19 mars 2011

Plaidoyer pour les animaux, de Patrice Raydelet

Plaidoyer pour les animaux
de Patrice Raydelet

préface d'Allain Bougrain Dubourg


Des textes sensibles et pertinents, avec près de 150 photos, pour inciter à davantage de respect envers les animaux.

Cet ouvrage présente une trentaine d'espèces animales décriées, calomniées ou surexploitées par l'être humain. Nous retrouvons dans ce bestiaire le loup, le lynx, l'ours, l'éléphant, la baleine, le renard, les chouettes, les hérons...

De petits textes en rimes, illustrées de photographies, réhabilitent ces animaux qui sont tous des victimes de l'ignorance et de la cupidité de l'homme. La volonté de l'auteur est d'inciter ses contemporains à davantage de respect envers les autres créatures avec lesquelles ils partagent la planète.

Dans sa préface, Allain Bougrain Dubourg résume parfaitement la démarche de l'auteur : "...Avec ce livre, Patrice Raydelet nous offre une réflexion qui conduira, sans aucun doute, à rendre la dignité élémentaire que l'on doit à nos voisins de planète les animaux... ce qui contribuera évidemment à élever celle de l'homme."

Plaidoyer pour les animaux, Patrice Raydelet, Préface : Allain Bougrain Dubourg, Editions Cheyma, 2007, 140 pages, près de 150 photos

A propos de l'auteur

Successivement permanent à la Fédération de Défense de l’Environnement du Jura, soigneur dans un centre de soins pour animaux sauvages, photographe animalier d’une célèbre agence, garde animateur d’une réserve naturelle, conférencier et écrivain, Patrice Raydelet travaille avec dévouement et ténacité à faciliter la cohabitation entre l’homme et le lynx dans les régions montagnardes sensibles. En 2007 il crée le Pôle Grands Prédateurs Jura, ainsi que le premier centre de reproduction et d’éducation de chiens de protection, en collaboration avec un éleveur ovin. Son autorité fait foi en la matière et il fut chargé en octobre dernier d’animer le débat avec le public lors du symposium lynx à Orléans.

Pour en savoir plus

- L'article du site Le Journal Nature
- Des livres d'Allain Bougrain Dubourg
- Théologie animale, d'Andrew Linzey

Au sommaire

Le renard
Le lynx
La baleine
L’ours
Les rapaces
Les petits carnivores
La loutre
Les corbeaux
Le loup
Les chauves-souris
La pie
L’araignée
Le castor
Les chouettes
L’éléphant
Le serpent
Insectes et autres petites bêtes
L’homme
Le phoque
Le hérisson
Le chat sauvage
L’écureuil
Le sanglier
Le genre humain
Le héron
Le cormoran
Les animaux de la ferme
Le bouquetin
Le rhinocéros
Tigres et panthères


Celui qui est considéré comme un spécialiste des grands prédateurs publie un ouvrage à compte d'auteur pour réconcilier l'homme et l'espèce animale. Entretien avec un passionné

Un nouveau livre sur les animaux mal aimés, c'était vraiment nécessaire ?

Oui parce qu'il y a trop de préjugés sur certaines espèces et pas seulement les plus mythiques. Ce livre traite des grands prédateurs comme le lynx, le loup, l'ours, le chat sauvage, mais aussi d'autres comme les baleines, les rhinocéros, les serpents ou même les hérons, toutes ces espèces mal connues qui ont mauvaise presse.
J'ai voulu aussi y associer les animaux de la ferme pour lesquels on n'a aucune considération sous prétexte qu'ils nous nourrissent alors qu'on devrait avoir vis à vis d'eux une attention particulière.

C'est un ouvrage pédagogique ?

L'idée, c'est que chacun respecte les animaux et dans les conférences que je fais, notamment sur le loup, je vois bien que les gens ont peur et qu'en même temps ils sont fascinés. Il se dit n'importe quoi et pas sereinement C'est un peu « je t'aime moi non plus » avec les grands prédateurs, on les aime loin de chez nous, mais quand on sait qu'ils sont là, ils font peur et si on a peur, il n'y a pas de solution.

Justement, où en est-on avec le loup dans le Jura ? Il est là, oui ou non ?

C'est l'exemple typique de cette attitude ambiguë et c'est une aberration. L'État ne débloque aucun fonds tant que sa présence n'est pas avérée. Du coup, on ne peut pas faire de prévention. On sait qu'il est là, mais pour l'instant il n'attaque pas, c'est donc une présence officieuse. C'est une vraie folie avec cet animal, je suis vraiment effaré de voir comme il fait peur, c'est incontrôlable.

Vous écrivez à un moment que vous ne pouvez pas faire aimer certains animaux. N'est-ce pas un aveu d'échec ?

C'est ma phrase fétiche, je dis « je ne peux forcer à aimer, mais je dois inciter à respecter ». Si on respecte, on permet aux espèces de vivre et de trouver leur place.

Votre précédent ouvrage était édité en Suisse, cette fois vous vous lancez dans l'auto-édition. Pourquoi ?

Parce que c'est la galère pour être diffusé et puis, c'est une question de cohérence. Le livre est sorti en juin aux éditions Cheyma, il sera diffusé dans toute la France et en Suisse. C'est en fait un label, l'édition va de pair avec les conférences et l'association « pôle grands prédateurs » que j'ai créée cet été.

Pourquoi cette association ?

Pour accompagner le retour des grands prédateurs dans le Jura, nous faisons partie de la commission de suivi du loup en préfecture et nous travaillons dans trois directions : la mise en place de moyens de protection de ces prédateurs, des études sur eux et, surtout, la mise en place de chiens de protection pour les moutons.
Depuis le mois de juillet, j'ai donné vingt-trois conférences en Franche-Comté. Cette association, c'est le prolongement de mon engagement, tout le monde applaudit aux projets présentés, mais il n'y a toujours pas d'argent public pour les financer.

Un plaidoyer à 35 euros
« Plaidoyer pour les animaux » est en vente dans toutes les librairies jurassiennes, et même au-delà, au prix de 35 euros.
L'ouvrage de 140 pages est illustré de centaines de photographies en couleurs et son originalité réside surtout dans le fait que les textes sont des poésies qui font une place très large à la réflexion écologique, notamment sur la place des animaux et le rôle de l'homme.

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