22 novembre 2008

Expérimentation animale, de Hans Ruesch

Expérimentation animale
Honte et échecs de la médecine
de Hans Ruesch

Livre d'abord paru sous le titre
"Ces bêtes qu'on torture inutilement"
Présentation

Bien sûr, nous connaissons l'opinion générale : "La vivisection est parfois cruelle, mais elle sauve des vies. A choisir entre un chat et un enfant, je choisis l'enfant." Mais s'il s'agissait d'une monstrueuse tromperie, due à la coalition d'une industrie pharmaceutique toute-puissante et d'une certaine médecine qui a tourné le dos à Hippocrate, l'antivivisectionniste de la première heure ?

Ce livre est accablant pour la recherche médicale actuelle : il fait une démonstration éclairante des contre-vérités dans lesquelles baigne notre société :

- Contrairement aux mensonges sans cesse répétés par d'importants groupes d'intérêt, toutes les grandes découvertes médicales ne doivent rien à la vivisection (aspirine, chloroforme, éther, iode, digitaline, quinine, belladone, strophantine, pénicilline, radium, rayons X, théorie bacillaire, etc).

- Au contraire, l'utilisation des bêtes, qui sont notablement différentes des hommes, ne fait que fausser les tests. (La Thalidomide et d'autres responsables de dizaines de milliers de malformations, le Stilboestrol cause de milliers de cancers, ont été, abondamment, testés sur des animaux.)

- Les animaux souffrent doublement des traitements qu'ils doivent subir. On prétend qu'ils sont anesthésiés. Il s'agit d'un alibi officiel : ou bien "l'expérience" est incompatible avec l'emploi de l'anesthésie (observation post-opératoire, tests de toxicité, toute expérience de longue haleine, sur le système nerveux, sur la douleur, sur le comportement, sur le stress, toutes celles qui provoquent des maladies), ou bien l'anesthésie est administrée brièvement pour permettre une opération sans révolte, et la souffrance reprend peu après.

- Tout ce système est fondé sur l'appât du gain et des honneurs, sur le carriérisme, qui vont souvent de pair avec un sadisme inimaginable. Les profits de l'industrie pharmaceutique sont formidables. Les fonds recueillis pour la recherche fondée sur la vivisection sont énormes. Pour quels résultats ? Une étude sérieuse des statistiques montre que l'espérance de vie n'augmente pratiquement plus depuis longtemps et que la seule grande évolution, due à l'hygiène, a été la diminution, déjà lointaine, de la mortalité infantile. La santé doit plus à l'alimentation, à la génétique, au mode de vie, aux soins corporels, à l'instruction et à l'environnement qu'aux médicaments. Au contraire, depuis que le nombre des spécialités se multiplie, on assiste à une augmentation constante des maladies, notamment des cancers, des malformations, de l'épilepsie, du diabète, des rhumatismes, des arthrites et de toutes les maladies chroniques en général.

- Les élements sains, éclairés et non déformés du corps médical ont dénoncé depuis longtemps la vivisection. Dans l'historique de la médecine que contient son livre, Hans Ruesch souligne que les découvertes médicales dont nous sommes si fiers, grandes ou petites, ne proviennent pas de l'expérience animale. Au contraire, la vivisection ne fait qu'entretenir des intérêts néfastes pour la santé humaine.

Ce livre exceptionnel dénonce l'inutile martyre des animaux victimes de la prétendue recherche médicale. Pour la première fois, l'auteur utilise une méthode scientifique et des arguments médicaux. Avec Hippocrate, Léonard de Vinci, Voltaire, Goethe, Schiller, Victor Hugo, Tolstoï, Mark Twain, G.B. Shaw, Gandhi, C.G. Jung, les Prix Nobel Hermann Hesse et Albert Schweitzer, tous antivivisectionnistes, il dit non à ce fléau, aussi ignoble qu'inutile.

Expérimentation animale, Hans Ruesch, Editions Nouvelles presses internationales CIVIS, 1991, 287 pages

Ces bêtes qu'on torture inutilement, Hans Ruesch, Editions Pierre-Marcel Favre, 1980, 500 pages

A propos de l'auteur

Célèbre dans le domaine du sport automobile et en tant que romancier (de 1933 à 1960), Hans Ruesch eut incidemment connaissance des coulisses d'une certaine recherche médicale et a décidé alors de se consacrer pleinement à la lutte contre ce qu'il appelait cette "mascarade de la recherche médicale". Cet antivivisectionniste a évidemment dérangé les puissants du cartel de la chimie, de la médecine et de la vivisection. En dénonçant l'inutilité totale de la souffrance organisée avec les conséquences morbides sur l'homme, il s'est vu traîner devant les tribunaux dans l'espoir de le rendre silencieux. Objectif jamais atteint, bien au contraire. Ce qui l'a motivé à publier "Les faussaires de la Justice". (extraits) Source

Voir aussi

- Le livre L'impératrice nue, de Hans Ruesch
- Les rubriques Vivisection et Industries

20 novembre 2008

Documentaire : Les monstrueux animaux de la génétique

Un monde à vendre
Les monstrueux animaux de la génétique

Malgré ses promesses, le génie génétique est plus que jamais sujet à polémique. Quels risques fait-il peser sur notre économie, notre environnement et nos modes de vie ? Au milieu des années 80, grâce au développement des biotechnologies, les scientifiques commencent à élaborer des animaux "à la carte" : poulets sans plumes, cochons si gros qu'ils ne peuvent supporter leur poids, vaches donnant encore plus de lait, chèvres produisant de la soie ... Une nouvelle source de profits se dessine à l'horizon, à condition bien sûr d'obtenir l'autorisation de commercialiser ces animaux génétiquement modifiés. La société canadienne Aqua Bounty était sur le point d'obtenir cette autorisation pour ses saumons stériles géants, produits de manipulations génétiques. Ces poissons d'élevage deviennent six fois plus gros et atteignent leur taille adulte deux fois plus vite que les esp èces sauvages. Deux cents millions d'Américains en consomment déjà sans savoir qu'ils sont des cobayes. Car, pour certains chercheurs, les risques liés à l'ingestion de produits transgéniques sont bien réels : maladies chroniques, affaiblissement des défenses immunitaires, etc.

Pour en savoir plus

- Le monde selon Monsanto
- D'autres vidéos sur les mêmes sujets
- Les rubriques Vivisection et Industries

16 novembre 2008

Le monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin

Le monde selon Monsanto
De la dioxine aux OGM,
une multinationale
qui vous veut du bien

de Marie-Monique Robin
préface de Nicolas Hulot

Implantée dans 46 pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, niais aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d'herbicides dévastateurs (comme l'agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou de l'hormone de croissance bovine (interdite en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd'hui comme une entreprise des "sciences de la vie", convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l'humanité. Qu'en est-il exactement ?

Quels sont les objectifs de cette entreprise qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s'intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d'organisation humanitaire ? S'appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d'hommes politiques, ce livre reconstitue la genèse d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusions avec l'administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l'extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

Le monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin, Editions La découverte, 2008, 370 pages

A propos de l'auteur

Marie-Monique Robin est journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires - couronnés par une vingtaine de prix internationaux - et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, dont "Voleurs d'organes, enquête sur un trafic", "Les 100 photos du siècle", ou encore "Escadrons de la mort, l'école française".

Pour en savoir plus

- Le site des Editions La découverte
- Le syndrome du Titanic, de Nicolas Hulot
- Graines de possibles, de Nicolas Hulot et Pierre Rabhi

En vidéo

- Le monde selon Monsanto
- Monsanto veut breveter le porc
- Special Investigation : Vous reprendrez bien du clone

Au sommaire

- Préface : Un livre de salubrité publique, par Nicolas Hulot
- Introduction. La question Monsanto
- Une enquête nécessaire
- 100 millions d'hectares d'OGM
- I / Un des grands pollueurs de l'histoire industrielle
- 1. PCB : le crime en col blanc
- David contre Goliath
- Aux origines de Monsanto
- 500.000 pages de documents secrets
- Monsanto savait et n'a rien dit
- Un « comportement criminel »
- Complicité et manipulation
- Un poison aussi toxique que la dioxine
- Le déni encore et toujours
- Les PCB sont partout
- 2. Dioxine : un pollueur qui travaille avec le Pentagone
- Une ville rayée de la carte
- Monsanto échappe aux poursuites
- L'herbicide 2, 4, 5, -T et la dioxine
- Vive la guerre !
- L'opération Ranch Hand et l'agent orange
- La conspiration
- Monsanto organise son impunité
- 3. Dioxine : manipulations et corruption
- Des études scientifiques falsifiées
- La chasse aux « lanceurs d'alerte »
- L'EPA obéit aux ordres
- La collusion entre le gouvernement et les industriels
- Corruption : l'affaire Richard Doll
- Les damnés du Vietnam
- 4. Roundup : une vaste opération d'intoxication
- L'herbicide le plus vendu au monde
- Une double affaire de fraude
- « Messages publicitaires trompeurs »
- Le très problématique processus d'homologation des pesticides
- « Le Roundup déclenche la première étape qui conduit au cancer »
- Un « tueur d'embryons »
- L'agent orange de la Colombie
- 5. L'affaire de l'hormone de croissance bovine (1) : La Food and Drug Administration sous influence
- « Viré pour incompétence »
- Les données secrètes de Monsanto et de la FDA
- Un article manipulé dans le magasine Science
- Un grave problème de santé publique
- Pressions tous azimuts
- Bienvenue au pays des « portes tournantes » !
- 6. L'affaire de l'hormone de croissance bovine (2) : l'art de faire taire les voix discordantes
- Interdit d'étiqueter sous peine de poursuites !
- Propagande illégale
- Hécatombe sur les fermes
- Lobbying et contrôle de la presse
- Tentative de corruption au Canada
- Un banc d'essai pour les OGM
- II / OGM : la grande machination
- 7. L'invention des OGM
- La ruée sur les gènes
- Le triomphe du bricolage génétique
- 1993 : la « cassette artificielle » du soja Roundup ready
- Manoeuvre à la Maison-Blanche
- Une réglementation « politique » taillée sur mesure
- L'incroyable tour de passe-passe du « principe d'équivalence en substance »
- L'affaire du L-tryptophane : une étrange épidémie mortelle
- 8. Les scientifiques sous l'étouffoir
- Pas de consensus avec la FDA
- Le « mythe de la réglementation »
- L' « indéfectible duo » Maryanski / Taylor
- Le champion des « portes tournantes »
- Dan Glickman : « J'ai subi beaucoup de pressions »
- Scientifiques sous influence
- Une étude sujette à caution
- « C'est de la mauvaise science »
- La peur de Monsanto
- 9. 1995-1999 : Monsanto tisse sa toile
- Les pommes de terre maudites
- L'affaire Arpad Pusztai : haro sur le dissident
- Monsanto, Clinton et Blair : des pressions efficaces
- Robert Shapiro, le « gourou de Monsanto »
- Le « nouveau Monsanto » va « sauver le monde »
- La course aux semences
- Le brevet « Therminator », un coup de trop pour Monsanto
- La valse des P-DG
- 10. La loi d'airain du brevetage du vivant
- L'arme des brevets
- Le « nouvel ordre agricole »
- La police des gènes
- « Nous possédons tous ceux qui achètent nos produits »
- « Tout le monde a peur »
- Percy Schmeiser, un rebelle au « pays des ciels vivants »
- Quand la contamination des OGM produit de super mauvaises herbes
- Grâce aux OGM, toujours plus d'herbicides
- La « face cachée de la biotechnologie ».
- Un « désastre économique »
- 11. Blé transgénique : la bataille perdue de Monsanto en Amérique du Nord
- Monsanto se casse les dents sur le blé
- Haro sur les plantes Bt : les malheurs du papillon monarque...
- ... et la « débâcle de Starlink »
- « Jamais ça pour le blé ! »
- Quand le colza transgénique élimine le colza biologique : l'inévitable contamination
- III / Les OGM de Monsanto à l'assaut du Sud
- 12. Mexique : main basse sur la biodiversité
- La « conquête transgénique » du maïs mexicain
- Le lynchage médiatique du biologiste Ignacio Chapela
- Les « coups tordus de Monsanto »
- Un « pouvoir absolu »
- Les « monstres » de Oaxaca
- 13. En Argentine, le soja de la faim
- Main basse sur l'Argentine
- Les « semences magiques »
- La « sojisation » du pays
- Le « soja rebelle » : vers la stérilisation des sols
- Un désastre sanitaire
- Le pot de fer contre le pot de terre
- Expulsions et déforestation
- 14. Paraguay, Brésil, Argentine : la « République unie du soja »
- Silvino, onze ans, tué par le Roundup au Paraguay
- La contrebande des semences
- Passez à la caisse !
- Les nouveaux conquistadors
- Les gros bras du soja et la répression
- La dictature du soja
- 15. Inde : les semences du suicide
- « Trois suicides par jour »
- Hold-up contre le coton indien
- Le dramatique échec du coton transgénique de Monsanto
- Propagande et monopole
- La résistance des insectes aux plantes Bt : une « bombe à retardement »
- 16. Comment les multinationales contrôlent la nourriture du monde
- « Le seul but de la seconde révolution verte est d'augmenter les profits de Monsanto »
- Les brevets sur le vivant, ou la « colonisation économique »
- Monsanto et les multinationales derrière l'accord sur les droits de proprirété intellectuelle de l'OMC
- L'OMC, un « véritable cauchemar »
- Conclusion . Un colosse au pied d'argile
- « La réputation est un facteur de risque pour les entreprises... »
- Une entreprise à « risques » pour les investisseurs
- « Les failles du système réglementaire » : l'exemple du maïs MON 863
- « Et si les OGM étaient l'agent orange de demain ? »
- « La contamination génétique est un facteur de risque majeur »
- Postface. Un succès certifié durable
- Notes.

Le monde selon Monsanto
Documentaire Arte, 1h50


David contre Monsanto
Documentaire, 1h05


Extrait d'une conférence avec Marie-Monique Robin


Comment on nourrit le monde ? Les Moissons du futur
Documentaire de Marie-Monique Robin, 1h35


Monsanto veut breveter le porc





14 novembre 2008

Jason Morgan, peintre animalier (1)


Jason Morgan est un peintre animalier britannique, spécialisé dans la représentation (très réaliste!) des animaux sauvages dans leur milieu naturel. Amoureux des animaux depuis toujours, il est également impliqué dans plusieurs projets de préservation de la faune sauvage.



Quelques-unes de ses superbes peintures






Quelques-unes de ses vidéos
Cliquez sur ce lien pour en découvrir d'autres.






10 novembre 2008

Documentaire : La marche de l'empereur, réalisé par Luc Jacquet

La marche de l'empereur
réalisé par Luc Jacquet

Au coeur de l'Antarctique, région la plus isolée et inhospitalière du monde, se noue le curieux destin du manchot empereur. Chaque année, il quitte la mer nourricière pour gagner la banquise hostile mais stable, où il peut se reproduire. Entre les deux, le plus courageux des oiseaux marche et marche encore sur des centaines de kilomètres, affrontant le blizzard et l'hiver. A travers plus de 200 photos exceptionnelles, prises pendant le tournage du film, découvrez la terre Adélie et suivez les traces du manchot empereur... La nature a inventé la plus belle des histoires.

A propos des auteurs

Réalisateur de documentaires animaliers et biologiste spécialiste du comportement animal, Luc Jacquet a découvert l'Antarctique à 24 ans. Dans ce paysage extraordinaire est née l'idée de ses premiers films. Raconter l'Antarctique et l'histoire des manchots empereurs représentait pour lui un défi. La Marche de l'Empereur relate une formidable épopée et l'émouvante rencontre avec cet oiseau. Photographe familier des terres australes et antarctiques, Jérôme Maison parcourt depuis dix ans les mers de cette région du globe à la rencontre d'une faune surprenante. Pour "La Marche de l'Empereur", ce cinéaste et observateur scientifique a passé treize mois sur la banquise en compagnie des manchots, isolé du reste du monde.





Le livre


08 novembre 2008

Documentaire : La planète blanche, de Jean-Louis Etienne

La planète blanche

réalisateurs :
Thierry Piantanida, Thierry Ragobert
producteurs :
Jean-Pierre Saire, Josée Roberge
narrateur et auteur :
Jean-Louis Etienne

Sous la poussée de forces invisibles, la banquise se brise. Les boeufs musqués courbent l'échine sous le blizzard. Les caribous galopent par milliers dans la toundra. Les ours blancs se défient. Les baleines boréales brisent la banquise. Le narval dresse hors de l'eau son incroyable dent torsadée. Du coeur de l'hiver au retour triomphal du soleil, un grand opéra sauvage sur le toit du monde, dans une nature immense et vierge où l'homme n'a pas sa place... La planète blanche, un théâtre de luttes sans merci pour survivre.


04 novembre 2008

Nous sommes ce que nous mangeons, de Jane Goodall

Nous sommes ce que nous mangeons
de Jane Goodall
avec la collaboration de
Gary McAvoy et Gail Hudson

Les ressources naturelles à la base de l’alimentation de l’homme et des animaux sont gravement menacées : déforestation, surexploitation des sols, élevage intensif, pollution des océans. C’est en constatant que ces problèmes sont liés au mode de vie adopté par les grands pays industrialisés que la grande primatologue Jane Goodall a commencé à s’intéresser de près à la nourriture des hommes - une nourriture de plus en plus dénaturée. Face à de tels enjeux, elle propose des réponses immédiates, accessibles à tous. La grande dame des chimpanzés fait ainsi bénéficier le lecteur de ses expériences de scientifique et de fondatrice de l’Institut Jane Goodall, qui inscrit son action dans une démarche globale de protection de la biodiversité, d’aide à la gestion durable et équitable des ressources. Au-delà d’une synthèse des grandes questions alimentaires d’aujourd’hui, ce livre engagé propose des éléments concrets aux consommateurs qui veulent se réapproprier la liberté de bien se nourrir.

Nous sommes ce que nous mangeons, Jane Goodall, avec la collaboration de Gary McAvoy et Gail Hudson, traduit par Philippe Abry, Editions Actes Sud, 2008, 286 pages

A propos de l'auteur

Née à Londres en 1934, le Dr Jane Goodall est une autorité scientifique reconnue à travers le monde. En 1960, elle réalise une étude sur les chimpanzés de Gombe, en Tanzanie, dans laquelle elle fait état d’une découverte scientifique importante : leur capacité à fabriquer et à utiliser des outils. Elle ne cesse de parcourir le monde afin d’alerter l’opinion publique sur les dangers qu’encourt notre planète, et de faire évoluer les comportements individuels vers une meilleure prise de conscience des enjeux environnementaux. En 2004, ce fut au tour de la France d’accueillir un Institut Jane Goodall regroupant des disciplines aussi diverses que la primatologie, l’anthropologie, la politique…Reconnue par les plus grands scientifiques, son oeuvre a été couronnée de nombreux prix. Son autorité dans le domaine de la sauvegarde de la nature lui offre la possibilité de faire entendre son plaidoyer pour une alimentation citoyenne.

Le sommaire

- Préface de l'auteur pour l'édition française
1. Des animaux et des hommes
2. Une fête des cultures
3. Comment notre agriculture a perdu la raison
4. Les graines du mécontentement
5. L'élevage industriel : les fermes de la misère
6. L'élevage industriel : une menace pour notre santé
7. Aider les animaux d'élevage à mieux vivre
8. Le pillage des mers et des océans
9. Devenir végétarien
10. Les supermarchés de la planète
11. Reprenons nos aliments !
12. Protéger nos petits producteurs
13. Des produits locaux de saison
14. Une vague bio déferle sur le monde
15. A la maison et à l'école : comment nourrir nos enfants
16. Obésité, fast food et gaspillage
17. L'eau : la crise menace
18. L'histoire du Nebraska
19. Moisson d'espoir

L'avis d'une lectrice
Source

Excellent

Facile à lire et lecture très prenante face à la réalité, qui nous permet d'argumenter et défendre nos opinions en comité. Très sensible à ce que j'ai appris, car nous ne savons pas tout ! Déjà très sensible à la nourriture bio, à l'écologie, au végétarisme, cela a renforcé en moi tous ces éléments et j'ai plaisir à parler de ce livre autour de moi de façon à sensibiliser mon entourage.

Pour en savoir plus

- Cette page où vous pourrez feuilleter le livre
- "Chacune de nos bouchées change la face du monde", un article de Frédéric Joignot
- Le site des Editions Actes Sud
- L'Institut Jane Goodall France
- Ma vie avec les chimpanzés, de Jane Goodall
- Le cri de l'espoir, de Jane Goodall

02 novembre 2008

Ces forêts qu'on assassine, d'Emmanuelle Grundmann

Ces forêts qu'on assassine
d'Emmanuelle Grundmann
préface de Jane Goodall

"Je m'installai dans l'hélicoptère et m'apprêtai à vivre la magie de la forêt tropicale d'un autre point de vue. La canopée, véritable toit du monde végétal, se dévoila à mesure que nous nous élevions dans le ciel bleuté. Ici et là émergeaient, comme des sentinelles isolées, des arbres majestueux, sur les branches desquels je pouvais apercevoir, en plissant un peu les yeux, un calao faisant une courte escale dans sa traversée de l'océan végétal. Mais soudain, une fracture, une plaie béante, couleur sang, de terre mise à nu. Le royaume d'émeraude avait fait place à une singulière étendue géométrique, à un immense damier ocre et vert. Plus d'exubérance ni de fantaisie, mais ce même dessin, désolant, austère et monotone sur des kilomètres et des kilomètres. Le responsable : la culture extensive du palmier à huile." Quand elle survole cette forêt agonisante de Bornéo, Emmanuelle Grundmann sait que la moitié des forêts tropicales ont déjà été rasées par l'homme. Et que chaque année, sur l'ensemble du globe, ce sont environ treize millions d'hectares de forêts qui disparaissent, victimes des haches, tronçonneuses, bulldozers et feux non accidentels. Hier le caoutchouc, aujourd'hui l'huile de palme. Ici les crevettes, là la pâte à papier. Depuis toujours, les ressources de la forêt excitent la convoitise des hommes, qui la pillent, la détruisent, la polluent, en exterminent les espèces animales et en chassent les communautés autochtones, pour le plus grand profit de quelques-uns. Ces forêts qu'on assassine est un livre de combat qui dénonce les conséquences catastrophiques de cette déforestation galopante. Les responsables de ce carnage (entreprises, hommes politiques, institutions internationales) y sont rudement interpellés. Les forêts sont les poumons de la planète. Aujourd'hui, elles sont rongées par un cancer mortel dont nous, les hommes, portons l'entière responsabilité. Espérons que ce livre contribuera à nous ouvrir les yeux et à stopper le massacre avant qu'il ne soit trop tard.

Ces forêts qu'on assassine, Emmanuelle Grundmann, Editions Calmann-Lévy, 2007, 283 pages

A propos des auteurs

Primatologue, Emmanuelle Grundmann, 34 ans, travaille sur la réintroduction et la protection des grands singes en Afrique et en Asie. Elle contribue régulièrement au magazine Terre sauvage et a écrit plusieurs livres, dont Etre singe (La Martinière, 2002) avec le photographe Cyril Ruoso. Elle est par ailleurs présidente de l'institut Jane Goodall France ainsi que de l'association Awely, qui œuvre à réduire les conflits entre hommes et animaux à travers le monde.

Au sommaire

UN EDEN COULEUR EMEURAUDE
Les forêts tropicales aujourd'hui
L'homme et la forêt : une longue histoire
Le poumon de la planète
FORETS TROPICALES A VENDRE
Ruée sur les bois exotiques
Les dévoreurs de forêts
Dans les entrailles de la terre tropicale
David contre Goliath
UN CRIME CONTRE LA BIODIVERSITE
La guerre et la forêt
Déforestation et biodiversité
Déforestation et droits des peuples indigènes
Main basse sur le vivant
PEUT-ON SAUVER LES DERNIERES FORETS TROPICALES ?
Labelliser les forêts ?
L'imposture du marché du carbone
Une lueur d'espoir ?

Pour en savoir plus

- Ce lien où vous pourrez feuilleter le livre
- Le site officiel d'Emmanuelle Grundmann et Cyril Ruoso
- Cette page du site L'internaute, avec une interview des auteurs et un superbe diaporama
- Un tchat avec Emmanuelle Grundmann, avec un lien vers son portrait
- D'autres livres des mêmes auteurs
- Des livres de Jane Goodall
- Le livre Vocation nature, de Muriel Robin et Aurélien Brulé
- L'émouvant documentaire Green, de Patrick Rouxel

Biocarburants: chronique d'un désastre annoncé
(Huile de palme en Indonésie, Biruté Galdikas et les orangs-outans,
Aurélien Brulé et les gibbons)


20 octobre 2008

Jennie, de Douglas Preston

Roman

Quand le professeur Hugo Archibald, de la Harvard University, assiste à la naissance d'une petite chimpanzée dont la mère meurt, il ne peut résister à l'idée de l'adopter. Baptisée Jennie, elle devient vite un membre de la famille à part entière et la meilleure amie des enfants. Progressivement elle maîtrise la conduite du tricycle, s'habille toute seule, circule dans le quartier, et assimile même le langage des sourds-muets. Hélas, lorsqu'elle atteint l'âge de la puberté, ses caprices prennent une tournure plus brutale et la famille Archibald doit se résoudre à prendre une décision déchirante : se séparer de Jennie. Mais Jennie refuse de toutes ses forces ce qu'elle vit comme un incompréhensible abandon. Jennie, plus humaine que les hommes. Un récit passionnant et émouvant, inspiré d'une histoire vraie et fondé sur les expériences scientifiques les plus récentes.

Jennie, Douglas Preston, Editions Robert Laffont, 1999, 320 pages

A propos de l'auteur

Douglas Preston est scientifique de formation. Il a travaillé de nombreuses années au Muséum d'histoire naturelle avant de se consacrer à l'écriture avec Lincoln Child, spécialiste de la terreur et auteur de plusieurs anthologies consacrées à ce genre.

Vidéos en ligne sur le sujet

16 octobre 2008

Une mer sans poissons, de Philippe Cury et Yves Miserey

Une mer sans poissons
de Philippe Cury

et Yves Miserey


Si la mer, vue du rivage, continue à "danser le long des golfes clairs", sous la surface, c'est une tragédie qui se joue : à force d'être mangée par l'homme, la mer se meurt. En l'espace d'un siècle et demi, loin des regards, des ressources qu'on pensait inépuisables ont été poussées au bord de l'effondrement par une surpêche qui prélève plus de cent millions de tonnes de poissons par an dans le monde. En pêchant toujours plus loin, toujours plus profond, et à présent toujours plus "petit", l'homme est en train de transformer les océans du globe en désert liquide. Des bateaux et des technologies toujours plus performants ne laissent aucune chance aux poissons. Du bateau-usine à la pirogue, toutes les embarcations capturent des espèces réputées inaccessibles ou non consommables. Le pillage est systématique et aveugle, car il est particulièrement difficile de sélectionner les espèces capturées. A ce rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne alimentaire marine qui ont déjà été rayés de la liste du vivant, avec comme conséquence, à terme, une déstabilisation inquiétante de tout l'écosystème marin. L'effondrement brutal et irréversible des ressources halieutiques n'est plus une hypothèse fantaisiste. Que font les pouvoirs publics ? Si peu, alors qu'il faudrait une mobilisation générale. On cherche en vain les prémices d'une gouvernance mondiale, seule à même de rétablir la productivité des océans. Et la plupart des pays redoutent de se mettre à dos leurs pêcheurs, la France plus que tout autre... "Une mer sans poissons" est un état des lieux d'autant plus alarmant qu'il est factuel, et qu'il s'appuie sur une documentation très complète et souvent inédite en français. Après l'avoir lu, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.

Une mer sans poissons, Philippe Cury, Yves Miserey, Editions Calmann-Lévy, 2008, 279 pages

A propos des auteurs

Philippe Cury est membre de l'Institut de recherche pour le développement et directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale, basé à Sète. Yves Miserey est journaliste scientifique au Figaro.

Voir aussi

- Le livre "Poissons, le carnage" de Joan Dunayer
- En vidéo, le documentaire "La surpêche : Main basse sur l'océan"
- Et d'autres vidéos sur le même thème

Au sommaire

- Avant propos
Chapitre premier – Les premières razzias
- Le goût de la mer
- Saint Hareng
- La ruée vers la morue de Terre-Neuve
- Le massacre des « bons géants »
- L’effondrement de la morue
Chapitre II – La surpêche, une prise de conscience progressive
- Une sourde inquiétude
- Les premières enquêtes scientifiques
- La grande théorie des pêches
- L’halieutique au service de l’aménagement
- La FAO et l’océan global
- Le diable est dans les détails
- Amnésie collective
- Effondrement sans avertissement
- La reconstitution problématique des stocks
- Des disparitions très discrètes
- Un constat toujours controversé
Chapitre III – La pêche, une chasse à l’aveugle
- La chasse océanique
- Des captures dites accessoires
- Les victimes collatérales
- Les bulldozers des mers
- Les coraux dynamités
- Les pêcheries fantômes
- Vers une diminution lointaine des rejets
- Le choix de John
Chapitre IV – La surenchère technologique
- La course à l’armement
- La plus grande pêcherie du monde sans pêcheur
- Des thons sous influence
- Main basse sur les monts sous-marins
- La pêche artisanale dans la spirale de la surexploitation
Chapitre V – Une nature fragile et un super prédateur
- L’évolution piégée
- Une captation abusive
- Un retour au bercail fatal
- Des migrations routinières
- Une respiration mortelle
- Un lourd handicap
- La docilité bafouée
- Ailerons funestes
- Des changements de sexe ignorés par la pêche
- Des poissons à croissance trop lente
- Une mauvaise réputation
Chapitre VI – La question cruciale de la gestion de la ressource
- Le partage de la mer
- Le grand marchandage des pêcheries européennes
- La France à l’amende
- Les pays du sud vidés de leurs ressources
- Les ressources hauturières à la découpe
- L’ICCAT dans les filets de la diplomatie
- La fin annoncée du thon rouge en Méditerranée
- Une course de relais sans bâtons
Chapitre VII – Manger du poisson par temps de surexploitation
- L’inégale répartition de la consommation
- Remplacer le poisson sauvage par du poisson d’élevage
- Le poisson-mètre
- Des déchets hautement recherchés
- La survivance des recettes passées
- La voie étroite de la labellisation
Chapitre VIII – Des écosystèmes marins au coeur de la pêche
- Des espèces sensibles à l’environnement
- Les révélations des écailles
- La difficile survie des larves
- Les pièges subtils du changement climatique
- La nature enchevêtrée des écosystèmes
- Les gros mangent les petits
- La crise de la prédation
- Des oeufs minuscules
- Des écosystèmes structurés par l’environnement et par la pêche
- Quand Carl et Willie vont en bateau
- Les loutres de mer dévorées par les orques
- Les phoques s’attaquent aux oiseaux et les manchots mangent du krill
- Les microbes, nouveaux maîtres des océans
- La chute de la baie de Chesapeake
- Un océan privé d’oxygène
- Des services écologiques sans prix
- Une utopie salutaire
- Les réserves marines disparues
Epilogue – Que vive la mer
Petit lexique halieutique
Sigles
Bibliographie
Notes

L'analyse du livre
par la LFDA, La Fondation Droit Animal

Un nouveau cri d’alarme, particulièrement percutant, sur l’état de la mer et des océans !

Plusieurs ouvrages récents, dont nos colonnes se sont à l’occasion faites l’écho, ont soulevé cette question dramatique : la surpêche menace d’extinction des espèces entières de poisson, et risque de finalement déséquilibrer l’ensemble de la biosphère, dont l’espèce humaine ne peut se passer. Fruit de la collaboration d'un chercheur scientifique (Cury) et d’un journaliste scientifique (Miserey), le présent ouvrage combine une information rigoureuse, qui porte à la fois sur l’histoire et sur les faits actuels, et une écriture claire et adaptée à un public très varié. Des annexes (bibliographie, mais aussi lexique et index des sigles) complètent utilement le livre.

Le constat est accablant. La mer trouve face à elle un « superprédateur » (p127), l’homme, doté de capacités technologiques exceptionnelles. Cela a commencé il y a bien longtemps et le livre abonde d’exemples où notre espèce a abusé de son environnement, massacrant les espèces les plus vulnérables sans souci de l’avenir. Ainsi on apprend qu’au XIXe siècle les marins utilisaient comme combustible des… manchots : « Le charbon était lourd et encombrant, il fallait l’utiliser avec parcimonie. C’est pourquoi les baleiniers… utilisèrent les oiseaux à peine assommés comme des bûches » (p150). « D’autres massacres eurent lieu un peu partout, là où les navigateurs jetaient l’ancre. Mais au-delà de la disparition d’espèces comme le dronte (ou dodo), c’est la mer qui reste la plus menacée. » La pêche devient incontrôlable. Les hommes ne se privent pas « d’aller toujours plus loin et de pêcher toujours plus profond » (p122).

Après la virtuelle extinction des stocks de morue et de certaines baleines, après « la fin annoncée du thon rouge en Méditerranée » (p184), les hommes s’en prennent à toutes les espèces marines, y compris les espèces des profondeurs, à croissance très lente et dont les effectifs sont, par suite, très difficiles à remplacer. Tout cela avec une indifférence à l’égard de l’ « animal-objet », qui est une permanente source de cruauté abominable : « Le finning est une pratique barbare qui consiste à couper les ailerons du requin et à rejeter l’animal encore vivant pour le laisser agoniser dans l’océan » (p154). De façon générale, aujourd’hui, les poissons des océans sont petits, « car on ne leur laisse pas le temps de grandir » (p227). « La pêche est une chasse à l’aveugle » (p87). « C’est comme si on décidait de tuer tous les animaux d’une forêt avec une bombe ou un poison pour prélever uniquement les espèces économiquement intéressantes » (p89). Face aux « bulldozers des mers » (p98), il y a donc d’innombrables victimes collatérales (mammifères, oiseaux, coraux…), qui disparaissent « pour rien ».

Les équilibres écologiques se modifient en conséquence : les orques, qui consommaient des baleines (décimées par l’homme), s’en prennent aux loutres de mer, les phoques, qui ne trouvent plus de poissons, mangent des oiseaux d’espèces souvent protégées. A cela il faut ajouter, ce qui n’arrange rien, les changements climatiques, la mondialisation des transports qui favorise le déplacement des parasites, la pollution qui aboutit à « un océan privé d’oxygène » (p245).

Même si « la FAO elle-même est la première à reconnaître qu’on ne connaît pas la capacité de pêche de la flotte mondiale » (p113), le gâchis se fait souvent au vu de tous. Les scientifiques, par leurs modèles mathématiques, peuvent largement prévoir les désastres à venir et repérer les tricheurs. Selon les auteurs, par exemple, « en 2001… deux chercheurs… démontrent que le gouvernement chinois fournit des déclarations de captures irréalistes et sans fondement » (p72).

On sait que « la consommation mondiale de poisson a augmenté au cours des quatre dernières décennies passant de 9 kilos par habitant en 1961 à 16,5 kilos en 2003 » (p194). On sait aussi que les pays du sud sont privés de leurs ressources par les flottes de pêche des pays riches. On est parfaitement conscient du fait que l’aquaculture ne peut résoudre la question, dans la mesure où elle repose sur le nourrissage des poissons d’élevage par des quantités impressionnantes de poissons sauvages.

Mais les obstacles administratifs sont très nombreux, dont l’un des principaux reste la force des habitudes. « En France s’ajoute une difficulté supplémentaire : la question est très conflictuelle et la plupart des pêcheurs contestent le bien-fondé des alertes lancées par les scientifiques » (p16). Malgré ces propos très noirs, les auteurs se veulent optimistes dans leurs conclusions.

S’ils reconnaissent que « réaliser des achats de manière responsable et consommer du poisson durable devient une priorité » (p205), ils pensent que pour « que vive la mer » (p255), une « approche écosystémique des pêches » (p257), et donc une attitude responsable, se dessinent dans certains pays et qu’elles pourraient peut-être être généralisées. Puisse l’avenir leur donner raison sur ce point !