnons à quatre pattes, qui ont fait l'admiration de ceux et celles qui les ont vus au travail. Comme Paul et Nicole l'avaient souhaité, ce périple fut la fête de la randonnée et des chiens guides qui se termina dans une apothéose d'amitié et de joie.

Dans leur livre "La Vendée à pied et à pattes", Paul et Nicole vous content cette modeste aventure avec fidélité, simplicité et sincérité. Chacun selon sa perception, sa sensibilité et son tempérament rapporte les anecdotes quotidiennes qui ont pimenté cette randonnée au long cours. La plupart de celles et ceux qui les ont côtoyés sur les chemins et aux étapes se reconnaîtront dans cette narration ; car Paul et Nicole ont voulu que ce livre soit le leur.

La Vendée à pied et à pattes, Paul et Nicole, Auto-édité, 2000, 159 pages, avec quelques photos en noir et blanc

Pour plus d'informations

Association "A pied et à pattes"
16, rue Molière
85000 La Roche sur Yon
Email : a2pieds4pattes (at) online.fr

Pour en savoir plus

- Le site web du Tour de Vendée pédestre par Paul et Litchi
- Des articles de presse et des avis de lecteurs
- Voir autrement, de Philippe Balin
- Emma, chien d’aveugle, de Sheila Hoken - Recit autobiographique où l’auteur devenue aveugle vers l’âge de 14 ans, raconte son enfance, sa rencontre avec sa chienne Emma et la vie plus autonome que ce guide lui a permis de vivre.
- La vue en rose, de Lyse Veilleux - Avant d’avoir atteint ses 30 ans, Lyse a été diagnostiquée d'une maladie de l’oeil qui mène à la cécité. Aujourd’hui, en compagnie de Tékila, son chien-guide, elle peut affirmer que son cheminement lui a permis de découvrir une nouvelle vision de la vie… la vue en rose.
- Feeling éclaire mes jours ! de Florence Desmazures - Enjamber les ténèbres avec sa canne pour pénétrer dans la clarté relève de l'exploit pour Oswald. Son pari : faire confiance au chien guide d'aveugle par l'intermédiaire de la laisse, du harnais et de l'affection. Et voici Oswald entraîné par Feeling à travers une cascade d'audaces dont la première consiste à vivre au quotidien.

Paul et Litchi
Source


La photo figurant au verso de la couverture du livre



Voir autrement, de Philippe Balin

Voir autrement
de Philippe Balin
préface de Catherine Dolto

Comment trouver sa place dans ce monde difficile et complexe, dont l'avenir paraît parfois inquiétant ? Philippe Balin, qui a perdu la vue à quatorze ans, apporte sa pierre à ce débat. Ingénieur féru de sciences humaines, adepte du dalaï-lama, amateur de sports à sensation, ce père de deux enfants donne à travers un parcours riche de rencontres et de pays sillonnés avec son fidèle chien guide, une vision décapante et pleine d'espoir de la condition humaine. Il répond aussi avec franchise et humour à toutes les questions qu'on se pose sur les aveugles sans jamais oser leur demander : comment font-ils pour cuisiner, s'habiller avec goût, surfer sur Internet, séduire les filles, devenir vice-président d'une grande entreprise ? Voir le monde autrement et partager cette vision avec tous : telle est l'ambition de ce livre optimiste mais réaliste, à lire les yeux fermés. Outre un grand bol d'énergie, le lecteur y puisera également la conviction que toute difficulté surmontée rend plus fort.

Voir autrement, Philippe Balin, Préface : Catherine Dolto, Editions L'Harmattan, 2008, 314 pages

A propos de l'auteur

Après une brillante carrière en informatique et en télécommunications, Philippe Balin s'est engagé dans le développement durable. Il est à l'origine du premier micro-ordinateur pour non-voyants et de l'accessibilité des personnes handicapées aux téléphones mobiles.

Le sommaire

Préface : Les mystères du handicap
1. Ma vie commence à dix-sept ans
2. J'aurais voulu être un... génieur !
3. Vol de nuit
4. Le blues du vice-président
5. Femmes, je vous aime !
6. Le regard déchiré
7. Il y a une vie après l'amour
8. Ni chien ni maître
9. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir
sur la vie quotidienne d'un aveugle sans jamais oser le demander
10. Le handicap numérique
11. Handi-fun
12. Aux frontières de l'invisible
Remerciements

Pour en savoir plus

- Le site des Editions L'Harmattan
- Ce lien pour feuilleter les 30 premières pages
- L'article Philippe Balin, l'aveugle au regard visionnaire
- La Vendée à pied et à pattes, de Paul et Nicole
- Emma, chien d’aveugle, de Sheila Hoken - Recit autobiographique où l’auteur devenue aveugle vers l’âge de 14 ans, raconte son enfance, sa rencontre avec sa chienne Emma et la vie plus autonome que ce guide lui a permis de vivre.
- La vue en rose, de Lyse Veilleux - Avant d’avoir atteint ses 30 ans, Lyse a été diagnostiquée d'une maladie de l’oeil qui mène à la cécité. Aujourd’hui, en compagnie de Tékila, son chien-guide, elle peut affirmer que son cheminement lui a permis de découvrir une nouvelle vision de la vie… la vue en rose.
- Feeling éclaire mes jours ! de Florence Desmazures - Enjamber les ténèbres avec sa canne pour pénétrer dans la clarté relève de l'exploit pour Oswald. Son pari : faire confiance au chien guide d'aveugle par l'intermédiaire de la laisse, du harnais et de l'affection. Et voici Oswald entraîné par Feeling à travers une cascade d'audaces dont la première consiste à vivre au quotidien.

L'avis d'un lecteur
Source

Autobiographie ou récit d'une extraordinaire aventure ?

Philippe Balin se met littérairement à nu dans un récit au style alerte, agréable à lire. Son parcours atypique pique la curiosité. L'auteur intéresse, fait sourire, provoque, émeut. Le lecteur devient un confident, un ami, chemine à ses côtés en découvrant petit à petit comment un aveugle en arrive à montrer que le handicap rend différent mais jamais inférieur. Le livre refermé, on sait que plus jamais on ne verra un aveugle de la même façon.

Portrait de Philippe Balin
par l'Ecole de chiens guides pour aveugles et malvoyants de Paris

Philippe Balin, un homme d'affaires pressé et guidé. A 47 ans, Philippe Balin, jeune père de famille, non-voyant depuis l'âge de 14 ans, est vice-président d'une société de télécommunication aéronautique.

Il n'est pas vraiment homme à se raconter. Philippe Balin préfère laisser ça aux autres. Mais parlez-lui de Iago et son visage s'illumine. "Plus qu'un compagnon, c'est une aide puissante, un ami dans la vie, mon adjoint au travail, il vit à mon rythme, comprend mes attentes, mes stress et mes joies", déclare-t-il. Couché sur un tapis dans un coin du bureau, le labrador doré ouvre un oeil, dresse l'oreille puis soupire. Sans doute a-t-il compris qu'il est au coeur de la discussion. La vie de chien, Iago ne sait pas à quoi cela peut ressembler. Il a dormi dans les palaces les plus luxueux de la planète, fréquenté les meilleures tables et parcouru le monde entier. De Singapour à Tokyo, en passant par Paris, New York, Londres et Sydney, lui et son maître ont effectué jusqu'à 400.000 kilomètres par an en avion. Pas un aéroport, pas une compagnie aérienne qu'ils ne connaissent. A vie exceptionnelle, traitement d'exception. Iago peut se vanter d'être "le seul chien super-sonique au monde". A trois reprises, il a pris le Concorde avec Air France et goûte au plaisir de traverser l'Atlantique à Mach 2 en moins de 4 heures. Même les chiens de stars n'ont jamais eu cette chance. Iago a fait des jaloux. Dans le passé, ses privilèges lui ont valu quelques histoires sur lesquelles Philippe Balin ne souhaite pas trop s'étendre.
Normalement, dans les avions, les chiens voyagent en soute, pas en cabine, encore moins en classe affaires ou en première. Mais Iago n'est pas un chien ordinaire. Il sort de l'école des chiens-guides de Paris.
Depuis huit ans, le labrador a remplacé les yeux de Philippe Balin. "Il fait partie de mon schéma corporel, déclare l'homme d'affaires. Avec Iago, j'ai retrouvé le plaisir d'être pressé, de me faufiler et de téléphoner en marchant". La formation de Iago a duré dix-huit mois. A Paris, il a appris une quarantaine de mots. Des mots qu'il sait aujourd'hui associer à des situations bien précises. Par la force des choses, l'univers du labrador est devenu aéronautique et aéroportuaire. En sortant d'un avion, par exemple, Iago a compris qu'il fallait suivre le plus gros flot de voyageurs. Il sait aussi qu'en montant à bord, il faut s'installer sous le siège et attendre la fin de l'embarquement. Aujourd'hui, grâce à Iago, Philippe Balin voyage comme un homme d'affaires presque comme les autres. "La non-voyance est un handicap, mais pas une inadaptation à un environnement. A tout problème, il existe une solution, j'ai trouvé la mienne". Son opiniâtreté lui a valu sa réussite professionnelle. "J'ai exploité cette différence comme un atout. On a naturellement tendance à me faire confiance, à m'écouter. Face à un non-voyant, on perd ses repères, en négociation cela peut devenir un avantage". Selon Philippe Balin, la seule véritable difficulté pour un non-voyant, ce sont les endroits accessibles uniquement en voiture. "S'il arrive parfois qu'un chauffeur de taxi vous refuse une course à cause de la présence du chien, en revanche, en avion, cela n'arrive que très rarement". Il y a des textes et des lois. Les compagnies membres de l'Association du transport aérien international (Iata) ont obligation de prendre les chiens-guides à bord. Au cas par cas, les problèmes viennent plus d'une méconnaissance des textes et parfois de l'attitude zélée de quelques très rares commandants de bord. "Mon chien bosse, il a un métier, on lui manque souvent de respect par rapport à sa fonction". Lorsqu'il évoque l'une de ses mésaventures lors d'une escale à Genève-Cointrin il y a quelques années, Philippe Balin esquisse un léger sourire. Le commandant de bord ne voulait pas que son chien monte dans l'avion."Il en rajoutait par bêtise, les passagers ont protesté. Au final, on se demandait qui, du chien ou du pilote, on allait débarquer"! Et puis il y a aussi les situations inverses parfois cocasses, comme ce vol sur la compagnie Singapore Airlines où l'équipage s'est excusé, confus de ne pas avoir trouvé un tapis pour le fessier du toutou. L'hospitalité asiatique. "Un chien s'adapte à tout, y compris au long courrier, ajoute Philippe Balin. Il peut rester sans manger pendant plusieurs journées". Et pour le reste... Il suffit de ne pas trop le nourrir. Iago possède son propre passeport, une puce électronique intégrée sous la peau. Elle a l'avantage de ne pas gratter et permet aux services des douanes de connaître en quelques instants l'identité et la provenance de l'animal. Pendant longtemps, Philippe Balin n'a pu voyager dans des pays comme l'Angleterre où les animaux étaient assujettis à la quarantaine. Puis les frontières sont tombées les unes après les autres. Aujourd'hui, à l'exception de l'Australie, de quelques îles asiatiques et une partie de l'Afrique, Iago peut suivre son maître dans le monde entier. De son labrador, Philippe Balin est fier. Egalement passionné de canoë, (il fait de la compétition à haut niveau), d'escalade et de jazz, Philippe Balin a crée son propre groupe. En hommage au labrador, il l'a tout naturellement appelé le "Iago Jazz Band".

Témoignage de Philippe Balin

Un jour, je devais me rendre en grande banlieue sud, accessible par une gare de la ligne du RER D.
Je m'y suis rendu, bien sûr guidé par mon labrador Iago âgé de 10 ans et toujours fidèle dans mes déplacements. J'ai pris le RER D à la gare de Lyon, sans aucune difficulté, et suis monté en queue de train.
Je me suis assez vite rendu compte que, durant le trajet, le wagon s'était vidé et que j'étais donc seul. Néanmoins je n'étais pas inquiet, bien que faisant ce parcours pour la première fois, car je connaissais l'horaire précis d'arrivée à la gare de destination. J'arrive donc à destination et descends, sous une pluie torrentielle, pour constater que le quai est désert. Pas de panique : s'il n'y a personne, c'est que la sortie est en tête ! Je demande donc à mon chien de se diriger vers la tête du train.
Quand il y a du monde sur un quai, il est facile pour un chien guide bien formé de trouver la sortie, car il sait qu'il suffit de suivre le flot des gens. Mais là, personne ! En arrivant au bout du quai, je dois bien admettre que je n'ai pas trouvé la sortie et qu'il ne me reste plus qu'à faire confiance à iago.
Je demande donc à mon chien la sortie et il me conduit directement à un escalier descendant.
Dans un premier temps, après l'avoir remercié, je lui redemande la sortie, car je n'étais pas convaincu de sa proposition. Il insiste et me ramène à cette même descente. N'ayant pas d'autre alternative, je finis par accepter la proposition. Iago me conduit, après la descente, dans un couloir et me propose un escalier, que j'accepte, pour me retrouver enfin sur un autre quai. Là, j'ai bien senti que Iago savait où il me menait, car il me conduisit tout droit à la sortie de la gare qui n'était accessible que de ce quai-là. Hasard ? Chance ? Non, compétence !

Philippe Balin, en vidéo


14 janvier 2013

L'animal à l'âme, de Sandrine Willems

L'animal à l'âme
De l'animal-sujet aux psychothérapies
accompagnées par des animaux
de Sandrine Willems

Des psychothérapeutes associent désormais à leur pratique des chiens, des chevaux, des ânes ou encore des dauphins. Aujourd’hui destinées à des enfants autistes ou des personnes âgées en dépression, ces approches d’un genre nouveau pourraient s’étendre à des problématiques très variées, comme les addictions ou la désocialisation. Comment expliquer leurs effets ?

Au croisement de la philosophie, de l’éthologie et de la psychanalyse, ce livre explore la diversité des psychothérapies accompagnées par des animaux et interroge leurs fondements. Nourri d’observations et d’expériences vivantes, il montre que, loin de se réduire à de simples substituts affectifs, ces êtres auxquels certains chercheurs commencent à reconnaître le statut de sujets peuvent panser les maux de l’âme.

A l’heure où le soin psychique risque de se déshumaniser, la relation aux animaux, engageant un dialogue particulier "d’inconscient à inconscient", ramène à ce que l’affect a de plus vital et de plus archaïque. Et à l’encontre des clivages récurrents entre le corps et l’esprit, elle rappelle à quel point ceux-ci sont intriqués.

L'animal à l'âme, Sandrine Willems, Editions du Seuil, 2011, 352 pages

A propos de l'auteur

Philosophe et psychologue clinicienne de formation analytique, Sandrine Willems a écrit de nombreux articles sur les psychothérapies accompagnées par des animaux et enquêté auprès des psychothérapeutes qui travaillent dans cette voie nouvelle. Elle a également publié plusieurs romans où la relation homme-animal est très présente, notamment Les petits dieux : Histoires d'hommes et de bêtes, un ensemble de onze romans miniatures. Chacun évoque, sous forme de monologue, un personnage mythique ou historique, dont le destin fut marqué par un animal - d’Abraham à celui que Freud surnomma "l’Homme aux loups", en passant par Saint Jérôme ou la Dame à la licorne.

Pour en savoir plus

- Les Editions du Seuil
- Le parcours et toutes les publications de Sandrine Willems
- Ce lien pour un aperçu de la partie I
- Ce lien pour un aperçu des parties II et III
- A écouter : Une interview radio avec l'auteur, France Culture, 10min

Le sommaire

Le sommaire détaillé est visible (en grande partie) sur cette page.

Introduction
I. L'animal comme sujet psychique
II. Vers une intégration de l'animal en psychothérapie
II. Animaux "thérapeutes" face à des problématiques singulières
Axes théoriques pour une psychothérapie accompagnée par l'animal
Epilogue
Bibliographie

12 janvier 2013

Un animal et la vie est plus belle, de Jean-Luc Vuillemenot

Un animal et la vie est plus belle
Ces animaux qui nous font du bien !
de Jean-Luc Vuillemenot
préface de Boris Cyrulnik

Vous vous sentez joyeux et en forme lorsque vous promenez votre chien ? Le ronron de votre chat a tendance à vous apaiser ? Votre enfant est plus sociable maintenant qu'il a un animal de compagnie ? L'affection circule dans votre famille depuis que vous avez adopté Félix ?

C’est indéniable, la présence d’un animal familier est bonne pour le moral, le bien-être, la santé et l’épanouissement personnel.

Si de tout temps l'animal a accompagné l'homme dans ses activités, il est aujourd'hui, plus que jamais, son complice, son confident et son partenaire. Vie stressante, isolement, maladie... les animaux de compagnie aident à construire ou retrouver une vie équilibrée et à surmonter les difficultés.

Comment expliquer ce bien-être que nous ressentons au contact de notre compagnon ?

Dans son livre, Jean-Luc Vuillemenot, expert en relations Homme-Animal, nous livre ici les secrets de cet attachement puissant et étonnant. A l’aide de témoignages touchants et de belles histoires issues de la vie de tous les jours, mais aussi d’études scientifiques et d’interviews de spécialistes (psychologues, pédopsychiatres, médecins, etc.), l’auteur explique en quoi l’animal est facteur d’équilibre et de qualité de vie, quelle place il occupe, quel(s) rôles il joue :

- L’animal miroir : il me veut du bien.
- L’animal dans la famille : l’ami qui rassemble les générations.
- L’animal et l’enfant : il aide à grandir.
- L’animal et notre épanouissement : il nous équilibre.
- L’animal en ville : avec lui, la cité est vivante.
- L’animal thérapeute : il nous protège et nous soigne.

Ce livre passionnera ceux d'entre nous qui ont un animal de compagnie et trouveront là un prolongement à leur propre réflexion, comme ceux qui n'en ont pas, désireux d'en savoir plus sur les bienfaits de cette relation extraordinaire.

Un animal et la vie est plus belle, Jean-Luc Vuillemenot, Préface : Boris Cyrulnik, Ixelles Editions, 2011, 320 pages

A propos de l'auteur

Lauréat de la Fondation de France, Jean-Luc Vuillemenot est responsable de l’agence conseil "Animal, Faits et Société". Secrétaire général de l’AFIRAC (Association française d’Information et de Recherche sur l’Animal de compagnie) pendant 20 ans, il a animé de nombreux champs de réflexion et conférences internationales soutenues par l’OMS. Il est également journaliste de presse écrite et audiovisuelle, ainsi qu’auteur spécialisé dans le domaine animalier.

Pour en savoir plus

- Ce lien pour feuilleter le livre
- Le site Ixelles Editions
- Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, de Caroline Bouchard et Christine Delbourg
- Entre l'humain et l'animal, de Maryse de Palma
- Les animaux dans la vie des enfants, de Gail Melson
- Enfants et animaux : des liens en partage, de Karine Lou Matignon
- L'enfant et l'animal, d'Hubert Montagner

Avec les animaux, la vie est belle !
Un entretien avec l'auteur, par la Fondation 30 Millions d'Amis

La présence d’un animal est bénéfique pour chacun d’entre nous. Un constat - partagé par la Fondation 30 Millions d’Amis depuis de nombreuses années - que démontre avec force Jean-Luc Vuillemenot, spécialiste des relations homme/animal, dans son dernier ouvrage.

Fondation 30 Millions d’Amis : En France, la médiation animale est encore marginale. Pensez-vous qu’elle peut se développer, à l’exemple des pays anglo-saxons ?


Jean-Luc Vuillemenot : Aux Etats-Unis et au Canada - où est née cette pratique - la médiation animale fait l’objet de nombreuses expérimentations. En France, nous avons encore trop peu d’études validées scientifiquement, et cela explique en partie le retard que nous accusons. Si la machine est indéniablement en marche et que les thérapies assistées par l'animal gagnent progressivement du terrain, il reste encore beaucoup de progrès à faire, notamment en termes de formation des intervenants, bénévoles ou professionnels. Il doit y avoir davantage de maisons de retraites qui acceptent les animaux, les animaux dits visiteurs doivent être plus nombreux, notamment en milieu hospitalier. Comme le dit très justement l’un de mes amis, "si le chien déclenche ne serait-ce que le sourire d’une personne, nous avons gagné".

F30MA : Pour votre livre, vous avez recueilli un grand nombre de témoignages qui illustrent les bienfaits de la relation homme/animal, dont certains ont une vraie valeur thérapeutique. Quel est celui qui vous a le plus touché ?

J-L. V. : J’ai rencontré un jeune homme très introverti du fait des conséquences d’une maladie rare : obésité, perte d’équilibre, incontinence… Nous avons fait le pari qu’un chien, préalablement formé, pourrait s’adapter à la pathologie du jeune homme. Les résultats ont été très impressionnants : ce jeune est aujourd’hui plus sociable et n’hésite plus à évoquer sa maladie. L’animal l’aide à communiquer, et la relation qu’ils entretiennent ensemble lui renvoie une image positive de lui-même. Cette expérience témoigne des innombrables qualités et facultés dont sont dotés nos compagnons, et dont j’ai pu me rendre compte depuis mon plus jeune âge : leur patience, leur compréhension, leur faculté d’adaptation, leur capacité de deviner nos intentions, leur vigilance...

F30MA : Quelle est la place de l’animal de compagnie dans notre société aujourd’hui ?

J-L. V. : Elle a suivi l’évolution de notre mode de vie. Il y a une quarantaine d’années, le chien était attaché dans la cour de la ferme, et le chat n’était toléré que parce qu’il chassait les rongeurs. Depuis, la France rurale a laissé la place à la France urbaine, où "l’utilité" des animaux s’est effacée au profit de l’attachement affectif qu’ils nous procurent. Nos contemporains ne craignent plus d’être démonstratifs avec leur animal. Plus d’hésitation à dire que l’on aime son chien ou à lui témoigner de l’affection. Nous manifestons notre empathie sans la moindre gêne, ce qui n’était pas le cas des générations précédentes. On amène son animal dans les transports en commun, en voyage... Certaines entreprises vont même jusqu’à octroyer une journée de congé à leur employé à la mort de leur animal.

F30MA : Est-il pour autant totalement reconnu ?

J-L. V. : La société n’a pas évolué aussi rapidement que les individus, et ne lui donne pas encore toute la place qu’il mérite. Notre code civil considère toujours les animaux comme des "biens meubles" et ils ne sont dotés par conséquent d’aucun statut juridique ! Mais paradoxalement, on voit que les élus commencent à prendre des mesures pour que l’animal de compagnie trouve sa place en milieu urbain. Les recherches pour comprendre les effets que sa présence exerce sur nous se multiplient et cela constitue une véritable avancée.

08 janvier 2013

Dewey, de Vicki Myron

Dewey
de Vicki Myron
avec la collaboration de Bret Witter

Comment un chat abandonné est-il devenu le symbole de l’Amérique d’aujourd’hui ? Comment a-t-il pu redonner vie à des dizaines d’enfants ? C’est cette histoire émouvante et rocambolesque que nous conte l’auteur.

Par un matin d’hiver, Vicki Myron, attirée par des cris déchirants, découvre un chaton frigorifié dans la boîte aux lettres de la bibliothèque où elle travaille. Après avoir réchauffé le petit chat, Vicki et ses collègues, conquis, décident de l’adopter. Dewey deviendra vite la mascotte de la bibliothèque et l’emblème de la ville de Spencer.

Pendant 19 ans, Dewey va révolutionner cette petite ville ! Il va apprendre à sourire aux enfants handicapés, attendrir les hommes d’affaires... et devenir le chouchou des médias, au point que les télés du monde entier viendront le filmer !

Vicki Myron, la bibliothécaire qui a partagé sa vie, nous raconte l’aventure extraordinaire de ce chat hors du commun (Dewey est décédé en 2006 d’une tumeur à l’estomac).

Dewey, Vicki Myron, Collaboration de Bret Witter, Traduction de Bérengère Viennot, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2008, 346 pages

Pour en savoir plus

- Des avis de lecteurs
- Le site des Editions Jean-Claude Gawsewitch
- La série du chat Moune, de Philippe Ragueneau
- Un chat nommé Darwin, de William Jordan
- Cléo et Sam, d'Helen Brown
- Mon ami Ben, de Julia Romp
- La ronronthérapie, de Véronique Aïache
- Un chat médium nommé Oscar, de David Dosa

Le second livre

Les neuf vies de Dewey
de Vicki Myron
avec la collaboration de Bret Witter

"L'une des leçons que j'ai apprises, grâce à Dewey, et sans doute la plus importante, c'est que les anges peuvent revêtir toutes les formes. Et que l'amour peut surgir de partout et de nulle part. Un seul animal est capable de changer votre vie, mais aussi la vie d'une ville. Et au-delà, pourquoi pas, de changer le monde."

Dewey, chaton abandonné, recueilli par une modeste bibliothécaire américaine, est devenu le symbole de l'Amérique. Pendant dix-neuf ans, Dewey a su redonner goût à la vie aux entants handicapés, faire s'ouvrir les personnes âgées ou s'attendrir les plus rudes... devenant "Dewey Readmore Books", la star de l'Iowa que les chaînes de télévision du monde entier venaient filmer !

Après son triomphe planétaire, best-seller dans de nombreux pays, Dewev est de retour ! Vicki Myron, forte du succès fulgurant de son histoire, revient sur cette incroyable rencontre d'un chat et d'un peuple. Entre souvenirs poignants et anecdotes édifiantes, l'auteur dévoile de nouveaux morceaux choisis qui ont fait d'un chat abandonné une légende et témoigne des milliers de lettres qu'a suscitées son histoire, comme autant de vies bouleversées par ces anges à quatre pattes.

Les neuf vies de Dewey, Vicki Myron, Collaboration de Bret Witter, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2010, 408 pages

07 janvier 2013

Cléo et Sam, d'Helen Brown

Cléo et Sam
Une amitié au-delà de la mort
d'Helen Brown

Le témoignage bouleversant d'une mère :
comment un chaton, Cléo, va aider une famille
à faire le deuil d'un petit garçon, Sam.

Helen est mère de deux garçons, Sam et Rob. Sam, l’aîné, 10 ans, est passionné par les animaux. Quand la voisine Léna leur propose un chaton, Sam insiste auprès de ses parents pour l’adopter. Helen accepte que ses fils aillent voir les chats mais refuse catégoriquement qu’ils en rapportent un à la maison.

Quelques mois plus tard, c’est le drame. Sam, qui a trouvé un pigeon blessé, veut le porter chez le vétérinaire. Sur le chemin, une voiture percute et tue le petit garçon. Rob, impuissant, assiste à la scène. Il ne s’en remettra jamais.

La famille va réapprendre à vivre en accueillant, d’abord avec réticence, le petit chat qu’apporte Léna. Le petit chat de Sam, celui qu’il aurait pu avoir. Une petite chatte en réalité, Cléo, qui va recevoir la tendresse que la famille avait pour Sam.

Helen Brown, la maman de Sam, signe un témoignage à couper le souffle. Elle raconte avec émotion le deuil difficile d’une mère et d’une famille, ou comment elle a dû apprendre à se reconstruire. Cléo et Sam, son témoignage traduit dans de nombreux pays, fera écho auprès de tous les parents qui n’osent imaginer le pire, l’impensable.

Cléo et Sam : Une amitié au-delà de la mort, Helen Brown, Traduction : Daniel Garcia, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2010, 416 pages

A propos de l'auteur

Helen Brown vit en Nouvelle Zélande. Elle est l'auteur d’une dizaine de livres, tous des best-sellers dans son pays.

Pour en savoir plus

- Le site des Editions Jean-Claude Gawsewitch
- La série du chat Moune, de Philippe Ragueneau
- Un chat nommé Darwin, de William Jordan
- Mon ami Ben, de Julia Romp
- La ronronthérapie, de Véronique Aïache
- Un chat médium nommé Oscar, de David Dosa

L'avis d'une lectrice
Source

Emouvant et magnifique

Il m'a fallu à peine deux jours pour finir ce livre de quatre cent pages tellement cette histoire autobiographique est émouvante. C'est avec beaucoup de pudeur, de courage, sans toutefois verser dans le mélodramatique, qu'Helen Brown nous fait partager plus de vingt années de sa vie, et nous relate ces évènements douloureux, joyeux, émouvants qui ont succédé au décès de son petit garçon de neuf ans. Comment l'arrivée d'une petite chatte va peu à peu redonner le goût de vivre aux membres d'une famille meurtrie par le chagrin et pourquoi deviendra-t'elle si importante à leurs yeux ? C'est ce que vous découvrirez en lisant ce superbe livre. Pour ma part, il s'agit de l'un des plus beaux livres jamais lus. Après avoir lu ce livre, on ne voit plus son existence de la même manière, on la savoure à chaque seconde.

L'édition Pocket, à paraître en mars 2013

22 novembre 2012

Histoires de chiens extraordinaires, d'Eve Angeli

Histoires de chiens extraordinaires
d'Eve Angeli
avec la collaboration de Cyril Guinet

Chanteuse, actrice, chroniqueuse, star de la téléréalité... tout le monde connaît la délicieuse Eve Angeli. Mais parmi ses multiples activités, l'amour des animaux et spécialement des chiens, qui sont ses fidèles compagnons depuis l'enfance, a toujours été le pivot central de sa vie. Eve Angeli s'engage depuis longtemps pour leur défense et leur protection.

A travers le récit d'histoires de chiens extraordinaires, elle a choisi de rendre hommage au meilleur ami de l'homme. Vous découvrirez l'histoire du chihuahua top-modèle, du pinscher nain martyr de Perpignan, du berger écossais qui sauva son maître lors de l'effondrement du World Trade Center... Alors, embarquez avec Eve Angeli dans un livre que vous ne lâcherez plus !

Histoires de chiens extraordinaires, Eve Angeli, Avec la collaboration de Cyril Guinet, Editions de l'Arbre, 2012, 187 pages

A propos de l'auteur

Eve Angeli est depuis longtemps une ardente militante du bien-être animal. Elle est la marraine, depuis sa création, de l'association "Les gamelles du coeur" qui vient en aide aux personnes déshéritées qui ne peuvent nourrir leur fidèle compagnon. Avec la complicité du journaliste Cyril Guinet, elle a décidé de rendre hommage aux chiens les plus héroÏques, aventureux, fidèles de l'Histoire. En racontant ces histoires émouvantes qui sont toutes réelles; elle veut contribuer en reversant ses droits d'auteur à permettre à l'association de venir en aide à plus de personnes.

Voir également

- Ces animaux miracles, de Brad Steiger
- Histoires incroyables d'animaux pas comme les autres, de Laetitia Barlerin
- Histoires vraies d'animaux exceptionnels, de Joëlle Dutillet
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Des chiens au service des hommes, de Michel Girouille

20 novembre 2012

Des anges canins, de Marie-Claude Roy et Carole Villeneuve

Des anges canins
de Marie-Claude Roy
et Carole Villeneuve

Saviez-vous que les chiens sont davantage que des animaux de compagnie ?
En fait, ce sont nos anges canins.


Ils peuvent jouer plusieurs rôles :

- un indicateur de glycémie pour les personnes diabétiques ;
- un paramédical pour les personnes épileptiques ;
- une présence rassurante pour les personnes aux prises avec une maladie mentale ou un syndrome de stress post-traumatique ;
- un détecteur pour les personnes atteintes d’un cancer non encore diagnostiqué ;
- un fidèle gardien auprès des enfants autistes ;
- les yeux des personnes aveugles ;
- les oreilles des personnes sourdes ;
- les jambes des personnes à mobilité réduite.

Pour la première fois, un livre relate de nombreux témoignages d’enfants, d’adultes et de personnes âgées qui nous racontent à quel point leur chien d’assistance a amélioré leur qualité de vie.

Qu’elles soient diabétiques, épileptiques, atteintes d’un cancer, d’une maladie mentale, autistes, sourdes, handicapées physiques ou aveugles, les histoires de ces personnes diffèrent évidemment les unes des autres. Toutefois, elles ont toutes une chose en commun : une joie de vivre retrouvée grâce au soutien et à la présence d’un formidable ange canin !

Des anges canins, Marie-Claude Roy, Carole Villeneuve, Editions Roy and Newtown, 113 pages (existe en format Kindle ou en papier)

Pour en savoir plus

- Le site du livre
- Cette page où vous pourrez le feuilleter
- Ces animaux miracles, de Brad Steiger
- Histoires incroyables d'animaux pas comme les autres, de Laetitia Barlerin
- Histoires vraies d'animaux exceptionnels, de Joëlle Dutillet
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Des chiens au service des hommes, de Michel Girouille

A propos des auteurs
Biographie extraite du site du livre.

Marie-Claude Roy et Carole Villeneuve sont originaires de la région de Montréal. Depuis plus de 20 ans, elles travaillent dans les domaines du journalisme, de la traduction et de l’écriture.

En plus d’écrire pour des magazines, Marie-Claude a fait la recherche pour des biographies et des émissions documentaires présentées à Historia, Canal D, Canal Vie et Canal Évasion.

Carole a fondé son cabinet de traduction en 1989. Grâce à une formidable équipe de traducteurs, cette femme d’affaires est en mesure d’offrir des traductions en 15 langues. Carole partage ses temps libres comme comédienne dans des productions théâtrales. Amoureuse des arts de la scène, elle étudie la scénarisation cinématographique.

À l’automne 2009, à la suite d'un été vraiment moche au Québec, côté température, Marie-Claude et Carole ont décidé de faire un voyage en Californie. C’est ainsi qu’elles ont découvert Dogs for Diabetics, une fondation qui offre des chiens d’assistance aux personnes diabétiques ainsi que d’autres fondations. Bien que le but de ce voyage était de profiter du soleil et des plages californiennes, leur séjour s’est transformé en une escalade d’interviews et de rencontres exceptionnelles.

De retour au Québec, elles ont fait d’autres recherches et interviews. Les témoignages de gens ayant un chien d’assistance, peu importe le type, se sont avérés fascinants. L’interaction entre l’homme et le chien est vite devenu un sujet passionnant. Le concept du livre s’est développé de lui-même. C'est-à-dire des histoires courtes, quelques recherches scientifiques, le tout formulé dans un langage simple. Marie-Claude et Carole ont ensuite créé Roy and Newtown Publications.

Même si les recherches visant à démontrer les capacités extraordinaires des chiens d’assistance sont peu nombreuses, Marie-Claude et Carole croient qu’elles doivent les faire connaître au grand public. Ainsi, un plus grand nombre de personnes aux prises avec une maladie ou un état de santé quelconque pourraient bénéficier des différents types de chiens d’assistance.

POURQUOI NOUS AIMONS LES CHIENS

Lorsque des auteures décident d’écrire un livre sur les chiens, c’est évidemment parce qu’elles éprouvent un amour inconditionnel pour eux.

Carole adore les chiens. Cet amour pour ces charmantes bêtes lui a été transmis par son défunt père André Villeneuve. Aussi loin qu’elle se souvienne, il y a toujours eu un chien à la maison. Chacun d’eux a toujours été traité avec amour et respect. Chacun d’eux était un membre de la famille à part entière.

Quant à Marie-Claude, un chien lui a sauvé la vie lorsqu’elle était enfant. Voici son témoignage.

C’était un samedi ensoleillé du mois de mars. La neige commençait à fondre. La température était clémente, mais il y avait de forts vents. Je marchais sur le bord d’une rivière avec un compagnon de classe. Mon ami et moi, nous parlions de tout et de rien tout en regardant le paysage quand, soudain, il perdit sa casquette, emportée par le vent. J’ai couru pour la rattraper, au risque de m’aventurer sur les minces glaces de la rivière. Après avoir pris la casquette dans ma main, j’entendis le craquement de la glace sous mes pieds et, en un rien de temps, me retrouvai dans l’eau terriblement froide. Mon cœur battait la chamade. L’eau glaciale imbiba rapidement mon manteau d’hiver et mes vêtements et je me sentis de plus en plus lourde. On aurait dit que la rivière m’emportait avec elle. Plusieurs pensées traversèrent mon esprit. « J’aurais mieux fait d’écouter ma mère et ne pas m’aventurer à cet endroit. Je ne veux pas mourir. Je ne suis qu’une petite fille ». J’ignore combien de temps je me suis débattue pour ne pas me noyer. Je commençais à voir des points noirs. Je n’arrivais plus à bouger mes bras et mes jambes. J’éprouvais beaucoup de peine. J’avais à peine huit ans.

Puis j’ai repris conscience sur le bord de la rivière. En ouvrant les yeux, j’ai vu la tête d’un gros berger allemand qui léchait mon visage. J’ai sursauté car j’ai eu peur de lui. Il était si imposant. Régurgitant l’eau que j’avais avalée, je toussais à en fendre l’âme. En tentant de m’asseoir, j’ai croisé le regard de ce chien. Il semblait si doux, si affectueux. J’étais épuisée et j’avais tellement froid. Sans réfléchir, j’ai blotti mon corps contre le sien et il continua à lécher mon visage tendrement comme pour me dire : « Je suis là. Tu n’as plus rien à craindre maintenant ».

Quelques instants plus tard, j’entendis le claquement des portes d’une voiture. C’était mon ami en compagnie de son père. Dès qu’ils se sont approchés de moi, mon sauveur a pris la fuite. Le père de mon ami m’a ensuite transportée chez lui et prit soin de me donner un breuvage chaud et des vêtements secs. Il m’a fait promettre de ne rien dire à ma mère. Il disait que ça ne servait à rien de l’énerver. J’étais bien d’accord avec lui car je ne voulais pas qu’on me punisse. (À présent, je crois plutôt que ma mère aurait eu une syncope en apprenant la nouvelle !) Après avoir séché mes cheveux et mes vêtements, je suis retournée chez moi comme si rien ne s’était passé.

Évidemment, j’ai été aux prises avec une vilaine grippe les jours suivants. Quelque temps après, à l’école, mon ami m’a raconté que, pendant que je frôlais la noyade, un chien est arrivé en courant et s’est jeté à l’eau pour me secourir. Il a plongé tête première sous l’eau pour attraper le capuchon de mon manteau. Puis il m’a traînée jusqu’au rivage. C’est à ce moment que mon ami avait couru informer son père de ce qui venait de m’arriver.

J’ai tenu parole et j’ai gardé mon secret. Mes parents sont décédés depuis plusieurs années et jamais ils n’ont su pourquoi j’ai toujours eu si peur de l’eau, ni pourquoi j’adore les chiens. Quand j’y pense, c’est tout de même étrange. J’ai grandi dans un petit village où tout le monde se connaissait et où tout le monde connaissait les chats et les chiens du voisinage. Jamais je n’avais aperçu ce berger allemand auparavant et jamais je ne l’ai revu. Je l’ai cherché pendant longtemps dans le petit village et aux alentours. J’aurais tellement aimé revoir ce chien, ne serait-ce que pour jouer avec lui, le promener, le cajoler. J’adore les chiens. L’affection que j’éprouve pour eux frôle l’obsession. Chaque fois que j’en vois un, je ne peux m’empêcher de lui parler et de le cajoler.

J’ai raconté cette histoire en de rares occasions. Non pas parce que je tente d’oublier, mais plutôt parce que ce souvenir éveille un traumatisme. Parfois, je me pose des questions à savoir comment expliquer qu’un chien était là, à cet instant précis où j’allais sans doute me noyer ! Certaines personnes affirment qu’il s’agissait d’un ange. J’aime croire moi aussi que c’était un ange… un ange canin.

Marie-Claude

18 novembre 2012

Mon ami Ben, de Julia Romp

Mon ami Ben
Un chat sauve un enfant de l'autisme
Témoignage
de Julia Romp

Dans un texte autobiographique, Julia, mère célibataire londonienne, raconte la difficulté d’élever George, son petit garçon autiste. Coupé du monde, renfermé sur lui-même, George, neuf ans, montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier.

L’arrivée d’un chaton aussi seul et perdu que lui va permettre au petit garçon de reprendre goût à la vie et de surmonter enfin sa terrible maladie. C’est grâce à ce chat nommé Ben, et à son caractère peu commun, que George va pouvoir s’ouvrir aux autres et rendre à sa mère tout l’amour qu’elle lui a donné.

Mais, un jour, cet équilibre retrouvé bascule. Parce que ses maîtres le laissent à l’occasion d’un court voyage, Ben s’échappe et George s’effondre sur lui-même.

C’est alors que Julia va se livrer, par amour pour son fils, à une quête désespérée pour retrouver le chat. Six mois passeront sans entamer sa volonté, et elle devra traverser le pays malgré la neige et les centaines de kilomètres, pour pouvoir enfin déposer Ben dans les bras de son fils pour Noël.

Un témoignage bouleversant prouvant une nouvelle fois combien l'amitié entre l'homme et l'animal peut faire des miracles.

Mon ami Ben : Un chat sauve un enfant de l'autisme, Julia Romp, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2011, 416 pages

Pour aller plus loin

- Le site des éditions Jean-Claude Gawsewitch
- Des avis de lecteurs
- Cette page où vous pourrez feuilleter le livre (prologue, ch1, ch2)
- Oline, le dauphin du miracle, de Pascale Noa Bercovitch
- L'interprète des animaux, de Temple Grandin
- La ronronthérapie, de Véronique Aïache

Un extrait du livre
Le prologue

Au premier coup d’oeil, Ben n’était pas franchement resplendissant. Il n’avait rien de l’adorable petit chaton aux reflets roux ou de l’adulte svelte à la robe écaille et blanc. De fait, sa fourrure noir et blanc était maculée de sang séché, son postérieur rouge était complètement dénudé et sa queue maigrichonne ressemblait plutôt à une touffe de cheveux filasse. Heureusement, je n’ai pas deviné tout de suite qu’il hébergeait aussi des centaines de puces et de mites d’oreille.
Mais, si rebutant d’aspect qu’il ait été, quand cette pauvre bête décharnée s’est mise à hanter mon jardin, j’ai pris l’habitude de lui laisser à manger, parce que j’avais toujours eu un faible pour les animaux. Même notre petit Fluffy, un lapin domestique, habite un appentis que j’ai décoré de grandes fleurs peintes, un véritable palace pour lapins. J’ai donc aménagé un lit pour ce chat dans un grand carton que j’avais laissé dans l’appentis - en espérant qu’il viendrait y dormir. Mais le pauvre semblait chaque jour un peu plus malade que la veille et je me suis promis de l’amener chez le vétérinaire dès qu’il se sentirait en confiance et se laisserait approcher.
"Pourvu qu’il soit venu dormir ici !", me disais-je chaque matin en traversant le jardin avec George, mon fils de dix ans, pour vérifier si la nourriture avait été mangée ou la couverture dérangée.
Tous deux, nous scrutions le fond de l’appentis obscur et voyions les yeux du chat qui nous observaient. Ils étaient d’un vert acidulé très clair, comme les premières feuilles d’un citronnier au printemps, et chaque fois que mon regard croisait le sien, je me figeais quelques instants. Mais il s’asseyait tantôt sur une étagère tantôt à côté d’un pot de fleurs et ne s’aventurait jamais jusqu’à son carton.
"Bouh !", lui criait George pour l’inviter à jouer à cache-cache avec lui quand nous allions le voir, et ça me faisait vraiment plaisir parce que George jouait rarement avec qui que ce soit.
Son autisme faisait de l’univers de George un endroit par moments très solitaire et les autres enfants le trouvaient souvent presque aussi incompréhensible que lui-même les trouvait énigmatiques. Ils redoutaient ses accès de fureur, les glapissements ou les hurlements qu’il poussait et eux effrayaient tout autant George avec leur tapage et leurs courses effrénées dans les couloirs et les escaliers de l’école. C’est pourquoi je fus ravie de voir George s’intéresser au chat même si le chat ne lui rendait guère son intérêt. Quand George ou moi nous approchions un peu trop, le chat sifflait et crachait, hérissait le poil et retroussait les babines. Il ne voulait manifestement rien avoir à faire avec aucun de nous deux.
Mais le temps et les bons repas ont un effet prodigieux sur les animaux - exactement comme sur les gens. Un beau jour, le pauvre orphelin s’est senti assez en sûreté pour dormir dans son carton, et quelques semaines plus tard, j’ai réussi à refermer la porte de l’appentis avec un manche à balai.
Quand j’ai emmené le chat chez le vétérinaire, je lui ai expliqué que je n’étais pas sa propriétaire en titre et je le lui ai confié en me disant que ma mission s’arrêtait là. J’avais placardé des affichettes dans le secteur avec une photo de lui ; si quelqu’un se présentait, je le mettrais en contact avec le vétérinaire. Mais son propriétaire s’abstint de me téléphoner et quelques semaines plus tard, je reçus l’appel que je redoutais secrètement.
"Vous donneriez un foyer à ce chat ?" me demanda le vétérinaire, une question qui me laissa sans voix - ce qui est, comme le savent mes proches, tout à fait inhabituel chez moi. Ma mère avait l’habitude de dire que l’expression "jamais à cours de répliques" avait été inventée pour moi et elle avait bien raison. Mais le jour où le véto m’a demandé de reprendre le chat, je ne savais plus quoi dire. D’abord parce que j’adore les animaux. Mais je m’étais juré de ne jamais avoir de chat parce que ma mère en hébergeait une telle quantité quand j’étais petite que je finissais par me sentir un peu à l’étroit à la maison. De plus, même si George avait paru intéressé par le petit vagabond, nous n’avions pas eu beaucoup de succès avec les animaux parce qu’il se liait très difficilement d’amitié avec qui que ce soit. Nous avions dû nous séparer de Polly la perruche parce que son raffut empêchait George de dormir, et il avait assez vite perdu tout intérêt pour Fluffy le lapin. Ce n’était pas sa faute, simplement mon fils n’avait pas les mêmes réactions que les enfants de son âge et je ne voulais pas reprendre d’animaux parce que m’occuper de George était déjà un travail à plein-temps.
Mais, sentant mon hésitation, le vétérinaire suggéra que nous pourrions peut-être lui rendre une petite visite.
- Il a l’air triste, me dit-il, il aimerait sans doute voir un visage ami…
Comment refuser ? Le coeur l’emporta sur la raison et j’emmenai George chez le vétérinaire où nous découvrîmes la petite boule de poils noirs et blancs enroulée sur elle-même dans une cage. Puis il se leva et je vis un grand carré de peau rasée à la hauteur de l’estomac avec une cicatrice bien nette. Il portait une collerette de plastique autour du cou afin de l’empêcher de s’arracher les fils. Il était plus laid encore qu’avant, mais cela ne semblait nullement rebuter George qui s’agenouilla aussitôt devant la cage.
- Benny Boo ! cria-t-il, d’une voix haut perchée, que je n’avais jamais entendue, frémissant d’excitation, l’air ravi de l’aubaine.
- Tu te sens mieux, maintenant, Ben, tu vas bien ? lui demanda George. Il parlait d’une voix chantante que je ne reconnus pas et le chat répondit à ses salutations par des miaulements.
- Je crois qu’il t’aime bien, fit, sourire aux lèvres, l’assistante vétérinaire qui nous avait fait entrer dans la pièce.
George se tut aussitôt. Il détestait parler à quiconque, par-dessus tout aux étrangers et il ne pouvait regarder les gens dans les yeux quand ils s’adressaient à lui. Il regardait un peu au-dessus d’eux, au loin - tout plutôt que de les fixer. Mais dès que la jeune femme vaqua à d’autres tâches et que George comprit qu’elle avait détourné le regard, il se pencha de nouveau vers la cage.
- Benny Boo ! dit-il de sa petite voix stridente, est-ce que tu as mal au ventre ?
Il pressa son visage contre les barreaux de la cage et j’esquissai un mouvement, certaine que le chat allait le menacer, le griffer à travers ces barreaux, exactement comme il l’avait fait quand nous étions allés le voir dans l’appentis. Mais j’ai stoppé net en voyant le chat décocher un regard grave à George et marcher à petits pas vers lui avant de frotter langoureusement son corps contre les barreaux. Qu’étaient devenus les sifflements et les crachotements que nous avions entendus la première fois ? Je n’en revenais pas. Quand j’entendis le chat pousser une sorte de feulement rauque et visiblement réjoui, je me dis que c’était une hallucination auditive. Il ondulait sous les petits mots doux de George.
- Ben, Ben ! psalmodia-t-il, tu vas bien maintenant ? Tu vas bien ?
Le chat renifla l’air et George se pencha un peu plus. Quand sa tête fut au niveau de celle du chat, ce dernier le fixa droit dans les yeux et j’étais sûre que George allait détourner le regard. Mais au lieu de regarder par-dessus la tête du chat ou de fixer le sol, il regarda son nouvel ami droit dans les yeux. Tous deux se regardèrent intensément quelques secondes pendant que George continuait à murmurer doucement. Je retins mon souffle et les fixai tous les deux, sous le choc : George parlait au chat et souriait comme si c’était habituel chez lui et, de son côté, le chat le couvait littéralement du regard. Un peu comme un vieillard qui en a beaucoup vu et qui sait d’instinct à qui il peut se fier.
Dès lors, je compris ce qu’il me restait à faire : comme on dit, l’espoir a la vie dure… Je ne savais pas pourquoi George aimait ce chat, ce n’était peut-être qu’un engouement fugace, peut-être savait-il que cette pauvre bête avec son air d’orphelin pitoyable aurait bien du mal à se faire une place dans ce monde, un peu comme lui. Mais j’avais discerné une lueur singulière dans le regard de George, une lueur que j’espérais voir depuis longtemps : l’étincelle de l’amour. Et ce chat semblait en éprouver tout autant pour lui. Je n’en demandais pas plus. Tout ce que j’espérais à l’époque, c’est que le chat devienne un bon compagnon pour George. Ce que je ne pouvais prévoir alors, c’est que ce chat allait changer notre vie pour toujours et bien plus radicalement que je n’aurais pu le prévoir.

La ronronthérapie, de Véronique Aïache

La ronronthérapie
Ces chats qui nous guérissent...

de Véronique Aïache

avec 1 CD audio

de 30 min de ronrons !

(Petit up de cette note!)
Que se passe-t-il lorsqu'un chat ronronne à vos côtés ? Vous témoigne-t-il son affection ? Vous fait-il part de sa satisfaction ? Sollicite-t-il votre attention ?

La réponse est tout cela à la fois... et bien plus encore. A priori mono-cordes, les ondes émises par ce mystérieux bourdonnement propre aux félins, ont un impact bienfaiteur sur le corps et l'esprit humains. Puissant anti-stress, régulateur de la tension artérielle, boosteur des défenses immunitaires, soutien psycho-moteur... Le ronronnement recèle en effet de nombreuses vertus thérapeutiques, révélées dans les années 1950 par le corps médical américain.

Premier du genre, cet ouvrage nous livre les secrets de ce remède naturel et met à la portée de tous les pouvoirs guérisseurs du ronronnement. Entre récits historiques, exercices pratiques, témoignages et photos, ce guide du mieux-vivre grâce à nos chers matous, devient le compagnon idéal des 7 à 77 ans. En cadeau bonus, un CD audio de ronronnements permet, à ceux qui n'ont pas encore de chat, de profiter déjà de ses bienfaits...

La ronronthérapie : Ces chats qui nous guérissent..., Véronique Aïache, Editions Le Courrier du Livre / Trédaniel, 2009, 165 pages, avec des photos couleur et 1 CD audio de 30 min de ronrons

A propos de l'auteur

Véronique Aïache, auteur et journaliste spécialisée dans la presse féminine, explore l'univers de la beauté et du bien-être depuis plus de dix ans. De sa rencontre avec un chat est née sa passion pour le monde des félins et pour leurs insoupçonnables pouvoirs guérisseurs sur notre corps et notre esprit.

Pour en savoir plus

- La ronronthérapie, sur le site des Editions Trédaniel
- Entre l'humain et l'animal, de Maryse de Palma
- Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, de Caroline Bouchard
et Christine Delbourg
- Bouillon de poulet pour l’âme de l’ami des chats
- Histoires vraies de chats extraordinaires, de Karen Dolan
- Le chat et ses mystères, de Daniel Lacotte
- La rubrique Effets bénéfiques pour d'autres livres sur ce thème

Quelques avis de lecteurs
Source

Livre très sympathique. Pour les habitués des chats, le CD ne remplace pas un vrai matou mais il compense correctement. Sinon le contenu du livre est sympathique et enrichissant, avec un brin d'émotion. Pour les amoureux de nos petits félins !

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mmm adorrrrable

J'aime beaucoup, bouquin bien fait, documenté, joli style d'écriture et de mise en page, belles photos.

Un entretien avec Véronique Aïache
proposé par les Editions Trédaniel

Ronrons...

16 novembre 2012

Enfants et animaux : des liens en partage, de Karine Lou Matignon

Enfants et animaux,
des liens en partage
de Karine Lou Matignon
préface de Boris Cyrulnik

D'où vient la fascination des enfants pour les animaux? Comment les deux se comprennent-ils? L'attachement à un animal est-il différent des émotions et de l'intérêt qu'un jeune peut porter à son environnement humain? En quoi les bêtes ont-elles une influence sur le développement affectif et physique d'un enfant? Les liens qui se forgent entre eux dépendent-ils de la culture à laquelle ils appartiennent? Fréquenter des bêtes dans l'enfance participe-t-il à développer une pensée plus respectueuse de la planète et des hommes?

La relation entre l'enfant et l'animal est multiple, complexe, toujours fascinante et bien souvent salvatrice. Aborder les différents aspects de cette question, tel est l'objectif de cet ouvrage qui met en lumière le rôle clé tenu par les animaux dans le développement de la personnalité des enfants, le façonnement de leur pensée, la conscience de leur appartenance à la nature. Une relation privilégiée que Karine Lou Matignon explore en s'appuyant sur de nombreux témoignages scientifiques, sociologiques, ethnologiques et littéraires.

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Une autre présentation

Sauvage ou domestiqué, quelles que soient les espèces, les époques et les cultures, l'animal a toujours tenu une place importante dans la vie des enfants. Ce sont ces liens qu'explore l'ouvrage Enfants et animaux.

Karine Lou Matignon, journaliste et scénariste, auteur de nombreux livres sur la relation entre l'homme et l'animal, se penche ici sur le rôle et la place que tient l'animal auprès de l'enfant à chaque étape de sa vie et de son développement individuel et social.

Cet ouvrage très documenté et abondamment illustré s'appuie sur des témoignages d'écrivains, de scientifiques, de pédopsychiatres et d'éthologues reconnus. Il étudie cet univers en montrant l'interdépendance, les dimensions psychologiques, sociologiques et ethnologiques de ces liens et confronte ces différents points de vue.

Au-delà de la relation de complicité qui peut se nouer entre l'enfant et l'animal, l'ouvrage analyse aussi comment les bêtes deviennent des moteurs dans l'éducation et l'apprentissage, comment ils peuplent l'imaginaire et quelle est leur place dans différentes civilisations.

D'autres aspects de ces rapports fascinants sont également abordés comme le rôle de l'animal à l'hôpital ou dans la résolution de traumatismes. Autant d'exemples riches et variés qui donnent une vision large d'un univers encore méconnu et font de cet ouvrage un repère important.

Enfants et animaux, des liens en partage, Karine Lou Matignon, Préface : Boris Cyrulnik, Editions de La Martinière, 2012, 192 pages

A propos de l'auteur

Karine Lou Matignon est journaliste, écrivain et scénariste. Le thème de la relation entre l'homme et l'animal est son cheval de bataille depuis 20 ans. Elle s'intéresse aussi à l'enfance et traite ces sujets à travers l'édition, le documentaire, le cinéma, la scénographie.

Au sommaire

Des animaux pour grandir
- Compagnons au long cours
- Un monde à explorer
- Une histoire de liens

Des animaux pour apprendre
- L'animal, une source infinie de découvertes
- Variations animales
- Initiations sauvages

Des animaux pour guérir
- Du baume pour les coeurs et les corps
- Thérapie par l'animal
- Le coeur sur la patte

Pour en savoir plus

Des livres de Karine Lou Matignon
- A l'écoute du monde sauvage
- Emotions animales
- L'animal : objet d'expériences
- Sans les animaux, le monde ne serait pas humain
- La fabuleuse aventure des hommes et des animaux, de Boris Cyrulnik, Karine Lou Matignon et Frédéric Fougea

Des livres sur le thème des relations enfants / animaux
- Violences sur les animaux et les humains : Le lien, sous la direction d'Andrew Linzey
- Les animaux dans la vie des enfants, de Gail Melson
- L'enfant et l'animal, d'Hubert Montagner
- L'enfant et les animaux, de Lyonel Rossant et Valérie Villemin
- Entre l'humain et l'animal, de Maryse de Palma
- L'enfant et la médiation animale, de François Beiger
- Autisme et zoothérapie, de François Beiger et Aurélie Jean
- L'enfance entre chiens et chats, de Catherine Muller
- Les effets bénéfiques des animaux sur notre santé, de Caroline Bouchard et Christine Delbourg
- Ces animaux qui nous guérissent, de Philippe de Wailly

Quelques extraits

Pour voir ces images (et d'autres, en couleur) en grand format,
visitez le site des Editions de La Martinière.