26 janvier 2009

Comme des papillons, de Bernard Lekien

Comme des papillons
Six messages de l’au-delà :
des récits simples, étonnants
et pleins d’espoir pour tous
Auteur-compilateur : Bernard Lekien

Un jour, dans une bibliothèque publique, Bernard Lekien met la main sur le livre "L'au-delà existe" de Lino Sardos Albertini. Intrigué, il lira de nombreux autres ouvrages traitant du même thème.

La logique d'amour de ces écrits le séduit par sa conformité à la "bonne nouvelle" de l'Evangile et il éprouve l'envie de partager ces messages de tendresse et d'espoir. Ainsi, après deux ans de travail, il réalisera ce recueil, en souvenir de deux de ses frères trop tôt disparus, par solidarité aussi avec ses nombreux amis divorcés ou remariés que l'Eglise traite injustement et surtout à l'intention de tous ceux qui vivent une épreuve ou qui pleurent la perte d'un être aimé.

Au sommaire :

- Catherine Anglade meurt en 1994, mais elle continue à s'entretenir avec l'époux qu'elle aimait... Des paroles simples, pleines d'affection et d'humour.

- Andrea Sardos Albertini est assassiné à Turin en 1981. Deux ans après, il communique avec son père : "Papa, il faut faire savoir que l'Au-delà existe..." Un témoignage humain et émouvant.

- Michel Belline, 22 ans, athée. Il se tue en voiture, en 1969. Après deux ans, son père tente de l'appeler... et Michel répond... Leur complicité n'a pas changé.

- Roland de Jouvenel meurt à 15 ans, en 1946. Il dialogue alors avec sa mère, athée comme lui. Dix-huit années de messages, de poésie, d'enthousiasme.

- Paqui décède en 1925. Elle a 20 ans. Ensuite, durant vingt ans, elle transmet à sa mère six mille pages de conversations : un bouquet de fraîcheur et de tendresse.

- Pierre Monnier, officier protestant, tombe au front en 1915. Il a 23 ans. Trois ans après, sa mère entend : "Ne pense à rien, écris !" Sept volumes de lettres suivront. Un éclairage étonnant sur la Bible et sur l'Amour.

Comme des papillons, Bernard Lekien, Editions du Roseau, 2001, 336 pages

A propos de l'auteur

Né en Belgique en 1942, rien ne prédestinait Bernard Lekien, après une carrière dans le monde industriel, à s'intéresser à la vie après la mort jusqu'au jour où il tombe par hasard sur un livre: L'Au-delà existe, de Lino Sardos Albertini. Dès lors il se passionne pour tout ce qui touche au phénomène. Dévorant des milliers de pages sur le sujet, il conçoit une compilation de six auteurs dont les ouvrages ont marqué leur époque. Véritable anthologie de l'Au-delà, ce recueil de témoignages bouleverse par l'authenticité de ses messages et l'espoir qu'il suscite.

22 janvier 2009

Marcia Baldwin, peintre

Marcia Baldwin est une artiste peintre américaine spécialisée dans la peinture à l'huile. Elle vit et travaille près d'un lac et d'une forêt, ce qui lui donne son inspiration. Une passion pour la nature qu'elle tente de nous transmettre à travers ses oeuvres.

Ses thèmes de prédilection sont les animaux (chevaux, hiboux, loups, chats, chiens, animaux de ferme), les fleurs, les paysages, ainsi que des sujets abstraits.

Ci-dessous, quelques-unes de ses superbes peintures de chevaux.

A voir : son site et son blog

18 janvier 2009

Jason Morgan, peintre animalier (2)


Jason Morgan est un peintre animalier britannique, spécialisé dans la représentation (très réaliste!) des animaux sauvages dans leur milieu naturel. Amoureux des animaux depuis toujours, il est également impliqué dans plusieurs projets de préservation de la faune sauvage.


Quelques-unes de ses superbes peintures






Son livre
Cliquez sur ce lien pour en savoir plus.


14 janvier 2009

Documentaire : Conversations avec Koko le gorille

Conversations avec Koko le gorille

Koko est une femelle gorille hors du commun. Née en 1971, elle partage la vie du docteur Penny Patterson qui lui a appris le langage par gestes des sourds muets américains (Ameslan : American Sign Language). Ensemble, elles ont connu épreuves et victoires et sont maintenant mondialement connues. Aujourd’hui, le temps d’une interview, Koko s’adresse à nous en utilisant ses mots, à la fois simples, émouvants et précis. Après avoir vu ce documentaire exceptionnel, vous ne pourrez plus jamais regarder les animaux de la même façon.

Pour en savoir plus

- Le site The Gorilla Foundation
- La rubrique Ces singes qui parlent
- Des vidéos sur le même sujet
- Le livre Les surdoués du monde animal, d'Yves Christen
- Le livre Les animaux les plus malins de la planète, de Sally Boysen et Deborah Custance

Les travaux de Penny Patterson de l’université Stanford, commencés en 1972, ont prouvé que l’on peut apprendre à un gorille des éléments de communication avec l’homme, en l'occurence le langage des signes. Le gorille femelle Koko, que l’on voit ici bébé, connaissait, en 2005, plus de 1000 signes du langage des signes américains. En 2004, à la grande surprise de ses "éducateurs", elle a su exprimer une douleur dentaire en montrant sa bouche et le signe "mal", puis en indiquant à plusieurs reprises, sur une échelle de douleur de 1 à 10 que lui avaient exposée les soigneurs, la zone comprise entre 7 et 9.


Signe - GORILLA (Source)
Signe - WANT
Signe - LOVE
Penny Patterson et Koko

Koko et ses chats





Ci-dessous, quelques passages de livres mentionnant Koko

Un extrait du livre

Les animaux ont-ils une âme ? de Gary Kowalski

p20-p21 ./. D'autres animaux ressentent-ils le chagrin ? Nous savons, bien sûr, que les gens pleurent leurs animaux familiers. Les fidèles de ma congrégation viennent souvent chercher un réconfort près de moi quand leurs compagnons animaux disparaissent. La perte d'un chien ou d'un chat peut être un choc qui nous attriste forcément. Mais je fus vraiment stupéfait lorsque j'entendis pour la première fois l'histoire de Koko, un gorille pleurant son chaton familier. Elle m'a convaincu que la mort suscite des sentiments profonds chez les animaux comme les hommes.
Koko, un gorille femelle des plaines, a été pendant presque vingt ans le sujet de la plus longue étude du monde sur le langage des primates. Au lieu de mots, elle communique par un langage de signes appelé ameslan (abréviation de American Sign Language). Son professeur, le docteur Francine Penny Patterson de la Gorilla Foundation de Californie, lui a appris à maîtriser un vocabulaire de plus de 500 mots. C'est ainsi que Koko informa Penny qu'elle voulait un chat pour son anniversaire. Pour le mot chat, elle imite les moustaches en mettant deux doigts en travers de ses joues.
Un jour, quelqu'un apporta une portée de trois chatons à Woodside où vit Koko, en Californie. Les chatons avaient été abandonnés à la naissance. Leur "mère adoptive", un terrier, les avait allaités pendant le premier mois de leur vie. Les manipulant avec la délicatesse particulière aux gorilles, Koko choisit l'un d'eux, un petit chaton gris sans queue. Elle baptisa son petit ami "All Ball" ("tout en boule").
Koko était heureuse avec son chaton, le reniflant et le caressant doucement. Elle le transportait sous le bras et, essayant de le traiter comme un bébé gorille, elle eut la surprise de découvrir que les chatons mordillent. Quand All Ball la mordait, elle faisait le signe "sale" et "WC", expressions habituelles de sa désapprobation. En peu de temps, Koko demandait au chaton de la chatouiller - un des jeux favoris des gorilles. "Apparemment, Koko croit que les chats peuvent faire la plupart des choses qu'elle fait elle-même", déclare Penny. "Doucement/bien/chat", disait Koko.
Mais All Ball s'échappa une nuit de la fondation et fut écrasé par une voiture. Quand Koko apprit l'accident, elle réagit d'abord comme si elle n'avait pas entendu ou pas compris. Puis quelques minutes plus tard, elle commença à gémir avec des sanglots aigus. Par la suite, lorsqu'on mentionnait le chaton, elle répondait "triste/sourcils froncés" et "sommeil/chat". Pendant environ une semaine après le décès de All Ball, Koko gémit chaque fois qu'on parlait du chaton.
Il était clair que le chat lui manquait. Mais que comprenait-elle de ce qui était arrivé ? Heureusement, il était possible de le lui demander. Maureen Sheehan, de la Gorilla Foundation, interrogea Koko sur ses sentiments vis à vis de la mort.
"Où vont les gorilles quand ils meurent ?", demanda Maureen.
Koko répondit : "Confortable/trou/au revoir" (en faisant le signe pour embrasser une personne qui s'en va).
"Quand est-ce que les gorilles meurent ?", demanda-t-elle ?
Koko répondit : "Ennuis/vieux."
"Quand les gorilles meurent, sont-ils heureux, tristes, effrayés ?"
"Sommeil", répondit Koko.
Quand un être cher meurt, non seulement les gorilles le pleurent ; mais ils peuvent, comme les humains, réfléchir à leur propre mort. ./.


p171-p172 ./. Mais un matin, All Ball se fit renverser par une voiture et mourut sur le coup. Francine Patterson dut aller la voir pour lui expliquer la tragédie. D'abord, Koko feignit de ne rien entendre, mais quand l'éthologue quitta la pièce, la guenon gémit, elle poussa de longues séries de cris aigus qui firent pleurer Francine. Trois jours plus tard, quand sa mère adoptive lui demanda comment elle allait, Koko répondit : "Pleurer, triste, renfrognée". Et à la question : "Qu'est-il arrivé à All Ball ?", la gorille répondit : "Aveugle, dormir chat", montrant ainsi une perception nette de la mort. ./.

Un extrait du livre
Etonnants animaux

P.110-111 - Koko, le gorille qui parle


Ci-dessous, le documentaire
Conversations avec Koko le gorille




12 janvier 2009

Le propre de l'homme, de Robert Merle

Roman

Passionnés par les travaux des chercheurs qui étudient les grands singes, Edmund Dale et sa femme adoptent à sa naissance une chimpanzée, qu'ils appellent Chloé et élèvent comme un bébé humain. Ils entreprennent de lui enseigner l'ameslan, le langage par signes utilisé aux États-Unis par les sourds et muets. Le "projet Chloé" réussit. Chloé ne se contente pas de progresser : elle fait de l'ameslan un usage créateur, agressif, parfois amusant. En même temps qu'elle acquiert les signes qui lui permettent de s'exprimer, son humanisation se poursuit. Elle se considère comme la fille des Dale, éprouve pour ses "parents" une ardente affection, et noue des contacts très nuancés avec les personnes et les animaux domestiques qui l'entourent. Tout change quand Chloé, devenue pubère et adulte, traverse une crise d'identité. Elle se sent frustrée, rejetée par tous et se croit "laide" parce que son apparence est différente de celle de ses parents. L'hostilité, au village voisin, de quelques personnes, les insultes proférées contre elle par des gamins intensifient son malaise. Sa force physique, son émotivité, ses crises de colère incontrôlées, la rendent redoutable, même à ceux qu'elle aime. Les Dale, ne pouvant se résigner à la renvoyer derrière les barreaux d'un zoo, vivent dans l'angoisse...

"Le Propre de l'homme" abonde en dialogues, en portraits pittoresques, en situations cocasses ou dramatiques. Mais il reste dans les limites des faits scientifiquement avérés. C'est que la réalité est plus fascinante ici que l'imaginaire. Nous sentons que notre rapport au monde est en train de changer, quand nous voyons un chimpanzé émerger peu à peu, grâce à ses amis humains, des "ténèbres muettes du règne animal", pour entrer en communication avec notre espèce. Par l'auteur de "Malevil" et de "Un animal doué de raison", qui renoue ici avec l'anticipation et nous donne à réfléchir - ou à rêver - sur ce qui sépare l'humain de l'animal.

Le propre de l'homme, Robert Merle, Editions LGF, 1991, 407 pages

Voir aussi

- Rubrique Ces singes qui parlent
- Vidéos en ligne sur le sujet

10 janvier 2009

Ishmael, de Daniel Quinn

Ishmael
L'homme une fois disparu,
y aura t-il un espoir pour le gorille ?
de Daniel Quinn
Roman

A voir, l'excellent film Instinct avec Anthony Hopkins et Cuba Gooding Jr, qui est inspiré de ce roman (mais dont l'histoire est toutefois bien différente).

"Professeur cherche élève souhaitant vraiment sauver le monde." Un homme d'une trentaine d'années, cherchant un sens à sa vie, répond à cette petite annonce et découvre que le professeur est un gorille nommé Ishmael...

S'engage alors entre eux un dialogue socratique surprenant, drôle et profond, sur de grandes questions tout à la fois philosophiques, historiques et morales : comment le monde en est-il arrivé là au fil des siècles ? Peut-on encore sauver la Terre et Mère Nature en dépit des dommages qui leur ont été infligés ? Ishmael met en cause notre modèle de civilisation et notre notion du progrès. Il raconte comment l'histoire des hommes aurait pu être celle de toute la communauté du monde vivant. Alors surgit une question : le gorille une fois disparu, y aura t-il un espoir pour l'homme ?

Ishmael, Daniel Quinn, Editions Anne Carriere, 1997, 350 pages

A propos de l'auteur

Philosophe de l'écologie et futurologue, Daniel Quinn a obtenu pour Ishmael le prix Ted Turner en 1990. Ishmael fait désormais référence dans les universités américaines et a été traduit en huit langues.

Pour en savoir plus

- Le site Ishmael, en français, où il est possible de le lire en ligne
- Le site officiel (en anglais)
- Un avis de lecteur
- Le film Instinct

08 janvier 2009

Les neuf vies émotionnelles du chat, de Jeffrey Moussaieff Masson

Les neuf vies émotionnelles du chat
A la découverte de l'âme féline

de Jeffrey Moussaieff Masson


Le comportement énigmatique et fascinant de nos amis les chats ne cesse de nous surprendre. Mais que sait-on réellement de leur personnalité et de la signification de leurs attitudes ? Revisitant les mythes de la littérature et de l'histoire, faisant appel aux recherches sur le comportement animal comme aux récits émus des amoureux de la gent féline, Jeffrey Moussaieff Masson explore le psychisme et les dimensions émotionnelles de cet étonnant compagnon. Un ouvrage passionnant qui bouleverse les idées reçues et dévoile la vraie nature d'un animal apprivoisé et pourtant si mystérieux.

Les neuf vies émotionnelles du chat, Jeffrey Moussaieff Masson, Editions Albin Michel, 2003, 240 pages

A propos de l'auteur

Jeffrey Moussaieff Masson est un auteur américain, aujourd’hui installé en Nouvelle-Zélande. Il est titulaire d’un doctorat de l’université de Harvard (en sanskrit) et diplômé de l’Institut de psychanalyse de Toronto. Totalement opposés à toute forme d’exploitation de l’animal, lui et son épouse, qui est pédiatre, sont vegans et leurs enfants sont végétariens. Il est convaincu de la valeur qui réside en toute vie, qu’elle soit humaine ou animale. Y porter atteinte, de quelque manière que ce soit, constitue selon lui une grave injustice et c’est ce qu’il essaye de montrer dans ses livres.

Pour en savoir plus

- Le cochon qui chantait à la lune, de Jeffrey Moussaieff Masson
- Quand les éléphants pleurent, de Jeffrey Moussaieff Masson et Susan McCarthy
- Un chien ne ment jamais en amour, de Jeffrey Moussaieff Masson

Un chien ne ment jamais en amour, de Jeffrey Moussaieff Masson

Un chien ne ment jamais en amour
Réflexions sur la vie émotionnelle des chiens

de Jeffrey Moussaieff Masson


Les chiens aboient, pleurent, jouent, manifestent leur joie ou leur colère. Mais que sait-on de l'origine de ces réactions, de la façon dont ils perçoivent et ressentent les choses ? Après "Quand les éléphants pleurent" qui brisait nombre de tabous concernant la vie émotionnelle des animaux sauvages, Jeffrey Moussaieff Masson, psychanalyste de formation, explore ici la complexité affective de notre meilleur et plus fidèle ami. Loyauté, héroïsme, compassion, peur de la solitude, dignité et déception : par une approche originale, l'auteur traduit ce que les chiens ne peuvent pas nous dire. S'appuyant sur la littérature, les études les plus scientifiques, mais aussi l'observation de ses trois chiennes, il répond à de nombreuses questions négligées par les scientifiques et laissées en suspens depuis Darwin. Ouvrage indispensable pour connaître votre animal préféré, "Un chien ne ment jamais en amour" est, au-delà d'une étude du comportement animal, une analyse des rapports qu'il entretient avec l'homme. Rapports guidés par une seule émotion : l'amour, dans lequel le chien, contrairement aux hommes, ne ment jamais.

Un chien ne ment jamais en amour, Jeffrey Moussaieff Masson, Editions Albin Michel, 1999, 352 pages

A propos de l'auteur

Jeffrey Moussaieff Masson est un auteur américain, aujourd’hui installé en Nouvelle-Zélande. Il est titulaire d’un doctorat de l’université de Harvard (en sanskrit) et diplômé de l’Institut de psychanalyse de Toronto. Totalement opposés à toute forme d’exploitation de l’animal, lui et son épouse, qui est pédiatre, sont vegans et leurs enfants sont végétariens. Il est convaincu de la valeur qui réside en toute vie, qu’elle soit humaine ou animale. Y porter atteinte, de quelque manière que ce soit, constitue selon lui une grave injustice et c’est ce qu’il essaye de montrer dans ses livres.

Pour en savoir plus

- Le cochon qui chantait à la lune, de Jeffrey Moussaieff Masson
- Quand les éléphants pleurent, de Jeffrey Moussaieff Masson et Susan McCarthy
- Les neuf vies émotionnelles du chat, de Jeffrey Moussaief Masson

06 janvier 2009

L'ami chien, de Madeleine Chapsal

L'ami chien
de Madeleine Chapsal


C'est par incapacité d'être chien que j'écris. Pour tenter de cerner de livre en livre ce que mes chiens ont saisi en un clin d'oeil, dès qu'ils m'ont vue... Tel est l'aveu que fait ici la romancière de La Maison de jade et de La Femme en moi.

Quiconque les aime assez pour les comprendre (ou les comprend assez pour les aimer) le sait : nos chiens en savent long, très long, sur la vie et sur nous. Ils observent, ils sentent, ils se souviennent. Il y a des choses que nous savons faire et pas eux : mais pour ce qui est de la psychologie, de l'instinct, des mystères mêmes de la vie et de la mort, ils sont loin devant nous !

A travers ces histoires de chiens, émouvantes ou drôles, dans lesquelles Lola et Mambo, les compagnons de sa vie, tiennent souvent la vedette, Madeleine Chapsal témoigne pour eux, pour leur sagesse, leur générosité, leur grandeur trop souvent ignorée.

L'ami chien, Madeleine Chapsal, Editions Stock, 2001, 231 pages

A propos de l'auteur

Romancière, journaliste, dramaturge, ex-membre du jury du prix Femina, Madeleine Chapsal a publié de nombreux romans chez Fayard.

Quelques extraits

"Tous les chiens sont des chiens d'aveugles ./." Frédéric Rossif

/. Nous, les humains, nous sommes tous aveugles, je veux dire que notre perception du monde qui nous entoure est terriblement courte; heureusement les animaux sont là pour nous prolonger. ./.

./. Leur présence nous réveille, ils nous font sentir comme c'est beau la vie, le corps, la lumière ! Tous les jardins sont pleins d'oiseaux, de soleil, de fleurs et sont peuplés par ces non voyants que nous sommes. Heureusement qu'il y a les chiens pour nous ouvrir les yeux. Tous les chiens sont des chiens guides ! ./. Des guides vers la vie et la tendresse.

./. "Chaque fois qu'on tue un éléphant, on tue l'afrique !" - Le pire, c'est que ce sont les africains qui tuent les éléphants, avec des armes que nous, les européens, avons inventées, fabriquées et que nous leur vendons. Contre de l'ivoire, entre autres.

./. Un chien, c'est la joie devenue corps.

Sommaire

Première partie
Chiens de nos nuits
Mambo et les voitures
Lola et la télévision
Nos chiens nous choisissent
Françoise Dolto parle à mon chien
Il comprend tout !
Deux coups de foudre
Chiens entre eux
A qui le trottoir ?
Les mauvais coups
Qu'avait Mambo ?
Chiens de vieux, chiens de jeunes
Le chéri à sa mémère
Paroles de chiens
Le "vet"
Les faiseurs de monstres
Dignité
Amour et hasard
Mirliton, chien d'aveugle
Grandeur
Rudyard Kipling et Garm
Les chiens de Chaillot

Seconde partie
Frédéric nous a quittés
La vie des animaux
Crise en Ré
L'amour chien
Vieillir ensemble
Lequel est trop bête ?
Immortalité de chien
Bonheur de chien
Eux, ne mentent jamais
J'ai eu des petits
Minuscule boule de poils
Ils me rechargent
Mon chien de pierre
Un quatuor suroccupé
Leur grand silence de chien

04 janvier 2009

La condition animale, de Lauriane d'Este

La condition animale
Plaidoyer pour un statut de l'animal
de Lauriane d'Este
préface d'Allain Bougrain-Dubourg

Aujourd’hui, les animaux sont transportés dans de mauvaises conditions, ils font l’objet d’un trafic plus ou moins contrôlé, ils sont maltraités, l’expérimentation sur eux n’a toujours pas disparu, enfin l’élevage industriel est florissant. Même si certains se battent sur le plan juridique et législatif pour améliorer le sort de l’espèce animale, beaucoup d’autres n’ont ni respect ni compassion pour elle. L’auteur rappelle en effet que l’animal n’a jamais été considéré comme un être vivant à part entière.

Pendant des siècles, l’anthropocentrisme et l’anthropomorphisme ont survalorisé l’être humain et donné à l’animal une place inférieure. N’ayant pas accès à la parole, celui-ci a longtemps été considéré comme un être imparfait, raté. Au XVIIIe siècle, la théorie de l’animal-machine a permis tous les abus que l’on connaît : expérimentations et traditions inutilement cruelles. Une machine n’a pas de conscience, donc elle ne souffre pas ! Lauriane d’Este incrimine le risque d’un futur aseptisé et s’interroge sur la responsabilité de l’homme. Les recherches récentes de l’éthologie ont enfin restitué à l’animal sa vraie place. Lui donner un véritable statut s’impose aujourd’hui, parce qu’il est notre semblable dans la chaîne de l’évolution; autre et semblable, il peut nous réconcilier avec le sens du sacré que nous avons perdu. A l’heure où la biodiversité est en péril et où nous perdons de plus en plus nos liens avec la nature, l’animal nous rappelle nos origines. Le respecter, c’est aussi respecter la vie. L’humanité ne peut que se grandir en traitant avec dignité ce compagnon de l’évolution dont Darwin a fait un frère.

La condition animale, Lauriane d'Este, Editions Sang de la Terre, 2006, 206 pages

A propos de l'auteur

Professeur des universités, Docteur ès lettres, Lauriane d'Este a enseigné en France et aux Etats-Unis. Elle est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dans le domaine de l'art et de la philosophie de l'art. Engagée depuis longtemps dans le combat associatif, elle est aujourd'hui vice-présidente de la SPA et de "France Ecologie" et administrateur de la SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature). Elle milite pour la défense de la nature et de la biodiversité ainsi que pour la défense des animaux. Elle a publié en 2002 "La planète hypothéquée".

L'avis du site JNE
(Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie)

Préfacé par le JNE Allain Bougrain-Dubourg, cet ouvrage se veut une défense de l'animal par rapport à son statut actuel, qui est toujours hérité du code Napoléon. Malgré quelques conquêtes juridiques, l'animal est encore maltraité dans des conditions indignes de ce qui prétend s'appeler civilisation. L'auteure est historienne de l'art, agrégée, professeur des universités, et vice-présidente de la SPA nationale. Elle a donc aussi une connaissance de terrain de ce que l'on inflige chaque jour aux êtres vivants qui ont le malheur de ne pas appartenir à notre espèce. Le livre évoque l'histoire de l'anthropocentrisme et de l'anthropomorphisme, les crimes de l'humanité envers les animaux, le trafic international, les découvertes bénéfiques de l'éthologie, le statut juridique actuel de l'animal, et propose une meilleure reconnaissance officielle de sa sensibilité.